Une solution branchée pour des figues québécoises

Cultiver un fruit tropical prisé tout en étant écoresponsables, voilà l’objectif que se sont donné les propriétaires de La Vallée du Moulin, en Estrie. Pour y arriver, l’expertise d’Enerprox et les ressources d’Hydro-Québec tombent à point.

La Vallée du Moulin, à Melbourne, est un laboratoire inspirant. Entouré de ses quatre enfants et de ses cinq petits-enfants, Serge Proulx, un ingénieur globe-trotteur, a imaginé ce petit paradis agroalimentaire qui regroupe une miellerie, une érablière, un moulin à eau et, surtout, deux grandes serres remplies de figuiers.

« Le défi, souligne-t-il, ce n’est pas de faire pousser des figues, mais de créer une entreprise familiale qui met ses valeurs au premier plan. » Ainsi, depuis cinq ans, les Proulx travaillent à améliorer leurs pratiques en matière de consommation d’énergie afin de diminuer les impacts de leurs activités.

De la serre à l’assiette

Pour la première fois cette année, l’entreprise familiale pourra commencer à vendre ses fruits ainsi que des tartinades et des pâtes de figues. « Tout ce qu’on produit ici a sa place sur un plateau de fromages et de charcuteries, indique Anne-Marie, la cadette de la famille. On vise donc les fromageries, mais aussi les restaurants de fine cuisine, pour qui la figue est un aliment de choix. »

Le domaine est doté d’une microcentrale hydroélectrique, de panneaux à énergie solaire et d’un système de chauffage alimenté à la biomasse forestière. L’eau qui sert à irriguer les plants, la chaleur captée par les murs radiants et même les engrais sont récupérés et réutilisés.

Une partie de ces efforts est perdue lorsque, pour évacuer le trop-plein d’humidité, il faut ouvrir les toits des serres. Trente pour cent de l’énergie du chauffage y passe. « Si les plants sont stressés parce qu’ils ne peuvent pas transpirer, on a une perte de productivité, explique Serge Proulx. Et si c’est trop humide, il y a des risques que les plants développent des maladies. »

Vers une solution durable

Une solution plus efficace se dessine toutefois à l’horizon. À une soixantaine de kilomètres de La Vallée du Moulin, Enerprox conçoit un système de déshumidification par thermopompes qui devrait permettre d’absorber l’excès d’humidité du lieu de culture et d’y faire circuler l’air de manière uniforme.

Le Laboratoire des technologies de l’énergie d’Hydro-Québec effectuera un suivi des effets de cette technologie sur l’efficacité énergétique de la serre innovante, en comparant les résultats obtenus avec ceux de la serre traditionnelle. Si le bilan est positif, cette technologie de déshumidification pourrait être appliquée à d’autres serres et à d’autres types de production agricole, permettant ainsi d’accroître l’autonomie alimentaire de la population québécoise.

Le projet découle de l’initiative Énergie en commun d’Hydro-Québec, qui tient compte des priorités dégagées au terme d’une vaste consultation citoyenne lancée au printemps 2021. Les idées recueillies commencent, déjà, à porter leurs fruits.

Pour en savoir plus sur Énergie en commun →


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