Une invitation à repenser l’avenir du transport collectif

Que la majorité des déplacements de la région métropolitaine de Montréal soient effectués en modes actif et collectif : voilà ce à quoi aspire l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM). Mais avant de mettre en branle des changements d’une ampleur sans précédent pour y parvenir, une vaste consultation citoyenne est lancée.

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L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a vu le jour en 2017, avec comme mandat de planifier, organiser, financer et promouvoir les services de transport collectif pour la région métropolitaine de Montréal, qui compte 83 municipalités et près de 4 millions d’habitants.

De concert avec plusieurs partenaires, l’organisme a dévoilé, le 27 octobre dernier, le projet de Plan stratégique de développement du transport collectif (PSD). Une augmentation de 60 % de l’offre de service du transport en commun, une diminution de 14 % des déplacements en voiture et une simplification de la tarification constituent quelques-uns des éléments clés de ce plan qui vise notamment l’amélioration de la mobilité des personnes, incluant celles à mobilité réduite, ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre engendrées par le secteur du transport.

« Depuis environ 20 ans, la part des déplacements effectués en transport collectif à l’heure de pointe du matin par rapport à ceux effectués en automobile est demeurée stable à 25 %. Notre but est de la faire passer à 35 % d’ici 2031-2035 », soutient Daniel Bergeron, directeur exécutif, Planification des transports et mobilité. « Nos objectifs sont très ambitieux, c’est pourquoi les moyens qui seront mis en place devront l’être aussi. Et pour bien répondre à ces objectifs, nous avons la conviction que le plan doit être rassembleur, c’est-à-dire qu’il doit bien refléter les besoins de la communauté. »

La voie du changement

Lors des préconsultations effectuées durant la phase d’élaboration du plan, qui a duré deux ans, de grands enjeux ont été relevés : « Il est d’abord ressorti que les problèmes de congestion routière représentent une menace tant pour la qualité de vie de la population que pour la vitalité économique de la région, explique Daniel Bergeron. Le deuxième point soulevé est que les gens seraient prêts à moins utiliser leur auto s’ils avaient d’autres options de transport à leur disposition. Le troisième enjeu concerne la question financière. Il faut pouvoir maintenir les actifs actuels tout en élargissant l’offre de transport, mais dans un contexte où les ressources financières sont limitées. D’où l’importance d’être particulièrement efficaces dans les interventions qui seront mises de l’avant. »

Proposer une offre mieux adaptée aux besoins d’une population vieillissante et des personnes à mobilité réduite, favoriser le covoiturage, la marche et le vélo, créer des services de navettes sur demande et plus de liens est-ouest : voilà autant de moyens concrets suggérés par l’ARTM pour atteindre ses objectifs.

Appel à tous

Pour s’assurer que les changements apportés s’arriment à la réalité des citoyens, l’ARTM lance une consultation publique à laquelle il est possible de prendre part de plusieurs façons : dépôt de mémoire, participation à des rencontres d’information diffusées sur le Web en novembre et à la consultation numérique qui se tiendra jusqu’au 14 décembre prochain.

« Il n’y a pas de petites contributions. Toute observation ou proposition sera prise en compte »

Daniel Bergeron, directeur exécutif de la planification des transports et mobilité à l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM)
La parole est donc à vous!
Pour en savoir plus et pour participer : repensonslamobilite.quebec


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

 

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