Un verger qui rougit d’Agrobonsens

En 1995, Monique Audette et son conjoint Luc ont décidé de réaliser leur rêve d’entrepreneuriat. Sur 13 hectares de terre, ils ont planté un verger et accueilli leur nouveau milieu de vie. Pour le couple, l’équilibre entre le travail et le bien-être devait nécessairement passer par la production fruitière intégrée, un concept agroenvironnemental qui vise la protection des pommiers, de l’implantation du verger jusqu’à la récolte.

Formée en horticulture fruitière aux États-Unis, Monique Audette a travaillé pendant de nombreuses années comme agronome. Lorsqu’elle a entrepris le projet du Verger du lac, à Dunham, elle a choisi des variétés adaptées au climat québécois, qui sont moins sensibles au froid, aux maladies ou aux envahisseurs nuisibles.

« On habite littéralement dans le verger, et nos enfants ont grandi ici, se remémore-t-elle. Alors on a tout intérêt à ce que ça soit un milieu sain en faisant très attention avec les interventions de pesticides, [en choisissant] des produits de moindre impact et [en ciblant] la période d’intervention. On peut dire que c’est le gros bon sens! »

La sélection des cultivars est l’une des premières étapes de la production fruitière intégrée. Son but est simple : réduire l’utilisation de fongicides. Grâce au Réseau d’essais de cultivars et porte-greffes de pommiers (RECUPOM), fondé en 1995, divers intervenants du secteur de la pomiculture font l’essai de nouvelles variétés sous nos conditions climatiques afin de cibler celles qui sont moins touchées par les ravageurs.

« Et des ravageurs, il y en a!, s’exclame Monique Audette. Le climat humide et pluvieux entraîne plus de maladies que dans les vergers situés au Colorado », compare-t-elle. Dans une optique de lutte intégrée, une intervention à la source peut diminuer les interventions futures.

L’innovante confusion sexuelle

Le dépistage est une autre activité essentielle de la lutte intégrée. Selon la pomicultrice, l’attention portée à l’état des arbres et au nombre d’insectes dans le verger est nécessaire, car elle permet de savoir si le producteur doit intervenir et, si oui, à quel moment. Sur ce plan, l’apport de la science est inestimable dans l’agriculture raisonnée. Monique Audette a pu refouler le carpocapse, un papillon qui pond dans la pomme, grâce à l’innovante confusion sexuelle – un moyen écologique. À l’aide de diffuseurs qui propagent des parfums de phéromones, le mâle est littéralement confus et n’arrive pas à trouver une femelle pour se reproduire. « On l’utilise depuis deux ans. On a eu de très bons résultats et ça nous a permis de réduire nos interventions de produits pesticides […] dans notre milieu de vie. »

Pour démystifier les initiatives du mouvement et faire connaître les efforts agroenvironnementaux des agricultrices et des agriculteurs d’ici, l’UPA propose sept autres portraits fascinants à voir sur VosAgriculteurs.tv et disponible, pour un temps limité, sur  ICI TOU.TV.

En collaboration avec
le Pôle d’excellence en lutte intégrée
Avec la participation financière du
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries
et de l’Alimentation du Québec
et de Financement agricole Canada

Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.