Lumière sur la LAM

Bien que relativement rare, la leucémie aiguë myéloblastique (LAM) est le deuxième type de leucémie le plus fréquent. Heureusement, la prise en charge de la maladie continue de s’améliorer grâce à la recherche continue et au dévouement envers cette population de patients.

Photo : Jazz Pharmaceuticals

Faire la lumière sur une maladie grave

Le mois de septembre est consacré à la sensibilisation au cancer du sang; c’est donc non seulement l’occasion idéale de mettre en lumière les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de LAM, mais aussi d’informer le public des avancées de la recherche scientifique et d’un sous-type spécifique appelé LAM secondaire.

Il a été estimé qu’en 2019, environ 21 000 personnes recevraient un diagnostic de cancer du sang au Canada. En 2016, 1 100 Canadiens étaient atteints de LAM. Bien qu’elle touche surtout les personnes aînées (l’âge moyen des personnes au moment du diagnostic est de 68 ans), la LAM est l’une des formes les plus courantes de leucémie chez les adultes.

La LAM se développe à partir des cellules souches de la moelle osseuse : les cellules mutent et se multiplient en blastes leucémiques au lieu de se transformer en globules rouges, en globules blancs ou en plaquettes. La surproduction de cellules leucémiques dans l’organisme interfère avec la production normale des cellules sanguines saines, et les patients commencent à ressentir des symptômes qui peuvent ressembler à la grippe ou à d’autres maladies courantes. Une des caractéristiques de la maladie est sa progression parfois très rapide, ce qui explique l’utilisation du terme aiguë.

Les sous-types de LAM considérés comme secondaires comprennent la LAM liée au traitement (LAM-t), causée par la chimiothérapie ou la radiothérapie, et la LAM avec modifications myélodysplasiques (LAM-MRC), qui se manifeste par des cellules anormales de la moelle osseuse dues à une autre maladie du sang. Malgré leur caractère dit « secondaire », ces sous-types peuvent être plus difficiles à traiter. La LAM touche la plupart du temps des patients âgés de plus de 45 ans.

Une maladie invasive

« Bien que la LAM, y compris la LAM secondaire, continue d’être étudiée de près et que nous comprenions certains des facteurs de risque, nous n’avons toujours pas réussi à prédire qui, sur le plan individuel, sera atteint», confie la Dre Julie Bergeron, hématologue au CEMTL, installation Maisonneuve-Rosemont à Montréal, au Québec. « Mesurer l’impact de la LAM autrement qu’avec des facteurs comme l’espérance de vie n’est pas facile et ne nous renseigne pas sur ce que c’est de vivre avec la maladie. Comme professionnels de la santé, nous devons mieux saisir les répercussions de la LAM sur la qualité de vie d’un patient et de ses aidants naturels afin de comprendre le fardeau qu’elle représente, au-delà de la maladie. Cela requiert non seulement notre attention, mais aussi un accompagnement multidisciplinaire constant afin d’assurer que les patients sont les mieux outillés possibles pour faire face à leur diagnostic. »

En 2016, une étude sur la qualité de vie des personnes atteintes de LAM aux États-Unis et au Japon a montré à quel point cette maladie affecte presque tous les aspects de leur quotidien. L’étude a donné la parole aux patients qui ont mis de côté le jargon médical et exprimé leurs peurs et leurs angoisses dans leurs propres mots. Outre les symptômes prévisibles – fatigue extrême, nausées, maux de tête et problèmes d’équilibre –, un sentiment général d’anxiété prédominait dans les réponses. Les répondants ont souligné plusieurs impacts négatifs de la maladie sur leur santé mentale et leur vie familiale : stress, dépression, incertitude financière… « C’était plus le fait que tu restes assis à ne rien faire », expliquait un des répondants. « Tu ne peux fonctionner. Tu ne peux aller nulle part. Tu ne te sens pas bien. Je ne pense pas que c’était une dépression profonde, mais je pense que j’étais probablement déprimé à certains moments. »

Perspectives

Le taux de survie nette à cinq ans des patients atteints de LAM n’est que de 21 %. Toutefois, si un pronostic de LAM est inquiétant, certains traitements donnent de l’espoir. « Bien que la LAM, et en particulier la LAM secondaire, puisse être difficile à traiter, les médecins spécialistes disposent maintenant d’un plus grand nombre d’options thérapeutiques, dont la chimiothérapie, divers médicaments avec différents mécanismes d’action et, lorsqu’elle est indiquée, la greffe de cellules souches», ajoute la Dre Bergeron.

Alors que nous nous tournons vers l’avenir, septembre devient synonyme d’espoir. Selon la Dre Bergeron : « L’investissement dans la recherche sur les cancers du sang continue non seulement de favoriser une meilleure compréhension des mécanismes responsables de ces maladies, mais contribue aussi à générer des avancées. »


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec une société pharmaceutique axée sur la recherche. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

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Mon fils a cette maladie ,il n’avait que 49 ans ,il est sous traitement depuis 3 ans ,et le docteur lui a dit s’il cesse les traitements ,il va mourir dans les mois qui suivrons.il est traiter a l’hospital Maisonneuve Rosemond.

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Article très intéressant et qui tombe à point pour moi. J’ai une amie très chère atteinte de leucémie aiguë. Elle n’a que 67 ans.
J’ai lu avec grand intérêt et je saisis mieux le jargon médical.

Je serai toujours contente de souscrire à la Société Canadienne du
Cancer afin de contribuer à la recherche et espérer faire une différence pour tous ceux qui sont victimes de ces terribles souffrances.
Merci pour votre éclairage !

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