Déchets : le Québec, cancre du Canada

On a beau parler de l’objectif « zéro déchet », dans les faits, on s’en éloigne. Si les citoyens payaient directement pour les résidus qu’ils envoient à la décharge, ça changerait tout, pense le professeur Pierre-Olivier Pineau.

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Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) fouille dans les poubelles, dans le cadre de son chantier L’état des lieux et la gestion des résidus ultimes, qui se poursuit jusqu’au 22 décembre. On joue de plus en plus sur les mots, mais quand on dit « déchets », « résidus », « matières résiduelles » ou « rebuts »… c’est bel et bien des poubelles dont on parle. Et il est fort pertinent que le BAPE se penche là-dessus, parce que ce qui se passe n’est vraiment pas beau à voir.

Vous ne le lirez pas dans les bilans des plans d’action que le ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MELCC) produit (avec grand retard, celui du plan d’action 2011-2015 ayant été diffusé en décembre 2019 !), mais le Québec n’est rien de moins que le cancre canadien de la gestion de déchets.

Non seulement nous sommes mauvais, mais les choses empirent. Au lieu de regarder froidement les solutions, nous les évitons, comme en témoigne la récente Stratégie de valorisation de la matière organique du MELCC, qui vise à redresser les échecs de la collecte des « bacs bruns » pour valoriser nos restes de table en gaz naturel renouvelable et en compost.

Les Québécois sont les champions canadiens de « l’élimination des déchets » dans le secteur résidentiel, c’est-à-dire l’enfouissement et, dans certains cas, l’incinération. Selon la plus récente enquête de Statistique Canada, le Québec a éliminé, en moyenne, 385 kilos de déchets par personne en 2018. C’est 106 kilos de plus qu’en Ontario, et 220 kilos de plus que dans la province qui a le mieux fait, la Nouvelle-Écosse. 

Pire, le Québec est aussi le leader de la croissance des déchets résidentiels allant dans les dépotoirs. De 2002 à 2018, la quantité totale a augmenté de 72 %. Comme la population augmente au fil du temps, la moyenne par personne n’a augmenté « que » de 53 %. Au Canada, en moyenne, la quantité de déchets a aussi augmenté, mais de 28 % au total, et de 9 % par personne. La surconsommation et, paradoxalement,  l’amélioration du recyclage et du compostage qui soulagent notre conscience pourraient expliquer cette tendance à la hausse.

Un remède approprié : le pollueur-payeur

On pourrait se consoler en examinant les statistiques non résidentielles. Dans le secteur des industries, commerces et institutions, les volumes de déchets allant grossir nos dépotoirs ont diminué de 41 % au Québec, toujours de 2002 à 2018. Au Canada, pendant le même période, la réduction n’a été que de 5 %. 

Comment expliquer cet état de fait et ces tendances inverses ? C’est en grande partie parce que le Québec refuse de mettre en pratique, pour les ménages, une méthode reconnue comme extrêmement efficace dans la gestion des poubelles : les faire payer. Dans les secteurs non résidentiels, c’est ce qui domine : les industries, commerces et institutions paient directement pour leurs déchets. Ils les gèrent et les réduisent. 

Dans le secteur résidentiel, les ménages paient les éboueurs et les dépotoirs par l’intermédiaire de leurs impôts municipaux. Aucun lien de causalité n’existe entre leur sac de détritus et leur avis d’imposition. Comment s’étonner que les choses se dégradent ? Les Québécois semblent avoir une sensibilité particulière à la tarification de ce genre de services, comme en témoignent les levées de boucliers qui se produisent lorsqu’on parle, par exemple, d’installer des compteurs d’eau ou d’augmenter les tarifs d’électricité pour limiter le gaspillage. La majeure partie des élus ont donc préféré ne pas imposer pour l’instant la tarification directe des déchets à la population, afin d’éviter les rebuffades, même si rien ne dit que les citoyens ne seraient pas prêts à accepter cette mesure. La conséquence est directe : les 38 sites d’enfouissement du Québec se remplissent, au point que certains débordent. Il faut les agrandir ou en ouvrir d’autres, ce qui augmente les coûts et les nuisances. 

Payer pour ses poubelles ne devrait être qu’une application directe de principes bien reconnus, inscrits en 2006 dans la Loi sur le développement durable : efficacité économique, pollueur-payeur et internalisation des coûts (c’est-à-dire le fait de payer pour les conséquences qui touchent tout le monde, mais personne en particulier). Vous produisez 400 kilos de déchets par an ? Vous devriez payer plus que votre voisin zéro déchet qui ne dépose jamais un sac de poubelle devant chez lui. 

Pas si complexe à mettre en place

Seules quelques municipalités ont eu le courage d’aller de l’avant avec ce concept. Beaconsfield, dans l’ouest de Montréal, a par exemple déployé un système de collecte intelligente, qui introduit timidement un signal de prix : les résidants paient un prix fixe (150 $, 155 $ ou 160 $) en fonction de la taille de leur bac (120, 240 ou 360 litres), qui leur donne droit à 12 ramassages, soit 1 par mois. Pour plus de levées, il faut payer 0,40 $, 0,80 $ ou 1,20 $, selon la taille du bac. 

Le système de collecte intelligente de la ville de Beaconsfield. (Photo : Ville de Beaconsfield)

Une autre manière de faire consiste à imposer aux citoyens des sacs d’une couleur particulière, les seuls qui seront ramassés, et à leur en donner une certaine quantité par année. S’ils dépassent cette quantité, ils doivent alors payer pour en obtenir de nouveaux.

Le gouvernement provincial devrait suggérer ou même ordonner aux municipalités de rendre plus transparente et responsable la gestion des déchets, puisqu’elles semblent trop timides pour le faire. Un accompagnement pourrait être offert aux villes afin de les aider dans la mise en place de ces systèmes. 

Pendant ce temps, la championne canadienne de la gestion des déchets résidentiels est la Nouvelle-Écosse, qui en produit le moins par habitant. Son gouvernement disait explicitement dans sa politique de 2009 qu’il faut « utiliser des incitations financières et des mesures de dissuasion pour empêcher les déchets d’entrer dans les décharges ». Une limite sur le nombre et le poids des sacs de poubelle ramassés, par maison, a donc été imposée. À Halifax, seulement six sacs sont acceptés lors de la collecte, qui se fait toutes les deux semaines. Il n’y a pas de limite pour le recyclage, mais les citoyens ont l’obligation de séparer eux-mêmes le papier et le carton du plastique et des métaux. S’ils génèrent plus de déchets que ce qui est autorisé, ils doivent aller les porter au dépotoir et payer des frais pour leur élimination.  

Il est temps d’agir

Jouer à l’autruche ne fonctionnera pas longtemps. En premier lieu parce que nous n’aurons plus la tête dans le sable, mais dans une montagne de couches jetables, de pelures de banane et de vieilles chaussures trouées. Ça ne sera plus tenable. En second lieu parce que nos gouvernements, et particulièrement celui du Québec, commencent à prendre au sérieux leurs engagements climatiques. Or, au Québec, les émissions de gaz à effet de serre qui stagnaient depuis 30 ans ont recommencé à augmenter ces dernières années. Le secteur des déchets est celui dont les émissions de GES ont le plus augmenté depuis 2012, bien plus encore que le secteur des transports, même si celui-ci reste le principal contributeur au bilan global. Les déchets ont ainsi produit 6,7 millions de tonnes de GES au Québec en 2019, selon l’inventaire du gouvernement fédéral, soit 8 % du total. Mais cette proportion est en augmentation, plus que n’importe dans quel autre secteur.

Le MELCC vous dira que c’est justement pour cela que le BAPE mène une enquête sur les résidus ultimes. Il vous dira aussi qu’il y a une nouvelle stratégie de valorisation de la matière organique — ces peaux de banane dans vos déchets qui causent les GES. Le problème, c’est que cette nouvelle stratégie évite consciencieusement de responsabiliser le citoyen. Elle refuse d’introduire une écofiscalité visible pour le mangeur de carottes. Elle ne fait cependant que ça, distribuer des carottes. Il en reviendra donc au BAPE de rappeler les bonnes pratiques en matière de gestion des déchets : faire payer les responsables et sortir le bâton, parce que ça fonctionne. Les humains n’aiment pas payer : ils vont changer leur comportement. Et il est grand temps qu’on change !


Pierre-Olivier Pineau, Ph. D. (administration) est professeur à HEC Montréal et titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie. Il est notamment expert dans le domaine des politiques énergétiques et des marchés de l’électricité. Il a déposé au BAPE un mémoire sur la gestion des résidus en mai 2021.

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« une méthode reconnue comme extrêmement efficace dans la gestion des poubelles : les faire payer »
Excellent, peut-on faire de même pour l’assurance maladie ? Assez de payer 45 % d’impôts sur mon salaire et d’attendre depuis 2017 pour se voir attribuer un médecin de famille … Et si chaque utilisateur payait sa juste consommation ?

Quel parallèle absurde. Comme si la santé était une question de choix. Si jamais un jour vous attrapez une maladie grave/chronique qui coûte très chère à traiter, aurez-vous le même discours?

100% d’accord avec Émilie. Comparer recevoir des soins essentiels avec générer des déchets en grande partie évitables, c’est vraiment absurde. On a pas mal plus de pouvoir sur la quantité de déchets qu’on génère que sur les troubles de santé dont on peut être atteint.

Complètement d’accord..
Je rêve d’une loi plus sévère.
Je rêvais de voir les choses changer ici, depuis 1985 ou j’ai visité mon frère Halifax et que j’ai vu, alors, comment il gérait ses poubelles.
Parfois, il faut sentir la conséquences de ses actes.
Donc, payer pour jeter, c’est tout à fait logique.
Merci pour cet article.

Sauf que l’application de cette solution va pénaliser plus les familles nombreuses et les plus pauvres qui prennent leurs trois repas par jour à la maison.

Comme mentionné dans l’article, il est tout à fait possible de prévoir un nombre de sacs ou une quantité « gratuite » pour chaque porte – et cette quantité pourrait varier selon le nombre de résidents.

Pas si elles recyclent et compostent en plus d’aller à l’écocentre pour des matières qui ne vont pas dans le bac de recyclage. Je possède un duplex et les 4 locataires que j’ai eus en 7 ans ne compostaient pas et mettaient des rebuts au recyclage. C’est décourageant.

La réponse de monsieur Pineau est décevante. Même avec des sacs ou des quantités gratuites, les familles pauvres auront quand même le fardeau de surveiller leur quantité de déchets pour ne pas avoir à utiliser éventuellement l’argent de leur budget, alors que les familles riches pourront dépenser à volonté sans se soucier de la quantité de déchets qu’elles créent.

Et si nous nous attaquions à la source? Moins de plastique dans les épicerie, moins de trucs à usage unique dans les restaurants, subventions pour les couches lavables, les produits sanitaires par exemple? Promotion de fabrication de biens durables. Au lieu de trouver quoi faire avec nos déchets, la solution serait peut-être d’en produire moins? Et oui, faire payer pour se débarrasser de nos déchets aiderait peut-être à ce que les gens en produisent moins.

Je ne comprends toujours pas pourquoi personne n’est allé voir du côté de l’Espagne – en particulier de Barcelone, que je connais mieux–pour voir le système idéal en ce qui concerne les déchets. Il n’y a pas de collecte individuelle mais plutôt de très beaux grands bacs placés dans l’espace public, où les gens vont eux-mêmes déposer leurs déchets qu’ils séparent eux-mêmes. Allez voir sur Google il y a beaucoup de photos.

Je crains que vous allez juste multiplier le nombre de dépotoirs illégaux, de déchets errants partout. Faites des recherches et vous allez voir combien de municipalités sont prises avec ce phénomène. Cela existe, en ville, même dans les parcs et ruelles de Montréal. Au pied de mon immeuble, nous retrouvons régulièrement des déchets (pneus, matériaux de construction et électroménager, TV) arrivés pendant la nuit.
Ce qui est dommage c’est que l’article n’identifie pas les tonnes de recyclage contaminé qui se retrouve dans les centres d’enfouissements, ce qui est, à mon avis, amplifie le problème.

En tant que résidente de Montréal je ne suis tellement pas fière. Personne n’a la même information sur ce qui est recyclable ou pas. Pour certains la styromousse est recyclable pour d’autres non. Pour avoir l’information, il faut aller sur le site de la Ville de Montréal. Le site dit une chose, les centres de recyclage une autre. Et il y a ces pensées qui persistent que si nous l’ajoutons au recyclage ça va créer un besoin; que les centres de tri ont les machines pour nettoyer les contenants, qu’il y a du personnel pour faire le tri. Dans mon quartier, pourtant bien nanti, c’est décourageant de voir les bacs de recyclage. La salade, les framboises, toujours dans le contenant, du linge, du caoutchouc, c’est du n’importe quoi. Les gens ne réalisent pas que le recyclage contaminé s’en va au dépotoir.

J’ai vécu vingt ans en Nouvelle-Écosse (arrivée en 1989) et leur réussite concernant le recyclage a débuté avec de l’Éducation sur le sujet, la valorisation et la fierté de leur environnement. Le recyclage sélectif et le compostage y est très clair. Des affiches pour chaque maison et appartement. L’utilisation de sacs transparents pour vérification. Plusieurs produits consignés dont bouteilles de vin, bière et cannettes coûtent plus cher donc vous les retournez pour avoir votre argent.
La Province de la Nouvelle-Écosse responsabilise le citoyen face à sa ville et son environnement. En tant que propriétaire, j’étais responsable de nettoyer le trottoir en face de ma résidence. Peu importe d’où arrivaient les déchets ou à qui ils appartenaient, voisins, des passants, de la rue d’en face, etc., c’était ma responsabilité de garder le trottoir propre, sous peine d’amende. Ils valorisent aussi le principe de ‘sans traces’.

La Ville de Montréal doit se réveiller et sortir de son laxisme et indifférence.
Il faut passer au recyclage sélectif. Pour que les gens participent, les informations doivent être claires.
-Il faut éduquer, informer, expliquer, faire du porte-à-porte, donner des affiches.
-Sacs transparents, ramasser les déchets devant son lieu de résidence.

Acheter, vendre ou donner des matériaux
Les contracteurs devraient avoir l’obligation de donner le surplus de matériaux au lieu de jeter.
Augmentez le nombre de commerces qui acceptent et vendent des matériaux de construction usagés. Cette solution devrait être offerte et trouvée aussi facilement que Rona ou Home Dépot.

Bien sûr que l’idéal est de réduire.
Retour au producteur:
Le recyclage devrait se faire jusqu’à retourner les contenants au producteur du produit. C’est le temps des framboises et des bleuets. Il y a des millers de contenants en plastiques Driscolls en circulation. Ces plastiques devraient être réutilisés au lieu d’être recyclés.

Super article ! Entièrement d’accord avec l’idée du pollueur-payeur !
Idéalement, il faudrait que les épiceries emboîtent le pas, il y a beaucoup de suremballage et d’emballages non recyclables, j’essaie de choisir mes articles le plus possible en fonction du côté recyclable de l’emballage mais ça me désole d’acheter du poulet dans un contant en styrofoam entouré de papier cellophane !!!

Merci M. Pineault,

Encore une fois, vous faites une excellente analyses et nous apportez des exemples de réussite ailleurs. Saurons-nous nous en inspirer ?
Le Québec est mollasson: chercher le consensus, c’est bien beau, mais pas dans le cas des déchets, parce que ça urge. Steven Guilbault le soulignait, à la suite de ses années de militantisme en environnement : l’adhésion volontaire, que ce soit pour les entreprises ou pour les individus, ça ne fonctionne pas, il faut de la coercition. Des mesures claires et efficaces, svp !
Que tous les futurs élus municipaux se le disent ! Il faut agir sérieusement et ne pas répéter l’erreur du recyclage des matières organiques dont la mise en place aurait dû être terminée en 2020. Quel laxisme ‘made in Québec’ !

Je me demande d’où viennent ces statistiques mises de l’avant dans l’article parce qu’il me semble que certaines soient pas mal contradictoires avec des statistiques diffusées par Radio-Canada l’année dernière. Dans l’article ici, M. Pineau dit que les déchets des ménages auraient augmenté de 72% alors que les déchets des ICI auraient diminué de 41%, le tout entre 2002 et 2018. Or, un reportage de Radio-Canada de l’année dernière disait que les déchets des ménages avaient diminué de 39% et ceux des ICI avaient augmenté de 35% entre 2009 et 2019.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1775873/defi-traitement-dechets-quebec-enfouissement-sainte-sophie-cloutier

Pour que tous ces chiffres soient vrais, ce qui me semble très peu probable, il aurait fallu qu’il y ait une augmentation assez fulgurante des déchets des ménages entre 2002 et 2009 pour que l’augmentation sur 16 ans soit de 72% malgré une diminution de 35% dans la dernière décennie. Et l’opposé pour les ICI. Bref, ça me semble vraiment peu probable que ça ait été le cas donc il doit y avoir des infos erronés quelque part…

Sachant que le reportage de Radio-Canada cite Recyc-Québec pour ses statistiques et qu’ici ce n’est vraiment pas clair d’où les chiffres viennent, j’aurais tendance à faire davantage confiance aux chiffres de Recyc-Québec cité par Radio-Canada, mais M. Pineau a l’air crédible et sérieux donc je serais curieux de savoir d’où viennent les chiffres avancés ici pour me faire un avis sur leur validité. C’est que je partage l’avis de l’auteur quant à la nécessaire application du principe pollueur-payeur, mais je ne voudrais pas relayer en même temps des données qui pourraient être erronées et trompeuses.

Merci à M. Pineau de prendre la peine de me répondre si possible!

Éric Ménard, M. Env.

Excellente observation. Les données que je cite viennent duTableau: 38-10-0032-01 Élimination de déchets, de Statistique Canada. Les données sont accessibles gratuitement en ligne. L’avantage de ces données c’est qu’on peut y comparer les provinces, contrairement aux données de Recyc-Québec. Il y a en effet un problème de cohérence entre les données de Recyc-Québec et celles de Statistique Canada. Mais en bout de ligne, qui propose les bonnes données importe peu: nous devons agir sur les résidus. La tenue actuelle d’un BAPE sur ce sujet est la preuve même que les choses ne vont pas bien. Qu’on soit effectivement les cancres ou peut-être pas les derniers… il faut faire mieux. Responsabiliser les producteurs de déchets (les ménages et les entreprises) est important. Il faut que les municipalités améliorent leur pratiques.

Très étrange cette grande différence entre les données qui viennent de Statistiques Canada et celles qui viennent de Recyc-Québec. Cela dit, oui les données précises ne changent pas énormément le coeur du problème et la grande réforme nécessaire dans notre gestion des matières résiduelles au Québec, mais c’est quand même non négligeable que des données vous font dire que ce sont les ménages qui devraient être une cible principale, alors que les données de Recyc-Québec nous démontre que les ménages se seraient déjà améliorés passablement dans la dernière décennie mais que ces progrès auraient été annulés par l’augmentation des déchets des ICI. Comme j’ai dit, ça n’enlève rien à la pertinence et à la nécessité d’appliquer le principe pollueur-payeur pour les ménages, mais il ne faut quand même pas se détourner de la grande responsabilité des ICI dans la problématique, surtout que ce sont les ICI qui, en premier lieu, produisent et mettent en marché les matières qui sont jetée par les ménages.

Bonjour, Je recycle depuis que la Ville de Lasalle a débuté ses collectes il y a de ça bien longtemps. Nous recyclons également le styromousse no. 6. Nous faisons vraiment notre part. Je dois dire que récemment en lisant les nouvelles on a l’impression de recycler que pour voir nos efforts jetés aux poubelles, surtout le plastic. Il doit sûrement exister d’autres moyens de recycler le plastic. En tout cas je l’espère. Bonne journée.

Intéressant! Il convient de souligner que le manque d’efforts ne provient pas uniquement des citoyens. Le fait que le Canada, dont le Québec, exporte des « containers » de déchets dans le monde décourage et ce nonobstant une tarification. Car si la seule initiative est une tarification pour les déchets, il faudra assortir cette nouvelle taxe avec un plan de revitalisation des déchets. Enfin un souci de cohérence entre l’effort citoyen collector demandé et le résultat concret de gestion des ressources.