Le Pacte à l’école

Le Pacte pour l’école québécoise invite les directions d’établissements scolaires à prendre des mesures concrètes pour limiter leur empreinte carbone.

Le Pacte pour la transition a un petit frère dans les classes du Québec. Lancé en février dernier, le Pacte pour l’école québécoise invite les directions d’établissements scolaires — du primaire à l’université — à prendre des mesures concrètes pour limiter leur empreinte carbone, comme verdir les cours d’école ou former le personnel à la réalité des changements climatiques.

L’idée a germé dans la tête du psychosociologue Dominic Vézina, ex-coordonnateur au développement durable à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Un poste qui n’existe d’ailleurs plus au Québec, explique-t-il, ce qui l’a incité à passer à l’action afin de rassembler les écoles autour des mêmes objectifs de réduction de l’empreinte carbone. « Au Québec, les écoles agissent seules face aux changements climatiques, de façon disparate, et les actions mises en place reposent souvent sur les épaules d’une seule personne », dit-il.

Le Pacte pour l’école québécoise a été rédigé par une quinzaine d’enseignants et de professionnels du collège Regina Assumpta de Montréal, dont Dominic Vézina, avec le concours de spécialistes, telle l’écosociologue Laure Waridel. Chaque établissement signataire est responsable de la création d’un comité — formé d’enseignants et d’élèves — qui supervisera les initiatives.

« Les gens veulent passer à l’action, mais ne savent pas toujours comment, poursuit l’instigateur du projet. Avec le Pacte, on leur offre un véhicule. C’est un outil de travail complet qui permettra aussi de mobiliser les parents par la bande. » En juin dernier, 46 organisations et établissements d’enseignement l’avaient signé.

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Travailler pour l’environnement

Le nombre de Canadiens œuvrant dans le secteur environnemental et celui des technologies propres a été multiplié par 3,5 de 2015 à 2017. Selon les données publiées en mars par Statistique Canada, plus de 83 000 personnes au pays travaillaient en 2017 à prévenir ou à réduire les dommages à la nature et au climat dans les domaines de l’équipement, de l’agriculture, de la gestion de l’eau, des transports, des énergies renouvelables ou encore des biomatériaux. Ce marché de l’emploi est particulièrement vigoureux dans l’Ouest, où il affiche une croissance de 585 % en Alberta et de 480 % en Colombie-Britannique.

Une présentation de unpointcinq, média de l’action climatique au Québec

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