La taxe carbone n’est pas une panacée

Pour répondre à l’urgence climatique, il faut revoir les politiques fiscales de manière à mieux partager la richesse et à réduire les émissions de GES des ultrariches, tout en redistribuant le capital économique et l’influence politique des grandes sociétés.

Mari_C, Alfadanz / Getty Images

L’auteure est analyste des politiques pour les campagnes domestiques et communautés francophones de Climate action network Canada.

Le récent jugement de la Cour suprême du Canada, qui reconnaît au gouvernement fédéral le droit de procéder à sa tarification du carbone, met fin à plusieurs années où tout le débat climatique a tourné autour de ce programme. Or, malgré l’énorme attention que cette politique publique aura attirée, la tarification du carbone n’est qu’un outil parmi tout l’éventail dont nous aurons besoin pour répondre à un enjeu aussi complexe et colossal que la crise climatique.

Un de ces outils passe sous le radar : la fiscalité tout court. Pourtant, la crise climatique et la crise des inégalités sont intrinsèquement liées.

Il est courant de comparer les responsabilités de différents pays relativement à la crise climatique : les pays du G20, qui représentent collectivement 85 % du PIB mondial, produisent 75 % des émissions de gaz à effet de serre. Depuis plusieurs années toutefois, des économistes s’affairent aussi à mesurer l’impact carbone en tenant compte des inégalités à l’intérieur même des pays, par niveaux de revenus. Devant l’augmentation fulgurante des disparités économiques au cours des dernières années, scruter les inégalités entre pays a effectivement ses limites. 

Le rapport sur l’iniquité carbone d’Oxfam, mis à jour en 2020, qui examine les émissions liées à la consommation, démontre qu’entre 1990 et 2015, les 10 % les plus riches de la population mondiale d’alors (630 millions de personnes) ont été responsables de 52 % des émissions de carbone entre 1990 et 2015. Le 1 % le plus riche, soit 63 millions de personnes, a engendré 15 % des émissions cumulatives, soit l’équivalent du double des 50 % les plus pauvres de la population mondiale.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement évalue que le 1 % le plus riche devrait réduire son empreinte carbone de 30 fois pour respecter les engagements de l’Accord de Paris, tandis que les 50 % les plus pauvres pourraient encore augmenter leur empreinte carbone plusieurs fois, tant ils contribuent peu au problème. La tragique ironie de la crise climatique, c’est que ce sont pourtant eux qui en souffrent le plus.

Nous sommes loin d’être tous égaux en matière d’impact carbone. Une approche axée sur le changement des comportements individuels ou qui s’appliquerait à tous uniformément, sans tenir compte de ces iniquités, serait inefficace, voire régressive.

On peut penser aux émissions du transport aérien, un secteur notoirement polluant et où il est technologiquement difficile de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Or, tous les vols n’ont pas le même impact carbone. Un vol en classe affaires, et plus encore en jet privé, sera plus polluant qu’un voyage en classe économique, car moins de passagers équivaut à plus de départs. Surtout que les ultrariches prennent l’avion à une fréquence disproportionnellement élevée. Par exemple, des données recueillies en 2017 par l’International Council on Clean Transportation, une ONG indépendante, ont révélé qu’un peu plus de la moitié des adultes américains ne voyageaient jamais en avion et que les deux tiers des vols étaient attribuables à 12 % de la population. Une personne qui va visiter sa famille à l’étranger une fois par an n’a donc pas le même impact que les milliardaires qui prennent l’avion comme d’autres un taxi.

***

Il n’est pas étonnant de constater que, au cours des dernières années, la forte accélération de la concentration de la richesse entre les mains d’une minorité fortunée et de quelques multinationales tentaculaires s’est effectuée en tandem avec l’augmentation mondiale des émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas un hasard si l’affaiblissement du régime fiscal et l’érosion des services publics dans plusieurs pays industrialisés se sont accompagnés d’un blocage ou d’un ralentissement de l’adoption des politiques publiques rigoureuses nécessaires pour aplatir la courbe des émissions de GES. Les ressources abondantes dont disposent ces élites ultrariches accentuent leur poids dans les décisions prises par les politiques, ce qui consolide les inégalités.  

Apple, l’entreprise la plus rentable au monde, a payé pendant des années seulement 0,005 % d’impôt sur ses profits grâce à un arrangement spécial avec l’Irlande ; ProPublica a révélé récemment que certaines années, des milliardaires comme Elon Musk, Jeff Bezos, Michael Bloomberg et Warren Buffett n’avaient versé aucun sou au gouvernement américain en impôt sur le revenu. On sait également que 20 entreprises du secteur des énergies sont responsables de plus du tiers des émissions mondiales de GES, et que plusieurs d’entre elles dépensent chacune plus de 240 millions de dollars par année en lobbying contre des politiques climatiques. 

Le soutien public à une action plus rapide pour lutter contre le réchauffement climatique se raffermirait dans le cadre d’un système fiscal plus progressif. Pour emprunter les mots des Gilets jaunes, qui s’opposaient à une taxe sur le carburant en France : « Les élites parlent de fin du monde quand nous, on parle de fin du mois. » 

Il est donc urgent d’adopter des mesures qui visent à partager la richesse — et le pouvoir. 

C’est le cas, notamment, de l’impôt sur les grandes fortunes. Selon le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), un institut de recherche indépendant, un impôt annuel de 1 % sur les fortunes supérieures à 20 millions de dollars rapporterait au fisc environ 10 milliards par an. Le Canada est également le seul pays du G7 qui n’impose pas les successions. Une autre étude du CCPA montre qu’un impôt sur les successions de plus de 5 millions générerait des revenus annuels de 2 milliards. Dans un livre publié récemment, Share the Wealth !, le directeur des politiques du NPD, Jonathan Gauvin, et l’économiste Angella MacEwen préconisent un éventail de mesures pour partager adéquatement la richesse. En plus d’imposer les fortunes individuelles, ils proposent de pourfendre les échappatoires fiscales, d’augmenter l’impôt sur le revenu du 1 % le plus riche, de s’attaquer aux paradis fiscaux et de hausser l’impôt sur les sociétés.

Plusieurs pays ont adopté des politiques en ce sens récemment, notamment pour renflouer les coffres de l’État et pour financer la relance post-COVID. Les ministres des Finances du G7 ont annoncé il y a quelques jours leur intention de fixer un taux d’imposition mondial sur les sociétés d’au minimum 15 % — une percée majeure, quoique inadéquate. La Commission indépendante pour la réforme de l’impôt international sur les sociétés, un collectif d’experts favorables à une réforme vigoureuse de la fiscalité internationale, recommandait plutôt un taux de 25 %, qui permettrait de lever près de 950 milliards de dollars canadiens, tout en laissant aux multinationales les trois quarts de leurs profits nets.

Ces revenus substantiels pourraient non seulement renflouer les coffres des États, endettés en raison de la pandémie, mais aussi financer à long terme les investissements climatiques massifs dont nous avons impérativement besoin. Rappelons que selon nombre d’experts, c’est 2 % du PIB d’un État qui devrait être alloué annuellement à l’action climatique, soit l’équivalent de 40 milliards de dollars au Canada.

Mieux partager la richesse, c’est donc faire d’une pierre plusieurs coups pour le climat : réduire les émissions de GES des ultrariches, redistribuer le capital économique et l’influence politique — dont la concentration augmente l’intensité carbone — des grandes sociétés, et nous donner des moyens supplémentaires pour répondre à l’urgence climatique. Sans oublier que la cohésion sociale, fortement corrélée avec l’égalité économique, est un outil dont nous ne pourrons nous passer pour faire face, en nous serrant les coudes, à une crise aussi injuste.

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Vos exemples de personnes riches boitent

Vous connaissez très mal Elon Musk pour l’associer à l’idée que vous tentez de faire comprendre.

Il n’y a pas une personne au monde plus active, influente et capable financièrement qu’Elon Musk pour réaliser les objectifs de Climate Action Network Canada.

Apprenez à connaître Elon Musk et vous allez savoir que toutes ses entreprises sont reliées la mission « d’accélérer la transition vers un avenir durable pour l’humanité ». Toute sa fortune y passe, sa peau est dans ses entreprises et il ne se prend qu’un salaire minimum symbolique.
Il dépense beaucoup plus d’argent pour l’humanité que ce que des impôts pourraient faire de son argent.

N’avez vous pas peur que tout cet argent en impôt irait en subventions aux pollueurs comme on fait aujourd’hui avec nos impôts; comme acheter un pipeline, les milliards qui vont en Alberta pour encore plus nous polluer, tous ces millions qui vont en fumée comme GNL, gaz de fracturation etc…

Attaquez-vous à ceux qui dépensent nos impôts dans des projets de barbons sans imagination comme les forages en mer, d’éthanol, d’hydrogène et
à ces milliardaires qui puent et qui tuent,
et font leurs fortunes au dépens de la santé publique en détruisant tout sur leur passage.
Ce sont les milliardaires du fossile sans moral ni conscience sociale qui nous entraînent dans ce trou toxique du fossile.

@ Cher Daniel Grant,

J’espère que vous ne me tiendrez pas trop rigueur, si je ne suis pas vraiment d’accord avec vous.

J’aimerais vous signaler qu’Elon Musk est devenu en 2020 selon Bloomberg avec environ 190 milliards de dollars US, l’homme le plus riche de la planète. Il a certes été détrôné depuis peu par le bon Jeff Bezos, se contente désormais de maigres avoirs estimés aux alentours de 175 milliards d’USD seulement (attendez que je prenne mon mouchoir pour étancher mes larmes en raison de ce revers de fortune…).

Je ne saurais nier le fait que monsieur Musk se préoccupe de la cause environnementale. Néanmoins, c’est un homme d’affaire redoutable qui a très bien compris où peut se prendre et se faire la richesse actuellement.

S’il était ce bienfaiteur de l’humanité que vous souhaitez nous présenter, il pourrait en faire un peu plus pour ses compatriotes Sud-Africains qui croupissent encore par millions dans des Townships ; édifier pour eux des villes bioclimatiques par exemple. J’offre même en tant qu’architecte de les dessiner gratuitement. Cependant, il préfère plutôt capitaliser sur la planète Mars qui tout dépendamment des richesses exploitables, pourrait très bien devenir le prochain Klondike.

Je suis au regret de vous dire que monsieur Musk ne dépense pas toute sa fortune dans le développement durable, comme vous l’affirmez. Pour la bonne et simple raison qu’il doit rendre des comptes à ses actionnaires et qu’il doit verser de généreuses pensions alimentaires à ses ex….

Par le biais entre autre de sa Fondation : « OpenAI » basée à San Francisco, une fondation à but lucratif, il peut en toute légalité gagner de l’argent et sauver de l’impôt. Ça sert à ça les fondations.

Caroline Brouillette montre combien il y a des échappatoires pour payer moins d’impôts dans le système tel qu’il est configuré. Plaise ou ne plaise pas, pour réduire globalement notre emprunte carbonique, il ne serait probablement pas inadéquat de revoir de quelle manière sont calculés les impôts et comment la richesse est en général encore distribuée.

Monsieur Drouginsky
Merci pour votre réaction mais je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites sur Monsieur Musk. Une des raisons pourquoi je suis propriétaire d’une Tesla c’est pcq je crois en sa mission d’accélérer la transition vers un avenir durable pour l’humanité plus toutes les bonnes raisons d’avoir une VE et entre autres celle d’avoir cessé de polluer l’air que vous et vos enfants respirez par ma mobilité.

Je suis d’accord que le régime fiscal doit être ajusté, mais Elon Musk ne fait pas les lois et comme tout citoyen honnête il suit les règles fiscales comme les autres pour ne pas nuire aux intérêts des ses entreprises. Changeons les lois.

Appréciez quand même que les profits de ses entreprises vont dans la croissance et R&D, pas dans les paradis fiscaux
et comment les média qui ne comprennent pas ce génie déforment cette situation en pertes.
Il faut écouter E.Musk lui-même expliquer pourquoi aller sur Mars, il est dangereux pour l’humanité d’attendre les dirigeants qui se traînent les pieds pour nous sortir de cette destruction massive du pétrole, ça nous prend des génies comme E.Musk pour faire avancer les choses.

Il est sûr que d’arriver à la position de l’homme le plus riche au monde suscite toutes les émotions possibles à l’échelle humaine,
mais de grâce informez-vous comment il en est arrivé. Lisez un livre sur Elon Musk.

Rappelez-vous que les entreprises de E.Musk ne font pas de publicité, son succès vient de la satisfaction des clients transmise de bouches à oreilles

Écoutez les bonnes nouvelles, pas celles qui viennent des média qui ne reçoivent pas de revenu de publicité des entreprises d’Elon Musk,
qui pour augmenter leurs clics ne déversent que des mauvaise nouvelles sur Tesla ou Space X ou Starlink ou Neuralink par exemple et silence sur toutes les avancés de la mobilité électrique qui est 5 ans en avance sur tous les autres.

Demandez-vous pourquoi il est tant attaqué de tout bord tout côté sur les médias menteurs?

Que les barbons sans imagination ne comprennent pas encore qu’on veuille se sevrer du fossile, c’est presque normal, ils nous rejoindront bien plus tard
mais de se faire attaquer par des groupes soi-disant écolos est la chose la plus troublante que je puisse imaginer, ils se tirent dans le pied de colporter les mensonges au sujets de Monsieur Musk.
Il n’a pas d’entreprises plus alignée sur les objectifs de l’accord de Paris que celles d’Elon Musk.

Qui a les moyens financiers de mener une guerre de désinformation contre Elon Musk et ses entreprises, et pourquoi?

Elon Musk déboulonne les idées reçues, nos certitudes, l’ordre établi par le baril de pétrole, vous savez ce veau d’or d’un état pétrolier qui nous maintien dans ce trou toxique depuis un siècle.

Suggestion: quand vous recevez une mauvaise nouvelle sur Tesla c’est normalement des média commandités par les pétroleux, recevant des revenus de publicités de ces pollueurs, prenez un grand respire attendez quelques jours et vous allez lire dans les médias indépendants ces désinformations être démenties pcq eux ne sont pas payé pour déverser des mauvaises nouvelles sur E.Musk.

Et non je vous tiens pas rigueur tant que ça aide à faire avancer le débat et aide à réfléchir.

Il y a beaucoup de bonnes nouvelles autour des entreprises de E.Musk, Cleantechnica est un bon départ, et BestIntesla;

https://cleantechnica.com/2021/04/27/elon-musks-recipe-to-power-the-world-with-renewables-part-2-local-solar-storage/

https://www.youtube.com/channel/UChzFLoyxaX_dBuhT31CezEA

@ Cher Daniel Grant,

Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt à vos propos, je n’en ai pris connaissance qu’aujourd’hui.

Je respecte le fait que vous avez pleinement le droit d’admirer qui bon vous semble. Si ce n’est que l’admiration, c’est un peu comme l’amour, en grande partie fait d’aveuglement (volontaire).

La faiblesse de vos propos vient du fait que vous regardez seulement Elon Musk et non l’ensemble des financiers qui sont derrière ces projets, dont le principal objectif est d’obtenir du rendement. Comme ces fonds d’investissement ne mettent jamais leurs œufs dans le même panier, ils peuvent tout aussi bien déposer le reste de leurs œufs dans d’autres secteurs de l’économie, y compris les plus polluants. Alors, non, je ne pense pas que les règles élémentaires de l’éthique soient encore au rendez-vous.

J’aurais plutôt préféré venant de votre part une analyse un peu plus nuancée. Ce ne sera malencontreusement pas le cas. Peut-être autre fois.

PS : J’ai consulté les informations supplémentaires que vous me soumettez. La solution intégrée proposée par Tesla de produire de l’énergie, la stocker, contrôler l’ensemble du processus de production, du stockage et de redistribution, reste une offre purement commerciale qui vous rend dépendant de Tesla pour l’entretien, le remplacement après dix ans de vos installations et la gestion au quotidien de vos besoins énergétiques (abonnement) ; cette solution permet essentiellement à Tesla d’accroître votre dépendance, significativement sa marge de profits sous prétexte de fiabilité accrue, de maintenance, de simplification et de services additionnels. Cela ne met pas ces progrès à la portée de toutes les bourses.

De plus, les systèmes de stockage de l’énergie sont en constante évolution. Les techniques de stockage chimique (donc finalement assez polluantes) tels que proposées par Tesla pourraient dans un futur proche être concurrencées par d’autres systèmes, électrostatiques notamment qui en plus d’être durables dans le temps fonctionnent très bien avec l’éolien également.

Monsieur Drouginsky

Qui pourrait atteindre la mission d’accélérer la transition vers un avenir durable pour l’humanité autre que Tesla?

Proposez moi autre chose pcq pour ma part je ne vois pas ce qui peut même approcher ce que Tesla a accompli.

Oui il y a beaucoup de bonnes compagnies qui font les choses pour les bonnes raisons sans être trempées dans les magouilles du fossile (IRENA), mais bien intégré comme Tesla c’est plus tôt rare il faudrait me donner des références.

Depuis 2012 que je n’achète plus rien qui fonctionne au pétrole, je n’ai rien vu qui colle à votre compréhension de Tesla.

Monsieur Drouginsky
Donnez moi des exemples et références que je puisse vous comprendre.

Comment savez-vous ce que je sais du côté financier de Tesla. Ne tombez pas dans la fabulation, vous êtes trop intelligent pour ça.

Obtenir du rendement financier n’est pas un défaut aux dernière nouvelles pour toute entreprise qui veut croître.

C’est votre interprétation ou opinion qui est malveillante envers E. Musk mais je peux vous comprendre si vous ne vous fiez que ce que les médias de l’ordre établi (par le baril) nous dégoulinent sur E.Musk,
écoutez plutôt les bonnes nouvelles sur Tesla, et allez faire un essai routier d’une Tesla …c’est bon pour le moral…comme dit la chanson.

La croissance de Tesla va dans le bon sens et au bénéfice de l’humanité et c’est justement due à l’intégrité de Tesla que de plus en plus de mes investissements vont dans l’achat de parts de Tesla. Elon Musk est rassurant pour l’avenir pcq il fait les choses pour les bonnes raisons et je le comprend quand il parle.

Je ne comprend rien quand nos politiciens parlent d’énergie ou d’environnement, ils marchent sur la tête.

Quand un génie comme E. Musk parle et fait les choses
c’est clair, net et précis.

Il faudrait foutre la paix à ce génie …qui pointe le doigt vers la lune (ou vers Mars)…
au lieu de …critiquer son doigt… comme on dit.

@ Cher Daniel Grant,

Merci pour votre rétroaction, cette fois-ci ma réponse viendra plus vite.

Vous me suggérez entre autre de consulter le catalogue automobile de Tesla. Hélas malheureusement, cette merveilleuse compagnie que vous admirez tant ne me propose pas un seul modèle qui corresponde à mes besoins et pas une seul qui corresponde aux sommes que je suis prêt à dépenser pour avoir une auto.

Je roule dans une Toyota de 2003 et en 2021, j’aimerais bien en changer, d’ailleurs mon véhicule est de moins en moins éco énergétique (usure normale, je suppose). Quelle solution Tesla peut-elle m’offrir dans un avenir prochain pour moins de 20 000$ ?

Ce que je vis est vécu par encore quelques milliards d’individus sur cette planète. Les solutions offertes par Elon Musk y compris sur le plan de la fourniture énergétique, visent essentiellement une clientèle aisée choyée par la vie. D’autre part la technologie des solutions de stockage de l’énergie offertes par cette compagnie ne peuvent pas répondre aux besoins de 8 milliards d’être humain.

Le dernier numéro de National Geographic que traite des changements climatiques montre bien l’énorme fracture sociale qui existe non seulement à travers le monde, mais encore dans des cités privilégiées comme Los Angeles. On n’est pas protégé de la même façon lorsqu’on habite les hauts de Beverly Hill ou lorsqu’on survit au milieu des détritus de Korreatown. Ceci a un impact déterminant sur la santé publique, sur l’espérance de vie des individus et donc sur la mortalité.

Elon Musk travaille essentiellement pour le 1%, il est au service du grand capital, c’est par son éducation un pur produit de l’apartheid Sud-Africain. La Chine très critiquée pourtant politiquement, permet au fil des ans de réduire significativement les coûts du solaire.

Vous vouliez des noms, en voici un : la compagnie Huawei qui au fil du temps offre des solutions énergétiques sophistiquées toujours plus abordables qui profiteront tôt ou tard à tous et qui permettront à la Chine d’amorcer leur virage vers la transition énergétique bien plus vite que nous.

Alors, au lieu de constamment critiquer, louangeons les bienfaits du communisme chinois !

Nous savons d’ailleurs tous parfaitement que sans le soutien de l’économie chinoise, la puissance industrielle américaine serait à l’heure où on se parle totalement amochée. Les Tesla et autres Apple de ce monde, ne feraient pas grand-chose s’ils ne faisaient manufacturer leurs inventions ou des composantes de leurs inventions par les Chinois.

L’Orient est rouge et depuis maintenant 100 ans resplendit l’étoile du Parti Communiste Chinois.

J’ai certes des opinions, j’évite cependant d’être malveillant envers qui que ce soit, je n’accepte pas votre condescendance à mon égard parce que je me permets d’exprimer quelques doutes raisonnables sur l’éthique entrepreneuriale d’Elon Musk. D’ailleurs vous n’échafaudez pas le moindre argument qui réfute en quoi que ce soit, quelque forme que ce soit de ma libre expression.

Mais à propos serez-vous de la prochaine expédition sur Mars ? N’oubliez cependant pas que ce que Musk propose, c’est un aller sans retour. On vous aura prévenu….

M. Drouginsky,
je critique vos arguments contre E. Musk qui oeuvre exactement dans le bon sens que l’article de Mme Brouillette tente de faire comprendre, mais à sa façon et qui marche très bien jusqu’à date. Tesla vient de briser un autre record de livraison de VE au deuxième semestre et pour une compagnie qui ne fait AUCUNE PUBLICITÉ ce n’est pas une petite affaire.
Avec plus d’un million de commandes-réserves pour son Cybertruck et Tesla Semi ça montre qu’il fait sa part dans l’avancement vers la mobilité électrique qui fait partie d’un avenir durable pour l’humanité, beaucoup plus que les taxes pourraient faire.

Votre commentaire va à l’encontre que Tesla est la voiture #1 pour sa composition en produits Américains, devant Ford et bien loin devant GM.
https://cleantechnica.com/2021/07/04/tesla-wins-most-american-made-car-title/

Tesla est loin du « Dirty money: Hard NOx » et Dieselgate
Et regardez la satisfaction d’un propriétaire de Tesla;
https://thedriven.io/2021/07/03/impossible-tesla-model-s-does-400000km-on-one-set-of-brake-pads/

Je vous invite à vous informer sur la méthode que Tesla utilise pour arriver à la voiture pour tous les budgets que tout le monde pourra acheter.
Le modèle 2 s’en vient à $25000.

Sur vos autres commentaires à mon sujet, j’aimerait réagir en votre compagnie avec une bière en main.
Si je manque mon coup sur Mars peut-être que je pourrais atteindre une étoile avec le temps, non?
Cessons ces facéties,
c’est hors sujet.

@ Cher Daniel Grant,

C’est toujours un plaisir de boire une bière avec une personne sympathique et… vous m’êtes sympathique.

Je répondrai à votre réplique brièvement : Vous aimez à prendre pour référence des articles du site « cleantechnica.com », mais à toutes fins pratiques, ce site n’est-il pas l’émanation de la firme Tesla ? Ce genre de sites ne sont-ils pas un outil de marketing ? Donc, qui dit marketing, dit publicité. Aujourd’hui Internet, les réseaux sociaux, etc., vampirisent les budgets publicitaires, ce qui a profondément modifié la mise en marché des produits.

Mon second point est que mes commentaires n’étaient pas spécifiques de l’automobile, mais plutôt :
1- De Tesla, qui s’impose de plus en plus comme une compagnie globale offrant toutes sortes de solutions électriques renouvelables. Ce qui est logique puisque leur leadership en VE va très prochainement tomber.
2- Ce que je déplore, c’est que Tesla sur l’ensemble de ses services, reste une compagnie de niche qui cible une clientèle aisée, branchée et qui peut payer des services bien margés.
3- Jusqu’à nouvel ordre les financiers de Tesla ne cherchent pas à casser le marché par le prix. Et tant mieux s’ils peuvent offrir à moins.

Mon dernier point est que la transition écologique et énergétique urgente pour le bienêtre de cette planète ne passe pas spécifiquement par Tesla. Il en faudra bien plus pour parvenir à des résultats concrets. Dans une économie globale et mondialisée, seule une coopération renforcée de toutes les nations permettra de conserver encore un petit espoir pour limiter les conséquences d’une catastrophe d’ores et déjà annoncée.

Seule une conjugaison de toutes les ressources nous permettra peut-être de concevoir un avenir plus serein.

Mon point ultime est que si vous cherchez des génies prenez plutôt pour références Nikola Tesla qui en plus d’avoir contribué à révolutionner la technologie électrique, qui figure comme le précurseur du moteur électrique, était aussi un grand humaniste. Prenez encore Albert Einstein qui avait compris bien des choses que beaucoup d’humains de cette planète ne comprennent toujours pas encore aujourd’hui.

Au plaisir de vous voir en chair et en os si vous le voulez.

Voilà quelques siècles déjà que je ne cesse de répéter que les taxes sur le carbone ne sont pas la panacée universelle, quand elles risquent quelquefois d’aggraver le problème. Je constate avec plaisir que cette chronique de Caroline Brouillette apporte toute la lumière sur cette question. Cela devrait probablement inciter les décideurs politiques à revoir le champ de leurs réflexions… pendant qu’il en est encore temps.

Je vous suis.
Les pollueurs doivent rirent dans leurs barbes avec la tarification du carbone.
Ils n’auront qu’à monter les prix à la pompe à fric.

Qui va finir par payer, c’est le consommateur? Les gilets jaunes l’ont bien compris.

Et si c’est trop cher?

On va subventionner les pollueurs avec nos taxes, pour faire croire ce mensonge encore une fois que même avec cette taxe ce sera encore l’énergie la moins chère.

Et pour tourner le fer dans la plaie, nos dirigeants qui se traînent les pieds vont trouver un moyen de siphonner cet argent du fond vert pour gaver encore plus les pollueurs.

On marche sur la tête, les solutions d’énergie propres existent aujourd’hui.

On ne peut plus entendre que les choses ne changent pas du jour au lendemain.
Ça fait depuis Kyoto qu’on se fait endormir par les bondieuseries de nos dirigeants sur les enjeux de l’environnement.

Ce que nous avons besoins sont des lois de protections, avec des règlements contraignants qui obligent les pollueurs à des résultats mesurables,
c’est ça qui inquiète les pollueurs et leurs armés d’avocats.

Pensons aux menteurs de l’industrie de l’auto avec le Dieselgate avec la pénalité en milliards de $ qui a forcé VW à vouloir tout convertir en mobilité électrique

C’est la règlementation avec résultats mesurables, qui fait changer les choses.

@ Daniel Grant,

Effectivement, des réglementations équitables et bien faites font partie de la solution.

Madame Brouillette

Vous visez les mauvaises cibles de personnes riches.

Votre liste ressemble à de l’information de seconde main colportée par les détracteurs des énergies propres et de la mobilité électrique. C’est surprenant venant de vous qui normalement décrivez bien la situation.

Visez leș milliardaires qui utilisent leur argent pour détruire encore plus la planète comme Gina Rinehart par exemple, une des plus riches femmes au monde, vous savez cette Australienne qui a son jupon noirci par la poudre qui donne les poumons noires aux mineurs, qui veut décimer les montagnes en AB pour sortir encore plus de charbon et contaminer les sources d’eau potable locales.

Bien connu comme donatrice d’institutions spécialisées dans la dé-information sur les changements climatiques, qui supporte les menteurs professionnels qui se baladent dans les congrès, les lobbyistes du fossile qui infestent les corridors des gouvernements, alliée avec les média menteurs des Murdoch,
ou les Koch Bro. qui font aussi pire sinon pire aux E.U.

Pourquoi ne mentionnez-vous pas ces milliardaires qui sont de toute évidence à l’opposé de ce que vous prôné? Les milliardaires de BP de Chevron d’Exxon de Shell de Total qui nous mentent en pleine face, qui font des trous partout sur la planète sans savoir comment réparer les dégâts qu’ils laissent derrière eux?

https://www.theguardian.com/business/2018/jul/21/gina-rinehart-company-revealed-as-45m-donor-to-climate-sceptic-thinktank?utm_source=Council+of+Canadians&utm_campaign=5842ee0056-EMAIL_CAMPAIGN_2021_06_18_04_49&utm_medium=email&utm_term=0_f477a42a0b-5842ee0056-383691792&mc_cid=5842ee0056&mc_eid=4ea7ebb465

ELON MUSK devant une assemblée de PDG du pétrole
https://cleantechnica.com/2021/07/05/when-elon-musk-entered-the-lions-den-7-years-ago-his-response-was-remarkable/

Nous avons besoin de génies comme lui pour nous sortir de ce trou toxique dans lequel l’industrie du fossile nous a entraîné.

Oui on ne peut pas appuyer sur un bouton pour arrêter le fossile demain matin, comme EM dit
mais il y a un autre bouton dont il ne parle pas est celui de cessez l’expansion de cette stupide géo-ingénierie qui nous mène vers notre extinction si on agit pas assez vite.