Croyez-vous à l’apocalypse écologique ?

Alors que trois personnes sur quatre au pays pensent que nous sommes en train de tout détruire sur la planète, les institutions comme les entreprises vont devoir agir, croit le président de la firme de sondage CROP, Alain Giguère.

Photo : iStockPhoto

Même s’il arrive que quelques opinions climatosceptiques fassent surface dans les médias à l’occasion, ou que certains politiciens tentent de diminuer l’importance des enjeux climatiques (en opposition aux enjeux économiques à court terme, notamment), la population canadienne est de plus en plus convaincue que l’activité humaine joue un rôle tout à fait préjudiciable, voire hostile face à la planète.

Trois personnes sur quatre au pays (77 %) pensent que nous sommes en train de tout détruire sur la planète. Non seulement cette malheureuse idée commence à faire consensus au sein de la population canadienne, mais la proportion de gens étant de cet avis augmente sans cesse et de façon constante depuis déjà six ans — elle était de 61 % en 2013.

Le graphique qui suit illustre fort bien la montée de cette perspective dans l’opinion publique.

De 2013 à 2019, la proportion des gens au pays s’estimant d’accord avec l’énoncé « Je pense vraiment que notre consommation et notre façon de vivre contribuent à tout détruire sur la planète » est passée de 61 % à 77 %. Cette proportion s’établit maintenant à 81 % au Québec et à 76 % au Canada anglais, cette dernière étant constante dans chacune des provinces du reste du pays. Cela montre que la situation est jugée sérieuse et préoccupante par l’ensemble de la population.

Par ailleurs, durant la même période, la proportion de la population qui croit que « Le monde va à la catastrophe : nous ne dépasserons pas les 10 ou 20 prochaines années sans que des bouleversements majeurs se soient produits » est passée de 54 % à 60 %. On ne parle plus ici de quelques collapsologues aux visions d’effondrement de la civilisation, il s’agit de trois personnes sur cinq au pays.

Il faut quand même souligner qu’il y a une bonne différence entre ceux qui sont « tout à fait en accord » avec ces énoncés et ceux qui s’estiment « plutôt en accord ».

À l’énoncé voulant que « nous sommes en train de tout détruire »50 % de l’échantillon se trouve « plutôt en accord », alors que 27 % est « tout à fait en accord » (31 % au Québec). Ce qui n’est certainement pas surprenant, compte tenu de la « force » de l’énoncé.

Un appel à l’action ?

On serait porté à croire qu’avec de tels résultats, à l’instar de la mobilisation actuelle des jeunes pour forcer les institutions à s’engager pour sauver la planète, ces gens sensibles à sa dégradation tenteraient de faire quelques actions salvatrices.

Un autre de nos indicateurs montre cependant que la population n’a pas encore massivement intégré de nouvelles habitudes plus écologiques. Comme le souligne le tableau suivant, seulement 32 % des Canadiens disent agir concrètement pour diminuer leur impact sur l’environnement (je ne considère vraiment ici que les « tout à fait en accord », car dire « plutôt d’accord » que l’on fait quelque chose à un sondage, ce n’est pas très convaincant !).

On peut imaginer ici que tous ne sont pas tout à fait conscients ou informés de l’ensemble des actions qu’ils peuvent prendre pour diminuer leur empreinte carbone. De plus, plusieurs croient que les coupables sont les grandes entreprises, que c’est notre économie tout entière qui, étant principalement fondée sur les énergies fossiles, est responsable de nos problèmes écologiques, et que les individus eux-mêmes n’y peuvent pas grand-chose.

À ce sujet, les différences générationnelles sont frappantes et fort éloquentes. Si 27 % des Canadiens croient que l’on est en train de tout détruire sur la surface de la planète, cette proportion s’élève à 35 % chez les 18-34 ans, pour descendre à seulement 21 % chez les 55 ans et plus. Les jeunes sont donc relativement plus convaincus que notre mode de vie est profondément préjudiciable pour la planète.

Afin de réduire leur impact sur l’environnement, 32 % disent faire concrètement des actions. Cette proportion est de 28 % chez les 18-34 ans, mais de 38 % chez les 55 ans et plus, une différence de 10 points entre ces deux grands groupes de générations ! Les jeunes sont donc plus prompts à croire que la planète est foutue, mais beaucoup moins à agir face à cet enjeu.

Il ne s’agit pas ici de mettre tous les jeunes dans le même bain. Ils seront en grand nombre cette semaine à dénoncer l’inaction des institutions face à nos problèmes écologiques, mais dans l’ensemble de la population, les jeunes sont moins empressés à agir personnellement. Il ne s’agit pas nécessairement d’une contradiction, si ces derniers croient que le problème provient des grands acteurs économiques qui ne sont pas suffisamment règlementés.

Des visions de la vie et des valeurs personnelles fort semblables

Entre les plus enclins à croire que la planète est foutue et ceux qui disent faire des actions pour limiter leur impact sur l’environnement, tout comme entre les plus jeunes et les plus âgés s’exprimant sur ces questions, les valeurs et postures mentales observées sont très semblables.

Fondamentalement, tous ces individus sont profondément motivés par un vif besoin de développement personnel. Ils partagent le sentiment d’un potentiel personnel indéniable, mais « sous-utilisé », un besoin d’aller au bout de soi, mais bridé par les contraintes de la société. Or, l’épée de Damoclès écologique représente pour eux l’utile entrave pouvant venir freiner leur élan dans la vie, comme celui des jeunes, des prochaines générations et des sociétés tout entières.

Par contre, ce qui distingue les jeunes des plus vieux, comme de ceux qui font des gestes pour diminuer leur empreinte carbone des moins actifs, c’est leur sens critique face aux grandes entreprises. Cela les amène à exprimer des attitudes infiniment plus virulentes à l’égard des entreprises, en les tenant responsables de tous les problèmes écologiques de la planète, sans parler des problèmes sociaux.

Des tendances qui vont certainement changer la société et nos priorités

Ces apparentes contradictions et divergences devraient se dissiper dans les prochaines années. La progression constante des résultats de sondages sur ces indicateurs va de pair avec la place de plus en plus prépondérante dans les médias dédiée aux problèmes écologiques et à l’information scientifique sur le sujet. L’importance accordée par les médias à ces sujets ne semble pas vouloir diminuer dans les années à venir. Tout porte à supposer que les mentalités vont continuer à progresser sur le sujet. D’ailleurs, les nouvelles générations seront probablement encore plus sensibles, les problèmes environnementaux s’aggravant d’année en année (Greta Thunberg n’a que 16 ans).

Tous les Canadiens sensibles à ces enjeux ne seront pas dans la rue le 27 septembre, mais la prise de conscience est en marche et il serait fort étonnant qu’elle se résorbe.

Les gens vont exiger de plus en plus des institutions et des entreprises qu’elles s’engagent de façon significative sur ces enjeux. Ils vont exiger des actions concrètes et vont vouloir qu’on les aide à faire des choix et à épouser des modes de vie plus écologiques, qui mèneront éventuellement à une « décarbonisation » des économies (avec des échéanciers réalistes quand même).

Les marques, les entreprises et les institutions : des menaces et des opportunités

Les entreprises et les marques devront agir. Elles n’ont plus le choix. Les produits mis sur le marché devront être carboneutres, tout comme leurs chaînes de production et d’approvisionnement. Et le leadership paiera. Les premiers à épouser le mouvement seront récompensés, tout comme ceux qui ne suivent pas seront pénalisés.

D’ailleurs, cette « décarbonisation » de l’économie créera d’énormes opportunités commerciales et économiques, tout comme pour les individus qui s’inscriront dans cette mouvance.

Les gouvernements devront aussi agir. Ils devront règlementer davantage, en mettant notamment en place des taxes sur le carbone vraiment efficaces, qui auront un réel impact et qui permettront aux sociétés de se transformer.

La crise actuelle, tout comme celles à venir, auront ceci de positif qu’elles seront moteurs de changement.

Gotterdammerung de Richard Wagner (Le Crépuscule des dieux, dernier volet de L’Anneau du Nibelung)

Pour mon clin d’œil opératique, me revoilà encore avec Le Crépuscule des dieux de Wagner. Mais lorsqu’on parle d’apocalypse, cette œuvre s’impose. Elle est quand même la métaphore ultime de la destruction du monde causée par l’avidité et l’insouciance.

Ici, l’apocalypse, la fin de l’œuvre, dans la dernière production du Met de New York, mise en scène par Robert Lepage ; la scène aussi dans laquelle le fameux anneau maléfique est remis à ses gardiennes au fond du Rhin.

Richard Wagner: Der Ring des Nibelungen, Debora Voigt, Jay Hunter Morris, Hans-Peter Koning, Waltraude Meier, Irin Paterson, Wendy Bryn Harmer, The Metropolitain Opera Orchestra and Chorus, Fabio Luisi (Cond.), Robert Lepage (Prod.), Deutsche Grammophon, New York, 2012.

Alain Giguère est président de la maison de sondage CROP. Il signe toutes les deux semaines un texte sur le site de L’actualité, où il nous parle de tendances de société… et d’opéra.

Pour lire d’autres chroniques d’Alain Giguère sur des tendances de société et de marché, rendez-vous sur son blogue.

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9 commentaires
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Comme le dicton « une bouilloire surveillée ne bout jamais, mais nous savons qu’elle va bouillir »

Je pense que ça peut durer plus longtemps qu’on pense mais un désastre peut arriver plus vite qu’on pense et quand on s’en attend le moins.

Le 1.5°C que les scientifiques cherchent à éviter est critique.

La planète se fout bien de nous, elle réagit selon les lois de la nature dont la loi thermodynamique.

SI l’homme ne se montre pas plus brillant que la grenouille dans l’eau chaude et bien on connait la suite.

Être réaliste c’est d’accompagner le pétrole dans sa décroissance pour en sortir, mais d’envisager de nouveaux projets fossiles, ça s’appel de l’irresponsabilité criminelle.

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Les médias sont-ils entrain de créer une psychose de l’environnement dans la population et particulièrement chez les jeunes? Ce faisant, il déclenche l’angoisse de mort non maitrisée chez nombre de sujets. Oui, nous devons diminuer notre consommation et vivre plus sobrement, mais pas au point de vivre reclus dans nos psychés, paralysé par la peur et se sentant incapable de nous adapter. Depuis 5,000 ans, il y a toujours eu des cataclysmes naturels et des bonnes raisons de s’inquiéter. L’évolution éliminera celles-ceux qui n’aurons aucune Foi réaliste en la vie.

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Il est étonnant de voir que les jeunes sont plus préoccupés par les changements climatiques que les gens plus âgés. Faisant partie du groupe des gens âgés, j’ai constaté pendant les dernières décennies de très grands changements dans le climat avec des impacts importants sur terre. Pour moi, les changements climatiques sont une réalité qu’un jeune ne pourrait avoir connu. En fait, cela me dit que les jeunes agissent sur la foi de ce qu’on leur raconte et des rapports scientifiques. Par contre, même si les gens comme moi sommes témoins depuis des décennies des changements climatiques, on ne peut prétendre être témoins du fait que ces changements sont causés par l’humain – dans ce cas il s’agit aussi pour nous d’un acte de foi dans la science. Pour ma part, ayant vu le développement à outrance dans bien des endroits et la croissance débridée de l’économie capitaliste (qui doit se faire à partir des ressources naturelles), je suis convaincu que les scientifiques ont raison que l’homme en est la cause.

Le monde capitaliste néo-libéral a constitué une oligarchie qui comprend environ 1% des gens sur la planète mais qui ont le contrôle de la plupart des gouvernements. Ces gens n’ont aucun intérêt à freiner le développement et quand vous prétendez qu’ils devront devenir carbo-neutres à leur coût, ça me fait sourire… jaune. Je ne crois pas une minute que les oligarques vont se sentir obligés de faire quoi que ce soit et si jamais ils le font, c’est parce que ce sera dans leur intérêt. Dans ce cas, n’ayez crainte, ce ne sera pas eux qui vont supporter ces coûts additionnels mais encore et toujours le consommateur, soit le 99% qui reste.

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Il y a consensus parmi les scientifiques que les changements climatiques sont réels et causés par l’activité humaine. Consensus n’a jamais voulu dire unanimité, car sur des milliers de scientifiques, il y a toujours comme dans toutes les professions, disons «des originaux» qui de bonne ou de mauvaise foi avancent des choses sans vraiment les prouver, de vrais incompétents, et «des mercenaires» à la solde des compagnies pétrolières.

Le changement climatique de cause anthropique est un fait prouvé scientifiquement, pas une question d’opinion ni de foi. Est-ce qu’on a besoin de l’opinion du quidam ou d’une religion pour constater que la Terre est ronde, que le mouvement perpétuel est impossible, que la rougeole peut tuer et que 1+1 fait 2?

C’est la même science qui prédit le climat et fait fonctionner Internet, nos téléphones, nos frigos, soigne et guérit des malades.

Nous sommes tous plus ou moins englués dans une civilisation du pétrole et nous devons en sortir le plus rapidement possible. Nous avons le devoir moral, sans attendre les autres, de poser des gestes concrets (6R: refuser, réduire, réutiliser, réparer, recycler, réinventer), et éveiller la conscience des personnes de bonne volonté.

Soyons courageux, ingénieux, solidaires et relevons le défi climatique! Avec Madame Thunberg et tous les jeunes du Québec et du monde, j’y vois une belle convergence des générations. J’irai marcher vendredi puis j’irai planter un arbre!

Scientifiquement vôtre

Claude COULOMBE

« Au début ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous attaquent et à la fin vous gagnez. » – Nicholas Klein 1918 (parfois faussement attribué à Gandhi)

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Encore faut-il agir ! On parle, on manifeste, mais il faut également agir pour réduire, recycler mieux, refuser ce qui est inutile, autrement dit, diminuer notre consommation et changer notre mode de vie de croissance à tout prix.

J’ai 30 ans et je suis inquiet par rapport à ce que je vois actuellement : on avance, mais si tranquillement. Par exemple, nous n’avons du compost que depuis 5 mois dans ma municipalité… Certains dans les villes environnantes reçoivent leur bac dans 5 jours. C’est pourtant démontré que la décomposition de matières organiques enfouie sans air produit du méthane, un gaz à effet de serre de 25 à 300 fois plus puissant que le CO2… Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Les évidences scientifiques sont là depuis des années. La technologie existe pour être plus propre. Pourquoi ne va-t-on pas plus vite? J’aurais tendance à dire que certains groupes politiques s’y intéressent pas parce que leur base électorale est trop fortement lié aux lobbys divers et qu’effectivement, une tranche de la population s’y oppose et travaille fort pour que rien ne bouge.

Faudrait déjà commencer à en parler aux élections. Commencer à agir concrètement. Commencer à réduire notre consommation, nos déchets, mieux les trier, réduire nos déplacements en voiture, en avion, en bateau. Il faut réduire la consommation et retourner à la qualité (pas normal de changer nos appareils électroménagers après 4-5 ans ou nos appareils électroniques à chaque 1-2 ans, eux qui sont une mine de produits chimiques et de métaux lourds)… Il faut repenser le transport et l’urbanisme pour favoriser le transport actif et en commun et réduire l’auto solo. Il faudrait réduire les sources d’énergie fossile pour de l’énergie au maximum. En Allemagne, 40% de l’énergie électrique provient maintenant de sources renouvelables. Inspirons nous des meilleurs et avançons. Au Québec, nous sommes choyés d’avoir de l’électricité propre, travaillons à devenir des leaders dans la mobilité du 21ème siècle (sans émission polluante!).

Fixons nous des objectifs élevés. 2030 c’est demain !

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Croyez-vous à l’apocalypse écologique ?
25 septembre 2019.

¨Si vous ne vous convertissez pas, vous irez tous brûler en enfer…¨
C’étaient là le discours de nos curés il y a 300 ans, il y a 100 ans et même il y a seulement 50 ans. Quand on fait marcher son monde par la peur, par les ¨Apocalypses¨, la marmite finit un jour par exploser, et on jette tout avec l’eau du bain, même le bébé.
Ce n’est pas parce que de plus en plus de gens croient en une théorie que cette théorie devient indéniable, car, à force de se faire dire qu’on est un moins que rien par tous les ¨ti-Jos connaissants¨, on finit par le devenir, (on finit pas croire).
Combien de personnes sur les centaines de milliers ayant participé à cette ¨Marche pour le Climat¨ sont prêtes, aujourd’hui, à conserver leur cellulaire plus de deux ans (et même un an)? Combien de personnes sont prêtes à abandonner leurs vacances annuelles à Cancun, en Europe, aux îles Moucmouc, en Asie???
Et quoi encore; combien de personnes, dans ces milliers, sont prêtes demain matin à se procurer des panneaux solaires et éoliennes (et encore que je ne crois pas trop en ces sources, en possédant moi même) afin d’alimenter leur maison et ¨s’auto-suffire¨, à marcher ou pédaler au lieu d’avoir une auto, un scooter ou même une trottinette à batterie (faite de terres rares), afin de subvenir à leurs besoins?
Si demain matin il n’y a plus d’essence pour votre voiture, plus d’huile à chauffage pour votre fournaise, plus de gaz propane pour votre cuisinière!!! On fait quoi là? On fait ça comment? Demain matin, mettez tout le monde à l’électricité (propre…), et Hydro-Québec tombe sur le cul… plus assez de centrales pour fournir! On a l’air fin là!
Avant de dire que c’est aux gouvernements et institutions d’agir, il faudrait peut-être tous se poser la question de McSween sur nos ¨besoins¨ : ¨En as-tu VRAIMENT besoin ???¨. 10 paires de bottes et manteaux d’hiver, 3 lunettes de soleil, 15 brosses à dent, 5 télévisions dans la maison, garage chauffé pour l’auto, piscine creusée qui sert 3 fois par année, VR inutile après trois ans, et j’en passe des centaines.
C’est pas demain la veille que le sursaut de vendredi passé va commencer à se manifester réellement, je vous en passe un papier!

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Ah oui, j’ai oublié, pour répondre à la question ¨Croyez-vous à l’apocalypse écologique ?¨, ma réponse est ¨NON¨, je n’y crois ¨PAS DU TOUT¨…
On ne me fera jamais croire que le gaz CO2, qui est à l’origine de la vie terrestre, est néfaste pour la planète. Même qu’il en manque pour que ça aille mieux. La ¨gimmick¨, c’est le GIEC avec ses 2000 scientifiques qui dépendent des subventions mondiales pour justifier leurs salaires contre les dizaines de milliers d’autres scientifiques qui n’ont pas droit de parole et qui pensent autrement, parce qu’ils sont à contre-sens des ¨élites¨ ONUsiennes.
Le CO2 ne représente même pas 4 % des gaz à effet de serre composant l’atmosphère,dont une partie seulement est causée par les humains (la vapeur d’eau représentant environ 70% de ces GES avec le Xénon, Hélium, Méthane, Argon, etc), et on veut me faire croire que c’est lui (le CO2) qui cause tous ces bouleversements ??? On me prend pour qui là ??? Un inculte illettré, ignare et borné ???
Je ne suis pas de ceux qui écrivent leur nom avec trois fautes d’orthographe.

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Mais C. d’Anjou allez tout de suite faire part de votre découverte aux scientifiques et à la NASA.

Ne perdez pas votre temps avec ceux qui croient bêtement la science,
allez dire à ceux qui ont les instruments de mesure entre les mains, que leurs instruments sont mal calibrés.

Imaginez-vous si on laissait aller toutes ces manœuvres écologiques jusqu’au bout et qu’on apprenait que ce n’est pas vrai. Nous serions pris avec de l’air et de l’eau pur, de l’humus la faune et la flore plein de vie.
Nous qui sommes habitués à vivre dans le cambouis et les déversements, respirer la puanteur des torchères, laisser tourner nos moteurs au ralenti pour remplir les poumons d’enfants, nous serions complètement dépassés.

Pourtant Thatcher et Reagan qui ont mis le GIEC sur pieds dans les années 80 étaient convaincus de l’effet néfaste du CO2 sur les GES et ils ne sont pas connus pour être bolchevistes ni écolos.

Allez C. d’Anjou porter secour à la science!

Mais Daniel Grant, vous n’avez pas compris la moitié de ce que j’ai écrit car vous semblez n’avoir vu que l’arbre qui cache la forêt. On parle toujours des 2000 scientifiques qui émettent leurs études au GIEC pour le rapport quinquennal, mais on ne parle jamais des dizaines de milliers d’autres scientifiques qui sont tout aussi sérieux que ceux du GIEC, mais qu’on balaie du revers de la main parce qu’ils ne sont pas du bon bord.
Je n’ai jamais dit que je ne croyais pas à la pollution qui est un problème plus que sérieux; je n’ai jamais dit non plus que je ne croyais pas aux changements climatiques qui bouleversent la planète ! D’où sortez-vous une telle conclusion ?
Vos sarcasmes accusateurs ne font que jeter de l’huile sur le feu de ceux qui pensent autrement que vous et continuent d’alimenter leur scepticisme face à tous ces donneurs de leçons tels que vous.
Il va de soi que vous faites fi de scientifiques tels les Gervais, Courtillot, Moore (Patrick, qui est pourtant un des fondateurs de Greeenpeace, mais qui a rué dans les brancards quand il a réalisé la dérive de ce dernier.) Mais non, de ceux là, il ne faut même pas les citer, ce sont les brebis noires du troupeau.

(Un gaz à effet de serre redoutable : le trifluorure d’azote: https://www.picbleu.fr/page/gaz-a-effet-de-serre-qui-absorbent-une-partie-des-rayons-solaires) allez donc voir ça un peu.

Je ne prétends absolument pas être un scientifique, pas plus que vous ne l’êtes, mais ce ne sont certes pas des gens comme vous qui allez me la fermer. Je crois avoir encore le droit de croire ou de ne pas croire, et en plus, de le dire, tout comme vous. Il est plus facile de hurler avec les loups.