Des baisses d’impôts qui profitent surtout aux plus riches

Nous avons compilé les mesures fiscales du gouvernement Couillard depuis 2014. Constat ? Les plus riches, tant qu’ils n’ont pas d’enfants en bas âge, sont les plus avantagés.

Photo: La Presse canadienne/Jacques Boissinot

Baisse de l’impôt sur le revenu, uniformisation de la taxe scolaire, abolition de la contribution santé… Le gouvernement de Philippe Couillard avait promis de réduire le fardeau fiscal des Québécois et il a multiplié les mesures pour tenir parole. Au total, les libéraux soutiennent avoir réduit de plus de deux milliards de dollars les sommes réclamées auprès des contribuables depuis leur retour au pouvoir.

Mais profitez-vous vraiment de ces cadeaux fiscaux ? Pour répondre à cette question, j’ai créé un robot journaliste qui évalue l’effet de ces mesures sur votre portefeuille, de façon personnalisée. Si vous ne lui avez pas encore rendu visite, cliquez ici. Il sera ravi de converser avec vous et c’est un complément aussi ludique qu’intéressant à l’article ci-dessous.

Pour créer ce robot, j’ai dû analyser les changements apportés aux formules de calcul de Revenu Québec de 2015 à 2018. Et je me suis rendu compte qu’il y avait un groupe qui profitait plus que les autres de la plupart de ces mesures étatiques : les Québécois les plus riches, tant qu’ils n’ont pas d’enfants en bas âge qui fréquentent un service de garde subventionné. Ci-dessous, je vous explique pourquoi.

L’indexation des seuils d’imposition

Le gouvernement indexe chaque année les seuils d’imposition par rapport à l’inflation. Ainsi, si votre salaire reste identique d’année en année, vous payez de moins en moins d’impôt provincial sur le revenu. En 2017, l’État a non seulement augmenté les seuils, mais il a aussi réduit de 16 % à 15 % le taux d’imposition pour la première tranche de revenu, comprise entre 14 890 $ et 42 705 $.

Les travailleurs qui gagnent moins de 42 705 $ par année bénéficient donc de cette baisse d’impôt. On le voit précisément dans le tableau, pour un salaire annuel de 25 000 $. Mais ceux qui gagnent plus en bénéficient aussi ! Et les contribuables qui ont un revenu dans les six chiffres profitent également de l’indexation de tous les autres paliers d’imposition. D’où la baisse nettement plus marquée, visible dans le graphique, pour un revenu de 150 000 $ par année.

 

Conclusion : de 2015 à 2018, si on considère que les revenus annuels sont restés identiques, ce sont les Québécois ayant la plus haute rémunération qui ont vu leur impôt provincial sur le revenu diminuer le plus. Une nuance à garder en tête, toutefois : bien qu’ils profitent de la baisse la plus importante, ce sont encore et toujours eux qui paient le plus d’impôt sur le revenu, et de loin.

La taxe scolaire uniformisée

Autre mesure annoncée en grande pompe par les libéraux : l’uniformisation de la taxe scolaire. Cette contribution est réclamée auprès des propriétaires pour financer les écoles. Avant 2018, les commissions scolaires décidaient du taux de cette contribution. Le gouvernement a désormais tout uniformisé à la baisse, pour chaque région administrative. Et les premiers 25 000 $ de la valeur foncière d’une propriété ne sont plus imposables.

 Cette décision provoque une réduction massive de la taxe scolaire pour presque tous les propriétaires de la province en 2018, sauf à Montréal, où les taux étaient déjà uniformisés depuis longtemps, et pour les commissions scolaires qui avaient déjà le plus bas taux de leur région administrative. Dans quelques rares cas malchanceux, cette mesure ne compense pas les hausses des années précédentes, par exemple pour la commission scolaire des Îles, en Gaspésie, comme le montre le graphique.

 

Pour d’autres, en revanche, même si cette taxe grimpait d’année en année avant 2018, la décision du gouvernement renverse la tendance et réduit grandement leur facture. C’est le cas pour les propriétaires qui garnissent les coffres de la commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais.

Fait intéressant, ce sont les propriétaires des Laurentides qui paient leurs taxes à la commission scolaire Western Québec qui réalisent les plus grandes économies. La décision du gouvernement y est pour quelque chose, mais la commission avait déjà réduit fortement sa taxe scolaire avant l’intervention de l’État.

Il faut cependant noter que la taxe scolaire est une taxe proportionnelle. Par exemple, imaginons deux propriétés dont la taxe doit être payée à la commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais.

Valeur
foncière
Taxe scolaire
2017
Taxe scolaire
2018
Économies
500 000 $ 1 702 $ 650 $ 1 052 $
1 000 000 $ 3 403 $ 1 335 $ 2 068 $

Conclusion : ceux qui profitent le plus de la baisse de la taxe scolaire sont ceux qui possèdent les propriétés de la plus grande valeur, autrement dit les ménages les plus aisés.

L’abolition de la taxe santé

En 2010, le gouvernement libéral de Jean Charest instaurait la contribution santé. Deux ans plus tard, le gouvernement Marois décidait de la moduler en fonction des revenus. De retour au pouvoir, les libéraux ont finalement décidé d’abolir cette taxe impopulaire à partir de 2016.

 Son fonctionnement était relativement simple : en fonction de certains seuils de revenu, les contribuables payaient une somme allant jusqu’à 1 000 $ par année pour financer le système de santé. Mais encore là, vu que ce sont les contribuables ayant les plus hauts revenus qui contribuaient le plus, c’est surtout à ces derniers que profite son abolition. Par exemple, pour un revenu annuel de 25 000 $, l’abolition (rétroactive) génère des économies de 300 $ de 2015 à 2018. Toutefois, pour un revenu de 175 000 $ ou plus par année, l’abolition génère des économies de 2 000 $ de 2015 à 2018.

Conclusion : ici aussi, ce sont les Québécois qui ont les plus hauts revenus qui réalisent les plus grandes économies.

Les frais de garde

Le gouvernement n’a pas décrété que des baisses. Il y a aussi des hausses. Et la modulation des frais des garderies subventionnées est sans doute celle qui a le plus d’incidence sur les familles. Depuis le 22 avril 2015, les parents qui ont un enfant dans une garderie subventionnée doivent payer une contribution additionnelle au tarif de base.

Cette somme supplémentaire dépend du revenu familial net. En dessous de 51 340 $ par année, les parents n’ont pas eu à la payer de 2015 à 2018. (Note : ils ont quand même dû assumer la hausse du tarif de base.) Mais la note a augmenté substantiellement pour les familles les mieux nanties. Pour celles ayant un revenu familial net de 175 000 $ ou plus, avec un enfant en garderie subventionnée cinq jours par semaine, et ce, pour chaque année de 2015 à 2018, la hausse cumulée atteint 13 000 $.

Conclusion : contrairement aux autres mesures, ce sont les Québécois les plus riches qui sont le plus pénalisés par cette mesure, à condition bien sûr qu’ils aient un enfant en bas âge et que ce dernier soit inscrit dans une garderie subventionnée. Il ne faut pas oublier non plus qu’il existe un crédit d’impôt fédéral pour les dépenses de services de garde, qui atténue ces hausses et qui n’est pas pris en compte ici.

Le régime des rentes

Les cotisations au Régime de rentes du Québec, qui permettent de financer les retraites, augmentent chaque année. Plus les revenus sont élevés, plus la ponction est importante.

 Par exemple, en 2018, pour un salaire annuel de 25 000 $, la cotisation serait de 1 161 $, comparativement à 2 830 $ pour un salaire de 75 000 $. Toutefois, la cotisation ne peut pas dépasser un certain seuil. Ainsi, que vous fassiez 75 000 $ ou 150 000 $, vous cotiserez la même somme.
De plus, pour les revenus de 75 000 $ ou plus, la hausse totale des cotisations de 2015 à 2018 ne représente qu’environ la moitié de ce qui est économisé en baisse d’impôt sur le revenu.

 

Conclusion : cette mesure touche les plus riches, mais elle est compensée par les autres baisses.

La prime d’assurance automobile

Le gouvernement libéral a aussi décidé d’augmenter la taxe sur la prime d’assurance automobile. Depuis 2015, elle est passée de 5 % à 9 %. Pour une assurance mensuelle de 50 $ (avant taxes), cette mesure coûte au total 88 $ de plus à l’automobiliste, de 2015 à 2018.

Si l’on présume que les plus nantis ont des voitures qui coûtent plus cher à assurer, ce sont eux qui sont les plus pénalisés par cette hausse de taxe.

Une autre mesure que je n’ai pas détaillée, car elle est assez simple : le supplément pour fournitures scolaires. Chaque famille recevra un chèque de 100 $ en 2018, pour chaque enfant âgé de 4 à 16 ans. Cette mesure ne prend pas en compte le revenu des parents.

Au final, la conclusion reste la même : les personnes ayant les plus hauts revenus profitent le plus de la réduction du fardeau fiscal du gouvernement Couillard. Même si, je tiens à le rappeler, ce sont elles qui paient le plus d’impôts et qui contribuent le plus au financement des services publics.

Si vous souhaitez obtenir des chiffres calculés expressément pour vous, allez voir mon robot journaliste !

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28 commentaires
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Tous les foyers fiscaux sont différents, les taux d’imposition et les divers paliers de perception sont interdépendants de l’assiette fiscale et non directement liés au niveau de revenu généré par un foyer fiscal particulièrement. D’autre part, l’ensemble des prélèvements est intrinsèquement lié aux dépenses engagées par l’État pour son fonctionnement.

Pour satisfaire à ses besoins, l’État doit ajuster les prélèvements à la hausse ou à la baisse, il peut aussi avoir recours au déficit public également. Si ce n’est que le gouvernement de monsieur Couillard s’était donné pour mission d’assurer son financement autrement que par des déficits publics. Cette mission est accomplie.

Le fait qu’il ait pu réduire sensiblement la pression fiscale sur le revenu notamment, cela a toujours un impact plus important sur les revenus les plus élevés que sur les revenus les plus bas. Ce phénomène n’est pas spécifiquement Québécois, il est observé à peu près partout dans le monde ; il n’a pas commencé au Québec avec le gouvernement Couillard en premier.

Ce qui est justement incertain dans cette étude, c’est ce choix délibéré de mettre le « zéro » à 2015 et pas sur une période plus longue (par exemple 10 ans), ce qui permettrait d’observer des variations (s’il y en a). On pourrait voir dans ce choix assumé, peut-être (à tort, je ne sais pas) une sorte de « commande plus politique »….

Il serait probablement possible d’observer (dans le temps) qu’une hausse d’impôt aura un impact négatif proportionnellement plus important pour les mieux nantis ; ce qui est remarqué ici, tout particulièrement sur le graphique dédié aux CPE.

Ce qui devrait apparaitre comme problématique ce n’est pas le caractère purement progressif de l’impôt avec le caractère proportionnel remarqué par la baisse du prélèvement. C’est plutôt la progression (ou la non progression ou la faible progression) du revenu de tout un chacun.

Lorsqu’on étudie la progression du revenu par secteurs et par professions. Faut-il estimer que cela est normal que certains professions voient leur revenu moyen augmenter de 8 à 10% par an, quand d’autres professions voient leurs revenus stagner (et leur pouvoir d’achat) avec des augmentations moyennes qui ne dépassent pas 1% ?

Dans une économie de type Keynésienne comme la nôtre, les baisses d’impôts sont rarement désintéressées. On suppose qu’une baisse d’impôt a automatiquement un impact sur la consommation. À une époque où la perception de toutes taxes a un impact considérable sur les revenus d’un État, il est assez facile de comprendre que la consommation contrebalance usuellement toutes baisses de prélèvements.

— En conclusions : l’accroissement de l’assiette fiscale permet de stabiliser ou réduire toutes formes de prélèvements, des revenus répartis plus également (et équitablement) entre tous les secteurs économiques et chacun(e)s des partipant(e)s aux dits secteurs ; tout cela a tendance à niveler les écarts entre les revenus les plus élevés et ceux qui le sont moins. La répartition du fardeau est plus uniforme.

Malheureusement cette iniquité qui peut être remarquée partout au Canada (elle est même la plus faible au Québec) comme dans diverses places dans le monde, tout cela est probablement fait pour rester. Plus les personnes sont riches (ou les personnes morales, lorsqu’il s’agit de corporations) et moins en proportion elles payent directement de l’impôt. Les surplus peuvent être dépensés partout où on en obtient le plus pour son argent.

Subsidiairement, on pourrait encore se poser certaines questions quant-aux services qui sont rendus d’une manière générale à la population : quantitativement et qualitativement. — Mais bien sûr, il s’agit là d’un tout autre débat….

« Au final, la conclusion reste la même : les personnes avec les plus hauts revenus profitent le plus de la réduction du fardeau fiscal du gouvernement Couillard. Même si, je tiens à le rappeler, ce sont elles qui paient le plus d’impôts et qui contribuent le plus au financement des services publics. » Question: Pourquoi une personne qui ne paie pas d’impôt devrait recevoir une baisse d’impôt? N’est-ce pas normal que la personne qui paie de l’impôt, et au Québec, pas besoin de gagner beaucoup d’argent pour en payer obtienne des baisses d’impôt et que ceux qui ont payé le plus et bien en reçoivent le plus? Je crois que oui!

Il est bien d’encourager les riches, et par le fait même de décourager la pauvreté. Les québécois pensent plus souvent qu’autrement qu’il faut subventionner la pauvreté, et par le fait même, décourager la richesse. C’est faux. Il y a 80% de l’impôt au Québec qui est payé par 20% de la population. Ce 20% a besoin d’être aidé et encouragé. ..

Exact ! À écouter parler la gogauche québecoise et le lobby syndical , il y a seulement les pauvres qui comptent! Y sont où tous ces pauvres ?

Effectivement, la seule raison pour laquelle je ne suis pas riche, c’est que ça ne vaut pas la peine et que je ne me sentirais pas assez encouragé. Même chose pour les pauvres. Ils sont pauvres juste parce qu’ils ne veulent pas assez être riches. C’est si facile d’être riche pourtant.

« Il y a 80% de l’impôt au Québec qui est payé par 20% de la population ».

C’est pour cela que ça s’appelle l’impôt sur le revenu et non l’impôt sur le nombre de citoyens. Aider les riches n’améliorera pas le sort des pauvres, le ruissellement de la richesse vers les pauvres n’a jamais fonctionné.

@ Pierre Ostigny 5 mars 2018, 13 h 05 min:

Léo-Paul Lauzon…

Pas d’autres commentaires Votre Honneur!

Merci m. Shiab pour ces informations très intéressantes quant à la perspective financière des choix politiques associés. Un des éléments qu’on peut également faire ressortir, c’est que les quatre commissions scolaires, affectés différemment ne sont pas de la « même couleur » politique .
Ainsi, les commissions scolaires dont la majorité des députés, sinon la totalité sont libérales, Laurentides Western Québec et Outaouais Haut-Bois, sont très favorisées.
Par contre, la Commission scolaire ayant une majorité de députés du Parti Québécois se retrouve avec une augmentation des coûts (Gaspésie les Iles).
Ai-je une vision trop « politique » de l’effet sous-jacent à cette réforme?
Pas complètement, je crois.

la logique même! pourquoi baisser les impôts de ceux qui n en paient pas ! Et pourquoi réduire de façon inégale les impôts de ceux qui ont un revenu moins élevé !! À un moment donné on ne peut toujours donné des réductions fiscales aux moins riches car les riches ce ne sont plus la classe moyenne ! Tant qu’ a y être adoptons la pensée magique comme les communistes de QS et faire payer les banques et les grandes entreprises !

« Dans les faits, les nantis paient relativement moins d’impôts sur le revenu que les gens ordinaires et ont un taux d’impôt réel ou effectif moins élevé que la classe moyenne grâce au buffet d’abris et d’échappatoires fiscaux qu’ils sont les seuls à avoir droit. »
http://www.journaldemontreal.com/2018/02/27/les-transferts-fiscaux-reserves-aux-riches

Les graphiques sont déroutants. Si je n’avais pas lu le texte, j’aurais pu interpréter la lecture des graphiques sous l’abscisse des dates comme étant le total de l’année en cours et non le cumulatif des années qui précèdent. Un graphique en bâtonnets empilés aurait donné une meilleure lecture.

Encore un « Gros titre » contre les supposés riches. Ah oui, ces gens qui travaillent en moyenne 45-48 heures/sem, dont 88% ont un diplôme collégial (26%) ou universitaire (62%) et qui sont principalement au Québec des entrepreneurs/actionnaires ou haut salariés professionnels. Ce sont des gens qui ont travaillé fort et qui travaillent pour améliorer leur sort et celui de leurs proches (comme tout le monde veut bien faire). Ces gens qui contribuent fortement à la richesse de notre société à penchants socialistes (Lorsque 2% de la population paie 23% des impôts provinciaux, le même montant (23%) que le « premier » 75% de la population (soit environ ceux qui gagnent $50,000/an et moins). Faut-il le souligner…. Ceux, qui sans leur contribution, notre société avec tous ces programmes sociaux égalitaires, serait en faillite. Point final!! Ceux qui ont risqué pour partir des entreprises, ont étudié et qui créent des emplois. Sans eux, le Québec que nous connaissons n’existerait pas. Alors, cessons de leur taper dessus svp et disons leur Merci d’être là. Le pays irait tout simplement mieux s’ils étaient en plus grand nombre. Si le fameux 1% paie plus de 18% des recettes du gouvernement, c’est donc dire qu’ils payent 18 fois leur poids respectif en société. C’est aussi le segment de la population qui paie le plus haut pourcentage en impôts de son revenu moyen (contrairement à ce qui est véhiculé dans les médias).

Les dirigeants de Bombardier, Pierre Beaudouin en tête, et les « champions aux subventions (IEDM) » doivent se tordre de rire en lisant cette apologie des « supposés riches ».

@Marc Sauvageau. Je suis d’accord avec vous cessons les subvention aux entreprises et en contrepartie, cessons de les imposer. Et pour IEDM, vous devez vraiment pas lire les mêmes études que moi ou vous ne comprenez pas les mêmes choses que moi…

@Martin Beaulieu
J’ai jamais écrit qu’il fallait cesser les subventions de l’État, loin de là, en fait, ces subventions donnent une autre couleur à ces affirmations présomptueuses, ci-haut, à savoir : « Faut-il le souligner…. Ceux, qui sans leur contribution, notre société avec tous ces programmes sociaux égalitaires, serait en faillite. Point final!! Ceux qui ont risqué pour partir des entreprises, ont étudié et qui créent des emplois. Sans eux, le Québec que nous connaissons n’existerait pas. »

Quant à l’IEDM, j’invente rien : « Le Québec est toujours un champion des subventions aux entreprises » (https://www.newswire.ca/frJ'/news-releases/le-quebec-est-toujours-un-champion-des-subventions-aux-entreprises-669891573.html )

@Marc Sauvageau; Malgré le comportement honteux de certains dirigeant comme ceux de Bombardier, les statistiques du ministère des finances ou de statistiques Canada ne mentent pas et confirment les données mentionnées plus haut. Je crois aussi qu’il faut nuancer entre « supposés riches » (disons $150,000 et +, soit près de 65,000 pers. au Québec) et les « super riches » (quelques individus vraiment multi-millionaires et milliardaires). Nous ne sommes plus à l’ère des monarchies et des paysans. La très grande majorité des supposés riches ont simplement étudié, travaillé et ont souvent risqué leurs économies pour démarrer des entreprises, et créer des emplois. Ce sont également eux qui paient le plus d’impôts selon statistiques Canada et le ministère des finances (nonobstant ce que certains aiment bien continuer à véhiculer). Je rappelle que 2% paie autant que 75% de la population. J’appelle ça faire sa part sociale. Et oui, je maintiens que sans cette contribution, il serait impossible pour Québec d’offrir l’ensemble des programmes sociaux qu’il offre présentement (sans s’endetter au point de devoir réviser l’offre de programmes… ou faire face à la faillite). Pensez à la Grèce dernièrement. C’est mathématique plutôt que la pensée magique.

@ R Bédard
Quelques remarques à propos de vos inepties :
1- « il faut nuancer entre « supposés riches » (disons $150,000 et +, soit près de 65,000 pers. au Québec) et les « super riches »
Ça change quoi s’ils font partis, selon vos statistiques créatives, des « 2 % » des contribuables qui paient le maximum d’impôt ?

2- « La très grande majorité des supposés riches ont simplement étudié, travaillé et ont souvent risqué leurs économies pour démarrer des entreprises, et créer des emplois. »
Où est le mérite ? En quoi avoir fait des études et de travailler vous démarque des autres contribuables qui sont salariés et qui eux aussi ont étudié et travaillent aussi fort que les riches ? S’ils risquent leurs économies, ils risquent aussi l’argent qu’ils ont reçu de nos gouvernements par les multiples programmes de subventions offertes par ces derniers. Certes, ils créent des emplois, mais ils en détruisent aussi.

3- « Ce sont également eux qui paient le plus d’impôts selon statistiques Canada (sic) et le ministère des finances … »
Puisqu’il faut le répéter, c’est un impôt basé sur le revenu, ce n’est pas un impôt basé sur le nombre de contribuables. Il n’est pas nécessaire d’être un génie de la finance pour comprendre que la richesse est concentré sur un petit nombre d’individus.

4- « Je rappelle que 2% paie autant que 75% de la population »
Même Luc Godbout n’est pas aussi bienveillant que vous avec les statistiques fiscales : « Le 20 % des contribuables ayant déclaré les revenus les plus élevés s’est partagé plus de la moitié des revenus totaux déclarés (50,9 %) et a payé 70,2 % du total de l’impôt sur le revenu versé par les contribuables au Gouvernement du Québec. » (Luc Godbout, Bilan de la Fiscalité au Québec, Édition 2017)

5- « Et oui, je maintiens que sans cette contribution, il serait impossible pour Québec d’offrir l’ensemble des programmes sociaux … »
Affirmer ceci, c’est ignorer que le gouvernement a d’autres source de revenus et qu’il possède une capacité d’emprunt pratiquement illimité et que sa dette est nettement inférieure aux sociétés privées malgré la présence des paradis fiscaux.
En me citant le cas de la Grèce, vous me révélez que vous ignorez tout de la cause de l’endettement de celle-ci.

« …qui profitent surtout aux riches. »

Normal non? Ce sont eux qui paient surtout les impôts…

Simplement pour remercier les commentateurs à ce billet fort instructif.
Pourquoi les remercier ?
Simplement pour m’avoir expliqué et convaincu pourquoi les riches et les plus riches, doivent le rester et encore mieux puissent accéder à un plus haut niveau de richesse, un ou plusieurs échelons à la fois et puissent se hisser ainsi au plus niveau de richesse et finir par faire partie des quelques pourcents de la population mondiale à posséder plus que les 9?% restant.
Si j’ai bien compris, c’est qu’ils le méritent !
J’ai aussi compris que même si je me considère pauvre avec des revenus annuels de – de $17,000. et que j’ai beaucoup de difficultés de toutes sortes entre autres parce que je manque d’argent pour payer pour mieux, pas pour plus de confort mais que pour le minimum, je dois enfin de compte malgré cela me compter fort chanceux.
En effet si ce n’était d’eux, de ses riches qui ne le seront que plus et toujours plus à part pour des exception durant leur vie, et ce sans fin et sans jamais en être rassasié, je serais encore plus pauvre et encore plus mal pris.
Qu’est-ce qu’on en apprend des choses intéressantes et intelligentes, remplies de générosité et de compassions ici, spécialement dans les commentaires !
Aussi en conséquence de quoi, sachez gens riches, plus riches et encore plus riches, sans distinction, mieux sans faire de discrimination, je tiens à, sincèrement, vraiment, vraiment sincèrement vous remercier de tout coeur et vous dire ma grande, ma très grande, ma très très grande reconnaissance de me faciliter la vie ainsi !
Enfin de compte c’est grâce à vous, les riches de tout acabits si au fond, sans le savoir, si ma vie bien que difficile, ne l’est pas encore bien d’avantage.
Riches: Merci !
Maintenant que je l’ai compris, réalisé, je vais dormir soulagé de l’avoir dit, mieux dormir à l’avenir et ce en commençant la nuit prochaine !
Merci encore !
Et moi, jusqu’à ce que lise et constate la grandeur d’âme et de très grande générosité des riches et des plus riches je croyais faussement que si les riches devenaient aussi riche, c’étaient oui entre autres comme cela a été souligné à cause: des études, des investissements, des heures de travailles dures et longues et tout le reste, comme aussi de l’opportuniste et de la chance, mais s’ils l’étaient aussi riches à moment donné et toujours d’avantage par la suite à part pour quelques malchanceux, c’était aussi, en grande partie et même en très grande partie à cause des clients qui achètent leurs produits: marchandises et services, et ça sans égard à leurs propres richesses, puisse que même les plus pauvres doivent se loger, se nourrir, prendre encore plus de médicaments parce qu’ils sont plus malades que les riches, etc…
Mais si je vous ai bien compris, nous les plus pauvres, enfin de compte ne sont qu’un poids pour les plus riches, voir un obstacle à ce que vous soyez encore plus riche !
Et j’en conclus donc, que les 9?% les moins riches que les 0?% les plus riches, pourraient, voir que dis-je, devraient disparaître et ainsi les 0?% seraient encore plus riche.
Vous m’en voyez fort désolé. Désolé d’être ainsi un poids, un obstacle, une limite inacceptable à votre richesse et à votre confort.
C’est ainsi qu’à bien y penser, je ne dormirai plus jamais, jamais bien la nuit, et même de jour. Oui de jour aussi il m’arrive aussi de dormir de jour, comme ça, même quand j’ai faim, c’est plus facile de sauter un repas !
En terminant, riches, plus riches, encore plus riches, très riches et plus, veuillez accepter mes regrets si je vous pourri la vie à ce point ! Veuillez m’excuser !
Enfin de compte moi qui pensais qu’Yvon Deschamps au travers ses monologues amusants, dont plusieurs parlaient des riches, de la richesse, visait juste, ce socialiste multimillionnaire avait tout faux. Encore d’avantage lorsque sa compagne et lui ont donné de leur temps et de l’argent pour aider des moins nantis qu’eux qu’ils qualifiaient souvent de moins chanceux qu’eux.
Riches: MERCI !

Je vous remercie de me remercier.

En tant que riche superpuissant brassant des milliards par jour, je constate à quel point vous avez été malchanceux dans le vie et victime innocente des circonstances sur lesquelles vous n’avez jamais eu aucun contrôle.

De mon côté, j’ai eu, croyez-le ou non, une chance inouÏe: je me suis levé un beau matin de printemps et devinez quoi? Ma cour était pleine de beaux dollars que je n’ai eu qu’à ramasser avec une ne pelle et mettre dans mon compte en banque. Rien d’autre. je n’ai pris aucun risque, je n’ai pas fait des heures de fou au travail, je n’ai pas sacrifié ma vie de famille, je n’ai pas étudié plus que la moyenne, etc… RIEN!!!

Mais heureusement, je suis de nature altruiste et ça me fait chaud au coeur et grand plaisir de pouvoir vous aider charitablement à survivre dans ce monde cruel qu’est le Canada…

Tiens donc, je me doutais bien que s’il y en avait qu’un qui réagirait ce serait François 1. Cette homme au grand coeur, toujours partant pour aider la veuve et l’orphelin, à sa façon bien évidemment.
Comment ?
Mais comme à l’époque du roi du même nom, s’il le pouvait, en nous faisant guillotiner tous les trois. Oui, les trois, la veuve, l’orphelin et moi-même.
Mais non, ceux qui le pensent ainsi vous avez tout faux, pas par cruauté.
Mais par générosité et altruisme en mettant fin à nos souffrances !
Ah bien y penser, ce serait plus pour faire économiser de l’argent à la société. Enfin aux plus riches, ceux qui payent des taxes et impôts.
Parce que ceux qui ne sont pas riches, on le sait, c’est connu ne payent pas d’impôts, et les plus pauvres encore, comme moi, mais il y a encore pire et qui ont encore moins de revenus que moi, ne payent pas les taxes fédérales et provinciales (les taxes par dessus des taxes…) sur les produits taxables et ne payaient pas la taxe Marois sur la santé !
Joyeux nowell !

Le budget Leitao a au moins le mérite, sur le plan de la justice fiscale, de faire profiter à tous les salariés de la baisse du taux d’imposition, contrairement aux supposées «baisses d’impôts pour la classe moyenne» de Justin Trudeau qui ne profitent qu’à ceux avec un revenu imposable de plus de 46,ooo$ (donc autour de 50,000$ avant déductions). Pourtant, peu de journalistes (supposément épris de justice sociale) s’en sont émus. Que voulez-vous, Justin était la coqueluche à l’époque

Vous faites allusion à la baisse du taux d’impôt de 22% à 20,5% pour les revenus entre environ $46 000 et $92 000, qui représentent pourtant en effet une grande partie de la classe moyenne. Mais en effet, une baisse du premier pallier de 15% (pour les revenus inférieurs à $46 000) aurait été plus juste et aurait touchée toute la classe moyenne. Cependant, le budget fédéral a aussi fait passer de 29% à 33% l’imposition des revenus dépassant $202 800, mesure qui n’a malheureusement pas été mise en place au provincial.

Pour le RRQ, « que vous fassiez 75 000 $ ou 150 000 $, vous cotiserez la même somme » mais il faut aussi préciser que les deux auront exactement la même rente à la retraite, basée sur la même somme cotisée.