Tu n’enfanteras point

La population mondiale croît trop vite, selon les scientifiques, et cela va accélérer le réchauffement climatique. Ce qui porte des milliers de jeunes Canadiens à faire une croix sur l’idée d’avoir des enfants. Décision responsable ou réaction exagérée ?

Silhouette : A-Digit / iStockPhoto ; Forêt : Aleksandarelasevic / Getty Images

Emma Lim joue nerveusement avec la fermeture éclair de son coton ouaté, sous la lumière des néons de la bibliothèque de l’Université McGill, à Montréal. L’étudiante en biomédecine de 18 ans est impatiente de montrer son « bébé », et aimerait que la connexion Internet soit plus rapide. Au bout de deux minutes, le site Web s’affiche enfin. À l’écran, sur la page qu’elle a lancée en septembre 2019, la photo d’une forêt en feu occupe tout l’espace. Et, au centre, on peut lire en lettres blanches : « Pas d’avenir, pas d’enfants. Signez l’engagement. » 

En trois mois, plus de 5 300 personnes ont signé ce serment numérique, qui tient en quelques mots : « Je m’engage à ne pas avoir d’enfants tant que mon gouvernement ne leur assurera pas un avenir sécuritaire. » Les signataires sont pour la grande majorité des Canadiens de moins de 25 ans, qui disent avoir peur d’élever leurs enfants dans un monde invivable si les gouvernements ne prennent pas la mesure de l’urgence climatique. Reste à savoir si leur sacrifice en vaut la peine.

La décision de s’engager ainsi a été difficile à prendre pour Emma Lim, qui a toujours voulu devenir mère, confie-t-elle en plaçant une mèche de ses longs cheveux bruns derrière son oreille. Elle conserve une liste de prénoms qu’elle a rédigée à l’adolescence. Elle n’ouvre plus le document depuis qu’elle a décidé de ne pas avoir d’enfants. « Pour un garçon, mon prénom préféré était Charles, et pour une fille, Iseult. »

Avec ce site Internet, elle espère faire réagir les adultes. « J’aimerais qu’ils comprennent à quel point on a peur de l’avenir, et qu’ils écoutent les scientifiques qui nous disent que la surpopulation est un grand danger pour la planète », explique-t-elle.

Emma et les signataires de l’engagement ne sont pas les seuls à déclarer ne pas vouloir d’enfants pour des raisons environnementales. Le terme ginks, pour green inclination, no kids (engagement vert, pas d’enfants), a fait son apparition au cours des dernières années afin de désigner ces personnes. L’inquiétude est plus forte chez les jeunes : 46 % des « milléniaux » du Canada estiment que mettre au monde moins d’enfants est une bonne solution pour sauver la planète, selon un sondage Léger mené en mars 2019. Les baby-boomers ne sont que 33 % à partager cet avis. 

Le nombre d’habitants sur la Terre passera de 7,7 milliards aujourd’hui à 9,7 milliards en 2050, selon l’Organisation des Nations unies. Une croissance qui, ajoutée à celle de la consommation, aura des effets catastrophiques, ont démontré des scientifiques : manque de ressources en eau et en nourriture, hausse des déplacements de population, destruction de la biodiversité, épuisement des terres agricoles… 

S’appuyant sur ces données, 15 000 scientifiques de 184 pays affirmaient en novembre 2017, dans un manifeste publié dans la revue BioScience et dans le quotidien français Le Monde, que « l’humanité [courait] à sa perte », notamment à cause de son incapacité à « limiter adéquatement » la croissance de la population mondiale. Dans la foulée, en octobre 2018, des scientifiques européens publiaient dans Le Monde une tribune intitulée « Freiner la croissance de la population est une nécessité absolue ». 

« On fait comme si démographie et environnement étaient deux sujets séparés, alors qu’ils sont indissociablement liés », écrivaient-ils. 

C’est en lisant les chiffres de l’ONU sur l’accroissement mondial qu’Emma Lim a décidé de créer l’engagement Pas d’avenir, pas d’enfants. Elle a lu de nombreux articles sur le sujet, et une étude en particulier a retenu son attention.

Celle parue en juillet 2017 dans la revue scientifique en libre accès Environmental Research Letters. Des chercheurs de l’Université de Lund, en Suède, y ont établi « qu’avoir un enfant de moins dans les pays développés » était 25 fois plus efficace pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) que vivre sans voiture. Et 73 fois plus efficace qu’adopter un régime végétarien.

Les données scientifiques qui angoissent les jeunes sont réelles. Mais c’est catastrophiste pour un jeune Canadien de se considérer comme responsable de la population mondiale.

Solène Lardoux, professeure au Département de démographie de l’Université de Montréal

« Avoir un enfant de moins par famille dans les pays développés » aurait autant d’effet que toutes les autres actions individuelles réunies. L’énoncé frappe l’imagination. Toutefois, les auteurs de l’étude précisent dans leur rapport qu’ils ont calculé l’empreinte carbone des enfants « en fonction de celle des parents », sans prendre en compte les possibles modifications du mode de vie des générations suivantes. Leur calcul ne tiendrait plus la route dans le cas, probable, où les enfants réduiraient considérablement leur empreinte carbone par rapport à celle de leurs parents dans les pays les plus riches.

« Les données scientifiques qui angoissent les jeunes sont réelles », convient Solène Lardoux, professeure au Département de démographie de l’Université de Montréal. « Mais c’est catastrophiste pour un jeune Canadien de se considérer comme responsable de la population mondiale. Déjà qu’au Québec et au Canada, bien des femmes ont moins d’enfants que ce qu’elles souhaiteraient ! » dit-elle en se basant sur les données de Laurence Charton, chercheuse à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), selon lesquelles les femmes désireraient avoir deux enfants en moyenne, alors que le taux de fécondité est de 1,6 enfant par femme. Avec le vieillissement de la population, le Québec est loin de souffrir d’un problème de surpopulation.

L’environnementaliste Diego Creimer, qui organise des colloques sur divers thèmes environnementaux pour la Fondation David Suzuki, a vu apparaître les questionnements des participants sur la pertinence d’avoir ou pas des enfants pour sauver la planète. « Depuis deux ans, quand vient le moment des questions, je sais qu’elle va m’être posée. Les gens culpabilisent à l’idée d’être parents », raconte le coauteur de l’ouvrage Demain, le Québec : Des initiatives inspirantes pour un monde plus vert et plus juste. Chaque fois, Diego Creimer répond la même chose : la fécondité n’est pas le sujet. Le problème, c’est la relation intenable que nous entretenons avec la nature et les ressources naturelles. 

Les Québécois doivent-ils arrêter de faire des enfants qui surconsomment ? Oui. Doivent-ils arrêter de faire des enfants écoresponsables ? Non.

« C’est nous, les pays riches, qui polluons le plus. Et les pays qui ont le moins de ressources sont les premières victimes du réchauffement climatique auquel on contribue si fort », dit Diego Creimer. Actuellement, un Québécois émet 9,6 tonnes de CO2 par année. Au Niger — où le taux de fécondité est estimé à près de sept enfants par femme —, chaque Nigérien émet 0,1 tonne de CO2 par année. Les pays du G20, comme le Canada, ont généré à eux seuls 80 % des émissions de gaz à effet de serre en 2018. 

Agir sur deux fronts, c’est ce que préconisent les études et les lettres d’alerte des scientifiques concernant la surpopulation : il faut que les pays les plus riches revoient leur façon de consommer et diminuent sérieusement leurs émissions de gaz à effet de serre, et il faut baisser les taux de fécondité dans les régions du monde où ils sont trop élevés, notamment en misant sur l’éducation des filles et des femmes. Des études de l’ONU et de la Banque mondiale ont en effet révélé qu’une femme scolarisée pendant 12 ans aura en moyenne cinq enfants de moins qu’une femme sans instruction. 

Quand on lui soumet les arguments de Solène Lardoux et de Diego Creimer, Emma Lim hoche la tête vigoureusement. Bien sûr, elle le sait, la priorité, c’est d’arrêter de surconsommer. Avec ses amis, elle essaie d’être une écocitoyenne exemplaire : pas ou peu de viande, pas de voyages en avion, pas d’auto et pas de vêtements neufs. 

N’empêche, Emma Lim et les jeunes signataires de son engagement sont aussi inquiets de mettre au monde un enfant sur une planète où les scientifiques annoncent une augmentation des feux de forêt, des crues, des sécheresses, des problèmes de santé et des inégalités sociales. « Notre génération a peur au point de ne plus vouloir enfanter, dit Emma Lim. On doit vivre avec une anxiété que les générations précédentes n’ont pas connue. » 

L’étudiante en biomédecine garde espoir que les gouvernements mettent en place une transition des énergies fossiles vers les énergies vertes, et qu’ils prouvent leurs bonnes intentions en annulant des projets que les environnementalistes dénoncent, comme le terminal maritime de kérosène de Montréal-Est pour alimenter des aéroports ontariens, ou le projet gazier GNL Québec. Si le réchauffement climatique recule un jour, et qu’elle devient la maman d’une petite Iseult ou d’un petit Charles, elle s’engage d’ores et déjà à leur donner une éducation pleinement écocitoyenne. 

À quoi ressemblent-ils, ces enfants fictifs, dans l’imagination d’Emma ?

« Ça dépend, ça change selon la personne avec qui je rêve de les avoir ! » répond-elle en rougissant. Pour la première fois depuis le début de notre conversation, son visage s’éclaire et elle est prise d’un fou rire. « Mon premier critère de sélection, ce ne sera pas la beauté de la personne, mais plutôt son bilan carbone ! »

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9 commentaires
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Je comprends parfaitement Emma de ne pas vouloir d’enfants,
moi je suis rendue à un âge respectable et quand je regardes
les enfants ROI d’aujourd’hui, c’est sûr qu’il ne faut pas les placer
tous dans le même panier, je me dis que ça ne peut pas
continuer ainsi, il faut du changement dans la façon de penser
des parents à ne pas tout donner à leurs enfants, est-ce qu’on verra ça dans le futur, je suis incapable de le dire.

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Bravo, il faut être brave pour faire ce choix. Je suis de tout cœur avec vous mais personnellement, je trouve triste que des personnes intelligentes avec cette ambition n’aient pas d’enfants parce qu’ils vont faire des enfants fantastiques qui vont avoir cette ambition également et que c’est grâce à ces enfants qu’on va pouvoir changer les choses. Et ceux qui ne se posent pas la question vont continuer à faire des enfants qui vont continuer à détruire notre planète.

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Oui, madame ! « Yes, Sir ! » En plein dans l’mille. Bravo, Valérie.

Là est LA Question. Inextinguible bonne question.

Ado, avais-je eu semblable idée. En profonde cogitation philo-existentielle, lisant les Sartre et Camus, Nietzsche et Dostoïevski, Pascal et Descartes, j’avais songé à proposer qu’afin de comme jouer l’tour (à qu[o]i?), nous cessions, tou.te.s, de procréer.

Les proposant.e.s de non-enfantement ont un solide précurseur-promoteur en la personne du philosophe David Benatar. Soutenant que l’humanité terrestre, ‘as a whole’, « is a disaster ». Qui plus est, irrécupérable : « Better Never to Have Been: The Harm Of Coming Into Existence ».

Ce questionnement, donc, tant essentiel qu’existentiel, est vieux comme Adam. C’est le cas de le dire. Puisqu’on le voit apparaître sitôt l’Homme ‘créé’. La ‘game’, pour ne pas dire la ‘gamique’, aurait sévi déjà aux origines premières.

Voit-on, en effet, un-l’bon-dieu d’abord suprêmement déçu d’errement adamique, puis non moins découragé ensuite du comportement violent de sa terrestre humaine ‘création’. Au point de décider de l’anéantir. Déjà.

Après s’être ainsi repenti d’avoir créé l’Homme sur Terre, se serait-il ensuite repenti de l’avoir englouti sous d’énormes flots. Comme on peut voir, donc, l’ambivalence existait aussi chez/pour l’bon dieu. Et il y a plus.

Tant en judaïté biblique qu’en islamité coranique, constate-t-on qu’Adam n’était pas n’importe qui pour l’bon dieu. Ç’aurait été son Préféré de par les mondes. D’où ses ostinations avec le Satan, qui, lui, arguait à peu près la même chose qu’aujourd’hui D. Benatar, savoir qu’il n’y aurait rien de bon à attendre de l’humain terrestre, qu’avec lui, ça ne saurait jamais tourner qu’à la catastrophe ultimement.

Qui a (eu) raison? Devinez. En tout cas, la ‘polémique’ n’est pas sans fondement.

Cesser d’enfanter? Peut-être là où on pollue, détruit ou (s’entre)tue plus qu’ailleurs. Mais sûrement pas partout, universellement. Sinon, que resterait-il? Comment ne pas affaiblir, plus encore, l’humanité, en en extirpant ce qui s’y trouve de plus ‘mignon’, de plus ‘intéressant’, de plus intelligent, de plus vivant, de plus dynamique, de plus encourageant, de plus prometteur: des bébés, des enfants, des ados, qui, grandissant, peuvent, elles/eux, soutenir, aider l’ensemble du corps social, innover, apporter de nouvelles idées, entreprendre différemment, oser, néo-investiguer, chercher, trouver, faire? Ah, si comme suggère implicitement ou explicitement Benatar, l’humain est ‘basically’ une ‘mauvaise construction’, jeune ou vieux pourrait n’y jamais rien changer. Mais qui sait? Qui sait si on n’« apprendrait » pas, si on n’évoluerait pas, si on ne s’« améliorerait » pas, même humain…, si peu soit-il, avec le temps? Qui sait?

Chose certaine, en n’enfantant plus, on s’assurerait de faire et penser toujours plus vieux, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Si bien que là ne semble pas être la ‘trouvaille’ du siècle.

On a déjà un taux de natalité en dessous du taux de remplacement de la population, de sorte que, si on veut garder une population stable dans bien des pays développés, on favorise l’immigration. Et le problème avec bien des immigrants, c’est qu’ils n’ont pas de conscience environnementale.

L’autre problème, c’est que ce sont les pays riches qui se préoccupent de l’environnement. Il faut donc rester riches et favoriser la richesse (et l’éducation qui y mène) dans les pays pauvres, ce qui va les amener aussi à surconsommer avant de se préoccuper de l’environnement. Vous voyez le problème?

Finalement, si les pays riches trouvent des façons efficaces de diminuer leur empreinte carbone, les pays en développement pourraient éventuellement suivre leur exemple. Il faut donc trouver des moyens économiquement efficaces, et l’un de ces moyens est le développement de sources d’énergie renouvelables (solaire, éolien et hydro) et l’énergie nucléaire (haut rendement, peu dispendieuse).

Il faut aussi se rendre compte que les initiatives personnelles n’ont que peu d’effet sur l’ensemble. Par contre, on peut d’une certaine façon forcer davantage ces initiatives, de la part des gens et des industries, en mettant une taxe carbone incrémentielle, taxe qui servirait à développer des énergies plus vertes et à subventionner certaines initiatives.

Au Québec, on devrait remplacer tous les appareils de chauffage au gaz naturel et au bois par des appareils électriques. Ça coûte moins cher que les voitures électriques et on peut remplacer ces appareils beaucoup plus rapidement, et à moindres coûts. Développer un parc de voitures électriques est aussi important, mais c’est un projet qui demande beaucoup de temps et d’investissements, pour un effet annuel faible sur le total des gaz à effet de serre. Par exemple, si tous les Québécois n’achetaient que des voitures neuves électriques à partir d’aujourd’hui, cela ne diminuerait nos émissions de carbone que de 1% par année.

Bref, les initiatives personnelles ne feront pas grand-chose pour améliorer l’environnement, ça prend des initiatives majeures de la part des industries et surtout des gouvernements pour faire changer les choses.

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Excusez moi, mais vous tenez exactement le langage qu’on veut que vous teniez. Pensée unique.
Toujours taxer, encore et encore ! Et en fin de compte, c’est toujours le plus petit qui paye pour les gros qui, pendant ce temps, continuent d’empocher et qui se foutent complètement de la misère du petit monde.
Le jour où vous aurez tout mis ¨électrique¨ monsieur, que pensez-vous qu’il va se produire ? Je vous laisse réfléchir et répondre avec un petit indice… monopole= ???…= $$$$$$$.
Vous croyez sans doute à l’utopie des ressources renouvelables comme le vent et le solaire. Juste pour votre maison, vous auriez besoin de 100 panneaux solaires de 300Watts, soit environ 800 pieds carrés de terrain ou toiture et remplir votre sous-sol de batteries pour accumuler votre énergie pour environ 2 ou 3 jours de chauffage/éclairage/eau chaude et autres besoins. Je le sais, j’ai 500 Watts de panneaux à mon chalet, et c’est à peine si je peux me faire griller 4 rôties de suite et mes batteries s’écrasent lamentablement.
Alors, si en plus vous sortez les poêles à bois (combustion lente) de votre maison, je vous souhaite bonne chance pour passer l’automne. Quant à l’hiver, n’y pensez même pas !
Pour les voitures électriques, leur fabrication pollue autant que les voitures ordinaires, et leurs batteries n’ont pas encore vraiment trouvé une utilisation secondaire, donc, encore de la pollution sans compter les terres rares utilisées qui seront sans doute jetées avec elles.
Il y a toujours le nucléaire, mais toute source d’énergie a un contre-coup et contre-coût.
Alors, avant de fermer les robinets des pipelines, pensez y à deux fois.

¨ Avoir un enfant de moins par famille dans les pays développés » aurait autant d’effet que toutes les autres actions individuelles réunies. ¨
Bizarre cette phrase quand même. Dans les pays développés, les femmes ont en moyenne 1.6 enfants. Un de moins, ça donne quoi ? 1 femme sur 5 (environ) n’aurait pas d’enfant ? On tire ça comment ? à la courte paille ? Une famille qui n’a pas d’enfants, on appelle ça des ¨célibataires¨ !
La terre actuellement est capable de nourrir tout son monde. Malheureusement, il y a deux problèmes dont celui qu’on a nommé, la ¨surconsommation¨ , et l’autre, qu’on n’a pas nommé et qui s’appelle le ¨gaspillage¨. Et comme dit notre ¨monsieur¨ McSween; ¨En as-tu vraiment besoin ?¨
As-tu besoin de 20 chemises, T-shirt, paires de bas, 15 bobettes, 10 paires de soulier, 5 paires de bottes, manteaux d’hiver, 3 TV, I-Pad, Cellulaire, 2 autos, 2 skidoo, 2 VTT ? Et tout ça que tu remplaces au bout de 2 ou 3 ans ?
Il se jette plus de 40% de nourriture par an dans le monde ¨civilisé¨ par pure caprice visuel et parce qu’on a trop mangé ! Sans ces pertes, les famines seraient éradiquées à jamais (si on ne compte pas les guerres qui provoquent bien des malheurs).
Alors, le fait de ne pas vouloir d’enfants sous prétexte que l’espèce humaine est menacée, c’est comme dire à nos mères et grand mères qui ont connu la guerre qu’elles n’auraient pas dû se faire engrosser sous prétexte que d’autres guerres étaient possibles suite à l’autre. Il y a bien des prophètes de malheur qui ne seraient pas là aujourd’hui pour faire peur au monde.

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Le problème no.1 est notre surconsommation et on peut avoir des bébés si on n’achète pas des couches jetables, des VUS pour les voiturer, quatre sortes de chaises ( repos, repas, transport,jouer) une chaise haute et les genoux d’un parent quand on sort c’est assez,une poussette c’est assez, ils ont des montagnes de jouets de plastique c’est trop,des fêtes d’enfants dignes des galas c’est exagéré, et j’ajouterai pour qui se prend-on quand on ne croit pas que les futurs enfants seront plus intelligents et plus évolués que nous ?

Il ne faut pas sous-estimer le problème de surpopulation ni de l’avenir loin d’être rose des enfants qu’on met au monde. La Chine a réagi il y a plusieurs années pour limiter sa surpopulation en interdisant aux familles d’avoir plus d’un enfant. Elle a abandonné cette politique depuis mais la conscience du problème est toujours vraie.

Pour les gens consciencieux, reste la question de mettre au monde des enfants qui auront à faire face à un avenir très drabe, voire noir. S’il est vrai que c’est une question d’opinion et que la crainte des changements climatiques est peut-être une chimère, il n’en reste pas moins que des gens qui voient l’avenir comme très noir hésitent à y plonger leurs enfants. On a beau vivre dans un pays développé, c’est probablement nos pays qui vont le plus être déstabilisés par ce qui s’en vient. Les pays pauvres n’ont que peu à perdre alors que les pays développés en ont beaucoup plus et la chute des niveaux de vie risque d’être dramatique. C’est un pensez-y bien !

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Ce qui est certain, c’est que la population mondiale doit cesser de croître. La planète a des ressources limitées l’humanité ne peux pas croître indéfiniment. Deux enfants maximum par famille serait déjà un objectif dans le bon sens. Au Québec on est déjà en de ça. Ne plus avoir d’enfants au Québec pour tenter de limiter la croissance mondiale est futile et aberrant. Chacun doit faire sa part point. Tous les pays doivent faire leur part. Un problème mondial ne peut se régler que mondialement. Comment on y arrive? C’est une autre histoire. Comme pour le reste il faut d’abord que tous en soient convaincus.

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