10 impacts directs et pervers de la corruption

Les histoires d’horreur se succèdent à la Commission Charbonneau. Chaque jour, nous en apprenons davantage sur les mécanismes mis en place pour frauder l’administration publique. C’est à la fois très divertissant et d’une tristesse inouïe. Voilà des individus très ordinaires, qui pourraient être vos beaux-frères ou vos voisins. Cédant à l’appât du gain, ils ont oublié tous leurs principes et remisé leur sens moral.

Nous commençons à voir l’impact de ces combines, tricheries et malversations sur les finances de la ville de Montréal. Les prix pour les contrats d’égouts et d’aqueducs auraient été gonflés de 20 à 25 % au tournant des années 2000 et de 30 à 35 % dès 2001. Le système aurait été en place jusqu’en 2006, année où la ville a resserré ses mécanismes de contrôle et se serait finalement aperçue qu’elle payait plus cher que les autres villes.

Comment un tel système, favorisant les mêmes 10 entreprises de construction et qui provoquait une hausse des coûts importante, a-t-il pu se mettre en place et durer si longtemps ? J’ai hâte d’en savoir plus et de voir jusqu’où et jusqu’à quel niveau la corruption a sévi.

Nous ne sommes qu’au début des audiences, mais on peut déjà mesurer l’impact de cette commission sur la gestion des fonds publics et la vie démocratique québécoise.J’ai fait une liste de 10 impacts réels ou potentiels de cette commission.

1. Ça coûte plus cher

Par déformation professionnelle, c’est l’aspect qui m’intéresse le plus. On sait maintenant que la ville de Montréal payait plus cher pour ses égouts. Qu’en est-il pour l’asphaltage des rues et des boulevards ? Y a-t-il d’autres secteurs touchés ? Peut-on chiffrer la facture totale de ces coûts gonflés ? Aurons-nous une idée générale pour l’ensemble des villes du Québec ? Enfin, on a tous hâte de connaître l’ampleur de la corruption au gouvernement du Québec, comment se manifestait-elle, combien a-elle coûté aux contribuables. La présence parmi les commissaires de l’ancien vérificateur général Renault Lachance nous permet d’espérer des réponses chiffrées à ces questions.

2. Crise de confiance pour les élus

Il y a sans doute des maires corrompus et d’autres qui n’ont rien vu. Certains qui ont tout vu et qui ont su mettre fin aux stratagèmes mafieux. Certains anciens ministres sont probablement blancs comme neige, d’autres ont été plus imprudents et certains auraient pu pactiser avec les corrupteurs. En attendant que la lumière soit faite, tous les élus et anciens élus sont soupçonnés du pire. Il faut départager la rumeur et les faits, les pourris des honnêtes gens. Cette commission et les enquêtes policières en cours seront à cet égard très précieuses.

3. Y a-t-il des entrepreneurs en construction honnêtes ?

Le Québec a dépensé des dizaines de milliards de dollars en fonds publics ces dernières années alors que les gouvernements et administrations se lançaient dans de gigantesques travaux d’infrastructures. Est-ce que tous les appels d’offres ont été truqués ? Y a-t-il des entreprises qui n’ont pas joué cette infâme partition ? Ont-elles toutes manipulé les appels d’offres et les prix pour s’en mettre plein les poches ? Les présidents des grandes firmes de construction civile sont-ils tous des bandits ? Quel est leur lien avec la mafia ? Si ce lien est avéré, les conséquences sont lourdes. Qui va construire les aqueducs, les routes ou les ponts ? Des entreprises étrangères ?

J’ai vu des études disant que le secteur était plus productif qu’ailleurs au Canada et que les prix n’y étaient pas plus élevés. Comment concilier ces chiffres avec tout ce que l’on entend ?

4. L’impact sur la mafia

Gilles Surprenant a pris des vacances et a joué au golf avec Vito Rizzuto. Voilà une révélation troublante. Je n’enlève rien à Lino Zambito, mais c’est un nain comparativement au chef allégué de la mafia montréalaise. Au-delà des entrepreneurs en construction, la mafia est devenue la vraie vedette de la Commission Charbonneau. C’est elle qui jouerait le rôle d’arbitre entre entrepreneurs. Est-elle le véritable maître-d’oeuvre du secteur de la construction et le vrai patron des 10 entreprises « collusionnaires » ?

Comment la mafia utilise-t-elle les entreprises de construction ? Y a-t-il un lien entre les enquêtes policières sur cette industrie et les attentats qui ont secoué les têtes dirigeantes du crime organisé ?

5. L’impact sur la communauté italienne

Nous avons tous noté que les 10 entrepreneurs « collusionnaires » sont d’origine italienne. Comment la communauté peut-elle s’affranchir du poids brutal et historique des organisations criminelles d’origine italienne ? Comment départager les préjugés des faits ?

6. L’entreprise privée au pilori

Pour les anti-capitalistes, ces événements sont du bonbon. Pour eux, l’entreprise privée est forcément corruptrice et tous les entrepreneurs se retrouvent dans le même panier. Je fais quand même remarquer, qu’il n’y a pas de corrupteurs sans corrompus. Il y a des entrepreneurs croches et il y a des fonctionnaires pourris. Les deux trichent et empochent à nos dépens.

7. L’impact sur les ordres professionnels

Quand je pense à ordre professionnel, je pense surtout aux ingénieurs. Ils jouent un rôle important dans cette pièce de théâtre. Nous ne faisons qu’aborder le premier acte, mais il y a déjà des soupçons qui pèsent contre certains d’entre eux. Gilles Surprenant, le premier fonctionnaire corrompu de l’histoire en cours, est un ingénieur à la retraite. Les agissements des grandes firmes comme SNC-Lavalin en Libye laissent voir soit une absence d’éthique, soit une absence de contrôle.

Jean Fortier, président du comité exécutif de Montréal sous Pierre Bourque, déclarait à Radio-Canada qu’ils soupçonnait l’existence d’un tel cartel, mais que ses fonctionnaires lui faisaient comprendre qu’il fallait respecter « l’opinion professionnelle » des cadres de la ville.

8. L’explication générale et universelle à la crise des finances publiques

La dette publique ? Les difficultés d’équilibrer les finances publiques ? Tout s’expliquerait par la corruption des dernières années. Désolé, mais le gros du déficit public québécois s’explique par les déficits accumulés au fil des ans parce que les dépenses publiques sont trop élevées. Même en ajoutant de 20 % à 30 % aux coûts des investissements dans les infrastructures des dernières années, vous n’arriverez pas à expliquer les écarts entre la dette du Québec et celles des autres provinces.

De plus cette hypothèse part du principe qu’il n’y aurait qu’au Québec où les coûts seraient gonflés. Le Maclean’s n’avait quand même pas raison en affirmant que le Québec était la province la corrompue du Canada !

9. Mes écarts ne sont pas graves comparativement à…

Un fonctionnaire qui exploite une petite entreprise pendant ses temps morts m’offre de faire le travail que je lui ai demandé sans m’imposer les taxes appropriées. Je lui fais remarquer que ce sont ces taxes qui permettent de payer son salaire et son généreux fonds de pension. Il me répond par un long discours sur la corruption des élus. Selon lui, c’est elle qui est responsable des problèmes de finances publiques et que son travail au noir ne représentait en somme qu’une goutte d’eau dans l’océan.

Oui, il y a de grandes et de petites tricheries, mais l’éthique et l’honnêteté ne se transigent pas au poids. Comment reprocher l’évasion fiscale des uns et la corruption des autres quand on ne paie pas ce que la loi nous demande de payer ?

Ces scandales et d’autres ont un effet corrosif sur la vie en société. Un sondage publié par Les Affaires révèle que 55 % des Canadiens sont prêts à payer les entrepreneurs au noir pour éviter de payer les taxes. Seulement 30 % des répondants disent que c’est une erreur de payer le travail au noir.

10. On ne parle que de ça…

La Commission Charbonneau occupe tout l’espace médiatique. Il me semble qu’il y a d’autres enjeux au Canada, au Québec et dans le monde qui méritent aussi d’être discutées et débattues sur la place publique.

À moins qu’elle ne comble en fait que l’espace libéré par l’absence des Canadiens dans la conversation publique…

Les commentaires sont fermés.

Belle analyse et belle tentative M. Duhamel pour excuser les entreprises privées qui ont fraudé les municipalités et le ministère des transports du Québec avec les projets d’infrastructure (routes, ponts, égoûts, trottoirs etc..) et nous pouvons soupçonner que le même phénomène peut exister dans d’autres projets des secteurs publics (systèmes informatiques par exemple).

À la lumière des informations d’aujourd’hui on peut facilement imaginer qu’un stratagème différent mais tout aussi grave et nocif pour les payeurs de taxes se déroule / déroulait à Hydro-Québec et dans ce cas là (je pense aux centaines de millions de $ engagés par H.Q dans la réfection de Gentilly II avant même que la décision officielle d’aller de l’avant ait été prise). Contrairement aux cas de la fraude dans la construction (on prend les poissons d’en bas les dirigeants des secteurs publics et les politiciens disent qu’ils ne savaient pas); dans le cas d’H.Q c’est vers le PDG d’H.Q et du premier ministre du Québec que tout pointe, le cas de Gentilly et d’autres décisions douteuses semblables ne pouvaient être prises qu’à ces niveaux là.

Vous ne soulignez pas fort fort le poids possible des actions des politiciens et de ceux qu’ils désignent sur les conseils d’administrations des sociétés d’États, sur cezqui nous arrive… peut-être pour une future chronique l

Il faut aussi se poser de sérieuses questions sur les forces policières. Les enquêteurs de la Commission Charboneau on fait plus en moins d’un an que le SPVM, la SQ, etc Et puis les arrestations commandées de UPAC, Marteau, etc. ne sont que des side show pour faire croire au monde que le gouvernement fait quelque chose.

Des personnes dans la hiérarchie policière protègent les pourris depuis trop longtemps, il est temps de les sortirs eux aussis!

Avez-vous entendu parler des scandales qui gravitent autour du Maire de London, Ontario? Un bled de 300,000 habitants, comme Laval.

En 2005, il était député fédéral et il a fait payer le mariage de son fils (20,000 piasses) par le Gouvernement.

La maire s’appelle… Joe Fontana! Ca s’invente pas.

http://www.sunnewsnetwork.ca/sunnews/politics/archives/2012/10/20121022-195258.html

CHIP MARTIN | QMI AGENCY

LONDON, ON — As the national police force investigates London Mayor Joe Fontana, he will not be asked to step down from the board that oversees city police.

Despite a call from a former member of city council he stand aside, London Police Services Board chair Michael Deeb said Fontana will not be asked to do so.

“The events don’t relate to his time on the board, the funds don’t relate to board funds,” Deeb said Monday.

But former city councillor Megan Walker told QMI Agency Fontana should take a leave while his 2005 dealings with Marconi Club are investigated by the Royal Canadian Mounted Police.

At the time, Fontana was a London MP and federal minister of labour and housing.

“I believe the mayor should voluntarily step down pending the outcome of the police investigation,” Walker said.

She noted a code of conduct for Ontario’s police service boards states members must step down if investigated the Ontario Civilian Police Commission, the agency that oversees police and police boards.

Fontana did not return calls for comment Monday.

The mayor is under scrutiny for government cheques totalling a bit more than $20,000 that were used to pay bills to the east-end club where his son Michael’s wedding reception was held.

Late last week QMI Agency showed the image of a cheque stub from Public Works Canada tied to the $1,700 deposit paid for the hall. And the former club manager said he accepted that cheque and another from Public Works for the $18,900 balance owing. A second source confirmed the payments were made through Fontana’s office as an MP.

La commission accouchera d’un beau rapport suggérant de créer de nouvelles structures administratives afin de surveiller l’octroi des contrats de plus près. Malheureusement, on sera très loin du problème.

La seule façon prouvée pour réduire la corruption est d’encourager la compétition. Plus de joueurs dans le marché diminue les risques associés à la collusion dans les appels d’offres. Fixer les prix quand c’est toujours les mêmes 10-15 entreprises qui soumissionnent, c’est quand même facile. Faire la même chose dans un marché ouvert, c’est impossible.

Ouvrir le marché aux entreprises européennes, canadiennes et américaines ne peut qu’amener de nouvelles façons de faire et encourager nos entreprises à se surpasser et nous doter de meilleures infrastructures à moindre coût.

@ Rod (# 3):

$20,000.00…ça vous émeut?

Pffftt! De la petite grenaille ça.

ICI, au Québec, UN SEUL de nos fon-fons nous fraude pour plus de $600,000.00 (avoués…mais ombien non-avoué?)! On fait les choses autrement (et en GRAND!) ici, au Québec.

Imaginez lorsque nous aurons déterré tout le système. Ça frôlera les dizaines de millions.

Et ça n’inclue que la construction qui est le mandat de la Commission Charbonneau.

Ajoutez à cela les fon-fons ripoux en santé, en éducation, en informatique…

Quand on pense à leur Lisée qui s’étouffait d’indignation à TLMEP lorsque son collègue du Macleans a tenté de nous sensibiliser au fait qu’il y avait de la corruption majeure au Québec…

Drôle non? On ne l’entend plus sur le sujet… Probablement trop occupé à s’agenouiller comme un colonisé devant la Frônce.

@ C.Lafontaine (# 1):

Le problème, c’est que notre Vérificateur Général ne peut enquêter sur Hydro-Québec…ni sur la SAQ d’ailleurs…

Je suis sûr que nous nous faisons baiser 100 milles à l’heure par ces 2 monopoles étatiques.

– J’aimerais apporter quelques compléments à votre point #3 :

Si depuis quelques années, les choses ont un peu changé avec les prix gonflés des entreprises de travaux publics, c’est certainement parce que sont entrés en scène des unités telles que l’UPAC ; c’est encore parce que des entreprises étrangères ont acheté de compagnies québécoises.

C’est le cas entre autre de Construction DJL et Sintra (Groupe Colas filiale de Bouygues à 96%).

L’un des premiers constructeurs de routes dans le monde : Eurovia (une société à part entière de Vinci, numéro 1 mondial du BTP) a pour filiale au Québec : Construction DJL dont le siège social est à Boucherville. Cette acquisition a favorisé les transferts de technologies qui visent à garantir la meilleure qualité possible en matière d’infrastructures, permet de développer les activités dans plusieurs régions (notamment en Gaspésie), cette compagnie emploie et fait travailler des gens d’ici et offre des opportunités pour les travailleurs d’œuvrer aussi à l’étranger. Les procédures d’appels d’offres sont respectées. Ce qui fait que ces entités sont placées pour gagner des contrats.

Quand des firmes de bonnes réputations s’établissent en plus grand nombre, prennent le contrôle de compagnies à vendre au Québec ou élargissent le champ de leurs activités, les emplois existants ne sont pas perdus, la qualité et la durabilité dans le temps des infrastructures est garantie, les coûts sont moins l’objet de mauvaises surprises et sont conformes dans la plupart des cas aux devis préalablement établis, puis approuvés par les diverses administrations.

La Commission Charbonneau ne met pas du tout en péril la pérennité de l’industrie par la grâce de ce processus salutaire de la clarification.

– Nota Bene : Étant donné que DJL et Sintra produiraient actuellement 60% de l’asphaltage au Québec, Jacques Duchesneau leur reproche de contrôler l’industrie. Toutefois les 5 autres provinces du Canada et les 30 États américains qui font affaire avec Colas, la maison mère de Sintra, ne semblent pas se plaindre de tout cela. Voici pourquoi la nature des projets suivis de la procédure de mise en appel d’offre des donneurs d’ordre institutionnels est-elle par divers aspects plus importante dans le financement que les seules offres de services des divers répondants.

Être membre éminent du crime organisé, tel que la mafia calabrese ou sicilienne pour un immigré italien reçu citoyen canadien devrait être passible de la même peine que d’être un criminel de guerre Nazi!
On devrait leur retiré leur nationalité et les renvoyer en Italie…cela en ferait peut-être réfléchir certain!

En tout cas, la Commission Charbonneau n’a pas encore d’impact sur le Parti québécois qui multiplie à l’infinie les nominations bassement partisanes depuis moins d’un mois qu’il est au pouvoir…

N’était-ce pas le même parti qui s’empourprait d’indignation sur le même sujet lorsqu’il était dans l’opposition?

On peut dire que le département des égouts de la ville de Montréal était entièrement mené par la mafia avec les lois de la mafia.
Le petit fonctionnaire se retrouve dans un système dont il ignore les ramifications à la ville de Montéal, comité exécutif, police, et il devient, à contrecoeur, un exécutant effrayé et selon les règles de la mafia, si tu sais des choses, tu dois rester dabs la bulle , sinon…
Ce n’est pas de la fraude ordinaire; c’est une opération mafieuse.
Comment la mafia peut-elle en venir à contr^ler ue partie d’une administration? La peur ou la ruse?

« L’entreprise privée au pilori »

Très clair que la gauche utilisera cette histoire pour dénigrer les entreprises privées et pousser pour qu’on embauche plus de fonctionnaires pour surveiller tout ça.

Pourtant le problème c’est que l’état empêche déjà trop les marchés de fonctionner librement et de laisser jouer la concurrence (y compris avec les contracteurs étrangers, ceux dont les employés sont non syndiquées, etc…) et néglige son rôle fondamental qui est d’instaurer et de protéger un état de droit qui s’assure que les intervenants soient le plus honnêtes possible.

C’est pourtant ça à la base le capitalisme: la liberté dans un état de droit, sauf qu’au Québec oubliez ça, on apprend pas ça à l’école.

Bref ce qui me fait le plus peur avec cette crise c’est qu’on en profite pour faire encore plus de ce qui nous a mené jusque là . Désolant mais si on regarde se qui se dessine par exemple sur le financement des partis c’est exactement ça qui va arriver alors qu’on parle de restreindre encore plus les possibilités de financement, on va finir avec un système complètement occulte et étatisé.

Bref le Québec c’est la Grèce, chaque jour qui passe le démontre encore un peu plus.

Au rythme où les trottoirs en bon état se font remplacer à Montréal (et les trottoirs en très mauvais état laissés à l’abandon sans doute pour témoigner de « l’immense » travail qui reste à faire), l’incompétence seule peut difficilement expliquer un tel comportement. Il faut donc presqu’assurément invoquer un subtil mélange d’incompétence, de corruption, de paresse et de ristournes.

Devant mon entrée, une dalle de trottoir n’ayant qu’une infime fissure invisible pour quiconque marcherait les yeux bandés, que ce soit pieds-nus ou non, vient d’être remplacée. Pour ce faire 8 intervenants étaient impliqués à tour de rôle:
1- le scieur de ciment.
2- le briseur de dalles de ciment et d’asphalte.
3- le tracteur en charge de charger tous ces morceaux dans un camion.
4- le camionneur et le site d’enfouissement.
5- le poseur de moules.
6- le poseur de pierraille.
7- le couleur de béton.
8- le réparateur de l’asphalte enlevé dans mon entrée afin de réparer la dalle de trottoir à peine endommagée.

Résultat: la fissure à peine visible dans l’ancienne dalle est maintenant remplacée par deux fissures plus grandes et plus larges que la fissure originale. Ces 2 fissures sont dans l’asphalte de mon entrée: le scieur de béton a fait son travail négligemment, faisant chacun de ses deux traits de scie 7-8 cm trop longs dans l’asphalte de mon entrée.

Bien sûr, le rectangle d’asphalte que la ville a remplacé dans mon entrée, va se fissurer 10 ou 20 ans plus tôt que l’asphalte du reste de mon entrée, expérience à l’appui…

En somme, des prix faramineux pour faire du travail inutile et négligent qui empire les choses dans mon cas, et n’améliore absolument rien dans d’autres cas. En échange, nous acceptons de payer les taxes municipales les plus élevées en Amérique…

Tiens, tiens….

http://www.theglobeandmail.com/news/politics/billionaire-oilers-owner-katz-gave-430000-to-alberta-pcs/article4647260/comments/

Un milliardaire albertain fut la source de près de 30 % du financement électoral du parti conservateur en Alberta, province ou il n’existe aucune limite et aucun remboursement des dépenses électorales. Il semble que ce soit tout à fait légal. M. Katz, propriétaire des Oilers, veut construire des condos, des salles de concert, mais surtout un nouvel aréna pour l’équipe et voudrait bien que le gouvernement contribue 100 millions à son projet. Au départ Mme Redford n’était pas entichée par le projet, mais au fil de la campagne elle a commencé à changer d’idée. M. Katz est impliqué dans la distribution de produits pharmaceutiques et contrôle l’entreprise Rexall qui a des pharmacies dans des hôpitaux albertains, selon une entente avec le gouvernement.

De tels arrangements au Québec feraient scandale mais en Alberta M. Katz est surtout vu comme étant un citoyen exemplaire, qui travaille pour le bien-être de la population. C’est un généreux donateur à des groupes qui s’occupent des malades et des démunis.

Il faudrait un examen bien approfondi pour savoir si les Albertains obtiennent le meilleur prix possibles des ententes entre le groupe de M. Katz et le gouvernement quant aux produits pharmaceutiques. La transparence en Alberta est aussi opaque que les rocheuses….

«La seule responsabilité d’une entreprise consiste à utiliser ses ressources et à s’engager dans des activités destinées à accroître ses profits»

Milton Freidman: The social Responsibility of Business is to increase Profit, New York Times Magazine, 13 septembre 1970, pp 122-26.

Avec un tel leitmotiv, peut-on s’étonner des résultats?

@Jacques Marceau

« La seule façon prouvée pour réduire la corruption est d’encourager la compétition. »

À ça je dis Amen

Malheureusement ici on fait tout pour empêcher la compétition: Normes sur l’organisation du travail, syndicalisation, corporatismes divers, protectionnismes de toutes sortes, réglementions à outrance, contraintes de francisation, etc… Tout évidemment cela sous couvert de bonnes intentions mais au final cela rend l’accès au marché local pratiquement impossible pour les entreprises de l’extérieur. La cerise sur le sundae c’est les lois « anti-riches » sur le financement politiques qui entrainent tout le monde dans l’illégalité, alors la boucle est bouclée car les partis deviennent aussi des parasites bénéficiaires et n’ont plus intérêt à changer quoique ce soit. Comment s’étonner alors que tout cela finisse dans la magouille, la corruption et le crime organisé? Bienvenue dans le Québec moderne.

Mais vous savez quoi? Ce contexte ne sera aucunement remis en question, au contraire on risque plutôt d’en ajouter une ou deux couches de plus… Pathétique!

Les mêmes procédures devraient être appliquées au gens soupçonnés être mafieux, que celles utilisées pour les gens soupçonnés êtres terroristes.
Arrestation,emprisonnement indéterminé, et si libération, bracelet de surveillance.
Évidemment, qui donnerait aux partis politiques? En plus, je vois les lobbyistes avocats , marchands, importateurs, etc.faire pression sur les gouvernements. Et les gouvernemnts baisseront les bras, parce que ça les arange.

« le gros du déficit public québécois s’explique par les déficits accumulés au fil des ans parce que les dépenses publiques sont trop élevées. »

Il y deux façons de voir la dette, celle décrite plus haut et la dette qu’on accumule parce que les revenus sont insuffisants par rapport à nos dépenses. Avec les réductions d’impôts des nantis, des entreprises ces dernières années et le Québec qui est d’ores et déjà parmi les pays où la fiscalité leur est le plus favorable, serait-il possible que ce soit cette dernière façon de voir la dette qui serait la bonne ?

@PBrasseur!
Je ne sais pas si vous avez remarqué les quelques commentaires précédents le vôtre…c’est plutôt aux fonctionnaires qu’ils s’en prennent…
Quand à comparer le Qc et la Grèce…vous écoutez trop Radio X et Denis Lévesque….

@ François 1

Voici une étude de deux chercheurs de Harvard qui disent exactement le contraire de ce que vous affirmez.

« ….Thirdly, the significant effect of inequality on corruption may also help to explain why larger sizes of government are not associated with higher levels of corruption. One recent puzzling empirical finding was that smaller, not larger, government size was associated with higher levels of corruption (La Porta et al. 1999; Friedman et al. 2000), contradicting previous studies. Extensive redistribution can both increase government size and lower corruption if it effectively reduces inequality.

… Our study thus stresses the need for considering the motivations and opportunities for the rich and the private sector to engage in corruption (Glaeser et al. 2003; Hellman, Jones, and Kaufmann 2000). The experience of massive privatization that was accompanied by enormous corruption in Eastern European countries offers further evidence (Black, Kraakman, and Tarassova 2000; Hellman et al. 2000). We also note that the skyrocketing CEO compensation in the US, which was supposed to align the interests of CEOs to those of shareholders, not only increased income inequality but also stimulated corporate corruption as the recent scandals demonstrate. »
http://www.hks.harvard.edu/hauser/PDF_XLS/workingpapers/workingpaper_22.pdf

Sur votre 7 ième point, il faudrait additionner « l’imputabilité ». C’est la raisons qu’ils ont de bons emplois en travaillant pour des gouvernements ou des municipalités, leur salaire + avantage sociaux et bon fond de pension. Ils sont imputable sous l’entreprise qui les engages. S’il y a de la collusion entre les entreprises, ils en subiront les conséquences ou les pertes des coûts sur ces contrats seront absorbés par les payeur de taxe. Mais pour les employés, parce qu’ils sont imputable sous leur employeur, l’employeur peut agir sur ces employés corrompus, même s’ils sont retraités. Que la corruption se produise durant leur emplois ou qu’une fois qu’ils sont à la retraite, sans que l’employé se retrouve en prison, l’employeur est dans ses droit de récupère une partie de leur fond de pension, la partie payé par l’employeur, l’employé sort seulement avec ses propres sous qu’il a déposé dans son fond de pension. Monsieur TPS à fraudé selon ses dire, approx. 600,000$, son fond de pension peut valoir approx. 800,000$. Sous l’infraction de vole envers son employeur et dans la formule de partage des risques du fonds de pension de la municipalité de Montréal, que je croix que le pourcentage est de 80% par l’employeur et de 20% par l’employé et même s’il est retraité, de même que tous les autres employés corrompus, l’employeur peut récupérer l’équivalent des valeurs de toute sa partie, soit 80% de 800,000$ = 640,000$ et l’employé en sort avec ses propre sous, c’est tout. Une façon de donner une leçon à tous les autres employés qui seraient tenter de répéter tout autre stratagème de corruption.

@ koldo (# 20):

La simple logique joue contre vous.

La corruption implique nécessairement le domaine public car dans le privé, elle ne peut exister très longtemps vu la compétition, or, toute personne raisonnablement intelligente concluera que plus de public = plus de corruption.

Simple non?

Je suis assuré que nous en découvrirons des vertes et des pas mûres via la Commission Charbonneau et si on enquêtait dans TOUS les ministères (éducation, santé, informatique, etc…) pour les 25 ou 30 dernières années, on découvrirait qu’aucun d’entre-eux n’est parfaitement intègre et vertueux.

Les fonfons et les politiciens se sont jamais imputables, ont des pensions à faire rêver n’importe qui, jouissent d’une immunité presque totale et SURTOUT, dépensent L’ARGENT DES AUTRES.

Dans le privé, c’est tout le contraire.

@ François 1 #22

Il y a beaucoup de simplicité dans votre raisonnement aussi. Quelles études avez-vous fait pour contredire deux chercheurs de Harvard ? Que lisez-vous depuis un mois, pour nous offrir de telles absurdités ? La corruption n’existe pas dans le privé ! Pardonnez-moi de ne pas avoir compris que Lino Zambito était un fonctionnaire, j’ai dû mal lire les journaux. Lui et ses « amis » ont soudoyé vos « fonfons » pendant au moins dix ans. La compétition empêche la corruption, mon œil ! Les entrepreneurs se sont entendus pour l’obtention de contrats ce qui a gonflé le coût des soumissions et j’en passe.

Les politiciens ne sont pas imputables ! Les élections ça sert à quoi au juste ! Si vous pensez que le privé ne dépense pas l’argent des autres c’est que vous êtes un ignare. Où pensez-vous que le privé se finance ? Chez les banques avec l’argent de vous et moi.

@honorable #12

Si vous n’êtes pas content des services offerts par Ville de Mont-Royal/Town of Mount Royal, vous pouvez toujours militer pour fusionner votre bled à Montréal.

Sur votre 9 iè point, il faut comprendre le ras le bol des contribuables. Il y a une limite ou la majorités des contribuables acceptent de payer honnètement leurs taxes et impôts.
Quand les gouvernements prélèvent jusqu’a 35,40,50% de tes revenus en impôts et en plus la TPS,TPS et que tu les voient dépenser sans compter
pour des services que nous n’avons plus les moyens de nous payer,investir dans des querres inutiles (Iraq, Afghanistan)ect.Batir des immeubles à coûts de milliards de dollards (uqam, aéroport de Mirabel)ect, que nous n’avons presque pas utilisés et qu’il faut maintenant démolir.
Au moins cette argent au noir est remis dans l’économie et non gaspillé par nos gourvements.

@ Marc Sauvageau (# 25) & koldo (# 26):

Puisqu’il faut vous mettre les points sur les « i »…

Dans le domaine privé, soit lorsque deux entreprises privées font des affaires ensemble, elles compétitionnent contre d’autres entreprises privées (contrairement au domaine public qui, lui, jouit d’un monopole protégé par les lois…) et si l’une d’entre-elles pratique la corruption envers ses clients, ça entraînera nécessairement une augmentation de ses coûts par rapport à ses concurrentes, et par le fait même, l’éliminera éventuellement du marché parce qu’une entreprise dépense SON argent.

Le public, lui, par contre, dépense l’argent des AUTRES en plus de jouir d’un MONOPOLE d’où sa propension à se faire facilement corrompre.

LA solution? Facile: réduire au minimum le rôle de l’État et automatiquement, le nombre de politiciens, de monopoles et de fonfons seront réduits.

Version corrigée sans doublon
@ François 1 #29

Vos théories libertariennes c’est de la bouillie pour les chats. Lisez le rapport de Transparency International 2009 (1), qui vous contredit sous tous les rapports.

Exemple du rapport : « Dans ce qui est souvent appelé la « corruption commerciale » ou, plus généralement, » corruption privée « , le receveur de pots-de-vin accepte un paiement occulte ou d’autres faveurs en échange d’un contrat qui peut ne pas être dans l’intérêt de son employeur.

Aux États-Unis, par exemple, plusieurs cadres de la société Honda ont, entre la fin des années 70 et 1992, accordé de nouvelles licences de concession automobile en fonction des pots-de-vin versés par les concessionnaires potentiels (sous la forme de sommes d’argent et de cadeaux), au lieu de choisir les concessionnaires les mieux à même de servir les intérêts de leur entreprise. Les poursuites judiciaires collectives qui ont été intentées se sont traduites par la condamnation de Honda à verser 330 millions de dollars de dommages et intérêts à 1 800 concessionnaires.

[…]

En faussant le marché, de telles pratiques provoquent des dommages significatifs au sein de la société. Il est possible que les commerciaux corrompus de Honda aient faussé le marché
concurrentiel pour les concessionnaires potentiels, au détriment de leur propre entreprise
et des concessionnaires plus performants qui, sans ces pratiques, auraient pu remporter des
contrats. Loin de se limiter aux chaînes d’approvisionnement ou aux réseaux de distribution, ce type de corruption privée touche l’ensemble des activités commerciales.

Le potentiel de corruption est présent dès les premières étapes du processus de formation d’une
entreprise, y compris lors du recrutement du personnel et de l’obtention des financements.
Depuis les salariés des casinos aux États-Unis jusqu’aux infirmières au Bahreïn, le processus de
recrutement peut être corrompu par les recruteurs et leurs agents susceptibles d’exiger, auprès
des candidats, le versement de commissions occultes pour obtenir un poste. En matière de financement, un employé de banque peut se voir offrir des pots-de-vin pour proposer un prêt
à des conditions privilégiées à une entreprise. C’est le cas, par exemple, d’un haut gestionnaire
de compte de la Banque Royale du Canada qui a récemment été accusé d’avoir accepté la somme de 362 000 dollars canadiens (soit 300 000 dollars US) sous forme de pots-de-vin de la part d’une entreprise de fourniture de métaux, aujourd’hui disparue, en échange de son accord concernant divers prêts, l’extension du découvert autorisé de l’entreprise de plusieurs millions de dollars et la préparation de comptes financiers frauduleux. Il ne s’agit pas là d’un cas de corruption isolé en matière de prestations bancaires. Plus d’un tiers des entreprises interrogées lors d’une enquête menée en 1999 ont indiqué qu’elles considéraient la corruption en matière de prêt bancaire comme un obstacle majeur, limité ou mineur pour leurs activités. »
Transparency International p.23-24

Il y a plein d’exemples comme ceux-ci dans le rapport. Alors, évitez de nous dire que la corruption s’élimine d’elle-même dans le privé c’est faux.

1 – http://www.transparence-france.org/e_upload/pdf/french_gcr_2009.pdf

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