Patiner… à l’intérieur

La durée moyenne de la saison de patinage extérieur à Montréal pourrait diminuer de 15 % à 75 % d’ici 2090. Alors, que faire ? 

Photo : Zelma Brezinska / EyeEm / Getty Images

La saison de patinage extérieur est moins longue qu’avant dans les villes berceaux de la Ligue nationale de hockey (LNH), soit Boston, Chicago, Détroit, New York, Toronto et Montréal. C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l’Université Wilfrid-Laurier et de l’Université de Waterloo, en Ontario, qui ont notamment découvert que la période où la température est propice pour patiner dehors à Montréal a diminué d’environ 10 jours depuis les années 1940. Une seconde étude, qui émane de l’Université Concordia, affirme que la durée moyenne de la saison de patinage extérieur à Montréal pourrait diminuer de 15 % à 75 % d’ici 2090, selon les quantités d’émissions de gaz à effet de serre. Ces deux études sont basées sur des données enregistrées sur les patinoires, et non pas uniquement sur la température extérieure, ce qui les rend plutôt fiables. 

Il faudra donc se résigner à aller patiner plus souvent dans les arénas. Heureusement, ces derniers deviennent de plus en plus climato-sympathiques. Construits en majorité dans les années 1960 et 1970, les quelque 425 arénas et 75 centres de curling du Québec avaient jusqu’à 2020 pour remplacer les gaz réfrigérants afin d’être conformes au Protocole de Montréal, signé en 1987 par 24 pays, dont le Canada. Cet accord vise à éliminer les substances destructrices de l’ozone, comme le fréon.

L’aréna le plus célèbre du Québec, le Centre Bell, est d’ailleurs le plus écoresponsable de toute la LNH grâce à son programme Vert le but !, lancé en 2007. Économie d’énergie, recyclage et compostage de près de 100 % des déchets, achats locaux (de la bière aux pains à hot-dogs !) et même recyclage de l’eau de la patinoire font partie des mesures qui ont été prises.

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Ne soyons pas si emballés

Selon l’organisme Zéro déchet Canada, 545 000 tonnes de déchets sont générées au pays à Noël par le papier d’emballage et les sacs-cadeaux. Si on présume que la moitié de ces papiers colorés sont recyclés et que l’autre moitié va aux poubelles, c’est 457 800 tonnes d’équivalent CO2 qui sont émises dans l’atmosphère. Il faudrait planter pas moins de 3 204 600 arbres pour compenser ces émissions de GES ! Recycler choux et rubans, emballer dans un sac ou une boîte réutilisable, ou encore utiliser de vieux magazines ou bien du tissu en guise d’emballage permettrait d’alléger le bilan environnemental des Fêtes.

Une présentation de unpointcinq, média de l’action climatique au Québec.

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