Le REEE : un choix éclairé pour parents allumés

Rien n’est magique en matière d’avenir et d’argent. Toutefois, lorsqu’on le compare aux autres véhicules de placement, le régime enregistré d’épargne-études (REEE) a un atout dans son jeu : il donne droit à des subventions gouvernementales. Pour en démystifier les rouages, suivez le guide!

En cette période de forte inflation, il est plus important que jamais de faire des choix financiers éclairés. Si le coup de pouce de l’État fait du REEE un régime d’épargne avantageux, la possibilité qu’il vous offre d’adapter vos cotisations au gré des aléas de la vie le rend aussi flexible. Avec le REEE, il n’y a pas de montant fixe ni de fréquence de cotisation obligatoire. Vous choisissez le moment qui vous convient et le montant que vous voulez cotiser selon votre situation financière.

Vous souhaitez en savoir davantage? Voici un petit guide pratique sur le REEE.

Démystifiez le REEE

1. Vous pouvez ouvrir un REEE pour un enfant, même s’il est possible que ce dernier ne poursuive pas d’études universitaires.

Un paiement d’aide aux études (PAE) peut être versé en provenance d’un REEE à un étudiant, et ce, pour une vaste gamme de programmes d’études postsecondaires (formations professionnelles, techniques collégiales, etc.). Un PAE peut également être versé pour certains programmes d’études à l’étranger, pourvu que ces derniers respectent des critères précis. Pour en savoir plus, consultez ce lien.

2. Si votre enfant ne poursuit pas d’études postsecondaires, vous ne perdez pas le capital investi.

Il est intéressant de savoir que vous pouvez transférer les sommes accumulées vers un autre REEE si votre enfant ne poursuit pas ses études ou encore nommer un nouveau bénéficiaire, sous certaines conditions. Vous pouvez en outre récupérer le montant de vos cotisations, ce qui entraînera un remboursement des subventions au gouvernement.

3. Il n’est pas trop tard pour cotiser, même lorsque votre enfant est au secondaire.

Il n’est pas trop tard pour cotiser à un REEE tant que l’année civile où votre enfant a atteint 15 ans n’est pas terminée. Pour avoir droit aux subventions de l’année des 16 et 17 ans de votre enfant, l’une des conditions suivantes doit être respectée avant la fin de l’année civile où il atteint 15 ans :

  • une cotisation d’au moins 2 000 $ a été versée au REEE (et n’a pas été retirée);
  • une cotisation d’au moins 100 $ par année a été versée au REEE (et n’a pas été retirée) au cours des quatre dernières années.

Découvrez les subventions

Le REEE permet de recevoir jusqu’à trois types de subvention.

La Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) peut atteindre jusqu’à 600 $ par année, pour un maximum à vie de 7 200 $ par enfant. Elle est versée automatiquement au rythme de vos cotisations. La subvention de base est de 20 %. Une subvention supplémentaire de 10 % ou 20 % sur la première tranche de 500 $ de cotisation annuelle peut s’y ajouter selon votre revenu familial net.

Destiné aux résidents du Québec, l’incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE), versé automatiquement une fois l’an, peut représenter jusqu’à 300 $ par an, pour un maximum à vie de 3 600 $ par enfant. La subvention de base est de 10 %. Une subvention supplémentaire de 5 % ou 10 % sur la première tranche de 500 $ de cotisation annuelle peut s’y ajouter selon votre revenu familial net.

Le Bon d’études canadien (BEC) accorde quant à lui un versement de 500 $ aux familles à revenu modeste dès l’ouverture d’un REEE. À cela s’ajoute un versement annuel de 100 $ pour chaque année où l’enfant est admissible. Le montant cumulatif maximal que peut recevoir un bénéficiaire est de 2 000 $. Aucune cotisation au REEE n’est requise pour bénéficier du BEC.

Soyez stratégique

Certaines stratégies peuvent vous aider à accroître les cotisations à un REEE et à maximiser vos subventions. En voici quelques-unes :

  • Cotiser le plus tôt possible demeure la stratégie la plus fructueuse. Elle peut vous permettre de recevoir l’ensemble des subventions auxquelles vous avez droit, tout en étalant l’effort d’épargne.
  • Programmer des versements automatiques au REEE en fonction de votre calendrier de paie ou lorsque vous recevez de l’aide financière comme l’Allocation famille (au provincial) ou l’allocation canadienne pour enfants (au fédéral). Vous pouvez commencer par de petits montants et ajuster le tir par la suite, si votre situation le permet.
  • Utiliser le remboursement d’impôt potentiellement généré par une cotisation à votre REER pour l’investir dans votre REEE. De plus, comme la cotisation à un REER vous permet de diminuer votre revenu familial, vous pourriez profiter de subventions supplémentaires, en plus des économies d’impôt. Cette stratégie peut vous éviter d’avoir à choisir entre votre REER et le REEE des enfants.

Vous devez également savoir que l’argent mis de côté dans un REEE est un capital qui vous appartient. Ce sont les subventions et les revenus générés sur les placements qui doivent être versés à l’étudiant poursuivant des études postsecondaires. Cela veut dire qu’au moment des retraits du REEE, vous pouvez récupérer vos cotisations pour les réinvestir dans un REER ou les consacrer à un projet.

Besoin d’aide?

Que ce soit au moment d’ouvrir un REEE, d’ajuster vos cotisations ou encore de procéder à un décaissement, les conseils d’un professionnel sont précieux. N’hésitez pas à faire appel à votre conseiller pour vous accompagner lors de ces étapes.

Pour plus de détails, consultez ces questions fréquentes et prenez connaissance de ce qu’il faut savoir à propos du REEE


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