Le vert vu du ciel

Cinq chercheurs canadiens peuvent désormais compter sur des drones pour dresser un portrait fidèle et rapide de l’évolution de la biodiversité végétale. 

Photo : Marty Meunier / Université de Montréal

Depuis Darwin, la technique pour répertorier des plantes n’a pas vraiment évolué : les données sont récoltées sur le terrain, à la main. Mais les temps changent ! Cinq chercheurs canadiens (dont quatre en poste au Québec) peuvent compter sur des drones pour dresser un portrait fidèle et rapide de l’évolution de la biodiversité végétale. Ces fondateurs de l’Observatoire aérien canadien de la biodiversité (CABO) pratiquent la « spectranomique aérienne » : les végétaux sont identifiés à partir des airs grâce à leur signature spectrale unique, c’est-à-dire comment chacun réfléchit la lumière. « Par exemple, on peut savoir quelles espèces sont présentes sur un territoire et dans quelles proportions, et connaître leur état de santé », explique l’un des scientifiques, Étienne Laliberté, professeur agrégé au Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal.

Cette technologie permettra d’étudier en temps réel les impacts des changements climatiques sur la biodiversité végétale et de détecter, de manière plus précoce, l’arrivée d’espèces envahissantes. Les drones du CABO ont survolé le parc national des Îles-de-Boucherville et le mont Mégantic le printemps dernier pour alimenter la banque de données. Ils seront déployés dans les régions d’Ottawa et de Vancouver ainsi qu’au Yukon d’ici 2020.

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1 $ qui rapporte

Illustration : Stéphanie Aubin

Pour chaque dollar investi dans les forêts urbaines, la société québécoise économise de 2 à 12 dollars, selon Jérôme Dupras, professeur d’économie écologique à l’Université du Québec en Outaouais — et accessoirement bassiste des Cowboys Fringants. Les milliers d’arbres plantés dans nos villes réduisent la consommation d’énergie (moins d’îlots de chaleur et de climatisation), améliorent la santé publique (on respire de l’air plus sain) et participent à la lutte contre les changements climatiques (les arbres captent beaucoup de CO2). Jérôme Dupras a présenté les conclusions de ses études menées à Montréal, Ottawa, Gatineau et Québec au dernier congrès de l’Acfas, en mai 2019.

Une présentation de unpointcinq, média de l’action climatique au Québec

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