Bye bye écoanxiété !

Tous les voyants sont au rouge en matière de changements climatiques, mais 2019 a aussi eu son lot de bonnes nouvelles environnementales. En voici cinq, au Québec et au Canada.

Photo : iStockPhoto

2019 aura été l’année des rapports scientifiques alarmants, de l’Amazonie qui brûle, du slogan « Il n’y a pas de planète B » dans les manifestations pour le climat, et surtout l’année de l’écoanxiété, un terme qui fait désormais partie de notre vocabulaire courant. 

Tous les voyants sont au rouge en matière de changements climatiques, mais 2019 a aussi eu son lot de bonnes nouvelles environnementales au Québec et au Canada.

1 – Le ramassage de déchets à la mode

Vous vous souvenez peut-être du Tide Pod Challenge, le défi devenu populaire sur les réseaux sociaux en 2018, qui encourageait des internautes à croquer des capsules de détergent Tide. Bonne nouvelle, on ne trouve pas que des défis idiots de ce genre sur internet. En 2019, le défi le plus populaire du web a été le trashtag challenge, qui consiste à prendre une photo d’un endroit pollué, puis à publier une seconde photo une fois l’endroit nettoyé. Des milliers d’internautes des quatre coins du monde ont participé, ramassant les déchets sur les plages, dans les parcs, les écoles, ou sur le bord des routes. 

À Montréal aussi, les initiatives citoyennes de ramassage de déchets ont augmenté fortement ces deux dernières années, sans lien avec trashtag challenge. La ville permet aux citoyens d’organiser leurs collectes sur son site Internet. En 2017, 487 corvées avaient été organisées, avec 21 500 participants, le chiffre a presque doublé en 2019 : 788 corvées ont été organisées, et ont rassemblé 34 500 participants. 

Hope #trashtag is still on from r/pics

2 – Le « Central Park » du Québec

C’est ainsi que Valérie Plante appelle le futur parc urbain qui sera établi sur le territoire de 3000 hectares délimité dans l’ouest de l’île de Montréal. Ce nouvel espace vert est huit fois plus grand que le parc new-yorkais et sera le plus grand parc urbain du Canada. L’objectif de la ville de Montréal est de protéger 10 % du territoire montréalais — contre seulement 6 % en ce moment.

3 – Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, le nombre de voitures a baissé à Montréal.

Le parc automobile a franchi le cap des 6,6 millions de véhicules au Québec en 2018 et le nombre de voitures dans la grande région de Montréal est en hausse constante, mais la ville a enregistré de 2017 à 2018 la première diminution de son parc automobile du siècle. 

En 2017, la ville comptait 798 566 véhicules alors qu’en 2018, ce nombre a baissé à 797 806 véhicules, soit une baisse de 0,1 %. Cet écart de 760 véhicules peut paraître minime, mais depuis 2011, on observait en moyenne une hausse de 10 000 voitures par an.

Pour la petite anecdote à glisser dans une conversation de souper des Fêtes : en 1908, le Québec comptait seulement… 396 voitures.

4 – Des assiettes plus écolos

Pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, il faut changer notre régime alimentaire. Plus particulièrement réduire notre consommation de viande, comme l’explique une étude du magazine scientifique Nature. L’élevage a un fort impact sur la planète, et produire de la viande demande une consommation d’eau incroyable : pour produire 500 g de boeuf, il faut près de 7000 litres d’eau. 

Le nouveau guide alimentaire canadien de 2019 encourage justement les consommateurs à repenser leur façon de consommer. Le guide suggère de mettre plus de protéines d’origine végétale et moins de protéines animales dans nos assiettes, et de consommer plus de grains entiers et de fruits et légumes, idéalement locaux. 

5 – Les Québécois leaders sur les questions des changements climatiques au Canada

Le Québec a battu des records historiques de mobilisation avec les grandes manifestations pour le climat à travers la province en 2019, mais les Québécois se démarquent aussi des Canadiens sur les questions d’urgence climatique, selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Montréal en collaboration avec des universités américaines auprès de 9000 Canadiens. 

Ils sont plus nombreux à penser que la planète se réchauffe, 89 %, contre 83 % au Canada, et plus nombreux à attribuer ce réchauffement à l’activité humaine, 67 % contre 60 %. Au Québec, 60 % des personnes interrogées pensent que les changements climatiques leur nuiront personnellement, alors qu’en Alberta, par exemple, ils ne sont que 34 %. Le Québec est la province qui soutient le plus le marché du carbone, et les Québécois sont plus nombreux à penser que les changements climatiques les affectent déjà. 

Bonus : la bonne nouvelle du futur

Les plastiques à usage unique interdits dès 2021 ?

Un lundi ensoleillé de juin 2019, devant le sublime paysage de la réserve naturelle de Mont-Saint-Hilaire, Justin Trudeau a annoncé son intention d’interdire les plastiques à usage unique à partir de 2021. Une belle annonce, mais les détails qui concernent la mise en œuvre d’une telle interdiction restent encore inconnus. Le gouvernement assure mener des recherches, fondées sur des preuves scientifiques, pour déterminer le meilleur plan d’action. Au Canada, moins de 10% du plastique utilisé est recyclé et, si les habitudes ne changent pas, les Canadiens jetteraient pour 11 milliards de produits en plastique d’ici 2030.

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2 commentaires
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Je profite de l’occasion pour demander aux lecteurs si mon idée de faire ma part pour la planète est la bonne. Acheter une voiture 100% électrique, changer ma fournaise au gaz à l’électricité ainsi que mon chauffe-eau, et, si j’ai de l’aide du gouvernement, mettre des panneaux solaire sur mon toit. Je n’ai aucune idée de l’effet que cela aurait sur le CO2 que je produit et je ne sais pas où trouver cette informations.

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Quelques bonnes nouvelles en matière de changements climatiques, c’est bien. Je ne suis pas convaincu cependant que la 5e de la liste en soit une. Je veux bien que les Québécois soient plus nombreux à penser que la planète se réchauffe, 89 %, contre 83 % au Canada, et plus nombreux à attribuer ce réchauffement à l’activité humaine, 67 % contre 60 %. Mais s’ils n’agissent pas plus que les autres Canadiens, ça donne quoi?

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