Coup de théâtre !

En 2018, quatre complices du milieu culturel ont lancé Ecosceno, un organisme qui optimise le réemploi des matériaux scénographiques.

Photo : Duceppe

Une fois le rideau tombé au théâtre, les décors prennent la plupart du temps le chemin de l’écocentre ou du site d’enfouissement. Et cette histoire se répète au cirque, à la télé et au cinéma. C’est pourquoi, en 2018, quatre complices du milieu culturel ont lancé Ecosceno, un organisme qui optimise le réemploi des matériaux scénographiques. Quand une production se termine, les artisans peuvent proposer leurs éléments de décor à Ecosceno — plancher flottant, faux foyer de pierre, comptoir de bar, etc. Ils versent à l’organisme une somme équivalant à celle qu’ils auraient déboursée pour que les matériaux soient transportés au dépotoir.

En échange, Ecosceno les annonce sur sa page Facebook et les revend de 25 % à 50 % moins cher que leur valeur initiale. Par exemple, 34 tonnes de matériaux issus des décors d’une émission jeunesse de Radio-Canada ont été sauvées des poubelles. L’organisme conseille également les producteurs sur les façons de concevoir des décors écoresponsables, ce qui peut être aussi simple que d’utiliser des vis plutôt que de la colle ou des clous afin d’augmenter le potentiel de réutilisation des matériaux. 

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Des livres au présent et au futur

Français, anglais, algonquin, attikamek, cri, innu, micmac et mohawk. Ce sont les langues dans lesquelles est publiée une collection de neuf livres portant sur l’environnement et le développement durable destinés aux jeunes et moins jeunes des Premières Nations. Les effets des changements climatiques, l’énergie éolienne, les habitats fauniques d’espèces à haute valeur culturelle et les carrières en environnement figurent parmi les thèmes explorés sous forme de contes, de livres illustrés et de bandes dessinées.

Des exemplaires ont été envoyés aux écoles primaires des nations visées, et les ouvrages sont offerts gratuitement en version numérique sur le site de l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL), qui les a produits. Une version audio de certains récits peut aussi être téléchargée en différentes langues. Au moyen de ces publications, l’IDDPNQL espère « participer au renforcement d’un sentiment d’appartenance envers la richesse culturelle des langues autochtones, tout en encourageant les saines pratiques pour la préservation de la Terre-Mère ».