Révolution verte aux Îles-de-la-Madeleine

Plusieurs initiatives ont été mises en branle par l’Université du Québec à Rimouski afin de réduire l’empreinte carbone des Îles-de-la-Madeleine tels qu’un endroit pour revendre du bois ou des fenêtres et une nouvelle technique d’épandage à base de coquilles de palourdes. 

Photo : D.R.

Les Îles-de-la-Madeleine naviguent sur plusieurs fronts pour réduire leur empreinte carbone. À la barre, le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM), affilié à l’Université du Québec à Rimouski, a lancé diverses initiatives pour encourager la mise en œuvre d’une économie circulaire et ainsi diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Sur l’île du Cap aux Meules, la Matériauthèque revend à moindre coût du bois, des fenêtres, de la brique, etc. Ces matériaux récupérés auraient sinon pris la mer puis la route pour être enfouis près de Victoriaville, faute de dépotoir sur place. Selon le CERMIM, les ventes de la Matériauthèque ont évité l’émission de 45 tonnes d’équivalent CO2 de février à août 2018, ce qui correspond à cinq ans d’émissions pour un Québécois (d’après le dernier inventaire, en 2016).

Le CERMIM a également récupéré 350 tonnes de coquilles de palourde qui ont été broyées et étalées sur les terres agricoles de l’archipel. Cette mixture 100 % locale remplace la chaux, habituellement importée pour réduire l’acidité des champs. « Les coquilles broyées enrichissent aussi la qualité des sols, ce qui favorise l’autonomie alimentaire des Îles », se réjouit Mayka Thibodeau, directrice associée du Centre de recherche. Les épandages ont été concluants et le projet-pilote se poursuit.

Mélangées à des sédiments de dragage, des carapaces de crabe et de homard servent également à remplacer le ciment dans la fabrication des roches artificielles destinées à contrer l’érosion côtière. Baptisée « Béton vert », cette initiative du CERMIM profite d’une aide financière d’un million de dollars du fédéral, somme qui servira aussi à mettre en place une usine-pilote pour la valorisation de résidus dans l’archipel.

Enfin, dès 2020, quelque 67 tonnes de denrées, pouvant nourrir 300 Madelinots dans le besoin, seront sauvées chaque année des poubelles grâce à l’instauration d’un système de récupération des aliments.

Merci aux Îles pour l’inspiration ! 

*** 

Coûteux, le carbone

Chaque tonne de CO2 rejetée dans l’atmosphère a un coût pour la société. Quand la température grimpe, par exemple, on consomme plus d’énergie pour climatiser les bâtiments, les hôpitaux accueillent plus de patients, etc. La somme des frais engendrés par cette consommation est appelée « coût social du carbone ». Selon Environnement et Changement climatique Canada, la production d’une tonne de CO2 coûte actuellement aux Canadiens près de 45 dollars, et le montant de cette facture s’élèvera à 75 dollars en 2050. On a donc doublement intérêt à passer à l’action climatique !

Une présentation de unpointcinq, média de l’action climatique au Québec

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