Recycler la mer

Un répertoire des coproduits marins disponibles au Québec, c’est-à-dire des déchets issus de la transformation des produits de la mer, sera bientôt disponible pour les transformateurs et les entrepreneurs.

« Rien ne se perd, tout se transforme. » Cette maxime, Marie-Gil Fortin l’applique à l’industrie de la pêche. Chercheuse industrielle pour Merinov, un centre collégial de transfert de technologie associé au cégep de la Gaspésie et des Îles, elle a visité ces deux dernières années une cinquantaine d’entreprises dans le but de créer un répertoire des coproduits marins disponibles au Québec, c’est-à-dire des déchets issus de la transformation des produits de la mer (arêtes de poissons, carapaces de crustacés, etc.). « Nous estimons la quantité de ces coproduits à 16 000 tonnes par année au Québec, dont environ 11 000 tonnes sont disponibles pour une réutilisation », précise-t-elle.

Lorsqu’il sera mis en ligne dans quelques semaines, ce répertoire public, financé par le Fonds vert dans le cadre du programme Action-Climat Québec, mettra en relation des transformateurs de produits de la mer et des entrepreneurs qui ont des idées pour valoriser leurs déchets. « Par exemple, à Matane, Océan NutraSciences élabore des produits nutraceutiques à base de protéines et d’huile de crevettes, explique Marie-Gil Fortin. Cependant, pour concrétiser des idées, les entrepreneurs ont besoin de savoir quels volumes de coproduits sont disponibles, et sous quelles formes. Le répertoire répondra à ces questions et permettra de donner une seconde vie à la biomasse marine dans une approche d’économie circulaire. »

Une présentation de unpointcinq, média de l’action climatique au Québec.

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