Économisez des centaines de dollars sur l’essence

Voici un cours de conduite gratuit pour vous aider à réduire votre facture annuelle d’essence de 10 % !

Vladwel / Getty Images, montage : L’actualité

L’expérience est un atout en conduite automobile, sauf lorsque vient le temps de passer à la pompe. Les nouveaux conducteurs y bénéficient en effet d’un avantage financier important par rapport à leurs aînés, grâce à l’écoconduite.

Depuis quelques années, le programme d’éducation à la sécurité routière de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) — essentiel pour obtenir son permis — inclut des notions d’écoconduite. Il s’agit de techniques qui, si elles sont appliquées, diminuent la consommation de carburant.

Les économies potentielles sont substantielles. Lors d’un projet-pilote mené par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) au début des années 2010, l’écoconduite a réduit la consommation de carburant de 9,5 % sur l’autoroute et de 11 % en ville. Si on applique ces pourcentages aux 2 161 dollars par an que dépensent en moyenne les ménages québécois sur l’essence, selon Statistique Canada, il s’agit d’une économie annuelle de plus de 200 dollars.

Le hic, c’est que la grande majorité des conducteurs du Québec ont été formés avant la refonte du programme de la SAAQ en 2010. Voici donc, en rattrapage, un petit cours théorique d’écoconduite pour vous permettre, à vous aussi, de bénéficier de ces économies.

Leçon 1 : aller lentement

Si votre voiture affiche la consommation de carburant en temps réel, vous avez sûrement déjà remarqué à quel point les accélérations soudaines sont gourmandes en essence. Le simple fait d’appuyer doucement sur la pédale d’accélération au lieu de l’écraser diminuera l’appétit énergétique de votre véhicule. Selon Ressources naturelles Canada, il faut idéalement prendre cinq secondes pour accélérer jusqu’à 20 km/h après avoir effectué un arrêt.

Leçon 2 : anticiper

Lorsque vous roulez en ville, 60 % de la consommation d’essence de votre voiture est due aux accélérations. Bon nombre de celles-ci sont toutefois vaines à cause des fréquents arrêts et ralentissements inévitables en milieu urbain.

En effet, si vous vous dépêchez à atteindre la vitesse maximale après un ralentissement uniquement pour devoir freiner rapidement quelques centaines de mètres plus loin, vous brûlez de l’essence pour rien. En anticipant les arrêts à venir, vous éviterez les accélérations inutiles et, bien souvent, arriverez tout aussi rapidement à destination, comme le montre la vidéo du MERN ci-dessous.

Leçon 3 : lever le pied

Plus une voiture va vite, plus son efficacité énergétique diminue. Selon Ressources naturelles Canada, la consommation d’essence à 120 km/h est 20 % plus élevée qu’à 100 km/h !

Rouler à plus de 120 km/h ne permet pourtant que de gagner une dizaine de minutes sur une distance de 100 km. Et ce gain de temps sera complètement effacé si vous vous faites arrêter pour avoir excédé la limite de vitesse…

Leçon 4 : être constant

Sur l’autoroute, la meilleure façon de réduire votre consommation d’essence est la constance. En maintenant toujours la même vitesse — idéalement avec un régulateur de vitesse —, vous éviterez une foule de petites accélérations, comme l’illustre bien la vidéo ci-dessous.

Leçon 5 : perdre du poids

Plus une voiture est chargée, plus il faut d’énergie pour la faire avancer. Si vous êtes du genre à traîner tout un bric-à-brac inutile dans le coffre de votre véhicule, peut-être qu’un petit ménage s’impose…

Ce conseil vaut également pour les porte-bagages et les supports à skis ou à vélos, qui, en plus d’augmenter le poids de votre voiture, réduisent grandement son aérodynamisme, et donc son efficacité énergétique. Lorsqu’ils sont vides, mieux vaut les retirer.

Leçon 6 : donner de l’espace

Sur la route, laissez toujours plusieurs secondes de distance entre vous et le véhicule qui vous précède. Si celui-ci ralentit, vous aurez ainsi amplement le temps de changer de voie en maintenant votre vitesse constante. Si vous le suivez de trop près, vous n’aurez pas d’autre choix que de freiner… ce qui nécessitera plus tard une accélération.

Leçon 7 : donner de l’air

Des pneus insuffisamment gonflés augmentent la résistance avec la route, et donc la consommation de carburant. Le MERN recommande de vérifier la pression des pneus une fois par mois à l’aide d’un manomètre. Vous pouvez vous en procurer un pour moins de 10 dollars.

Leçon 8 : garder en tête que ce qui monte redescend

Dans une pente, le MERN ne recommande pas de garder une vitesse constante, car cela nécessitera beaucoup d’énergie. Il est préférable d’essayer de maintenir le régime moteur. Vous perdrez de la vitesse, mais récupérerez naturellement celle-ci, sans devoir accélérer, au moment de redescendre.

Leçon 9 : apprivoiser le froid

En hiver, l’utilisation d’un chauffe-moteur quelques heures avant de partir peut réduire votre consommation d’essence de 15 % sur les trajets de moins de 20 km, selon une étude réalisée par CAA Québec. Sachez aussi qu’il ne sert à rien de démarrer sa voiture d’avance ; il suffit de laisser tourner le moteur 30 secondes pour que celui-ci soit prêt à affronter le froid efficacement !

Prêt pour le test ?

Voilà, l’écoconduite n’est pas plus compliquée que ça ! Comme pour tout changement de comportement, le véritable défi est surtout de l’appliquer de manière constante, sans abandonner.

Lors du projet-pilote du MERN, la motivation des participants a d’ailleurs grandement diminué après quelques mois. Il faut toutefois dire que ceux-ci étaient des employés d’entreprise, et qu’ils ne payaient donc pas l’essence de leur poche…

Si cela peut vous motiver davantage, sachez que les principes d’écoconduite peuvent aussi vous aider à réduire votre prime d’assurance automobile si votre programme ajuste le coût en fonction de votre conduite. Rouler lentement et éviter les accélérations soudaines et les freinages brusques sont en effet des comportements sécuritaires qu’aiment observer les assureurs.

Les commentaires sont fermés.

Merci beaucoup pour cet article; j’ai toutefois tiqué en lisant le courriel du bulletin Dollars et cent du 9 avril 2022, invitant à le lire.

« Comment protéger votre portefeuille ? Passer à l’électrique, à l’autobus ou au vélo, c’est draconien. Rouler des kilomètres pour trouver la station-service à 2 ¢ moins cher, c’est peu pratique. Je vous propose plutôt des techniques de conduite qui vous permettront d’économiser 10 % sur votre facture annuelle d’essence. » (extrait de https://us20.campaign-archive.com/?e=2096be1672&u=26d8bf9748f19c85b7b5355ff&id=3ce2947987)

En quoi passer à l’autobus ou au vélo est-il draconien? Jusqu’à quel point notre planète devra-t-elle être endommagée pour que la solution de réduire l’utilisation de la voiture soit priviligiée?

J’applaudis les trucs et conseils donnés pour réduire la consommation d’essence; je déplore toutefois que des solutions visant à tout simplement délaisser la voiture, lorsque cela est possible, soient dénigrées ainsi. Au Québec, quelque 80% d’entre nous vivons en milieu urbain et avons accès à un réseau d’autobus, de métro ou de pistes cyclable qui peuvent servir à une part importante de nos déplacements. J’apprécierais que l’actualité célèbre ces modes de transport plutôt que de les présenter comme une alternative malcommode. Merci

« Les nouveaux conducteurs y bénéficient en effet d’un avantage financier important par rapport à leurs aînés, grâce à l’écoconduite. »

En lisant ce premier paragraphe, je n’ai pu m’empêcher de penser « tiens, de l’âgisme ». Puisque ça semble à la mode, je vais en faire un peu sur le même sujet que vous :
– je n’ai jamais vu une personne âgée louvoyer dans la circulation pour arriver plus vite aux feux de circulation;
– je n’ai jamais vu de personne âgée faire un « doigt d’honneur (finger) » à un autre conducteur parce qu’il respecte la limite de vitesse;
– je n’ai jamais vu de personne âgée dépasser un véhicule à toute vitesse et venir ensuite lui mettre les freins dans la face;
– je n’ai jamais vu une personne âgée suivre un autre véhicule de si près qu’on dirait qu’il veut embarquer sur son coffre arrière;
– je n’ai jamais vu (ou entendu) de personne âgée faire crisser ses pneus sur un coin de rue;
– je n’ai jamais vu de personne âgée au volant d’un gros gros pick-up et qui fait gronder son gros moteur dans les rues.

Je vais m’arrêter ici mais je pourrais citer encore beaucoup d’exemples.

Je pratique toutes les leçons que vous mentionner dans votre texte et surprise, je suis une conductrice âgée qui n’a jamais eu de cours d’écoconduite mais je respecte les lois et règlements de la sécurité routière. J’exerce aussi mes notions de savoir-vivre en tout temps.

Mais je me demande « Comment ai-je pu survivre sans un cours d’écoconduite? »

J’ai bien aimé cet article très éducatif et contrairement à vous et malgré mon âge avancé, je n’y ai vu aucun âgisme.
Il y a des mauvais comportements de conduite tant chez les plus jeunes que chez les plus âgés et se le faire rappeler est à mon avis utile pour tous.

j’ai cependant vu des personnes âgées au volant de gros gros pick-ups comme véhicule de tous les jours. Pas très éco.

Non, j’appelle ça tout simplement une conduite intelligente, par une personne qui réfléchit tout simplement et qui n’a pas besoin d’intelligence artificielle.

Mail il faut vraiment vouloir tordre la guenille pour appeler ça de l’écoconduite avec un char à boucane VT, ça c’est de l’écoblanchiment. Avec de tels arguments, on pourrait faire voler un cochon.

Chaque fois que vous arrêtez à un feu rouge ou quand vous êtes arrêté et gardez votre moteur au ralenti pour ne pas perdre votre climatisation, vous venez de pulvériser toutes ces bondieuseries d’économie d’essence. En plus de ne pas économiser d’essence, vous emboucaner les poumons des pitchounettes.

L’auteur ne mentionne pas les pertes d’un moteur thermique, par exemple on entend jamais parler que le VT perd 7 à 23% d’autonomie quand la température est -7°, mais on est au Québec ici, je ne vois pas de rapport de perte d’autonomie d’un VT quand il fait -20° ou -30°, comme si c’était seulement un problème pour les autres.

Pour économiser des centaines de dollars, il faut d’abord accepter que ce soit normal de gaspiller des centaines et des milliers de dollars en énergie perdue et que ça ne compte pas.

Permettez-moi de douter que cet argent s’ajoute à votre budget et peu importe votre façon de conduire votre char à boucane. Ceci est une vue de l’esprit pour faire accepter le statu quo de la bagnole à pollution qui profite à l’industrie du fossile qui nous fait les poches par la pompe à fric.
Toutes ces économies d’essence théoriques partent en fumée quand le prix à la pompe monte selon la spéculation du jour autour du baril de pétrole.
Quand j’ai vendu mon dernier char à boucane en 2018, le prix à la pompe était autour de $1 dollar.

Vous ne savez pas ce que vous manquez à ne pas conduire un VE. De remplir votre batterie dans le confort de votre foyer avec de l’énergie propre de chez nous et d’éviter les pertes de temps et la puanteur à la pompe essence.

Leçon 3: C’est faux. Les maths de base ne s’appliquent pas ici. Justement, test fait avec un voiture qui indique la consommation. Oui sa augmente mais moins que votre calcul. Allez-y, faites le test. Mais faites le pas avec un gros VUS. Une voiture compacte en partant serait et sera toujours un meilleur choix.

Je roule le plus souvent en ville. La période et l’endroit où je consomme le plus d’essence TOTALEMENT inutilement, c’est lorsque j’attends aux feux rouges de circulation, surtout lorsque cela dure de 1 à 2 minutes lorsque les piétons, de façon totalement légitime, actionnent le système de passage protégé. Est ce que quelqu’un ( le MTQ ou autres) a déjà quantifié les coûts inutiles en énergie et en pollution de l’attente des autos aux feux de circulation, moteurs en marche. Depuis longtemps, il devrait y avoir une législation pour que les moteurs d’autos s’arrêtent et repartent automatiquement lors d’un arrêt. Ceci est valable aussi dans les embouteillages. Qu’attend-on pour économiser l’énergie et baisser les rejets de CO2 dans l’atmosphère.

De bons conseils, sans doute. Mais la meilleure façon d’économiser l’essence, je le rappelle, c’est de ne pas avoir d’auto.