Des villes en santé

Trouver les clés du bonheur urbain

Transports collectifs et actifs, verdissement, gestion des déchets : bon nombre d’outils pour générer des milieux de vie sains se trouvent entre les mains des municipalités.

Quelle serait la ville idéale au chapitre de la santé publique? « Ce serait une ville très verte qui permettrait aux gens de faire beaucoup d’activité physique et où l’on trouverait des logements de qualité en matière d’ensoleillement et de salubrité, répond Raphaël Fischler, doyen de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal. Au fond, ce n’est vraiment pas sorcier! »

Si la recette est simple, les villes demeurent toutefois des systèmes complexes. Pour élaborer des plans efficaces, Raphaël Fischler croit qu’il faut mettre en commun les expertises, comme il le fait au pôle d’excellence en santé urbaine, qui rassemble cinq facultés de l’Université de Montréal.

Le passage à l’action peut ensuite être financé grâce à divers programmes gouvernementaux, dont Climat municipalités qui a consenti 40 M$ à des initiatives qui se concrétiseront d’ici 2025. En voici trois qui ont particulièrement retenu notre attention.

Rentabiliser le réemploi

Au Lac-Saint-Jean, le projet Réemploi + vise à récupérer et à valoriser 5 000 tonnes de matières recueillies dans les écocentres et autrement destinées à l’enfouissement.

Grâce à la mise sur pied de trois quincailleries du réemploi et d’un centre de distribution aménagé au Juvénat de Desbiens, des appareils et des meubles seront réparés pour être ensuite vendus en ligne.

Selon les prévisions de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean, ce système d’économie parallèle de 1,3 M$ permettra de créer 34 emplois, tout en contribuant à réduire de 10 % à 20 % les émissions de gaz à effet de serre dans la région.

Favoriser piétons et cyclistes

À Montréal, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville est traversé par la ligne orange du métro et des axes cyclables, mais aussi par des chemins de fer et des autoroutes qui compliquent les déplacements actifs.

En aménageant trois kilomètres de piste cyclable quatre saisons et onze abris à vélo, tout en rendant accessibles quinze vélos électriques, dix vélos cargos et cinq vélos triporteurs, l’arrondissement veut faire en sorte qu’il soit plus pratique d’utiliser la bicyclette que de recourir à l’automobile.

Les abords de trois écoles seront aussi plus sécuritaires, grâce à l’aménagement de deux saillies de trottoir, à du marquage et à une nouvelle signalisation.

Du vert pour les aînés

Si presque toutes les villes du Québec se sont dotées d’un plan de verdissement, Magog va plus loin en arrimant la plantation d’arbres à son engagement envers ses aînés. Un vaste îlot de chaleur, adjacent au parc Maurice-Théroux et situé dans un secteur défavorisé de la ville, est en voie de devenir un accueillant espace vert.

La plantation de 150 arbres et de 1,5 kilomètre carré de massifs d’arbustes servira d’écrin à du mobilier urbain convivial, à des bacs de culture pour le jardinage et à des activités d’insertion sociale.

Les clés du bonheur urbain sont connues. Il ne reste qu’à les mettre en œuvre en ralliant une brigade d’élus, de professionnels et de citoyens prêts à se relever les manches.


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

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Je suis très reconnaissante envers tous ceux et celles qui s’impliquent pour rendre nos villes plus saines et agréables à habiter. Que nous soyons chercheurs, élus ou résidents, nous pouvons tous mettre l’épaule à la roue et appliquer les prariques qui découlent des meilleurs resultats de recherche.

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‘Yes, Sir’ ! Oui, madame, « mettre l’épaule à la roue » et le pied à pied même
ou à ‘pédale autre que celles d’accélérateur ou de frein.

C’est Ferrandez qui a[vait] raison: la ville, c’est fait pour vivre en ville…

Incroyable comme courir, faire courses à pied, pédaler, marcher en humant
bon air en parcs (longeant rivière), peut, oui, instiller bonheur à l’âme, au coeur
ou aux tripes même.

Puis, là, vois-je ci-dessus, aussi, référence à Desbiens et à « juvénat ».
Oh, c’qu’peut-ce remuer de nostalgie, ça, c’t’évocation, ainsi, de J.-P. D.
c’Jeannois, plus grand AS de juvénats qu’y eut-il, artisan ou précurseur
de Révolution tranquille Q.

Cet article, en cette période-ci d’année, m’a inspiré d’aller voir ce qu’il y aurait
d’autre
à propos de ‘bonheur’, ici même in l’Actualité. Or y en a-t-il à profusion :
e.g.:
« Le bonheur est à distance
Le bonheur est au nord
L’argent ou le bonheur
Le gène du bonheur
Le bonheur est dans la nature »
et même… :
« Le bonheur est dans l’abonnement » !… 😉

Le compte rendu m’ayant le plus r’interpellé, parmi ces presqu’innombrables
« traités » sur divers bonheurs, aura été « L’argent ou le bonheur » (26/03/19)
car r’évoquait-il cet éminent plaidoyer de Catherine Dorion, lors de sa toute
première prise de parole à l’Assemblée nationale :

« Dans un clin d’oeil à Catherine Dorion, le président de la maison de sondage CROP, Alain Giguère, se penche sur deux catégories de Canadiens : ceux qui préfèrent l’argent et ceux qui sont plutôt axés sur l’épanouissement personnel.
« On n’est pas contre l’argent, mais de l’argent pour quoi, si on n’a plus le temps de s’aimer, si on n’a plus le temps de prendre soin les uns des autres, si on passe notre vie sur le bord du burn-out? »

J’avais moi-même été si profondément touché par cette allocution, qu’en avais-je
fait éloge, jours suivants (https://www.ledevoir.com/non-classe/543278/la-parole-a-nos-lecteurs)

Ainsi donc, peut-être pourrait-il en être ajouté un autre à vos titres de ‘bonheur’ :
« Le bonheur est à l’Assemblée nationale » ?…
Car cette année, est-ce là qu’y ai-je vécu mon plus grand bonheur
lorsque PM/Q, en présence de plusieurs joueurs y ayant contribué
assis dans les tribunes tout en haut
narra, dans le menu détail, comment s’était passée la « Série du siècle »
opposant… « capitalisme » et « communisme »…
tout un récit! ‘prenant’, poignant, captivant, « thrillant », mémorablissime.

D’autant plus mémorable — (ou « mémorial »?) — que tout récemment
nous quittait J. Lapointe, incomparable interprète de Duplessis
où, hyper-malade à l’hôpital, avait-il eu son échauffourée amicale avec
Godbout
évoquant notamment entre autres, bien sûr, le « communisme »…

Eh bien, voici où était apparu, le tout premier… bonheur « ‘communiste’ »
pur! :
… « personne ne se disait propriétaire de ce qu’il possédait mais mettait
tout en commun »
=
44 Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et ils avaient tout en commun.
45 Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et ils en partageaient le produit entre tous, en fonction des besoins.

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