Retraite : quand argent et amour font bon ménage

Vous aimeriez profiter d’une retraite bien planifiée d’un point de vue financier et réaliser des projets en couple au terme de votre carrière? Voici comment se préparer pour éviter les écueils en cours de route et, surtout, pour permettre à chaque conjoint d’y trouver son compte.

En général, une retraite, ça se planifie. Surtout si on compte la vivre à deux. Voici certains des éléments à prévoir, les précautions à prendre en compte selon votre statut matrimonial et les principaux véhicules de placement qui peuvent être considérés. Tout cela, en quelques questions et réponses.

1. Avons-nous une vision commune de la retraite ?

Pour un plan de retraite bien bâti, la communication est un des éléments clés. Avant toute chose, il faut prendre le temps de discuter avec sa douce moitié de ses plans de retraite pour bien communiquer ses besoins, ses objectifs, ses projets et ses préoccupations, et s’assurer ainsi qu’on s’entend sur les paramètres de la planification, croit Angela Iermieri, planificatrice financière chez Desjardins.

« Cela nécessite beaucoup de discussions, dit-elle. On doit déterminer combien il nous faut pour réaliser nos projets et faire un budget de retraite en fonction de nos revenus actuels et futurs. On doit aussi s’assurer d’avoir une vision commune et de bien choisir les véhicules d’épargne, comme le REER et le CELI, en privilégiant celui qui convient à nos besoins et à notre situation familiale. Il est important de se faire accompagner par un conseiller ou un planificateur financier, puis de revoir nos stratégies régulièrement, entre autres lorsque notre situation change. Plus on approche de l’âge de la retraite et plus il sera important de s’ajuster. »

2. Combien faut-il épargner ?

Idéalement, pour bien vivre à sa retraite, il faudrait épargner assez pour recevoir de 50 % à 70 % de ses revenus annuels de fin de carrière après impôts. Les besoins peuvent cependant varier en fonction des objectifs et des projets de chacun. Pour obtenir un portrait plus précis selon l’âge et les besoins, un conseiller ou un planificateur financier pourra vous accompagner dans la mise en place d’une stratégie personnalisée. On peut également utiliser un outil de calcul en ligne qui intègre tous les paramètres afin de déterminer combien il faut économiser et de vérifier si notre objectif de retraite est réaliste.

3. Nous sommes mariés. Qu’arrive-t-il de notre épargne-retraite si on se sépare ou que l’un de nous décède ?

« Dans le cas d’un couple marié, toute l’épargne accumulée dans les régimes de retraite et les REER font partie du patrimoine familial, indique Angela Iermieri. Qu’on l’accumule chacun de son côté ou ensemble, l’épargne-retraite sera partagée en cas de divorce. »

4. Nous sommes conjoints de fait et nous souhaitons prendre notre retraite ensemble. Y a-t-il des précautions supplémentaires à prendre, compte tenu de notre statut matrimonial ?

Dans le cas de conjoints de fait, une convention de vie commune et un testament s’avèrent importants pour protéger les deux parties en cas de séparation ou de décès.

« Au Québec, l’union de fait n’est pas reconnue par la loi et le conjoint de fait n’hérite pas automatiquement en cas de décès, dit Angela Iermieri. De plus, il n’y a pas de partage de patrimoine lors d’une séparation. Il faut donc que le couple en union de fait s’assure de signer une convention de vie commune s’il détient des actifs conjoints pour s’entendre sur ce qu’il adviendra en cas de séparation ou de décès. »

5. Comment la planification de retraite peut-elle être équitable pour les deux conjoints ?

Il peut arriver que l’un des conjoints gagne plus que l’autre ou que l’un travaille à temps partiel pour faciliter la conciliation travail-famille. Il se peut aussi que l’un des conjoints bénéficie d’un régime de retraite de l’employeur alors que l’autre est travailleur autonome. Pour viser une meilleure équité dans la planification de la retraite, on peut avoir recours au REER de conjoint.

« L’épargne ne s’accumule pas nécessairement à la même vitesse pour chaque conjoint, souligne Angela Iermieri. La personne dont les revenus sont supérieurs a des droits de cotisation plus élevés et peut en utiliser une partie pour contribuer au REER du conjoint qui gagne moins. L’épargne ira alors dans le REER du conjoint, mais celui qui y contribue profitera des déductions fiscales. C’est une façon d’équilibrer l’épargne-retraite dans le couple, tout en minimisant les impôts au moment des retraits. »

6. Puis-je contribuer à un CELI pour mon conjoint ?

« Contrairement au REER, avec le CELI, on ne peut pas utiliser les droits de cotisation d’un conjoint, dit Angela Iermieri. Chaque personne a ses propres droits de cotisation. Si vous donnez de l’argent à votre conjoint pour qu’il cotise à son CELI, cet argent lui appartient et le CELI ne fera pas obligatoirement partie du partage de patrimoine en cas de divorce, puisqu’il ne s’agit pas d’un régime de retraite. »

7. Nos profils d’investisseur et notre tolérance au risque sont très différents. Comment concilier ces disparités ?

« Pour l’épargne-retraite, chacun a ses propres placements, explique Angela Iermieri. Chaque conjoint peut donc déterminer le contenu de son compte REER ou CELI selon son propre profil d’investisseur et son degré de tolérance. Le conseiller pourra alors recommander les placements en fonction de la situation de chaque membre du couple. »

La perspective d’une belle retraite en couple peut faire rêver. Vous n’avez pas encore commencé à la planifier? Mieux vaut tard que jamais! Consultez votre planificateur financier pour établir un plan de match et concrétiser ainsi vos projets.


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.