Investir dans les rhinos

La Société zoologique de Londres se tourne vers les marchés boursiers afin de payer salaires, armes, clôtures et autres équipements dans cinq parcs du Kenya et d’Afrique du Sud. 

Photo : Nigel Pavitt / Getty Images

Pour protéger les rhinocéros noirs des braconniers, la Société zoologique de Londres se tourne vers les marchés financiers. L’organisme de charité souhaite émettre pour 50 millions de dollars américains d’obligations afin de payer salaires, armes, clôtures et autres équipements dans cinq parcs du Kenya et d’Afrique du Sud. Si le nombre de rhinocéros noirs y augmente d’au moins 30 % en cinq ans, les investisseurs toucheront un profit. En cas d’échec, ils ne récupéreront que leur mise de fonds initiale.

La demande des investisseurs dépasse les attentes, mais les gouvernements d’Afrique et d’ailleurs hésitent à participer à l’aventure. Car ce sont ces derniers qui endosseraient les obligations. Selon la Société zoologique, cela permettrait au secteur public, qui paie déjà pour la protection des animaux, mais sans garantie de résultats, de transférer le risque financier au secteur privé. Ainsi, si les objectifs ne sont pas atteints, les gouvernements auront à tout le moins obtenu un prêt sans intérêt.

Quel que soit le mécanisme de financement retenu, il y a urgence d’agir. On dénombrait 65 000 rhinocéros noirs en 1970, comparativement à 5 500 aujourd’hui. Le déclin est essentiellement dû au braconnage, une corne de rhinocéros pouvant se vendre plus de 100 000 dollars américains sur le marché noir.

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