Manger local : une révolution en marche

Des légumes-racines. Des fraises en été. Bien des gens ne pensent encore qu’à ces aliments lorsqu’il est question de manger local. Pourtant, au Québec, il est désormais possible de s’approvisionner en produits de chez nous à longueur d’année. Tour d’horizon d’un phénomène ici pour rester.

Ceux qui passaient pour des extravagants il y a 20 ou 30 ans en défendant l’achat de proximité doivent rire dans leur barbe à l’heure qu’il est. Manger local n’est plus une mode. Aujourd’hui, c’est plutôt un objectif que visent plus de 80 % des Québécois.

Pourquoi se casser la tête à l’épicerie à lire les étiquettes au lieu de remplir son panier de bananes et d’ananas ? Les raisons sont nombreuses. « Le premier avantage, c’est la fraîcheur des aliments», soutient Hubert Cormier, docteur en nutrition.

La fraîcheur a bon goût. Ça, tout le monde le sait. « Il y a aussi un aspect qu’on ne voit pas à l’œil nu, décrypte Hubert Cormier. Plus un fruit ou un légume est frais, plus il contient de vitamines et de minéraux. » Un gros plus pour notre santé.

C’est bon… pour la planète

Bon nombre de consommateurs se tournent vers le local dans le but de protéger l’environnement. Carole-Anne Lapierre, analyste, agriculture et sys- tèmes alimentaires chez Équiterre, renchérit : « Le fait de manger local diminue le gaspillage. Plus la nourri- ture est transportée sur une longue distance, plus elle risque d’être abîmée ou de devenir périmée. »

En consommant des aliments d’ici, ajoute-t-elle, on veille aussi à la protection des travailleurs, en raison des normes de santé et de sécurité élevées en vi- gueur au Québec.

Reste que si le local a autant la cote, c’est surtout parce que l’offre s’est grandement améliorée dans les dernières années. Des entreprises comme Lufa, en plus d’établir des partenariats avec des agricul- teurs locaux, ont commencé à faire pousser fruits et légumes sur des toits en milieu urbain.

L’audace est payante

Certains ont su oser. C’est le cas de l’entreprise lavalloise O’Citrus, la première au Québec à cultiver en serre des agrumes fins tels que le yuzu. D’autres ont pris des paris fous, comme le maraîcher Jean- Marie Fortier de la Ferme des Quatre-Temps, qui a commencé il y a quelques années à faire pousser des légumes en hiver, en réinventant la serriculture.

Ensemble, ces acteurs clés deviendront les porteurs de cette nouvelle façon de s’alimenter. Leurs commerces et entreprises de proximité permettront de rendre les produits locaux aussi, sinon plus attrayants que les aliments importés, tant pour leur saveur que pour leur prix.


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