10 raisons d’aimer l’équilibre budgétaire

Le problème du Québec est avant tout un problème d’endettement, qui est le plus élevé au Canada, explique Pierre Duhamel. 

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Blogue EconomieJe vous donne, en vrac, quelques éléments me faisant pencher du côté du gouvernement, qui présentera dans quelques semaines un premier budget équilibré depuis sept ans.

1. La crédibilité. Quand la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, annonce un déficit de 3,9 milliards de dollars en 2009-2010, elle prévoit simultanément un plan de retour à l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans. Nous sommes déjà en retard par rapport à un objectif dûment annoncé il y a plusieurs années. Ce retour à l’équilibre a été promis et défendu par tous les ministres des Finances, y compris Nicolas Marceau, et il a été au cœur des campagnes électorales de François Legault.

2. La récession est finie. En temps de récession, la plupart des économistes favorisent une croissance de la dépense publique pour stimuler l’activité économique. La théorie du Britannique John Maynard Keynes, à l’origine de cette politique, veut que les déficits budgétaires en période de récession soient compensés par des surplus en période d’expansion. Selon la même théorie, on engrange ces surplus pour avoir les moyens d’intervenir lors de la prochaine récession.

Or, la récession est terminée depuis longtemps, les déficits s’accumulent toujours et la dette ne cesse de grossir.

Si nous attendons une croissance très vigoureuse avant d’équilibrer le budget provincial, nous risquons d’attendre longtemps, car le potentiel de croissance de notre économie est plombé, à terme, par le vieillissement de la population. Profitons de la baisse du dollar canadien, de la diminution du prix du pétrole et de la vigueur de l’économie américaine pour mettre nos affaires en ordre. Et ce n’est absolument pas grave de faire mieux que l’Ontario.

3. La dette. Le problème du Québec est avant tout un problème d’endettement, qui est le plus élevé au Canada. Nos déficits ont beau être relativement modestes, nous passons directement à la dette un grande partie des dépenses d’immobilisations de quelque neuf milliards de dollars par année. C’est le cas depuis 2009-2010, et ce le sera au moins jusqu’en 2024. Ces travaux d’infrastructures sont nécessaires, mais ils occasionnent à eux seuls une forte augmentation de la dette.

À un moment où l’on parle beaucoup d’un repli de l’État et de son désengagement, sa dette nette (certains préfèrent utiliser ce concept) passera de 182 milliards au 1er avril dernier à 192 milliards de dollars au 31 mars prochain (de 198 à 206 milliards pour la dette brute).

La situation devient difficile quand on ajoute aux dépenses d’immobilisation de l’État le déficit de ses activités courantes. Au 31 mars 2014, la dette représentant les déficits cumulés de l’État au fil des ans représentait presque 120 milliards de dollars, sur une dette brute de 197 milliards et une dette nette (une fois les actifs financiers déduits) de 182 milliards de dollars au 31 mars 2014.

4. Prenons garde à une hausse des taux d’intérêt. Les taux d’intérêt sont à leur plancher historique, mais le coût du service de la dette est néanmoins plus important que ce que l’on accorde au soutien aux personnes et aux familles. Une augmentation des taux d’intérêt au cours des prochaines années mettrait le Québec dans une situation délicate.

Le Québec prévoit emprunter, sur les marchés, 18,9 milliards de dollars en 2016-2017. Cela servira à payer de nouvelles immobilisations et à refinancer des emprunts qui arrivent à échéance. Une augmentation de 1 % du taux d’intérêt se traduirait par un coût supplémentaire de 189 millions de dollars, soit l’équivalent des budgets annuels des Relations internationales et de la francophonie, de Télé-Québec ainsi que des sociétés de la Place des Arts et du Grand théâtre de Québec. Tout cela pour un seul point de pourcentage sur une fraction d’une dette de 206 milliards de dollars.

Par ailleurs, plusieurs investisseurs n’achètent que des obligations d’une grande qualité, et une décote du Québec pourrait l’exclure d’une partie du marché et exercer une pression à la hausse sur le taux d’emprunt du Québec. Nous n’en sommes pas là, mais je ne vois pas l’intérêt d’essayer de nous y retrouver.

5. Une austérité plutôt soft. Malgré le discours alarmiste sur les compressions, les dépenses de programmes de l’État ont augmenté de 1,3 milliard de dollars en 2014-2015 et de 7,3 milliards depuis 2009-2010. Les dépenses sociales du gouvernement (santé et services sociaux) ont doublé depuis 2000-2001, passant de 16 milliards à 32,3 milliards de dollars. Ces dépenses accaparent 49 % du budget de l’État, en excluant le service de la dette.

De plus, les compressions en cours ont souvent touché l’amélioration de l’efficience (les structures) plutôt que l’élimination des services de l’État. Les crédits d’impôts aux entreprises ont également été coupés de 20 % et je ne suis pas sûr que les efforts demandés aux médecins, pharmaciens et aux usagers (couples) des CPE gagnant plus de 155 000 dollars puissent faire partie de ces « attaques contre les pauvres et les plus démunis ».

6. Nous sommes gâtés. L’idée que le Québec s’achemine vers un modèle « néo-libéral/conservateur/rétrograde » est étrange. Les dépenses publiques représentaient 28,7 % du PIB du Québec en 2013-2014, contre 22,2 % en Ontario. Le panier de services offerts aux résidants québécois reste — et de loin — le plus fourni au Canada et en Amérique du Nord.

7. Préserver l’État. Si vous avez le coeur à gauche, la maîtrise du déficit public est justement rendue impérieuse par le besoin de garantir la soutenabilité du filet social. On ne peut pas indéfiniment augmenter les dépenses de l’État de 4,5 % par année — la moyenne entre 2003-2004 et 2013-2014, alors que l’augmentation moyenne des dépenses en santé et services sociaux a été de 5,6 % par année — des pourcentages supérieurs à la croissance de l’économie.

Les conséquences sur les programmes étatiques sont beaucoup plus lourdes quand vos prêteurs deviennent impatients et déterminent vos priorités.

8. Le poids de la taxation. Le Québec s’est doté d’un superbe filet social en creusant son endettement et en alourdissant le fardeau fiscal de ses citoyens. Certains trouvent que les Québécois ne sont pas suffisamment taxés. Pourtant, les recettes fiscales représentent 37 % du PIB du Québec, contre 30 % pour le reste du Canada. Le fardeau fiscal des Québécois est même plus élevé que celui de la moyenne des pays développés membres de l’OCDE (34 % du PIB).

L’économie du Québec souffre de cette situation. Un allègement fiscal redonnerait du pouvoir d’achat à l’ensemble des contribuables, qui en ont bien besoin.

9. La part des riches. La gauche de la gauche demande une taxation encore plus équitable pour que les riches paient véritablement «leur juste part». Mais quelle devrait être leur juste part ? D’abord, il y a peu de «riches» au Québec. En 2011, seulement 4,8 % des contribuables déclaraient un revenu total de 100 000 dollars et plus. À eux seuls, ils ont récolté 23,1 % des revenus engrangés cette année-là, mais ils ont aussi payé 35,9 % de l’impôt personnel. Faudrait-il donc les plumer davantage, quitte à ce qu’ils trouvent un endroit plus hospitalier pour gagner leur vie ? Le Québec en sortira-t-il gagnant si ses contribuables les plus fortunés décident de quitter le Québec ?

10. Pas demain, aujourd’hui. Le dernier argument, c’est ce que j’appellerais la théorie du επαύριο (se prononcerait aúrio, comme dans  tomorrow). Cela veut dire lendemain, en grec. Rien ne presse. L’équilibre budgétaire, c’est toujours pour l’an prochain ou dans deux ans. Ce n’est pas grave, puisqu’il en est ainsi presque toutes les années depuis 30 ans. Tous les programmes, tous les organismes et tous les employés sont indispensables, et chaque employé du secteur public mérite au bas mot une augmentation salariale de 4,5 % par année. επαύριο.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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63 commentaires
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Oui pour faire court le temps presse parce que la conjoncture n’est pas trop mauvaise et le ciel radieux des taux d’intérêt au plancher ne durera pas indéfiniment. Parce que la population vieillit et les perspectives de croissance sont mauvaises et on n’aura probablement pas la chance d’enterrer la dette avec de l’inflation. Parce que nous n’avons plus de marge côté revenus, les impôts sont déjà très (trop) élevés et les difficultés dans le reste du Canada mettent en péril la péréquation. Nous devons réagir pendant qu’on peut sinon la situation va s’aggraver et la conjoncture de demain sera peut-être beaucoup plus difficile. Nous ne sommes pas la Grèce alors faisons ce qu’il faut pour ne pas le devenir.

Maintenant essayer d’expliquer tout ça à votre collègue Fortin et ses nouveau amis chez Québec-Solidaire…

L’argent des autres finit toujours par manquer, à nous d’y voir, on peut s’organiser pour s’en passer nous-même ou bien attendre que les «autres» décident à notre place. Le choix est clair.

(En passant, même avec le déficit zéro la dette va continuer de grimper allégrement, mais bon je suppose que ça c’est un problème de comptables…)

« On a fait toujours appel à un travestissement frénétique du calcul comptable afin de trancher la question de savoir s’il vaut mieux déverser le lait dans les égouts plutôt que de le servir aux écoliers. » — John Maynard Keynes

— Quand vous écrivez ceci : « Si nous attendons une croissance très vigoureuse avant d’équilibrer le budget provincial, nous risquons d’attendre longtemps », vous montrez qu’il n’y a précisément pas de corrélation entre la croissance économique et l’atteinte de l’équilibre budgétaire.

Par conséquent, la priorité d’entre toutes les priorités, ce n’est pas d’atteindre l’équilibre coûte que coûte mais bien de travailler sur des modèles de croissances et d’intégrer dans ces modèles l’atteinte de l’équilibre budgétaire.

— Sur la dette et les taux d’intérêt : En effet, l’atteinte de l’équilibre fiscal ne règle pas la problématique de la dette. Ici la question est bien de comprendre la relation qui existe entre l’endettement, les taux d’intérêt et la gestion des créances. Tout comme les facteurs qui commandent le travail des agences de notations.

Étonnamment d’ailleurs, un Québec indépendant pourrait être mieux outillé pour gérer ses créances avec sa propre banque centrale et sa propre monnaie. C’est pour cette raison d’ailleurs que nous disposons entre autre d’un excellent système de péréquation. Ceci permettant de compenser cela. Ainsi, c’est l’usage des transferts fédéraux qui devrait être adéquatement pris en considération.

La problématique n’est pas au niveau de la gestion proprement dite de la dette, c’est au niveau de la gestion des flux monétaires qu’elle se situe.

— À propos du « Le Québec s’est doté d’un superbe filet social » (sic) : J’aimerais bien comprendre en quoi notre filet social est si superbe que cela. Nous sommes plus ou moins bien soignés. Nos jeunes sont plus ou moins éduqués et nos vieux sont plus ou moins mal traités. Nos routes, trains et autoroutes sont superbes également, c’est un fait bien connu ! Et les rues sont extraordinairement bien déneigées partout cette année.

La Suisse n’a pas de superbe filet social, somme toute il y fait quand même mieux vivre à peu près pour tout le monde. Pourquoi ? Parce que chaque franc qui se trouve dépensé l’est adéquatement. Même si vous exemptiez les riches de taxes, vous n’en attireriez pas nécessairement tellement plus au Québec, simplement parce que nous ne disposons que partiellement de l’infrastructure qui plait à ceux qui ont de l’argent, ce n’est pas pour rien si les riches québécois disposent aussi de résidences sous des cieux plus cléments. Bien des gens qui ont quelques moyens se payent du bon temps ailleurs.

Une infrastructure de qualité supérieure prend du temps à s’édifier, cela coûte beaucoup d’argent. Mais cela vaut peut-être la peine. Au Québec nous préférons à la place (tous partis au pouvoir confondus) fabriquer de toutes pièces des jobs subventionnés ; à hauteur de 2 millions de dollars par emploi, comme par exemple pour édifier une cimenterie inutile en surnuméraire. Lorsque ce genre de situations « sociales » insoutenables, se multiplient au bas mot depuis l’ère d’Expo 67.

Je ne comprendrai jamais ce qu’il y a de mal à vouloir faire mieux ?!? Pourquoi laisser un camion de dette à mes enfants plutôt qu’une brouette….

Puisqu’il n’y a pas de date de péremption sur un État, il peut emprunter perpétuellement. Supposons qu’un État pourrait emprunter à taux nul, le prêt rendu à échéance serait rembourser en empruntant, aussi à taux nul et ce manège pourrait continuer éternellement. Ajouter à cela un peu d’inflation et la dette se consume. C’est pourquoi que ce sont les intérêts qui limitent les actions des États.

Dites-vous bien que s’il y a un débiteur (l’État), il y a aussi un créditeur (vous) et que plusieurs institutions financières dont des fonds de retraite et des assureurs sont bien heureux de posséder d’aussi bonnes créances.

@ Marc Sauvageau,
Un taux d’intérêt raisonnable ne limite pas les actions d’un État. Actuellement, les experts estiment que lorsque le taux est supérieur ou égal à 5%, cela déstabilise la plupart des États.

Comme vous le savez, un État peut emprunter directement auprès de ses concitoyens, ce sont les Obligations d’épargne ou encore des Bons du trésor notamment. Il est normal que la dette vendue aux citoyens ou aux corporations qui peuvent acheter cette dette soit rémunérée et idéalement bien rémunérée.

Ce qui importe dans une dette, c’est la structure de la dette. Aussi c’est plutôt sur la structure qu’il faut travailler et non spécifiquement sur la montant de la dette proprement dite. La problématique se situe plutôt au niveau des équilibres qui sont parfois difficiles à atteindre. La production de déficit public doit toujours être vue dans le cadre d’un soutien des actions de l’État et non pour parer à compenser les manques à gagner de l’État, dans ce cas il ne faut pas parler de déficit mais bien d’expédients.

Lorsque le déficit public dans un pays développé excède 3% du PIB en moyenne, la croissance de la dette est usuellement supérieure à la croissance du PIB et elle est souvent supérieure aussi à l’inflation. Ce qui engendre des facteurs de déséquilibre.

Un déséquilibre passager n’est pas un problème. Il en est un lorsque ces déséquilibres deviennent structuraux. Dans ce cas, ce n’est pas l’endettement de l’État qui pose problème. C’est la piètre gestion des deniers publics qui devient un boulet pour le bon fonctionnement de la société. Et cela peut mettre aussi à terme en lambeaux la fonction publique. Certains services publics fédéraux ou provinciaux ou associatifs (de proximité) manquent actuellement de ressources.

— Il y a donc comme il plaisait à dire à Benjamin Franklin : « En toutes choses, un juste milieu »

Ce que j’ai voulu dire, c’est que le cumul des intérêts peut nuire aux besoins d’un État et que celui-ci étant dans la capacité de renouveler ses prêts n’a pas à s’inquiéter du capital.

Selon J.M. harribey le déficit naît du fait qu’un État doit anticiper l’avenir et qu’étant en continuel besoin de financement, l’avance monétaire est nécessaire « pour impulser la dynamique économique et l’équilibre social. » ou selon son expression : « Pour faire monter l’eau dans la pompe, il faut amorcer celle-ci ».

« Étonnamment d’ailleurs, un Québec indépendant pourrait être mieux outillé pour gérer ses créances avec sa propre banque centrale et sa propre monnaie. » Ah! Ah! Notre propre monnaie! Je me rappelle une joke de la revue Croc : Nous au PQ songe à avoir notre propre monnaie, on peut pas vous dire quoi, mais ne jeter pas votre argent canadian tire! » L’idée est en soi excellente, en théorie! En pratique, personne au PQ ne veut aller dans cette direction. Débat clos!

@ Martin Beaulieu,
Sur la question des monnaies, j’aimerais vous référer à Friedrich Hayek, vous pouvez trouver sur le sujet du rôle échu aux banques centrales de précieuses informations chez Keynes. L’une des questions de la monnaie est actuellement au cœur de la crise de la dette qui sévit dans les pays de la « Zone Euro » puisque les États supposément indépendants de l’Union ne peuvent plus avec la monnaie unique prendre certaines décisions, telles qu’imprimer de la monnaie ou bien encore dévaluer (dévaluation concurrentielle) leur propre monnaie, etc…

Comme vous le dites, vous-même : l’idée d’avoir sa propre monnaie est excellente. Et le débat n’est pas clos, puisqu’il n’y a à toute fin pratique pas de débat sur le sujet. Mon texte n’avait pas pour objet de faire l’apologie du PQ, mais plutôt comme à mon habitude d’apporter une analyse un peu plus pointue sur la question de l’équilibre budgétaire.

Philosopher sur le déficit du Québec, avec en toile de fond la crise grecque (l’emprunt du grec « επαύριο » n’est pas innocent), est désolant. S’imaginer que l’atteinte de l’équilibre budgétaire est le Saint Graal, est une illusion (voir la fin du commentaire). Les déficits, les Américains s’en accommodent assez bien, eux qui n’ont jamais connu d’équilibre budgétaire depuis quarante ans avec pour cible un déficit de 2 % pour la prochaine année. Les Européens, qui se sont donné pour objectif 3 % de déficit maximal, doivent être pris en pitié.

Certains seront étonnés d’apprendre que l’atteinte de l’équilibre budgétaire est une « ânerie » et que « le bon État doit être en déficit ! » (pour ceux à qui les équations ne font pas peur) :

http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2012/09/27/le-bon-etat-doit-etre-en-deficit/

Vous vous trompez, le Québec est réellement en sale posture, les choses pourraient s’envenimer facilement et rapidement par exemple :

Si les taux d’intérêt montaient à cause de la reprise US

Si la demande intérieure (consommation et immobilier résidentiel) faiblissaient notamment à cause du vieillissement et du surendettement des ménages.

Si la conjoncture Canadienne était mauvaise par exemple à cause du pétrole et/ou d’éventuelles mesures d’austérité en Ontario et ailleurs qui affecteraient péréquation.

Si une ou plusieurs de ces choses se produisaient (et c’est probable) les finances publiques du Québec déjà mal en point subirait un choc et la province pourrait entrer dans un cercle vicieux dont il serait extrêmement difficile de s’extirper. C’est exactement ce qui est arrivé à la Grèce.

Comment puis-je me tromper quand toutes vos affirmations sont hypothétiques ? D’ailleurs, je me demande où je me serais trompé, je ne vois aucun lien avec mon commentaire, sinon que l’équilibre budgétaire ne doit pas être un objectif pour moi et qu’il le serait pour vous.

« Un bon état doit être en déficit… » Hum! Comme la Grèce quoi…

J’ai de la difficulté à vous suivre…

Vous voudriez vraiment que l’État s’endette encore plus qu’il ne l’est actuellement et ainsi remettre encore plus de pouvoir de dépenser entre les mains des Sieurs Couillard et Harper???

SVP donnez-moi des détails…

Les détails sont dans le lien que j’ai soumis et d’un nouveau que je vais soumettre. C’est à moi, un gars qui possède seulement un diplôme de « science molle pas de maths » selon vos mots, que vous demandez d’expliquer des équations macro-économiques ? Voyons donc.

J’admets, cependant, que J.M. Harribey est plus difficile à lire que David l’antagoniste mais, combien plus instructif. J’ajoute un nouveau lien de J.M. Harribey qui explique son affirmation. Si le premier lien était légèrement indigeste, celui-ci demande quand même un effort intellectuel :

http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2014/07/10/supprimons-la-coupe-du-monde-de-l%e2%80%99equilibre-budgetaire-public/

Merci Marc,

Pour ce lien d’éducation citoyenne (auquel je m’abonne)….

Je cite : » Finalement, le problème de la légitimité de la dépense publique, de son financement, donc de l’endettement pour l’avenir de l’État se noue au moment de l’anticipation des besoins collectifs, c’est-à-dire du partage entre biens privés et biens publics, entre ce qui relèvera de la logique marchande et ce qui relèvera de la logique non marchande. »

A la recherche constante de profit et de nouveau marché, l’Entreprise privée préfèrerait ne pas avoir à partager la TARTE avec le Secteur publique.

De là, l’effort de propagande par les firmes de relations publiques ou médias à gages ( fabricantes de courant dominant d’opinion pré-mâchée et facile à avaler !!! ) pour diaboliser les impôts et les taxes et ainsi réduire au maximun les revenus de l’état, réduire ses investissements et ses dépenses, réduire son rôle d’employeur et agent régulateur de plein emploi….

On privatise tout ce qui peut devenir payant ( pour qui? ) et on abandonne le reste, qu’on considèrera comme peu utile, finalement…

Tiens cela me fait penser : » L’université est en train de devenir un Walmart »

Entretien avec Noam Chomsky, de Gabriel Nadeau-Dubois, Dans le collectif: Libre d’apprendre (2013)

Réflecteur et Sauvageau…l’aveugle qui guide l’aveugle.

Je vais vous faire une suggestion: appliquez vos principes de déficits récurrents et d’endettement à gogo (qu’il soit brut ou net n’a aucune importance) dans vos finances personnelles et revenez nous faire part des résultats quelque temps après avoir appliqué religieusement ce style de gestion…

Les suggestions de la gauche sont toutes du même acabit à quelques degrés près et n’ont jamais rien donné de bon. Les pays qui les ont appliquées ont tous dû rétro pédaler. TOUS…sauf la Corée-du-Nord et le Vénézuela. Quels beaux exemples n’est-ce-pas?

Même le pays de votre Che est en train de réviser ces grands principes après avoir réduit sa population à la misère la plus extrême.

TOUS les plus grands financiers de la planète, TOUS s’entendent pour décrier le genre de philosophie qui vous anime et que l’on croirait sortir tout droit des années ’70. Ça mène à ce que la Grèce est en train d’expérimenter et de les voir aller ne me séduit pas beaucoup.

Pour ceux qui croient que la rigueur ne fonctionne pas:

http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201502/20/01-4846065-quand-lausterite-marche.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_andre-pratte_3288_section_POS1

@ François 1
Votre commentaire suggère que vous n’avez pas atteint un niveau intellectuel assez élevé pour me répondre convenablement. Comme je m’y attendais, mes suggestions de lecture étaient trop savantes pour vous.

Cependant, une chose qui devrait être assez simple à comprendre, c’est qu’un État ne se gère pas comme un ménage. N’ayant pas de contrainte de temps, un État n’a pas à rembourser sa dette, il renouvelle ses prêts et se limite à garder les intérêts à un niveau raisonnable.

Quant à André Pratte, Joseph Stigliz a déjà déclaré : « L’austérité a échoué. Mais ses défenseurs prétendent le contraire sur la base de la preuve la moins tangible qui soit : l’économie n’est plus en chute libre. Mais si tel est le critère utilisé, on pourrait tout aussi bien affirmer que sauter d’une falaise est le meilleur moyen d’arriver en bas.

Toute crise se termine un jour. Il ne faut donc pas conclure à la réussite d’une politique du seul fait de la reprise économique, mais l’évaluer à l’aune des dommages dus à la crise et du temps qu’il aura fallu pour en sortir. » (L’austérité, politique inefficace et discréditée)

Le même Pratte qui écrit « Si le Royaume-Uni et l’Irlande ont pu retomber sur leurs pieds, ce n’est pas à cause des mesures d’austérité, mais en raison des forces inhérentes de leur économie. » et il a le culot d’affirmer que l’austérité marche.

@ Marc Sauvageau le 27 février 2015 à 13 h 24 min:

Juste une réflexion: le service de la dette québécoise se chiffre à PLUS de $10 MILLIARDS (!) PAR ANNÉE et il AUGMENTE à vitesse grand V alors que les taux d’intérêts sont à un niveau exceptionnellement bas.

Cela en fait le 3e poste en importance dans la colonne des dépenses incompressibles du Québec. Ça représente plus que les dépenses de tous les autres ministères mis à part la santé et l’éducation!!!

Imaginez maintenant ce qu’il se passera lorsque ces taux augmenteront…

Et si votre imagination est encore capable de fonctionner après cet exercice, laissez-la voguer jusqu’à envisager ce que nous pourrions TOUS faire collectivement si nous n’avions pas ce très lourd boulet attaché à nos pieds, cadeau empoisonné dont nous avons hérité des administrateurs incompétents qui pensent comme vous.

Lorsque je suis né, j’ai hérité de mes aïeuls québécois d’une société sans déficit et sans dette (bref, on vivait selon nos moyens bien que « la contrainte de temps n’existait pas »…même dans ce temps-là!) et qui contribuait positivement à l’épanouissement du notre pays, le Canada. Aujourd’hui, j’ai HONTE de devoir laisser à mes enfants une province en état de décrépitude avancée qui ne doit sa survie qu’au système de péréquation Canadien et qui continue de croire naïvement aux théories fumeuses qui ont pourtant mené tout droit à la faillite les pays qui les ont appliquées.

Apprenons des erreurs des autres et respectons le choix de nos ancêtres!

@ François 1

Si j’échange avec vous, c’est que vous m’amusez comme dans cette déclaration péremptoire où vous écrivez que le service de la dette « augmente à vitesse grand V ». Or, notre ministre des finances, qui fait partie de cette merveilleuse « équipe du tonnerre » (l’expression est de vous), se désolait dans son budget 2014-15 d’une baisse de revenu pour cette année et l’an prochain – on voit que l’austérité ça marche – et se consolait que « [c]es détériorations au cadre financier sont en partie compensées par : une révision à la baisse du service de la dette de 18 millions de dollars en 2014-2015 ». Donc, ce n’est pas à « la vitesse grand V » qu’il fallait écrire, mais à la vitesse grand, moyen et petit R comme à Reculons.

@François 1

« appliquez vos principes de déficits récurrents et d’endettement à gogo (qu’il soit brut ou net n’a aucune importance) dans vos finances personnelles et revenez nous faire part des résultats quelque temps après avoir appliqué religieusement ce style de gestion… »

Faire une comparaison entre les finances d’un état et les finances personnelles est l’indicateur le plus fiable qu’un auteur ne connaît rien aux finances publiques.

Voici quelques pistes de réflexions qui devrait vous amener à remettre en question un minimum votre raisonnement économique :

1- Un État ne prend pas de retraite, contrairement à la plupart des individus. Corollaire : il ne sert à rien pour un État d’épargner.
2- Un État ne décède pas. Corollaire : il ne laisse pas un héritage de la même façon que celle d’un testament.
3- Les revenus d’un État sont directement proportionnels à la taille de l’économie et la taille de l’économie dépend des dépenses de l’État. (c’est l’équation du PIB)
4- La capacité d’emprunt d’un État, et la prime de risque à l’emprunt, n’a aucune commune mesure avec celle d’un individu.
5- Les actifs d’un État sont insaississables.

Bien sûr un État ne peut pas encourir des déficits indéfiniement sans conséquences graves, mais ce n’est pas le débat actuel. Le débat actuel est « peut-on utiliser les finances personnelles comme analogie pour les finances publiques? » Vous répondez oui à cette question, je réponds que ce serait une ineptie honteuse.

« Juste une réflexion: le service de la dette québécoise se chiffre à PLUS de $10 MILLIARDS (!) PAR ANNÉE et il AUGMENTE à vitesse grand V alors que les taux d’intérêts sont à un niveau exceptionnellement bas.

Cela en fait le 3e poste en importance dans la colonne des dépenses incompressibles du Québec. Ça représente plus que les dépenses de tous les autres ministères mis à part la santé et l’éducation!!! »

Est-ce qu’il vous est déjà venu à l’esprit que si le PIB réel per capita de nos sociétés actuelles était beaucoup plus élevé (souvent dans un ordre de grandeur différent) que celui des générations passées (disons qu’on recule de 2 générations ou plus), c’était justement en raison de cet endettement?

Croyez-vous que c’est une coïncidence si tous les pays développés, exception faite de quelques micro-États, ont un service de la dette qui occupe un bon % de leur budget?

Certains pays développés ont décidé de s’endetter outre mesure (la France, le Portugal, la Grèce, et sutres…) et on voit où ça les mène.

D’autres pays qui étaient les fétiches des gens de votre espèce ont dû rétro pédaler pour se sortir de l’abîme dans lequel les avait plongés ce genre de philosophie à deux balles (la Suède par exemple).

S’endetter = remettre sa liberté entre les mains de ses créditeurs.

L’État en tant que tel n’existe pas. Il ce crée AUCUNE RICHESSE! Il ne fait que redistribuer (à GRANDS FRAIS!!!) la richesse que crée ses citoyens.

L’État est un amalgame d’individus qui, EUX, s’endettent, prennent une retraite, s’instruisent,etc…et un pays peut parfaitement prospérer si la présence de l’État est minimaliste.

Si le Québec avait té géré par un bon père de famille, nous n’aurions presque aucune dette de jouirions de plus de $10 MILLIARDS PAR ANNÉE de plus Sacram…!!!

@ Marc Sauvageau le 2 mars 2015 à 22 h 44 min:

http://www.antagoniste.net/2012/04/16/lisee-prise-12-la-dette-du-quebec/

Alors??? Vous vous amusez toujours Marc?

http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

ET:

https://www.youtube.com/watch?v=oVszHNywhvw&feature=player_embedded

Le Québec possède la dette publique la plus imposante parmi les provinces canadiennes, peu importe la manière dont on mesure cet endettement. Aucune autre province n’a une dette brute de plus de 40 % ou un déficit cumulé de plus de 25 % de son PIB. Le Québec fait figure d’anomalie! À l’échelle internationale, le ministère des Finances a établi que le Québec se classe parmi les nations les plus endettées selon la méthodologie de l’OCDE, peu importe la mesure utilisée (dette brute ou nette).

Vous chantiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant!!!

Je m’amuse toujours lorsque vous me référez à vos savantes lectures toujours le même d’ailleurs. Le but du compteur de l’IEDM est d’impressionner les gens comme vous qui ont de graves carences en économie.

Quant à la dette du Québec selon la méthodologie de l’OCDE, vous êtes incapable de me décrire sa méthode et vous vous rapportez à un avis du ministère des Finances qu’il n’a plus repris parce qu’il comportait des erreurs méthodologiques. Contrairement à ce que vous croyez, le Québec se classe avantageusement selon la méthode de l’OCDE avec et sans la dette du gouvernement fédéral.

P.S. Et si la fourmi avait besoin de la cigale ?

@ Marc Sauvageau le 4 mars 2015 à 13 h 03 min:

Je vous apporte des statistiques et des faits accompagnés de références indéniables mais vous me répliquez avec des commentaires évasifs et nébuleux sans références ou précisions au max et vous m’accusez d’être « incapable de »…etc…?

Comme incohérence, difficile de faire mieux que vous.

Ben oui. Certain que les USA aiment les dettes et les gros chiffres. Et les Européens aussi. Y`a pas plus Keynésien que les USA , l`Europe et le Japon(toujours en crises économiques depuis 1990 et d`ailleurs en forte austérité selon le dernier billet : «Le Québec, un champion mondial de l’austérité» )C`est à partir d`eux aussi que les crises économiques arrivent aussi…

Ma réponse vaut pour vos trois commentaires. Un État peut avoir une dette éternelle tant et aussi longtemps que les intérêts sur la dette ne déboulent pas.

C`est vrai. Sauf que celle du Québec, la plus élevé au Canada, commence déjà à pauser problème. Voilà pourquoi il faut s`en occuper, surtout en période de croissance économique comme maintenant. Il faut pas attendre une nouvelle récession. Et comme j`ai déjà dit, c`est pas le Québec qui va décider de la prochaine récession mondiale, occidentale ou nord-américaine.

Et sérieusement, pensez-vous que s`est seulement au Québec qu`il y a de l`austérité gouvernementale ? Il y en a partout ou que la dette comnmence être trop importante. Et même ceux avec pratiquement pas de dette comme l`Alberta qui ne veulent surtout pas augmenter le fardeau fiscal aux citoyens et entreprises.

Ben non Patrick,

L’Alberta préfère pas de gouvernement qui viennent nuire aux intérêts des plus puissants riches ( entreprises ou barons financiers). D’ailleurs, n’est-pas EUX qui sont les plus aptes à nous dominer….

Tout le monde sait que les plus sages doivent dominer et veiller à NOS intérêts….car nos intérêts devraient être EXACTEMENT les mêmes que les leurs…

Qui sommes-nous, peuple de peu de Foi, pour oser s’interposer à LEUR BONNE VOLONTÉ ????

N’écoutons pas les mécréants qui clament des insanités comme: «Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

Yéééééé

« Et même ceux avec pratiquement pas de dette comme l`Alberta qui ne veulent surtout pas augmenter le fardeau fiscal aux citoyens et entreprises. »

Intéressant votre choix de l’Alberta comme exemple, une province qui a pu résorber son déficit massif suite à la crise financière uniquement grâce aux redevances pétrolières. Surtout que le tarissement desdites redevances va causer un déficit plus important que celui du Québec pour l’anneé 2014-2015 (déficit nominal ou relatif au PIB, comme vous voulez).

L’Alberta va probablement miser sur un retour des prix du baril à 100$ pour éponger son déficit, mais advenant que cela ne se produise pas, croyez-vous qu’ils vont maintenir le fardeau fiscal actuel au même niveau? Non, ils n’auront pas suffisamment de marge de manoeuvre dans les coupures de services pour résorber leur déficit.

@ Simon-Pierre Lussier le 27 février 2015 à 18 h 02 :

« Intéressant votre choix de l’Alberta comme exemple, une province qui a pu résorber son déficit massif suite à la crise financière uniquement grâce aux redevances pétrolières… » (sic)

Vous voulez dire…comme la Norvège nouveau pays fétiche des gauchistes?

Je suis d’accord avec un équilibre budgétaire, mais pas en sauvage et aveuglément comme présentement et de plus sans toucher un cent des corporations, banques et riches paradis fiscaux..Vous devriez être plus objectif et creuser plus dans la misère humaine que vous ne connaissez pas et comme le gouvernement vos chiffres sont trafiqués par un calcul qui arrange vos intérêts… Vos écritures sont partisanes et ça sent à plein nez

« Vos écritures sont partisanes et ça sent à plein nez. » (sic)

Et j’imagine que vous avez des exemples concrets pour étayer votre affirmation???

Et pendant ce temps-là, les journalistes de Radio-Cane vont pleurer des larmes de crocodile en Alberta, qui n’aura qu’un surplus d’un demi-milliard cette année! Pauvre eux! Année électorale oblige, Radio-Cane est en plein mode propagande et c’est même pas subtil!

En Alberta, ils ont un gouvernement qui travaille pour les payeurs de taxes et un Alberta économiquement prospère. Pour éviter toutes hausses de taxes et d`impôts aux citoyens et entreprises, le gouvernement albertain va réduire ses dépenses de 9%.

M. Duhamel….

C’est tellllement facile de faire de la démagogie avec des notions comptables nébuleuses pour la grande majorité des gens… C’est trop facile d’affirmer en toute candeur que, sans l’atteinte d’ un déficit zéro, ce sera la catastrophe…. Encore l’exemple populiste du budget familial, je suppose….

Vous citez : La théorie du Britannique John Maynard Keynes… Cela fait joli.. Mais parlez-vous des théories du Keynes qui est mort en 1946, c’est à dire : celles qui ne tiennent pas assez compte des problèmes structurels liés au fonctionnement des marchés. » Extrait de … http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_%C3%A9conomie_keyn%C3%A9sienne

Ou de celles de cette Nouvelle Économie Keynésienne…. dont s’inspire des économistes plus modernes comme Joseph Stiglitz, George Akerlof, James Mirrlees et Michael Spence, Janet Yellen, Gregory Mankiw, Olivier Blanchard que vous devriez lire et ESSAYER de comprendre….

Malheureusement, quoique je ne mets pas en doute votre capacité de comprendre, je doute de votre VOLONTÉ de faire l’effort de comprendre….

Hypothèse : L’ intérêt pour un poste au PLQ dépasserait la motivation de faire un travail exemplaire en journalisme.

» Le journaliste est TENU de chercher la vérité dans les faits, il va tenter de les expliciter tout en laissant, idéalement ses OPINIONS au VESTIARE »

(M. Jacques Godbout , dans Le Tour du Jardin…)

La fabrication d’opinion est une perversion de la Démocratie véritable…

» Trop souvent, est-il nécessaire de le dire, ce mouvement s’accompagne d’une adhésion ou même d’une promotion des valeurs dominantes et des groupes qu’elles servent et des institutions qui les promeuvent.

Je préfère pour ma part, et je pense que la qualité de la conversation démocratique est nettement favorisée de la sorte, que les choses soient claires et que les lecteurs sachent parfaitement où se situe la personne qui leur parle. » ( extrait de Chronique des Années Molles, p.11 . de Normand Baillargeon)

Vous ne parlez pas de la taxation des revenus autres que personnel, vous savez le cas des « entreprises » qui payent à peu près 15% sur 50% de leur « non revenu » qu’il n’ont pas réussi a délocaliser. Il me semble que les riches dont on parle quand on veut faire en sorte qu’ils payent leur juste part, ce sont eux.

Ce que vous dites relève il me semble du gros bon sens, mais il se trouvera toujours un intellectuel, engagé dans la guerre au néo-libéralisme, pour s’y opposer. Les intellectuels, disait le grand économiste Schumpeter, sont des gens qui manient le verbe et l’écrit ou parlé et qui se différencient des autres écrivains ou orateurs par le fait qu’ils n’assument aucune responsabilité directe en ce qui concerne les affaires pratiques et. en général, ne possèdent aucune des connaissances de première main que fournit seule l’expérience.
Et vous ne convaincrez pas leurs lecteurs assidus. Nietzsche disait que vous ne pouvez pas détacher quelqu’un par le raisonnement d’une conviction à laquelle il n’a pas été amené par le raisonnement.

Faire des citations d’auteurs de mémoire est le genre d’exercice auquel personnellement je ne me livrerais pas. C’est tout particulièrement vrai pour Friedrich Nietzsche qui mille fois plutôt qu’une a été assez pauvrement interprété.

Je ne serais pas étonné outre mesure qu’il en soit ainsi pour Joseph Schumpeter au chapitre de l’économie.

— C’est dommage que vous cherchiez de bonnes références, mais toujours « hors contexte ».

Schumpeter parle longuement du rôle des intellectuels dans Capitalisme, Socialisme et Démocratie, son oeuvre majeure, comme Raymond Aron l’a fait par la suite, ou Jean-François Revel. Pourtant ceux qui présentement disent combattre l’austérité du méchant gouvernement citent constamment, pour combattre l’austérité, néo ou ultra-libérale c’est selon, nos sociologues-vedettes de l’UQAM ou Jean-Claude Lauzon, comptable « économiste » obsédé par la richesse des autres ou, pour faire plus noble, Stiglitz ou Chomsky. Les citations, j’en conviens, peuvent être sorties de leur contexte, mais il reste que le jeu des intellectuels dans le présent débat, comme lors du printemps-érable, mérite qu’on s’y arrête. Une citation de Schumpeter ou de Raymond Aron vaut bien d’autres. Je vous laisse Nietzsche à qui on peut faire dire, vous avez raison, tout et son contraire.
Mais je préfère citer, c’est plus court que d’imposer aux lecteurs pressés de longues envolées prétentieuses à caractère philosophique.

C’est vrai Jacques,

Vaut mieux tenter de discriditer les Penseurs intellectuels qui prônent un esprit critique et libre, que de regarder les partis politiques qui s’assoient sur des » valeurs et des convictions » manichéennes…

http://ici.radio-canada.ca/tele/zone-doc/2014-2015/episodes/350292/droite-religieuse-canada ( A tomber des nues )

Ce reportage peut aussi être vu à Tout Tv : http://ici.tou.tv/zone-doc/S2014E23

Pour ma part, la dérive que nous sommes en train de vivre du point de vue social et démocratique est beaucoup plus menacante qu’un déficit démonisé !!!( bien sûr, plusieurs ne VEULENT pas l’analyser ) ; Après tout on attends un petit chèque du fédéral à COURT terme… Ça c’est du concret….

Jean-Claude Lauzon ! Un Léo-Paul Lauzon vaut bien un Shumpeter, tous les deux ont en commun qu’il croit ou a cru à la condamnation du capitalisme.

Schumpeter et cie sont tous des philosophes ou des rêveurs. Aucune de leur prédictions philosophique ne fonctionne.

Quant À Léopold Lauzon, indépendant, il critique l’actualité économique, des faits, pas des rêves et ce, qu’il aie tord ou raison.

Les gens de tendance libertarienne s’accrochent à des bouées représentés par certain personnages parce qu’ils leurs manque de paramètres qu’il leurs est impossible de trouver pour prouver leur dogme.

Ils sont dépendants des perroquets qui leurs imposent quoi dire.

Remarquez qu’ils sont tous ultra conservateurs, défendent les multinationales, sont ultra fédéralistes, sont pour les baisses de salaire incluant leur propre salaire et pensent qu’avec cela ils vont devenir riches.

Des victimes de vendeurs de chars ou à l’occasion des vendeurs de chars sans pudeur.

@ Jacques Saint-Cyr,
Il est fort beau de choisir la voie de la modestie comme vous le faites. Quelquefois l’approximation peut nuire à la qualité du débat. Mais c’est votre choix !

Quant à moi, j’établis une petite distinction entre les idéologues et les intellectuels. Les idéologues étant des intellectuels qui ont mal tournés 🙂

On a toujours le choix entre dire la vérité ou travestir la vérité à des fins partisanes ou pire encore pour satisfaire sa propre gloire ou son avidité.

Quoi que je puisse être en accord avec l’atteinte du déficit ‘0’; expliquer moi avec autant de détails les actions concrètes de nos gouvernements – fédéral et provinciaux, voir même mondiaux – face aux paradis fiscaux (les hypers riches de nos sociétés dont tout gouvernements confondus protègent très silencieusement leurs COÛTEUSES évasions fiscales) si RÉVOLTANT pour la classe moyenne, etc; ne bénéficient pas de ces protections crapuleuses dont nos élus en sont les premiers complices. Vos plus grandes priorités, en ces temps difficiles seraient de RÉGLER ce problème, lequel permettrait d’important recouvrements de fonds si nécessaires afin d’apaiser l’AUSTÉRITÉ, si chère à votre approche gouvernementale.
Les banques font d’énormes bénéfices à nos dépends. Eux aussi devront passer sous votre loupe, AUSTÉRITÉ obligé !
Par Gil Bédard, 26 février 2015

Les riches et leur corporations contrôlent les gouvernement… sinon, il y aurait déjà belle lurette qu’ils auraient mis la main sur cet argent qui dort…

Voilà un exposé qui devrait rassurer les alarmistes de tout poil. Hélas, l’enflure verbale aura repris le dessus, le printemps venu et les rues de Montréal, ma ville, redeviendront un champ de bataille…Remember 2012

« Pourtant, les recettes fiscales représentent 37 % du PIB du Québec, contre 30 % pour le reste du Canada. Le fardeau fiscal des Québécois est même plus élevé que celui de la moyenne des pays développés membres de l’OCDE (34 % du PIB). » (Pierre Duhamel)

Les recettes fiscales sont plus élevés au Québec que dans le Canada parce que le Québec donne plus de services aux citoyens que les autres citoyens du Canada et des USA sont obligés de se payer à plus cher au privé.

Vous nous donnez un compte rendu pour juste une colonne. IL Y EN A DEUX.

L’item 9, je me questionne sur les abrificaux et du travail au noir et fraude economique et corruption

En 2012, on calculait déjà que la surfacturation des travaux d’infrastructures avait coûté 11,3 milliards en 5 ans. Le même problème existe avec les contrats d’informatique, entre autres. Il va falloir en ajouter, des élèves dans les classes, pour récupérer les milliards vampirisés par les grandes entreprises qui font affaire avec le gouvernement.

Vous avez parfaitement raison.

C’est aussi vrai au fédéral.

L’exemple le plus frappant est le registre des armes a feu qui a coûté immensément plus que prévu probablement 20 fois plus cher que prévu et personne n’a demandé de comptes.

Plusieurs informaticiens sur le net disent que ça se faisait en bas du million.

Qui a demandé des comptes sur le pont Champlain qui a duré seulement que 40 ans alors que d’autres structures en béton on plus de cent ans en parfaitement santé?

Voilà qui contribue au dépenses excessives du budget simplement pour protéger les amis conservateurs.

LÉO-PAUL LAUZON
Lundi, 23 février 2015 09:25
MISE à JOUR Lundi, 23 février 2015 09:27
Commençons par les chômeurs Dommage qu’il y ait tant de fraudeurs et d’abuseurs chez les chômeurs et l’assurance-emploi, et ça depuis le début des temps.
C’est triste, car si les chômeurs étaient honnêtes et avaient un code d’éthique, les sommes dégagées pourraient servir à de très bonnes causes comme s’acheter un porte-avions usagé ou un sous-marin de seconde main; subventionner encore plus les pétrolières de l’ouest; augmenter tout de suite le CÉLI à 11 000$ l’an afin de soulager un petit peu nos riches bienfaiteurs accablés par l’impôt; acheter et poser des peintures et des photos de la reine et de nos courageux soldats dans les garderies, les écoles, à l’urgence et dans les corridors de nos hôpitaux où sont «parkés» des milliers de malades, etc. J’espère que ces arnaqueurs professionnels de fonds publics se sentent au moins un peu honteux.
C’est pourquoi il faut les traquer partout et en permanence. Et nos courageux gouvernements le font au risque parfois de leur vie. Moi, je propose d’envoyer l’armée, rien de moins, à leur trousse. Y sont dangereux que je vous dis certains de ces chômeurs mécréants. Tiens, très belle et louable initiative que celle-ci : «Réforme de l’assurance-emploi. Les inspecteurs peuvent surveiller les prestataires, embusqués dans leur voiture» (Le Devoir, 5 mars 2013). Faudrait même installer des caméras chez eux afin de mieux les avoir à l’œil. Pourquoi ne pas les surveiller à l’aide de drones que je me dis. Et bravo aux juges qui sont là pour protéger nos institutions : «La chasse est ouverte. La Cour suprême permet au gouvernement de traquer les chômeurs en vacances» (La Presse, 8 décembre 2001). Cé ben effrayant, des chômeurs qui s’autorisent à prendre des vacances au lieu de se chercher une job. On aura tout vu. Faut les chasser à l’année longue et sortir l’artillerie lourde. Et le Bloc québécois qui joue au pur en les défendant. Totalement injustifiable de la part des bloquistes : «Assurance-emploi. La chasse aux fraudeurs risque de faire des victimes innocentes» (Le Devoir, 19 avril 2002). Ces victimes, si peu nombreuses, on appelle ça des dommages collatéraux qui sont justifiables et nécessaires si on veut vaincre le mal à sa base. Faut tout de même pas en faire tout un plat. C’est comme justement les drones américains qui font des milliers d’innocentes victimes en Afghanistan, en Syrie, au Pakistan, etc. C’est le juste prix à payer pour ramener la démocratie et la paix pour les générations futures dans ces pays, n’est-ce pas mes amis? J’ai comme l’impression de perdre les quelques amis que j’ai. Peut-être est-ce juste un «feeling»?
Les assistés sociaux et l’austérité
Le courage des libéraux de Philippe Couillard m’épate et m’émeut en ces temps d’austérité et de rigueur budgétaire. Car, faut bien l’admettre, faut être vraiment brave pour ordonner ceci : «Haro sur la traque aux fraudeurs de l’aide sociale» (Le Devoir, 26 juin 2014), même si: «À peine 3% de fraudes à l’aide sociale» (Le Devoir, 8 septembre 2014) contre 100% des grandes compagnies canadiennes qui s’adonnent à l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux et beaucoup de nantis itou. Sans compter la collusion et la corruption pratiquées couramment à haute échelle par l’élite économique. Pour ces derniers, c’est pas pantoute pareil. Eux ce sont des créateurs de richesse et des bienfaiteurs contributeurs financiers aux partis politiques, tandis que les chômeurs et les assistés sociaux ne font que drainer la richesse durement créée à la sueur de leur front et de leurs dessous de bras par nos intrépides gens d’affaires. Et pis, ces gueux ne donnent pas une seule cenne noire aux bons vieux partis politiques.
Et tant qu’à la morale de ces assistés sociaux et de leur solidarité avec leurs concitoyens en cette dure période d’austérité, voilà qu’il y en a, et vous ne me croirez probablement pas tellement c’est incroyable, qui en plus de recevoir du B.S., qui quêtent de l’argent dans les rues, et ne le déclarent pas aux fonctionnaires et dans leur rapport d’impôt. Ça prend ben toute sorte de monde pour faire un monde! J’en reviens tout simplement pas. Je ne croyais jamais voir ça de mon vivant. Y’a matière là à pondre un télé-roman, un film et un documentaire. «Le fisc à la chasse aux sorcières parmi les mendiants» (Le Devoir 30 décembre 2014). Et «Une mendiante (sur le B.S.) doit verser 25 000$ à l’aide sociale» (La Presse, 29 décembre 2014). Pourquoi ne pas contraindre les assistés sociaux à porter un bracelet électronique? Le fisc à la chasse aux assistés sociaux et aux chômeurs, mais beaucoup plus «low profile» envers les notables qui font dans les paradis fiscaux, la collusion et la corruption, et c’est tout à fait normal. Faut pas irriter et écœurer ces bonzes philanthropes sinon ils vont partir. Que serions-nous sans ces créateurs de richesse? Absolument rien que je vous dis.
Conseils du patron de Revenu Québec
Puis-je amicalement suggérer au président de Revenu Québec, monsieur Jean St-Gelais, de garder ses conseils moralistes pour lui? Le monsieur a largué cette perle de condescendance en 2012 : «Fraude fiscale. Le Québec n’est pas la Grèce, mais …. Le président de Revenu Québec dit qu’il faut éduquer les contribuables» (Le Devoir, 17 avril 2012) si l’on veut éviter le sort de la Grèce. Franchement, j’aime autant ne rien ajouter si je veux être fidèle à ma réputation d’homme de retenue et de tenue. Monsieur St-Gelais, j’ai juste une petite question pour vous : éduquer quels contribuables exactement? Ceux qui s’adonnent à la fraude pas le biais des paradis fiscaux, de la collusion, de la corruption, etc.?
La chasse aux fraudeurs-abuseurs à col blanc
Dans mon prochain texte mes amis, vous verrez que nos élus sont plus tolérants, plus compréhensifs et plus bienveillants envers les abus de la classe dominante qui pourtant coûtent des milliards de dollars chaque année en fonds publics. Nos élus fanfaronnent moins avec ceux qui les financent et qui leurs apportent des ministres et des premiers ministres pour gérer adéquatement le Québec en ces temps difficiles. Faut prendre des mesures courageuses si on ne veut pas devenir la Grèce et voir un jour Québec solidaire au pouvoir.