Un guide pour des emballages plus verts

L’écoconception répond aux préoccupations environnementales des consommateurs. Un site web permet maintenant de guider les entreprises dans leurs démarches pour réduire l’empreinte de leurs emballages.

Au Québec, une véritable révolution en matière de gestion de la collecte sélective s’orchestre en ce moment. Les entreprises, limitées jusqu’à aujourd’hui au simple rôle de bailleurs de fonds, auront maintenant la mainmise sur l’ensemble des étapes du processus. Dans le cadre de la modernisation de la collecte sélective, les entreprises mettent sur le marché des contenants, des emballages, des imprimés et des journaux (CEIJ) se voient confier le mandat de gérer le système en partenariat avec les municipalités, selon une vision intégrée de la récupération et du recyclage.


En devenant responsables de la gestion en fin de vie utile de leurs CEIJ, les entreprises devront prendre les moyens pour :

  • Éliminer l’emballage non nécessaire
  • Intégrer du contenu recyclé dans leurs CEIJ
  • S’assurer de la récupération et du recyclage de leurs CEIJ
  • Favoriser le développement des marchés locaux et limitrophes dans une perspective d’économie circulaire

L’occasion est donc tout indiquée pour les entreprises de repenser leurs façons de faire, d’entreprendre une sérieuse réflexion quant à leur philosophie d’emballage et d’envisager une démarche d’écoconception.

L’écoconception et son application

Écoconcevoir un emballage, c’est tenir compte des critères environnementaux, sociaux et économiques pendant sa conception, et ce, sans compromettre son utilité première : contenir le produit, le préserver, en plus de promouvoir et de faciliter son utilisation. Loin d’être inutile, voire superflu, l’emballage joue un rôle essentiel lié à des enjeux de santé et de sécurité pour le consommateur.

C’est donc en tenant compte de l’ensemble de ces considérations que la Chocolaterie des Pères Trappistes décidait l’an dernier de réduire de 28 % la masse de l’emballage de sa boîte de bleuets enrobés de chocolat noir. Elle éliminait ainsi deux de ses quatre composants. Ce geste a résulté en une plus grande capacité de distribution (optimisation de la palettisation), ainsi qu’en des réductions de 30 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de 28 % du ratio de la masse emballage/ produit.  Les friands du célèbre chocolat de l’entreprise jeannoise ont quant à eux pu se régaler de la même quantité d’un produit emballé dans une boîte repensée pour offrir le strict nécessaire de protection et de préservation du produit.

De son côté, le fabricant de contenants pour médicaments EcoloPharm a rencontré des défis importants avant de lancer ses fioles écoresponsables : long processus de recherche et développement, scepticisme de l’industrie face aux impacts environnementaux et aux changements des habitudes de consommation… L’initiative a toutefois porté ses fruits alors que, selon l’entreprise, les fioles Ecolo-Vial, fabriquées à partir de résine de polypropylène hautement recyclable, ont permis l’économie de plus de 130 000 tonnes de plastique et de 190 000 tonnes de CO2 sur une période de 10 ans suivant la mise en marché en 2009.

Ces deux exemples illustrent que les bénéfices environnementaux ne constituent qu’une partie de l’argumentaire sur la pertinence d’entreprendre une démarche d’écoconception d’emballage. Dans plusieurs cas, la réduction des coûts de plusieurs aspects de la chaîne d’approvisionnement peut s’avérer substantielle. Ce type de projet peut également paver la voie à de nouvelles possibilités de collaboration, de cocréation et d’innovation ouverte dans le milieu – des approches encouragées dans une perspective d’économie circulaire.

Enfin, on ne peut nier les avantages concurrentiels qu’une telle démarche peut générer en cette époque où les initiatives écoresponsables sont valorisées par des consommateurs de plus en plus avertis.

Entamer une démarche en écoconception

Des bénéfices aussi importants ne se récoltent pas sans la mobilisation de tous les intervenants impliqués dans le processus, car celui-ci démarre avec une étape cruciale de réflexion : Quels sont nos besoins? Quels sont les avantages d’une telle démarche? En quoi cela améliorera-t-il le produit ? Quels en seront les impacts réels et mesurables sur l’environnement, les intervenants externes et le consommateur ? La conception du nouvel emballage illustre en quelque sorte l’ensemble des réponses à ces questions.

Selon Geneviève Dionne, directrice, Écoconception et économie circulaire chez Éco Entreprises Québec, les entreprises sont plus que jamais prêtes à entreprendre une telle démarche. « Le concept d’emballage écoresponsable était rarement évoqué chez les entreprises il y a à peine quelques années. Aujourd’hui, il occupe une position importante dans les priorités des entrepreneurs, mais aussi dans celles des différents paliers gouvernementaux », explique-t-elle.

Son équipe profite des circonstances favorables pour offrir aux entreprises un nouveau site web qui leur permet de démarrer un projet d’écoconception d’emballages sur des bases solides et d’accéder à des outils qui en assureront l’évolution dans un contexte optimal.

Cette réalisation constitue un nouveau jalon vers la démocratisation de l’écoconception des emballages et des imprimés au Québec. Depuis plus de 10 ans, Éco Entreprises Québec s’applique à diffuser les meilleures pratiques de l’industrie et accompagne les entreprises dans leurs initiatives. Le chemin parcouru depuis est énorme et laisse présager des résultats fort prometteurs.


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.