Le renouveau du recyclage

Le recyclage est souvent malmené dans les médias. Et pour cause : le système comportait jusqu’à tout récemment de nombreuses lacunes qui, d’une crise à l’autre, ont participé à l’effritement de la confiance des citoyens. Heureusement, le modèle a été entièrement repensé afin que le Québec ne se contente pas d’être un bon élève, mais un exemple à suivre. 

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Le tableau n’est pas aussi sombre qu’on serait tenté de le croire. « Quatre-vingts pour cent des matières dans le bac des citoyens sont acheminées à des fins de recyclage ou de valorisation », rappelle Yourianne Plante, porte-parole de Éco Entreprises Québec (ÉEQ), un organisme à but non lucratif privé qui est au cœur de l’écosystème du recyclage au Québec.

C’est surtout le développement limité de marchés locaux pour nos matières recyclables qui assombrit le portrait. Mais les choses s’apprêtent à changer, tant de ce côté que chez les citoyens, afin d’optimiser l’ensemble du système. Et pas qu’un peu.

Le recyclage recyclé

« Actuellement, expose Mme Plante, les centres de tri ne possèdent pas tous le même équipement. » Un type de plastique peut être accepté dans le bac d’une région du Québec, mais pas dans celui d’une autre. Cela complique l’existence de tout le monde, en particulier des entreprises qui voudraient être plus vertes si on leur en donnait l’occasion. D’autant que ce sont elles qui financent l’ensemble de la collecte sélective, à travers un système de redevances qu’opère ÉEQ.

Heureusement, l’annonce, en février, d’une réforme du recyclage met justement les entreprises aux commandes d’un nouvel écosystème entièrement repensé, conçu pour favoriser l’utilisation de matériaux recyclables et leur réutilisation.

On s’apprête ainsi à créer un marché local de la transformation des matières, où l’on s’assurera que ce qui est produit est transformable, avec des acheteurs au bout de la chaîne, ce qui n’est pas toujours le cas en ce moment.

« Nous sommes très heureux de voir que le gouvernement a écouté les experts qu’il avait conviés afin d’imaginer un modèle d’avenir », s’enthousiasme la porte-parole de Éco Entreprises Québec.

« Les entreprises ne feront plus que payer pour la collecte et le tri des matières qu’elles produisent, comme c’est le cas présentement », ajoute Mme Plante. Elles pourront contribuer à la création d’un cahier des charges à l’intention des centres de tri, s’assurant ainsi que les matériaux qu’elles produisent sont recyclables, et qu’elles pourront à leur tour profiter de ce système pour intégrer plus de produits recyclés dans leurs emballages, par exemple.

Un cercle vertueux

D’autres incitatifs encourageront les entreprises à s’impliquer activement. ÉEQ parle d’une tarification « éco-modulée », selon que les entreprises s’emploient, ou pas, à mettre en marché des matériaux contenant plus ou moins de matières recyclées, et recyclables. Tout le monde y trouvera son compte. Y compris la population qui pourra plus facilement faire le tri des matières destinées au bac.

« On crée donc ainsi une sorte de cercle vertueux », illustre Yourianne Plante. « Notre objectif, conclut-elle, c’est d’améliorer les résultats de manière tellement considérable que notre modèle, propre au Québec, deviendra un exemple à suivre partout dans le monde. »


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

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Excellente synthèse du système de collecte sélective et de ses objectifs à long terme. Votre vision est très stimulante. Continuer à la faire connaître. C’est une lueur d’espoir dans une Monde malade.

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