Vive le Québec sauvage : 65 sites où découvrir la biodiversité

Voici des lieux connus, mais surtout moins connus, où découvrir toute la richesse de la biodiversité du Québec. Bonne découverte !

Le Québec regorge de lieux où la nature a conservé ses droits, dont certains écosystèmes, comme des types de tourbières, sont parmi les derniers au monde. Cette biodiversité est d’autant plus accessible que bon nombre de sites parmi les plus riches se trouvent tout près des grands centres.

Montréal/Laval/Montérégie

Martin Beaulieu
1

Archipel d’Hochelaga Archipel d’Hochelaga

Montréal, Repentigny et Verchères

L’archipel d’Hochelaga est formé de l’ensemble des 320 îles situées entre le confluent de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent (les lacs des Deux-Montagnes et Saint-Louis), à l’ouest, et le chapelet d’îles à l’est de Montréal, entre Repentigny et Verchères. Ces dernières, protégées par l’organisme Conservation de la nature Canada et accessibles par quelques coups de pagaie, sont couvertes de prés humides qui fleurissent à la belle saison. La tortue géographique pond ses œufs sur leurs plages sablonneuses.

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Ville de Montréal
2

Corridor forestier de la rivière à l’Orme Corridor forestier de la rivière à l’Orme

Montréal

Le corridor écologique de la rivière à l’Orme, qui se jette dans le lac des Deux-Montagnes, à l’ouest de l’île de Montréal, fait le lien entre plusieurs parcs où l’on trouve des milieux naturels présents sur l’île avant son développement urbain. Du parc-nature du Cap-Saint-Jacques jusqu’au bois Angell, à Beaconsfield, en passant par le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme, on croisera divers écosystèmes forestiers abritant des plantes rares et considérés comme exceptionnels.

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Michel Bourque
3

Réserve naturelle de la Forêt-de-Senneville Réserve naturelle de la Forêt-de-Senneville

Montréal

La plus grande forêt de l’île de Montréal, où l’on trouve des arbres centenaires parmi les hêtres, chênes rouges et pruches, des peuplements forestiers peu communs dans la région, est aussi un territoire de prédilection pour les rapaces qui chassent dans les friches et les champs environnants. Sentier accessible par l’arboretum Morgan, la réserve forestière de l’Université McGill, qu’on peut également visiter.

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CNC
4

Bois Papineau Bois Papineau

Laval

Cette hêtraie de 200 ans située sur une butte sablonneuse, coincée entre trois autoroutes, attire les rapaces : on en a déjà repéré 19 espèces sur les 27 présentes au Québec. On y trouve aussi différents animaux et plantes typiques des milieux humides, en plus des vestiges d’une plage qui bordait le Saint-Laurent il y a 8 000 ans, au moment où la mer de Champlain était drainée par les terres pour laisser place au fleuve actuel.

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André Chevrier
5

Parc de la Rivière-des-Mille-Îles Parc de la Rivière-des-Mille-Îles

Laval

La rivière des Mille-Îles abrite un nombre record de 92 espèces de plantes et d’animaux à statut précaire. Le parc est un refuge faunique géré par un organisme sans but lucratif qui y protège la biodiversité : réhabilitation des tortues et protection de leurs nids, inventaires de chauves-souris, lutte contre les espèces envahissantes et surveillance de l’habitat de deux fleurs particulièrement rares, la carmantine d’Amérique et la lézardelle penchée. Multiples activités nautiques.

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Ville de Rigaud
6

Mont Rigaud Mont Rigaud

Rigaud

Les sentiers de L’escapade donnent accès à une grande variété d’écosystèmes et à une biodiversité qui a beaucoup souffert ailleurs dans cette région en banlieue ouest de Montréal. On y trouve notamment une prucheraie qui compte parmi les plus vieilles forêts du secteur. Grâce à la mobilisation de citoyens et de groupes environnementaux, les environs du mont Rigaud, une colline montérégienne, sont de mieux en mieux protégés et plusieurs espaces ont été reboisés. Diverses activités sur place.

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7

Parc naturel de la Tourbière-du-Bordelais Parc naturel de la Tourbière-du-Bordelais

Saint-Lazare

Cette tourbière cernée de quartiers résidentiels a miraculeusement survécu. Un trottoir de bois permet de sillonner cet écosystème né il y a 8 000 ans, dans lequel on trouve la woodwardie de Virginie, une espèce de fougère très rare, ainsi que la salamandre à quatre orteils, dont l’habitat a largement disparu sous l’effet de l’urbanisation. Cette petite salamandre au dos rouge peut détacher sa queue lorsqu’elle est trop stressée. Ne pas toucher !

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Tourisme région Sorel-Tracy
9

Baie Lavallière Baie Lavallière

Sainte-Anne-de-Sorel

Un paysage digne des bayous de la Louisiane, parsemé d’étroits canaux. Le chenal du Moine et les 103 îles de l’archipel de Sorel peuvent être explorés à bord de l’une des diverses embarcations de la Maison du marais, qui propose plusieurs activités originales de découverte de ces milieux humides pour le public et les groupes scolaires, comme l’examen de boulettes de régurgitation de hibou. La baie en elle-même est considérée comme le plus grand marais aménagé dans l’est du continent.

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Dominic Gendron
10

Île Saint-Bernard Île Saint-Bernard

Châteauguay

L’île, qui fut propriété des Sœurs grises pendant plus de 200 ans, a été presque entièrement transformée en refuge faunique dans les années 1990, et ses milieux humides ont été largement restaurés depuis. C’est l’un des meilleurs sites ornithologiques du Québec, avec plus de 240 espèces déjà observées. Sentiers et rallye familial avec une application mobile. Également très intéressant à Châteauguay, le centre écologique Fernand-Seguin, géré aussi par Héritage Saint-Bernard.

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11

Réserve nationale de faune du Lac-Saint-François Réserve nationale de faune du Lac-Saint-François

Dundee

Reconnue comme une zone humide d’importance en vertu de la convention de Ramsar, un traité international signé en 1971 qui vise la protection des milieux humides, la réserve couverte de marais et de marécages abrite une biodiversité exceptionnelle pour le Québec. On y trouve notamment 650 espèces de plantes ainsi que 23 espèces d’amphibiens et de reptiles, dont plusieurs qu’on ne peut voir nulle part ailleurs dans la province. Des excursions guidées en canot rabaska, proposées par l’Association des amis de la réserve nationale de faune du Lac-Saint-François, permettent de profiter de toute la richesse des lieux. On peut aussi visiter le camp culturel mohawk de l’île Thompson, pour y découvrir les usages traditionnels des plantes, au départ de la réserve de faune.

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Bas-Saint-Laurent

Filles du nord
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Parc côtier Kiskotuk Parc côtier Kiskotuk

Cacouna

Sur une trentaine de kilomètres, le parc côtier Kiskotuk, qui englobe la réserve nationale de faune de la Baie-de-L’Isle-Verte, protège le plus important marais à spartine du Québec méridional, le dernier grand vestige de cet habitat essentiel à la survie du canard noir. Ce site est reconnu comme une zone humide d’importance en vertu de la convention de Ramsar, un traité international signé en 1971 qui vise la protection des milieux humides. Sentiers, camping et centre d’interprétation.

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Mathieu Dupuis / Ville de Rimouski
13

Île Saint-Barnabé et sentier du Littoral Île Saint-Barnabé et sentier du Littoral

Rimouski

Longtemps privée, l’île Saint-Barnabé, à 20 minutes en bateau de Rimouski, appartient à la Ville, qui y a aménagé un camping rustique et des sentiers permettant de sillonner les forêts, friches et milieux humides de cette île de 6 km de long sur seulement 300 m de large. C’est le paradis du grand héron ! Le sentier du Littoral de Rimouski, quant à lui, donne accès au rivage, qui fait partie, de l’ouest de la ville jusqu’au marais de Pointe-au-Père, à l’est, d’une zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) désignée par l’organisme BirdLife International.

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Duvetnor
14

Île aux Lièvres Île aux Lièvres

Rivière-du-Loup

Accessible uniquement grâce aux bateaux de la Société Duvetnor, l’île aux Lièvres, située tout au centre de l’estuaire du Saint-Laurent, entre Rivière-du-Loup et Charlevoix, n’a pratiquement jamais été perturbée par les activités humaines. Elle abrite l’un des principaux sites de nidification de l’eider à duvet, un imposant canard de mer. Duvetnor est autorisée à récolter une partie du duvet dont les femelles garnissent leurs nids, qui est vendu pour fabriquer des couettes et des vêtements de plein air. En juin, les grands groupes de canetons gardés par quelques femelles sont facilement observables depuis les berges de l’île.

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Saguenay–Lac-Saint-Jean

15

Rivière Sainte-Marguerite Rivière Sainte-Marguerite

Entre Saint-Fulgence et Sacré-Cœur 

Officiellement protégée depuis mai 2020 par son statut de réserve aquatique du Québec, la rivière Sainte-Marguerite s’écoule sur une centaine de kilomètres entre les monts Valin et le fjord du Saguenay, dans une vallée glaciaire dont la géologie a favorisé une grande biodiversité. Surtout connue pour ses saumons et truites de mer, que l’on peut pêcher ou observer depuis différentes plateformes, la rivière est aussi bordée de forêts rares et anciennes — on y trouve notamment des thuyas tricentenaires. Plusieurs accès le long de la route 172.

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Suzanne Larouche
16

Battures de Saint-Fulgence Battures de Saint-Fulgence

Saint-Fulgence

Les battures de Saint-Fulgence et l’anse aux Foins constituent la seule halte migratoire pour la sauvagine au Saguenay. À l’automne, le ballet des oies des neiges avec le fjord en toile de fond est inoubliable ! Plusieurs oiseaux rarement observés, comme le râle jaune et le bruant de Nelson, y nichent à l’occasion. Trottoirs de bois tout neuf attendus ce printemps.

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17

Rivière Péribonka Rivière Péribonka

MRC de Maria-Chapdelaine

La forte mobilisation régionale n’a pas suffi à convaincre le gouvernement du Québec de protéger la vallée de cette rivière spectaculaire, encaissée par endroits entre des falaises de 600 m de haut, qui abrite plusieurs écosystèmes rares. On y trouve notamment le plus gros bouleau jaune de l’est de l’Amérique du Nord, âgé de plus de 350 ans, ainsi qu’une harde de caribous forestiers. Le parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean permet d’accéder à diverses sections de la rivière par des sentiers ou en canot, avec des circuits classés faciles.

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R. Pintiaux / Parcs Canada
18

Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

Saguenay et Tadoussac

Emblème du confluent des deux plus imposants cours d’eau du Québec, le béluga peut y être observé — avec le petit rorqual et le plus grand animal sur Terre, la baleine bleue — sans crainte de nuire à sa santé et à sa survie. Les 1 245 km2 de ce parc constituent un rare partenariat entre le provincial et le fédéral en matière de protection d’habitats, ici des écosystèmes uniques dans l’est du continent, soit ceux du fjord et de l’estuaire maritime.

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Québec

Mélanie Jean
20

Marais du Nord Marais du Nord

Stoneham

Cette réserve naturelle protège des marais essentiels pour la qualité de l’eau du lac Saint-Charles, dans lequel la ville de Québec tire une bonne partie de son eau potable. Très appréciés des ornithologues et des photographes, les marais et leur forêt humide sont sillonnés de huit kilomètres de sentiers. Le balbuzard pêcheur est souvent observé en train de pêcher les poissons du lac, s’immergeant presque entièrement pour en ressortir avec sa proie entre ses serres.

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21

Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher

Neuville

Située sur deux plateaux entre la rive nord du Saint-Laurent et la route 138, la réserve est l’un des meilleurs endroits de la région de Québec pour l’observation des oiseaux, en toutes saisons. Les étangs creusés sur des terrains en friche en 1996 par la Société Provancher ont vite été adoptés par la faune ailée ! Sentiers, pistes de ski de fond et de raquette, et initiation à la chasse à l’automne.

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Canards illimités
22

Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente

Saint-Joachim

Protégée depuis 1978, la réserve du Cap-Tourmente est bien connue comme halte migratoire pour les dizaines de milliers d’oies des neiges qui s’y repaissent au printemps et à l’automne. Son marais à scirpe, la plante dont se nourrissent les oies, fut la première zone humide d’importance internationale reconnue en Amérique du Nord en vertu de la convention de Ramsar. Cap-Tourmente, c’est aussi 20 km de sentiers parcourant toute une mosaïque d’écosystèmes où l’on trouve plusieurs espèces menacées, comme le goglu des prés, un passereau au chant qu’on dirait électronique, et le noyer cendré.

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Charlevoix

Mathieu Dupuis / Sépaq
23

Parc national des Grands-Jardins Parc national des Grands-Jardins

Saint-Urbain

Le parc national des Grands-Jardins témoigne des violentes perturbations dont est capable la nature. Feux et épidémies d’insectes y sont plus fréquents qu’ailleurs à cause d’un microclimat provoqué par la barrière naturelle du massif des Laurentides. La sévérité des conditions météorologiques dans certains coins en altitude permet d’observer à seulement une heure de route de Québec une végétation normalement présente 600 km plus au nord. Aussi y survit la harde de caribous de Charlevoix, menacée de disparition : seulement une vingtaine d’individus ont été recensés l’an dernier.

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Mauricie

Nature Action Québec
24

Tourbière Red Mill Tourbière Red Mill

Trois-Rivières

Cette grande tourbière restaurée par la Ville de Trois-Rivières et divers organismes de la région est l’un des quelques endroits du sud du Québec que fréquentent les grues du Canada. On y trouve plusieurs espèces de plantes menacées ainsi qu’une rare pinède grise. Sentiers.

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Pourvoirie Barrage Gouin & Magnan
26

Réservoir Gouin Réservoir Gouin

La Tuque

L’immense labyrinthe lacustre créé par l’érection du barrage Gouin, il y a plus de 100 ans, n’est pas facilement accessible — il faut compter plusieurs heures de route forestière depuis La Tuque ou les Laurentides pour y parvenir. Mais au cœur de la forêt boréale, il est possible de visiter différents territoires protégés, notamment à bord des fameux bateaux-maisons. Gardez les yeux au ciel, vous pourriez apercevoir deux espèces classées vulnérables : le spectaculaire pygargue à tête blanche est présent en abondance, de même que le garrot d’Islande, à l’extrême ouest de son habitat naturel.

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Cantons-de-l’Est

Guillaume Simoneau / CNC
27

Réserve naturelle des Montagnes-Vertes Réserve naturelle des Montagnes-Vertes

Sutton, canton de Potton et Bolton-Est

Née de l’implication de l’organisme Conservation de la nature Canada, la réserve naturelle des Montagnes-Vertes est le plus vaste territoire protégé en terres privées au Québec. À une heure de Montréal, elle abrite 80 km2 de forêts de feuillus et mixtes typiques des sommets des Appalaches, de même que plusieurs espèces menacées. C’est l’un des rares endroits où entendre (et voir, avec beaucoup de chance !) la grive de Bicknell. Plus de 100 km de sentiers.

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28

Sentier nature Tomifobia Sentier nature Tomifobia

D’Ayer’s Cliff à Stanstead

Cette ancienne voie de chemin de fer convertie en parc linéaire multifonction de 19 km accueille de nombreux oiseaux, et on peut aussi y observer facilement la tortue peinte, la tortue serpentine ainsi que la tortue des bois. N’y touchez pas, elles mordent !

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29

Sentiers de la Fiducie foncière de la vallée Ruiter Sentiers de la Fiducie foncière de la vallée Ruiter

Potton

Aux abords de la réserve écologique de la Vallée-du-Ruiter, la Fiducie a aménagé 30 km de sentiers gratuits qui permettent d’approcher cet espace préservé où l’on trouve plusieurs espèces de plantes menacées ainsi qu’une population de papillons lunes, de couleur émeraude, qui comptent parmi les plus beaux et plus grands papillons de nuit du Québec.

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Daniel Hébert
30

Marais Réal-D.-Carbonneau Marais Réal-D.-Carbonneau

Sherbrooke

Utilisé comme champ de tir dans les années 1940, ce milieu humide situé en plein cœur de la ville de Sherbrooke a été complètement nettoyé et restauré dans les années 1990. Il abrite aujourd’hui une faune et une flore typiques des marais, des milieux très riches en biodiversité. Sentiers.

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Outaouais

31

Réserve écologique de la Forêt-la-Blanche Réserve écologique de la Forêt-la-Blanche

Mayo

Cette réserve parcourue de sentiers protège l’un des derniers morceaux de la forêt primitive qui couvrait jadis tout le sud-ouest du Québec. Jamais exploitée et ayant subi peu de dégâts dus à des causes naturelles, comme des feux ou des vents violents, cette érablière à hêtres abrite plusieurs espèces de plantes rares, tels certains carex, si importants pour les écosystèmes québécois que le frère Marie-Victorin disait que s’ils disparaissaient, de vastes régions ne seraient plus que de mornes déserts de boue.

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Sépaq
32

Parc national de Plaisance Parc national de Plaisance

Plaisance

Créé en 2002, le parc fut d’abord une réserve faunique destinée à protéger des marais apparus après la construction du barrage de Carillon sur la rivière des Outaouais. Il abrite une grande diversité d’animaux : on y trouve par exemple 36 espèces de poissons, 12 espèces d’amphibiens et 6 espèces de reptiles, dont plusieurs sont menacées. Camping, sentiers et interprétation de la nature.

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Steve Arena
33

Parc de la Gatineau Parc de la Gatineau

Chelsea

Dans cet immense parc bien connu des amateurs de plein air, à l’orée de l’agglomération urbaine d’Ottawa-Gatineau, se cachent plusieurs espèces qu’on ne rencontre presque nulle part ailleurs, comme la tortue mouchetée, le porte-queue du genévrier, un papillon très rare, ainsi que sa plante hôte, le genévrier de Virginie. Le parc est aussi fréquenté par le petit blongios, un échassier menacé d’extinction. Saurez-vous les trouver ?

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Abitibi-Témiscamingue

Association forestière de l’Abitibi-Témiscamingue
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Réserve de biodiversité des Lacs-Vaudray-et-Joannès Réserve de biodiversité des Lacs-Vaudray-et-Joannès

Rouyn-Noranda

À partir du Parc-Aventure Joannès, où l’on peut jouer au minigolf, faire un parcours d’hébertisme aérien ou se perdre dans un labyrinthe, des sentiers pénètrent au cœur de la réserve de biodiversité, qui abrite forêts anciennes et tourbières grouillantes de vie, où nichent près d’une centaine d’espèces d’oiseaux. Un territoire de 200 km2 désormais protégé grâce aux interventions du chanteur Richard Desjardins.

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Hugo Lacroix
35

Marais Antoine Marais Antoine

Roquemaure

En bordure du lac Abitibi, vaste étendue d’eau peau profonde à cheval sur la frontière Québec-Ontario, on parcourt cet immense marais sur des trottoirs de bois jalonnés de panneaux d’interprétation pour y guetter le râle jaune et d’autres animaux typiques de ces riches milieux humides.

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Hugo Lacroix
36

Lac Duparquet Lac Duparquet

Duparquet

À mi-chemin entre Rouyn-Noranda et La Sarre, le lac Duparquet compte 135 îles. Trois d’entre elles abritent les plus vieux arbres du Québec, des thuyas occidentaux (aussi connus sous le nom de cèdres), dont le plus ancien a environ 1 000 ans. Pourvoirie à proximité et rampe de mise à l’eau à Duparquet, sentiers à la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet.

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Côte-Nord

Étienne Lampron
37

Réserve de biodiversité Uapishka Réserve de biodiversité Uapishka

Réservoir Manicouagan

À 325 km au nord de Baie-Comeau, cette réserve couvre la partie ouest des monts Groulx, un massif de 42 sommets à plus de 1 000 m d’altitude. Dans un paysage de toundra alpine à couper le souffle, on guettera la faune abondante (loups gris, ours noirs, lagopèdes, caribous forestiers, tétras du Canada et renards roux, entre autres) et une flore rare à ces latitudes.

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38

Petit-Havre de Matamec Petit-Havre de Matamec

Sept-Îles

Côtoyant la réserve écologique de Matamec, où nul ne peut pénétrer, le Petit-Havre est un marais salé débouchant dans le golfe du Saint-Laurent, à l’est de Sept-Îles. Plusieurs sentiers traversent une grande variété d’habitats, et le rivage permet l’observation de divers oiseaux marins, comme le harelde kakawi ou le guillemot à miroir.

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39

Rivière Moisie Rivière Moisie

Sept-Îles

Objet d’une réserve aquatique projetée depuis 2008, qui serait l’une des plus importantes de la province, la rivière Moisie joue un rôle central dans la préservation du patrimoine halieutique québécois : elle figure parmi les plus grandes rivières à saumon atlantique, une espèce en grave difficulté. C’est aussi la dernière grande rivière de la Côte-Nord encore épargnée par des ouvrages hydroélectriques. Rafting, expéditions de canot-camping et excursions de pêche au saumon y sont possibles.

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Sépaq
40

Lac Walker Lac Walker

Port-Cartier

Le lac Walker détient le record de la plus grande profondeur connue pour un lac du Québec, avec 280 m. S’étirant sur 33 km et bordé par endroits de falaises de 200 m de haut, il a des allures de fjord. Situé dans la réserve faunique de Port-Cartier–Sept-Îles, en pleine forêt boréale et sur le territoire du caribou forestier, il fait l’objet de discussions en vue de la création d’un parc national. Sentiers, chasse et pêche.

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Valérie Delisle Gagnon / Parcs Canada
41

Îles de Mingan Îles de Mingan

Havre-Saint-Pierre

Tout botaniste amateur doit visiter au moins une fois dans sa vie cet archipel intimement lié à l’œuvre du frère Marie-Victorin. L’auteur de la Flore laurentienne y a en effet passé cinq étés consécutifs, et pour cause : l’endroit abrite plus de 450 espèces de plantes vasculaires, 190 espèces de lichens et plus de 300 espèces de mousses. La lande, notamment, en bordure de mer, est l’hôte d’espèces de fleurs habituellement trouvées en… milieu alpin. Nombreuses activités et divers types d’hébergement possibles à partir de la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan.

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Baie-James

Gaspésie

Mike Dembeck / CNC
43

Pointe Saint-Pierre Pointe Saint-Pierre

Percé

La pointe Saint-Pierre est l’habitat d’espèces d’oiseaux marins, comme l’arlequin plongeur et le garrot d’Islande, qui s’y réunissent par milliers. Le phoque gris et plusieurs espèces de baleines peuvent également être aperçus le long de la côte. Au sud, un sentier donne accès à la pointe Verte, où se trouve l’une des rares forêts intactes du littoral entre Gaspé et Percé.

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Pêches et Océans Canada
44

Banc des Américains Banc des Américains

Gaspé

Première aire marine protégée en 2019 en vertu d’une entente Canada-Québec, ce haut fond qui culmine à 12 m de profondeur, accessible par des excursions en mer depuis Gaspé, est un refuge de 1 000 km2 pour plusieurs espèces en péril, comme la baleine noire, les loups tacheté et à tête large et la tortue luth, l’un des plus gros reptiles au monde.

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Mathieu Dupuis
45

Barachois de Malbaie Barachois de Malbaie

Percé

Ce barachois, séparé de l’océan par une flèche de sable de six kilomètres et situé à l’embouchure de quatre rivières, est l’une des plus grandes lagunes intactes du Québec. Il est l’hôte d’une grande diversité de zooplancton, de pas moins de 25 espèces de poissons et de 240 espèces d’oiseaux. Centre d’interprétation et sentiers. Plus près de la baie des Chaleurs, plusieurs barachois abritent un papillon très rare qui ne vit qu’à cet endroit, le satyre fauve des Maritimes.

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Steve Deschênes
46

Parc national de la Gaspésie Parc national de la Gaspésie

Sainte-Anne-des-Monts

Nulle part ailleurs au Québec on ne trouve une telle diversité d’écosystèmes et d’espèces liée au climat que dans le parc national de la Gaspésie, où, dans un espace relativement petit — 802 km2 —, se côtoient des espèces habituellement séparées par des centaines de kilomètres, comme le cerf de Virginie et le caribou, ou encore l’omble de fontaine et l’omble chevalier. En quelques heures de grimpe au mont Albert, le randonneur passera d’une forêt où les feuillus dominent à la toundra alpine, dont la végétation est plus typique des régions à 1 000 km plus au nord.

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Chaudière-Appalaches

Claude Duchaîne
48

Domaine Pointe-de-Saint-Vallier Domaine Pointe-de-Saint-Vallier

Saint-Vallier

On y trouve plusieurs plantes menacées, endémiques du Québec, comme la gentiane de Victorin, présente uniquement sur le littoral de l’estuaire d’eau saumâtre du fleuve. L’immense propriété, qui comprend un pré, une forêt et un manoir du XVIIIe siècle, a été donnée en 1999 à Conservation de la nature Canada et à l’Héritage canadien du Québec, deux organismes qui en assurent la préservation. Sentiers et activités d’interprétation de la nature et du patrimoine.

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49

Réserve naturelle Jean-Paul-Riopelle Réserve naturelle Jean-Paul-Riopelle

Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues

L’île aux Grues a inspiré de multiples tableaux au peintre Jean Paul Riopelle, qui y a séjourné régulièrement des années 1970 jusqu’à sa mort, en 2002. Convertie en réserve, cette portion de l’île abrite notamment une érablière tricentenaire, des noyers cendrés — une essence en voie de disparition au Canada — et plusieurs espèces de plantes à fleurs menacées. Trois types de rapaces nocturnes y nichent, et les vastes battures attirent oies et canards. Sentiers et panneaux d’interprétation.

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Ville de Lévis
50

Tourbière de la Grande plée Bleue Tourbière de la Grande plée Bleue

Lévis

La Grande plée Bleue est l’une des dernières grandes tourbières ombrotrophes non exploitées des basses terres du Saint-Laurent, un écosystème aquatique pratiquement disparu de la surface de la Terre, nourri uniquement par les précipitations. Chose rare au Québec pour une réserve écologique, elle est ouverte aux visiteurs, sur réservation et avec un guide naturaliste. Cet immense milieu humide est parsemé d’un réseau de 650 mares qui crée de multiples niches écologiques.

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OBV du Chêne
51

Forêt de la Seigneurie de Lotbinière Forêt de la Seigneurie de Lotbinière

MRC de Lotbinière

À l’intérieur de ce dernier grand massif forestier en terres publiques dans les basses terres du Saint-Laurent se côtoient des forêts anciennes et des milieux humides abritant des espèces rares, comme le noyer cendré et la tortue des bois. Un sentier de 16 km suit les méandres de la rivière du Chêne. Accessible à partir de plusieurs municipalités du secteur.

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Patrick Grondin
52

Parc nature Domaine Taschereau Parc nature Domaine Taschereau

Sainte-Marie

Situé dans la Beauce, le parc est constitué d’une mosaïque de riches milieux humides submergés en période de crue par la rivière Chaudière, que l’on peut parcourir sur des trottoirs de bois pour redécouvrir les écosystèmes d’une plaine alluviale aujourd’hui largement disparue. Centre d’interprétation.

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Centre-du-Québec

53

Centre de la biodiversité du Québec Centre de la biodiversité du Québec

Bécancour

Ce musée scientifique entièrement consacré à la biodiversité du Québec offre de nombreuses expositions et activités à l’intérieur et sur les sentiers. Il propose notamment L’écho des origines, un circuit interactif nocturne en forêt réunissant plusieurs œuvres multimédias, pour sensibiliser les visiteurs à l’héritage écologique de la mer de Champlain — qui recouvrait l’ensemble de la plaine du Saint-Laurent, des Laurentides aux Appalaches, il y a 12 000 ans.

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Kim Roberge
55

Parc régional des Grandes-Coulées Parc régional des Grandes-Coulées

Plessisville

Le parc protège une forêt ancienne et la grande tourbière de Villeroy, un vaste écosystème particulièrement bien préservé, susceptible d’être transformé en réserve écologique, le plus haut degré de protection accordé par le gouvernement du Québec. On peut notamment y admirer la platanthère à gorge frangée, une orchidée blanche qui pousse directement dans la sphaigne.

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Laurentides/Lanaudière

Nature Action Québec
56

Corridor forestier du Grand Coteau Corridor forestier du Grand Coteau

Entre Mirabel et Joliette

Ce corridor de 680 km2 qui s’étend d’est en ouest entre des zones boisées et des cours d’eau, au nord de Montréal, assure la connexion entre différents foyers de biodiversité. Une initiative de Nature-Action Québec. Accès à divers sentiers entre Mirabel et Joliette. On peut rapporter ses observations en ligne.

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Association forestière de Lanaudière
57

Réserve écologique des Tourbières-de-Lanoraie Réserve écologique des Tourbières-de-Lanoraie

Lanoraie

Cet immense réseau de tourbières a donné son nom à un lutin authentique : le lutin de Lanoraie, une espèce de papillon diurne qui ne fréquente que les tourbières, découvert à cet endroit en 1939. Un microclimat fait qu’on y trouve des espèces de plantes et d’animaux nordiques et méridionales, à la limite de leur aire de distribution. Visites guidées sur réservation seulement.

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SCIRBI
58

Sentiers d’interprétation de la SCIRBI Sentiers d’interprétation de la SCIRBI

Berthier

Les sentiers de la Société de conservation, d’interprétation et de recherche de Berthier et ses îles (SCIRBI) sillonnent prairies humides et boisés. Trois tours permettent d’observer les 222 espèces d’oiseaux qui fréquentent ces îles du Saint-Laurent situées dans la réserve de la biosphère du Lac-Saint-Pierre. Grenouilles léopards, grenouilles vertes et ouaouarons en quantité.

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59

Ruisseau de feu Ruisseau de feu

Terrebonne

Ce ruisseau qui tire son nom de la présence d’un ancien moulin à bois dont les stocks de copeaux prenaient souvent feu a bien failli être avalé par l’urbanisation. Dans les dernières années, la Ville de Terrebonne et Canards Illimités ont restauré ce milieu humide longtemps occupé par des champs pour en refaire un grand marais où peuvent à nouveau frayer des poissons, comme la perchaude, le grand brochet et la barbotte. Trottoirs de bois et impressionnante tour d’observation.

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Vanessa Racine
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Mont Kaaikop Mont Kaaikop

Sainte-Lucie-des-Laurentides

Depuis 2013, un groupe de citoyens des Laurentides demande au gouvernement du Québec de protéger le mont Kaaikop, un sommet de 840 m d’altitude qui, dans une région menacée par le développement de la villégiature, permettrait de connecter plusieurs aires naturelles, telles que le mont Tremblant, la montagne Noire, le territoire mohawk de Tioweroton et l’aire protégée projetée de la forêt Ouareau. Une coopérative de solidarité, L’Interval, gère les activités sur la montagne : auberge, sentiers, plage.

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Zoom Multimédia
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Parc régional de la Montagne-du-Diable Parc régional de la Montagne-du-Diable

Ferme-Neuve

Ce parc situé près de Mont-Laurier recouvre le territoire d’une réserve de biodiversité projetée, un statut temporaire accordé par le gouvernement du Québec avant d’en faire une aire protégée définitive. On y trouve l’une des rares érablières anciennes de la région. L’animal emblématique du parc, la loutre de rivière, est facilement observable au crépuscule.

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Mathieu Dupuis / Sépaq
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Parc national du Mont-Tremblant Parc national du Mont-Tremblant

Lac-Supérieur

À l’une des entrées du plus grand parc national du Sud québécois se trouvent deux sentiers qui témoignent parfaitement de la biodiversité des Laurentides méridionales. Plusieurs espèces y sont à la limite sud ou nord de leur aire de distribution. Le sentier du Toit-des-Laurentides permet de passer d’une érablière à bouleau jaune (avec quelques spécimens de taille impressionnante) jusqu’à une forêt boréale alpine, à 968 m d’altitude au pic Johannsen, où niche la grive de Bicknell, une espèce vulnérable. Le sentier du Lac-des-Femmes, plus adapté à la petite famille, propose quant à lui milieux humides, tourbières, lac et forêt mature.

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Parc régional du Poisson-blanc Parc régional du Poisson-blanc

Notre-Dame-du-Laus

Le lac du Poisson Blanc, un réservoir de 85 km2 qui permet de gérer le niveau d’eau de la rivière du Lièvre, est parsemé d’une centaine d’îles protégées par la réserve de biodiversité projetée du Mont-Sainte-Marie, sur lesquelles on peut camper. Les environs abritent plusieurs écosystèmes exceptionnels, comme la forêt refuge de la Montagne-de-Chêne, où l’on trouve l’une des plantes les plus étranges du Québec : la conopholis d’Amérique, qui ressemble à une cocotte, pousse sans chlorophylle et uniquement sur les racines des chênes rouges qu’elle parasite.

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Mathieu Dupuis
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Parc régional Kiamika Parc régional Kiamika

Rivière-Rouge

Le parc, qui renferme le réservoir Kiamika, d’une soixantaine de kilomètres carrés, comprend aussi une dizaine de lacs et une quarantaine d’îles et îlots inclus dans une réserve de biodiversité, dont l’île de la Perdrix Blanche, où pousse une forêt ancienne très peu altérée. Le doyen des érables à sucre a plus de 300 ans ! Canot-camping et randonnée sur les îles et le pourtour du réservoir.

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CNC
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Réserve naturelle Alfred-Kelly Réserve naturelle Alfred-Kelly

Piedmont

À seulement 60 km de Montréal, cette réserve nichée dans les escarpements de Piedmont et de Prévost attire les rapaces avec ses falaises, en plus d’abriter la magnifique couleuvre verte, qui peut dépasser les 60 cm de long. Elle est également l’hôte de plantes rares, comme la clématite verticillée, une plante grimpante aux fleurs violettes. Nombreux sentiers.

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Je trouve étonnant que les zones humides du Technoparc soient exclues de cette liste. Ce doit être une décision politique. Ces zones humides abritent un niveau supérieur de biodiversité et accueillent chaque année plus de 190 espèces d’oiseaux, dont 6 espèces de rapaces connues pour nicher dans la région. Ajoutez ensuite toutes les espèces de mammifères, les amphibiens, les serpents, les poissons, les insectes et la flore et vous obtenez un chef-d’œuvre de la faune urbaine. Annoncez-la et protégez-la !

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Bonjour, bien que très intéresant, vous avec oublié la Réserve écologique de la serpentine de Coleraine, près de Thetford Mines. https://www.3monts.ca/

Sentier pédestre et réserve écologique avec une chênaie rouge et une pinède rouge unique pour la région.

Bonne lecture.

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