Une assurance pour votre chien ou votre chat adoré ?

Oui, ça existe : une assurance pour animaux de compagnie. Qu’est-ce que ça couvre et… est-ce une dépense qui vaut la peine ?

GlobalP / Getty Images / Montage L'actualité

Winter est un labrador hyperactif. Il ne rate jamais une occasion de s’amuser. Son enthousiasme lui a par contre joué un tour récemment. En courant sur un patio mouillé, il a glissé et s’est déchiré un ligament à un genou. L’opération a coûté 4 800 dollars plus taxes. Une intervention douloureuse pour l’animal, mais aussi pour le portefeuille !

Heureusement, la maîtresse de Winter, Sonia Charade, de Blainville, dispose d’une assurance qui a remboursé 80 % des frais de ce traitement d’urgence. « Je n’ai pas eu à faire grand-chose pour obtenir ce remboursement. C’est le vétérinaire qui s’occupe de la paperasse », explique cette productrice de télé. 

Sonia Charade a acheté sa première police il y a une douzaine d’années, pour son premier labrador. Ce type d’assurance lui permet de sortir l’aspect financier de l’équation lorsqu’elle doit décider des soins à donner, ou pas, à son animal. « On peut choisir le meilleur traitement possible, sans faire de compromis budgétaire », dit-elle. 

Les assurances pour animaux demeurent peu connues au Québec. Selon les plus récentes données de la NAPHIA, une association qui regroupe une vingtaine de compagnies nord-américaines d’assurances pour animaux domestiques, seulement 1,5 % des chiens et des chats au Canada étaient couverts par une police en 2019, alors que dans certains pays, comme la Suède, c’est plus de 80 % des chiens et des chats.

Le Dr Gaston Rioux, porte-parole de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, est plutôt favorable aux assurances pour animaux. « Ça permet de minimiser les risques de mauvaises expériences. Par exemple, si des clients ne disposent pas de l’argent nécessaire pour soigner leur animal de compagnie à la suite d’un accident, ils devront recourir à l’euthanasie, une situation aussi inconfortable pour les maîtres que pour le vétérinaire », dit-il. 

De plus en plus de compagnies d’assurances, dont Desjardins et La Personnelle, proposent ce service. Les coûts varient en fonction de plusieurs paramètres, dont la race de l’animal, son âge et la couverture désirée. Si votre animal souffre d’un problème de santé préexistant, celui-ci fera l’objet d’une exclusion.

Pour un chien en bonne santé, c’est à peu près 80 dollars par mois (soit 960 dollars par an) pour une assurance assortie d’une franchise de 300 dollars et qui couvre ceci : jusqu’à 5 000 dollars par accident, 5 000 dollars par maladie par année et 400 dollars pour les frais dentaires. « Cette forme d’assurance permet d’acheter une paix d’esprit », affirme le Dr Michel Pépin, responsable des communications à l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux. « Oui, c’est coûteux, mais un animal de compagnie, c’est un luxe », rappelle-t-il.

Un planificateur financier pourrait rétorquer qu’un propriétaire de bête à poils peut tout aussi bien déposer ces mêmes 80 dollars par mois dans un compte particulier. Au bout de cinq ans, il aura accumulé 4 800 dollars, sans compter les rendements possibles dans un compte libre d’impôt. Un montant qui pourrait servir d’assurance en cas de pépin de santé de son animal préféré. 

De façon générale, les vétérinaires contactés pour cet article ne sont ni pour ni contre les assurances pour les animaux de compagnie. À chacun de décider si ce type de produit en vaut la peine, disent-ils.

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