PKP et les finances publiques

Une fois au gouvernement les partis politiques mesurent très bien l’ampleur de l’enjeu et font de l’équilibre budgétaire une priorité. Hélas, il arrive qu’ils traitent encore ce problème avec une insoutenable légèreté quand ils sont dans l’opposition.

Blogue EconomieLe Québec, comme presque toutes les sociétés développées, a un problème d’argent. Il doit réduire ses dépenses pour ne pas alourdir une dette qui pourrait devenir ingérable et inquiéter ses créanciers à qui il emprunte 15 milliards de dollars par année pour ajouter à la dette ou remplacer les titres d’emprunt venant à échéance.

15 milliards de dollars, ça ne change pas le monde, mais… Une fois au gouvernement les partis politiques mesurent très bien l’ampleur de l’enjeu et font de l’équilibre budgétaire une priorité. Hélas, il arrive qu’ils traitent encore ce problème avec une insoutenable légèreté quand ils sont dans l’opposition.

C’est le cas de Pierre Karl Péladeau, qui trouve que le gouvernement noircit le portrait des finances publiques du Québec et qui critique les mesures d’austérité au nom d’une défense unilatérale du modèle québécois. Comme François Legault, je me demande s’il a bien lu les innombrables articles écrits sur l’état lamentable des finances publiques dans les rubriques Le Québec dans le rouge publiés dans ses médias. Ou s’il se souvient de ses incessants efforts de redressement quand il était à la tête de son entreprise qu’il a sauvée en coupant inlassablement dans les dépenses.

Je trouve dommage que l’intervention de M. Péladeau au Devoir donne de l’eau au moulin à ceux qui nient l’existence d’un problème ou prétendent le régler facilement en haussant les taxes et impôts.

Le premier groupe, je les appelle les négationnistes. Dans leur univers parallèle, 200 milliards de dollars de dette ce n’est rien ou si peu de choses. Ils vont nous dire que le déficit des caisses de retraite n’est pas encore une dette, que la Grèce fait pire ou que les paiements d’intérêts sur notre dette ne sont pas plus élevés qu’avant.

Vrai, pourvu qu’on parte du principe que l’État québécois peut se soustraire à ses obligations envers ses employés, qu’atteindre la situation de la Grèce devienne un objectif excitant, que les taux d’intérêt demeureront pour l’éternité au niveau plancher des dernières années et que les créanciers sont sourds, muets et aveugles.

Le deuxième groupe est tout aussi déconnecté. Pour eux, nos programmes sociaux sont sacrés, doivent être maintenus dans leur intégralité et à tout prendre devraient être plus nombreux et plus généreux.

Qu’importe si le poids des dépenses publiques dans le PIB est 25 % plus élevé au Québec qu’en Ontario, les services dont nous bénéficions en valent largement le coût et c’est tout à notre honneur que le «modèle québécois» est plus égalitaire. Toute remise en question ou révision des programmes est un outrage au modèle québécois et doit être vivement dénoncée.

Pour les défenseurs de cette thèse, l’équilibre des finances publiques est un jeu d’enfant et le manque à gagner de 3,7 milliards de dollars ne les émeut pas outre mesure. Il s’agit tout simplement d’appareiller les besoins illimités de l’État et l’argent des contribuables. Cet argent est abondant et il suffit d’aller le piger à Ottawa, à Westmount ou dans les îles Caïman, selon que vous soyez plus nationaliste que socialiste.

Les fascicules publiés la semaine dernière par la Commission d’examen sur la fiscalité tracent un portrait plutôt accablant du fardeau fiscal des Québécois.

Nous sommes déjà plus imposés que les autres Canadiens. L’impôt sur le revenu payé par les Québécois à leurs deux gouvernements correspond à 12,3 % du PIB contre 11,9 % en Ontario, 10,8 % dans le reste du Canada, 8,2% aux États-Unis, 8,5 % en moyenne dans les pays de l’OCDE et 8,9 % en moyenne dans ceux du G7. Ce n’est pas rien. Nous sommes les champions nord-américains des impôts directs et nous aspirons déjà à la couronne mondiale. Mais il faudrait faire plus.

Nous sommes aussi très performants quand il s’agit de faire payer les «riches». Ceux qui déclarent des revenus de plus de 100 000 dollars par année ne représentent que 4,8 % des contribuables, mais ils paient 35,9 % des impôts. Le taux marginal d’imposition est atteint avec des revenus de 135 000 dollars au Québec alors qu’un Ontarien doit gagner 220 000 dollars pour atteindre ce palier.

S’il en est ainsi, c’est qu’il n’y a pas suffisamment de «riches» au Québec. Pour maintenir le modèle québécois à flot, il faut aussi taxer goulûment les contribuables qui gagent aussi peu que 50 000 dollars et plus par année.

Oui, mais ne sommes-nous pas la juridiction la plus sympathique aux familles, un autre trait de notre généreux caractère ? En effet, le fardeau fiscal des Québécois est un tantinet plus avantageux si vous avez le bonheur d’avoir deux enfants et le malheur de ne pas gagner plus que 56 676 dollars… à deux parents.

Nous sommes aussi les champions canadiens en matière de taxation avec la taxe de la vente la plus élevée au pays avec la Nouvelle-Écosse et avec la taxe sur les carburants la plus coûteuse.

Quant aux entreprises, il n’y a qu’au Québec où on a augmenté le taux d’imposition entre 2000 et 2014 au pays. Les taxes sur la masse salariale et les cotisations sociales prélevées sont de loin les plus élevées au Canada. Les entreprises québécoises paieraient 2,9 milliards de dollars de taxes en moins si elles étaient imposées au même niveau que les entreprises ontariennes.

J’admire le cran et le sang-froid de ceux qui nous disent qu’il suffit de taxer davantage les entreprises et les riches pour financer notre État magique. Les Québécois ne vivent pas sur une île déserte et les contribuables les plus avantagés par la vie ont souvent la malchance de parler anglais et d’être mobiles.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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43 commentaires
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En plus, je vous suggère de lire cette intervention très…très révélatrice sur le VRAI PKP:

http://www.antagoniste.net/2014/10/01/le-pays-imaginaire/

Voici ce que l’on peut y lire:

« Autrement dit, quand c’était son argent qui était en jeu, Pierre-Karl Péladeau était un grand fan de l’austérité. Maintenant que c’est l’argent des contribuables qui est en jeu, et plus le sien, l’austérité n’est plus de mise… ».

En fait, PKP utilise le mot « austérité » dans son sens très large, histoire de faire son petit effet car notre gouvernement Libéral ne fait que de RALENTIR LE RYTHME DES DÉPENSES.

Le Québec est une terre féconde pour les pauvres et les déconnectés (i.e.: diplômés en sciences molles pas de maths) et un virage très serré s’impose avant que les agences de notation ne le fassent à notre place.

Nous avons le privilège de pouvoir enfin compter sur un trio d’économistes du tonnerre comme cela s’est rarement produit dans notre histoire et en plus, nous pouvons compter sur un Premier Ministre énergique et intelligent qui a su s’entourer d’un groupe d’experts.

J’espère que M. Peladesu enlèvera ses lunettes roses et baissera son poing

MG

Il semble prêt à faire à peu près n’importe quelle bassesse pour être le chef de ce bateau en perdition qu’est devenu le PQ.

Monsieur P.K.P pense qu’il peut redresser la dette du Québec en levant son poing.. Ce qu’il est rigolo ce Monsieur.Il est de gauche maintenant. Faut-il en rire ou en pleurer !!

Il serait temps de relire Friedrich A. Hayek, qui démontra il y a plus de 70 ans, dans « La route de la servitude » (réédition 2014, PUF), à quel point la gauche idéologique, comme la droite idéologique, participent de la même motivation, celle de croire qu’un État interventionniste, le planisme bureaucratique et l’enfermement de la société économique à l’intérieur des frontières nationales permettront de construire un pays « solidaire » et « autarcique ». C’est ainsi que la gauche socialiste et le Front national se rejoignent en France pour prêcher un type d’interventionnisme de même qu’un protectionnisme depuis longtemps discrédités. C’est ainsi que la gauche québécoise, entichée d’un Québec Inc. tissé serré et de plans nationaux dignes de la pensée magique, rejoint la droite anti-libérale en prêchant la poursuite de l’endettement de l’État (Pierre-Karl Péladeau) ou des projets grandioses condamnés d’avance au gaspillage et à la collusion, comme le vaste plan d’électrification que nous promet aujourd’hui Martine Ouellet. L’endettement accru de l’État condamnera les jeunes générations à l’exode (Europe, Alberta, États-Unis), et les plans dits nationaux ou mobilisateurs à une immense perte de temps et d’énergie (voir l’acier de Sidbec, le bouletage du minerai de fer, Pétromont, l’éolien, l’amiante, le magnésium, le TGV, la biomasse forestière, l’auto-suffisance alimentaire, l’hydrogène, et j’en passe).
PKP n’est ni de gauche ni de droite, il ne fait que répéter les âneries d’idéologues d’un temps passé.

Quand le gouvernement du Québec aura remboursé ses 200 milliards de dettes, que lq gouvernement fédéral aura remboursé ses 600 milliards de dettes et que le gouvernement étasuniens aura remboursé ses 12000 milliards de dettes où c’est qu’on va trouver de l’argent en circulation ? comment l’économie pourra-t-elle encore tourner ??

Mathieu Bock Côté vit la France par procuration.. Son maître à penser est Alain Finkielkraut, cet intellectuel conservateur islamophobe qui flirte avec le FN de Marine LePen.. PKP a fait sienne l’idéologie de MBC.. son discours c’est copié-collé..

Ce que je déplore c’est la complicité évidente de la classe intello-médiatico-syndicaliste qui s’affaire à bâtir le mythe PKP, le Messie qui les conduira à la Terre Promise…

Pour ce faire, peu importe les gaffes de débutant de PKP, le relais médiatique ne suit pas.. bien au contraire, la puissante machine médiatique roule pour lui.. par la voie d’un fan club de commentateurs aux propos dithyrambiques.. PKP ce sphinx à l’intelligence supérieure.. « force et puissance « raisonnée » par l’intelligence humaine!!! »

La « peoplelisation » de la politique.. autant ces esprits « supérieurs » réactionnaires (MBC) vomissent la modernité autant ils utilisent le racolage médiatique ou « Facebook » pour nourrir leurs « nobles » desseins.

J’espère que les Québécois sauront lire entre les lignes et reconnaître la fraude intellectuelle à laquelle trop de journalistes participent en vue de piéger les Québécois.. ces ignares qu’il faut éduquer.. Car EUX! ils savent!

Force est de constater que « l’élite souverainiste québécoise » et ses fidèles s’est délitée sous l’action du temps..

Et l’éthique dans tout cela? Qu’attendons-nous pour faire entendre notre indignation devant l’émergence d’une berlusconisation du Québec? Qu’il soit trop tard?..

Hélène Beaulieu qui écrit le mot éthique!
Savez-vous ce que c’est pour vous et ceux que vous appuyez madame, que l’éthique?

Alors…les détails sur ce deal entre votre Pauline, son mari et la mafia syndicale… Ça vient???

Tiens donc l’épouvantail à moineaux qui se manifeste encore avec la même cassette.
Le ruban de votre cassette doit bien être à la vielle de lâcher?
Combien avez-vous envoyé dans es paradis fiscaux François 1?
Combien l’an dernier?

C’est que les gouvernements ne remboursent pas leur dette, ils ne font que payer leurs prêts lorsqu’ils arrivent à échéance. La dette se réduit du seul fait que le taux de croissance du PIB est supérieur aux taux de croissance de la dette.

Bravo…excellente idée. Continuons donc à flamber plus de $9 Milliards par année en intérêts seulement…tout en « réduisant » notre dette.

Peu de gens sérieux appuient votre thèse. Même la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins vous l’envoie dans les dents:

http://argent.canoe.ca/nouvelles/lausterite-un-passage-oblige-des-quebecois-6102014

Extrait:

»
Si le gouvernement Couillard ne remet pas la gestion de l’État en question, elle craint que le Québec en arrachera d’ici quelques années. «Quand on regarde la situation du Québec, il est évident qu’on fait face à un déficit budgétaire qui est récurrent et qui est structurel», a exprimé la dirigeante, à la tête de Desjardins depuis 2008.

Elle soutient que, comme pour le budget d’une famille, le gouvernement québécois doit regarder ses dépenses et ses revenus afin de faire des choix et de déterminer ce qu’il est capable de se payer. Certaines missions de l’État pourraient être accomplies autrement, croit la comptable de formation. »

Et VLAN!!!

Avant de couper, il faudrait aller chercher les 9-16 milliards cachés par les amis du pouvoir dans les paradis fiscaux et les 23 milliards que nos gouvernements leur ont donné en allègements fiscaux.

C’est trop facile de dénoncer les paradis fiscaux… Faire de la diversion pour éviter de parler des Fleurons québécois créés à coups de subventions à même les fonds publics??..

Et la Caisse de dépôts qui a investi dans Vidéotron alors même que Québécor World se plaçait sous la protection de la faillite.. ‘Le hasard n’existe pas ».. Donnons-lui, donnons-lui de l’oxygène!

La subvention accordée aux « Productions « J » quelques jours avant le saut de PKP en politique.. la loi 64 qui a été votée par Pauline Marois dans le dossier de l’amphithéâtre par laquelle PKP s’est retrouvé avec un la gérance pour 25 ans d’un amphithéâtre payé à même les fonds publics.. une subvention pour une équipe nationale avec cela??

L’autre fleuron québécois les entreprises Accurso dont le monopole a généré la corruption et fait grimper les coûts de l’entretien des routes de 30%!!.. C’est pas pareil avec les intouchables du Québec inc.!!

Alors je regrette mais dans le cas des « paradis fiscaux » comme dans l’autre des « subventions abusives » la vertu y est tout autant absente..

Pour les donneurs de leçons et leur morale à géométrie variable.. on repassera!

Sur quelle planète vivez-vous ? La transaction Tim Horton-Burger King, ça ne vous dit rien ? On pouvait lire dans Le Devoir « Les États-Unis réduisent les possibilités d’exil fiscal pour leurs entreprises » c’était de la diversion aussi ? Dans le même quotidien et plusieurs autres on apprenait que l’OCDE avait annoncé des mesures pour lutter contre l’évasion fiscale « L’organisation internationale, basée à Paris, a dévoilé mardi les sept premiers éléments d’un plan d’action en comptant quinze. » c’est encore de la diversion ?

Preuve par quatre que s’il existe des paradis fiscaux, c’est parce qu’il existe des enfers fiscaux.

Enlevez à ceux qui utilisent ce genre de stratagème TOUS leurs acquis et vous ne pourrez rembourser que la moitié d’UNE SEULE année de déficit. Et ce ne sera pas récurrent.

Le problème de la dette est éléphantesque et ne se réglera pas par la confiscation des actifs des roublards. Il faudra, un jour ou l’autre, s’attaquer au troupeau de vaches sacrées.

L’enfer fiscal permet de vous éduquer, de vous soigner, de vous protéger, sans cet enfer fiscal vous seriez véritablement dans un monde infernal.

Madame Beaulieu et le François qui défendent en choeur les paradis fiscaux, dont ce dernier prétend à des peanuts.
30,000,000,00$ par année les paradis fiscaux au Canada.
Combien avez-vous envoyé dans des paradis fiscaux?

@ SirDecelles le 6 octobre 2014 à 20 h 55 min:

« Combien avez-vous envoyé dans des paradis fiscaux? » (sic)

Les $30,000,000,00$ par année les paradis fiscaux au Canada…c’est moi.

Lorsqu’on aborde la question du manque à gagner de l’ordre de 3,7 milliards, certains analystes contestent ces chiffres. Pour certains il serait inférieur à ce chiffre ; pour d’autres, il dépasserait aujourd’hui allègrement les 5 milliards. Ce qui signifie que quoiqu’il en soit, l’objectif de l’équilibre fiscal l’an prochain, risque d’être difficile à atteindre.

La problématique de la dette est assez complexe, puisque ce n’est pas le montant qui compte, ce sont plutôt certains ratios qui entrent en ligne de compte. Tels que le pourcentage de la dette par rapport au PIB ou encore la dette par habitants. Ou la propension d’un État à réduire ou bien accroitre son déficit public, ce qui touche notamment au déficit structurel.

Sur ce point, nous n’avons aucun intérêt à faire croitre notre pourcentage de déficit public, sauf si l’accroissement de ce déficit sert à gagner des points supplémentaires en termes de croissance du PIB. Sur ce point encore, les experts ne sont pas tous d’accord quant aux moyens à mettre en œuvre.

Les effets multiplicateurs escomptés par l’investissement se font souvent attendre en période de crise économique, lorsque ceux-ci peuvent avoir même des effets négatifs ; ce qui veut dire que l’État obtient en retour moins de dollars que ceux qu’il a effectivement redistribués. Ce sont d’ailleurs sur ce genre de paramètres qu’il faudrait jouer, si nous souhaitons franchement voir le revenu de l’État augmenter. Aucun État ne devrait dépenser de l’argent en pure perte.

Précisément, c’est ici que se trouve la difficulté. À cet effet, je ne suis pas en désaccord avec monsieur Péladeau. Bien sûr, il faut travailler sur le poste des revenus et non seulement sur le poste des seules réductions, sans réduire (théoriquement) les services à la population. Je pense quoiqu’il en soit que c’est la stratégie de monsieur Leitão.

Trouver de quelle façon économiquement viable on peut accroître les revenus de l’État, c’est la solution la plus progressiste et surtout la plus créative pour réduire et éliminer le déficit public, pour réduire à terme le fardeau fiscal des citoyens, réduire le poids de la dette, pour améliorer le sort de tout le monde.

Un État comme l’État québécois aurait tort de ne chercher à augmenter ses revenus que par l’accroissement des taxes. Pourtant les Libéraux flirtent avec l’idée d’augmenter de 2 à 3 % la TVQ. Un État qui crée les conditions et fait le pari du plein emploi, table sur la création d’ouvrage (quitte à en donner) et mise sur un meilleur partage de la richesse pour augmenter ses revenus par le truchement d’une plus grande prospérité de ses habitants. Dans ce cas, un tel État aura toujours raison.

À ma connaissance et jusqu’à présent, aucun gouvernement n’est parvenu à trouver cet « état de grâce » qui lui permette de ménager les acquis obtenus par la population tout en servant les intérêts du développement économique, tout en répondant simultanément à se devoirs de solidarité sociale, tout en respectant les équilibres tant budgétaires que le respect d’un bien public qui fasse du bien à toutes les générations.

— En conclusion : Tout encore reste à faire.

Pauvre de petits pauvres. Non seulement nous avons une économie en déroute depuis 20 ans mais les redressements se font attendre depuis environ cinq années puisque la Chine est aux prises avec des problèmes de PIB qui fond comme un iceberg dans l’eau tropicale. Les “jobs” ne reviendront pas en sol nord américain et la Chine fait face à une faillite du point de vue immobilier car les “centaines de millions” de pieds carrés en location qui demeurent inoccupés et le resteront tant dans le domaine commercial que résidentiel. La “balounne” (sic) finira bien par “péter au frett” (sic) ce qui aura des répercussions sur la dette américaine qui leur appartient à 26.4% (21.1% pour le Japon) car les USA continuent d’augmenter leurs déficits d’année en année et donc aussi leur dette car les dépenses pour la défense nationale a diminué sur papier mais que sur papier seulement. Ils ont réussi à mettre l’Irak sans dessus dessous pour reconstruire et faire des milliards pensant qu’ils auraient des contrats mais ils sont les derniers à en obtenir car les Irakiens ne veulent pas voir d’américains sur leur territoire. “Ça va mal à shop” si vous me permettez cette expression.

L’écroulement des finances publiques aux États Unis amplifiera l’écroulement des finances publiques en Chine et au Japon, le tout ayant des répercussions sur nos “fameux” gaulois d’Amérique du nord qui devront se planter leurs poteaux (les arbres) où le dos perds son nom. Pour ce qui est des minières, la demande est à zéro pour plusieurs années puisque la Chine a des inventaires pour plusieurs années et l’Inde est en arrêt pour plusieurs années, elle aussi. Elle fait face à des dépenses de centaines de milliards en infrastructure depuis des lunes.

Hausser les impôts, mais de qui exactement ?

La récession qui perdure (pas sur papier mais dans la vie) grâce à une inflation sont le tempo ne fera qu’augmenter durant les prochaines années, diminue de plus en plus rapidement le pouvoir d’achat de tous les “gaulois et gauloises”. Nous avons vécu au-dessus de nos moyens pendant 40 ans et il faut que cela cesse très rapidement. La disparition des CSSS et des commissions scolaires aurait dû être faite, il y a longtemps. Une autre dépense intolérable qui perdure depuis 40 ans est l’addition d’un palier de petits barons locaux à la tête des MRC. Il est indispensable que les municipalités s’amalgament en MRC de façon à économiser des milliards à chaque année et avoir un système beaucoup plus transparent et moins mafieux.

En fait comment peut on s’attendre à un gouvernement plus responsable lorsque la population ne l’est pas elle-même, nous n’avons qu’à constater le bilan du Québec au niveau endettement personnel pour nous en convaincre. Si ton “char” (sic) et le “ok” (hockey) est plus important que mettre du steak sur la table c’est pas le problème des gouvernements. Poser la question c’est d’y répondre.

M. Duhamel,

Au lieu de vous relire avec auto-satisfaction…. Lisez donc et ….

Vous verrez que les théories macro- économiques ont CHANGÉES depuis la dernière crise financière de 2008

Les références manquantes: LE PRIX DE L’INÉGALITÉ » par Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie, LES MILLIARDAIRES: Comment les ultra-riches nuisent à l’économie. Par Linda McQuaid et Neil Brook et LE CAPITAL AU XX1 SIÉCLE par Thomas Piketty…..

Service de la dette dans le budget du Québec en 1997: 15%
Service de la dette dans le budget du Québec de 2014: 12%

C’est quoi le problème?
Oui la dette augmente, mais le loyer de l’argent est tellement bas que le coût relatif du service de la dette, loin d’augmenter, baisse.
Bref, je suis dans le premier groupe: la dette est une histoire de Bonhomme 7 heures. Surtout que le Québec possède HQ qui vaut entre 100 e 150 milliards

Avec plus de $9 Milliards PAR ANNÉE d’intérêts seulement (le troisième poste en importance dans nos dépenses après la santé et l’éducation) vous devriez vous en préoccuper et beaucoup à part ça.

Pour ce qui est de Hydro-Québec, vous avez l’intention de la vendre?

Monsieur François 1

Vous ne pouvez comparer les données de 1997 et ceux de 2014 parce que l’économie mondiale n’était pas en déroute en 1997 et n’avait surtout pas eu deux accrocs comme celles de 2003 et 2007. Le taux directeur était normal en 1997 et a dû être diminué pour s’assurer que les acheteurs d’habitation qui ne pouvait en réalité ne pouvaient se le permettre puisse faire leurs paiements mensuels mais les taux augmenteront dès 2015 car nos créanciers (la Chine, le Japon, les pays producteurs de pétrole, l’Angleterre et l’Allemagne ne peuvent plus accepter de recevoir un maigre 1% sur les dizaines, voire centaines de milliards qui sont investis dans la dette Canadienne et Québécoise. Le FMI en a fait état à deux reprises depuis 2009 dont la dernière est en 2013. Nous subireont une toute autre débâcle d’ici trois ans car les faux riches qui se sont endettés au dessus de leur capacités se verront acculé au mur et faire faillite. Les dépenses discrétionnaires qui s’ajoutent à leurs hypothèque précipiteront leur débâcle.

Les dirigeants de n`importe quelle entreprise vous diront que les dettes ne sont pas un problème, si l`entreprise est bien gérée et a le potentiel, le marché pour vendre son produit et que tous les propriétaires ne cherchent pas à voler l`entreprise mais travaillent pour son bien et son épanouissement, il en est de même de la belle province, c`est au Québecois que devient la tâche de mettre à la tête du Québec un dirigent d`entreprise et une équipe qui sait que 2 +2 font quatre, un personnage qui sait comment gérer une entreprise et qui connait la jungle économique du système capitaliste mondial. Il y a des pays dont la dette est mille fois plus grosse que celle de notre province et leur potentiel de richesse naturelle est nul…

Lorsque l’on s’endette, Antoine, on remet une partie de la LIBERTÉ entre les mains de son créditeur. À plus forte raison lorsque sa dette est éléphantesque, or, le Québec est l’un des endroits les plus endettés sur la planète et où les habitants sont déjà les plus taxés.

Y a-t-il VRAIMENT quelqu’un ici qui croit PKP dans son néo-discours à saveur socialiste???

Allez…montrez-vous. J’aimerais discuter avec un(e) gobe-mouche puéril et simplet…

« Construisez et endettez-vous! Le moment est idéal, pour les gouvernements, de s’offrir de nouvelles infrastructures à crédit, dit le Fonds monétaire international. » (Le Devoir) Joseph Stiglitz est d’accord là-dessus « L’une des propositions les mieux enracinées en matière d’économie est de rechercher un multiplicateur budgétaire équilibré, soit l’augmentation simultanée des impôts et des dépenses pour stimuler l’économie. Ce multiplicateur peut être particulièrement élevé si les impôts visent les riches et que les dépenses sont orientées vers les pauvres. »(Project Syndicate) Admettons que c’est un discours aux antipodes du texte ci-haut.

Quel manque de sérieux que cet article et la plupart des commentaires qui ont suivi.
Mais je vais m’abstenir, votre rassemblement autour du mensonge semble tellement vous réconforter.

Pourquoi est-ce que les fédéralistes sur ce blogues s’énervent le poil des jambes pour les propos de PKP. Ils/elles disent que le Parti Québécois est à dérive et qu’il ne pourra reprendre le pouvoir. Épiderme sensible ou déformation professionnelle?

Non ils font de la déformation de la réalité et en plus ils rajoutent de la désinformation.
François 1, Madame Beaulieu, Wentworth Roger et leurs suiveux ont tellement peur à un autre référendum et qu’en plus ils soit gagnant qu’ils en font des cauchemars même éveillés et tel des poules sans têtes ils se lancent sur tout et avec tout. Ils seront ainsi tant et aussi longtemps qu’il restera un péquiste et un séparatiste. Ça sent même l’odeur que la peur a forcée!

Si vous croyez que j’ai peur de l’indépendence, vous vous trompez. Nous demeurons à Ottawa et avons une maison à Québec, détenons plusieurs édifices à logement des deux côtés mais nous sommes suffisamment informé pour exprimer nos craintes pour les québécois qui n’ont pas les moyens de quitter la province grâce à cette aliénation des citoyens concernant la langue anglaise de façon à conserver le pouvoir sur des citoyens qui ne pourrons quitter et seront pris avec les rois d’Agoberts opportunistes qui se suivent les uns les autres au PQ et après une défaite, nous livrent la vérité derrière les portes bien fermées de ce parti. Je ne donne pas cher du Québec hors le Canada car les dépenses supplémentaires qui viendront s’ajouter pour tous les services dont le Canada en a la responsabilité en plus des centaines de milliers d’emplois qui s’envoleront (les fonctionnaires fédéraux en terre québécoises) et entreprises qui elles-aussi se défileront en douce en y ajouteant la perte en subventions de tout acabit provenant du fédéral, la péréquation et quoi d’autre, les québécois vivront des décennies dans la dèche pour les émotions sur lesquelles le PQ joue depuis maintenant 40 ans.

Pourquoi vous demandez?

Tout simplement parce que nous avons à cœur, tout comme votre J.-F. Lisée, la transparence dans la processus démocratique et surtout que nous craignons avec raison pour la sécurité et la liberté cette démocratie si chèrement acquise (merci aux Anglais soit dit en passant de nous l’avoir inculqué).

Certains affirment que les fédéralistes ont peur de PKP, je crois que c’est le contraire, ce sont les péquistes qui ont peur de PKP. Ce qui m’agace dans la réflexion de PKP, c’est maintenant qu’il est sorti du bois à coût de redressements et d’austérité dans son entreprise, se voit en mesure de faire progresser le Québec comme nous n’avons jamais vu auparavant et de le sauver par la même occasion.. Sa perception des finances publiques se résume-t-elle à financer des entreprises sur le bord d’être moins rentable tout en achetant des emplois? Il ne joue pas avec son argent mais celle des contribuables.

@ Marc Sauvageau le 3 octobre 2014 à 13 h 12 min:

Tous ces « services » que me rend le monopole étatique, TOUS, je pourrais les avoir de façon beaucoup plus efficace et à bien meilleur coût.

Ah oui, et que pour qu’une question, pensons donc à l’électricité, elle vous coûterait moins acheté d’une compagnie d’électricité privée?
Vraiment?
Comme d’habitude vous croyez vos mensonges après autant de répétition!
Et en santé?
On voit ça dans les cliniques privées jusqu’à quel point c’est à meilleur marché.
Pour les reconstructions de hanches, des seins et de quoi d’autres? En prime, en cas de pépins on vous envoi vous faire soigner au public aux frais de tous. On devrait alors vous refuser et vous dire de retourner voir ceux qui vous on promis le paradis en passant en priorité devant ceux qui attendaient!
Mauvais menteur ou ultra naïf?
Comme d’habitude vous dites n’importe quoi!

Avez-vous déjà oublié que votre beau système envoie certains de nos patients se faire soigner dans le privé aux USA??? Oui…oui…aux USA!!!

Le Québec est l’un des seuls endroits au monde, à part Cuba et la Corée-du-Nord à exploiter un seul système de santé: le public. N’importe où ailleurs dans le monde civilisé (oui…oui…même en France, en Norvège et en Suède, vos pays fétiches!!!) , le privé et le public cohabitent et compétitionnent pour le plus grand bonheur des patients.

Question: sommes-nous moins intelligents qu’eux?

Sincèrement à vous lire Francois 1, il n’y a rien de positif ni d’intelligent au Québec, à part vous et ceux que vous appuyez sans réserve!
Dans les faits il y a déjà et depuis longtemps 2 systèmes de santé au Québec.
Tout comme il y a 2 langues et même plus, contrairement à ce que la charte prévoit.
« …vos pays fétiches… »
1- Contrairement à vous je n’ai pas grand chose pour ne pas dire rien du tout, de fétiche ou de coulé dans le ciment et qui jamais ne pourra évoluer même contrairement à ce que j’en disais hier, que ce soit dans ma tête, de bien concret et physique ou encore virtuellement. Contrairement à vous et à plusieurs ici qui avez des marottes bien ancrées!
2- Je vous demande par la présente, d’exercer votre droit de commenter, spécialement lorsque vous vous adressez à moi, de le faire dans le respect et la politesse et d’éviter de personnaliser avec des phrases me prêtant des opinions et des valeurs m’appartenant de façons négatives tel que vous le faites avec « vos ceci et vos cela » comme dans « vos pays fétiches »et le reste du genre, ce qui est dénigrant et sur la ligne de l’agressivité.
Aussi et en conséquence de quoi, j’agirai en conséquence si vous continuez.

Rien qu’à voir comment il a administré Sun Media (PERTE DE $1.2 MIlliard!!!) on a une petite idée de la catastrophe qui nous attend si cet hurluberlu devient pour notre plus grand malheur, Premier Ministre de la Républik du Kébek.