Affaires et économie

La vitrine des musiciens

BANDZOOGLE

Leaders de la croissance 2012 - Bandzoogle
Photo : J. Lafrenière

BANDZOOGLE

Classement : no 17

Domaine d’activité : technologie de l’information

Nombre d’employés en 2011 : 11

Siège social : Hudson

Chiffre d’affaires en 2011 : 2,7 millions

Croissance 2006-2011 : 485 %

Personne n’a jamais vu les bureaux de Bandzoogle, car il n’y en a pas ! Le fondateur, Chris Vinson, 34 ans, travaille dans sa maison, à Hudson ; le président, David Dufresne, 36 ans, est à Montréal ; et les autres membres de l’équipe travaillent aussi chez eux, au Québec, au Canada, en Angleterre ou en Californie.

Cette entreprise commercialise une plateforme permettant aux musiciens indépendants de créer eux-mêmes leur site Web, pour diffuser des vidéos et vendre leur musique en ligne. Plus de 20 000  artistes paient 20 dollars par mois pour l’hébergement et l’accès à toutes les fonctionnalités utiles.

« La majorité de nos clients sont aux États-Unis, mais nous en avons aussi en Pologne et en Indonésie », dit David Dufresne, un gaillard de 1,82 m, rencontré au restaurant Laïka, haut lieu de la faune techno montréalaise.

Jeans et chemise sur t-shirt, barbe naissante, ce Trifluvien d’origine est loin du financier en complet qu’il a déjà été ! Spécialisé en capital de risque – et DJ -, David Dufresne s’est joint à Band­zoogle il y a deux ans pour contribuer à la propulser. « Je suis le gars d’affaires, et Chris, c’est le geek. »

Chris Vinson, aussi bassiste, programme la plateforme en 2000 pour faire la promotion de son groupe rock, Rubberman. Le producteur Donald K. Donald le remarque et l’embauche pour s’occuper des sites de ses protégés. Il le financera plus tard pour lancer Bandzoogle.

Le succès de l’entreprise est quasi instantané. « Les musiciens n’avaient plus à passer par un gros label pour se promouvoir et ils faisaient plus d’argent », explique David Dufresne.

La plateforme n’existe qu’en anglais, mais les deux entrepreneurs prévoient la traduire bientôt en français, en espagnol et en portugais. Combien de temps pourront-ils tenir sans locaux ? « Le plus longtemps possible ! dit David Dufresne. Car pour nous, c’est aussi un style de vie. »