Brèves économie
Affaires et économie

Brèves économie

Des fournisseurs de services de télécommunications font l’objet d’une enquête pour de possibles pratiques trompeuses, les ventes de sacs à dos anti-balles augmentent aux États-Unis, et les profits des multinationales partent dans les paradis fiscaux.

Illustration : Stéphanie Aubin

Les télécoms sous le coup d’une enquête

Bell, Cogeco, Rogers, Telus et Vidéotron sont parmi les 12 fournisseurs de services de télécommunications au pays qui font l’objet d’une enquête concernant de possibles pratiques de vente trompeuses ou agressives, notamment le leurre d’une clientèle mal informée. À l’été 2018, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a invité les consommateurs, employés et ex-employés du secteur à lui faire part de leurs expériences en cette matière. Le 15 octobre, le CRTC publiera une synthèse des commentaires recueillis. Suivra à compter du 22 octobre une audience publique par laquelle les Canadiens pourront de nouveau se faire entendre. Cette consultation découle d’une demande du gouvernement Trudeau, qui  souhaite que le CRTC dépose un rapport en février 2019. « Le rapport proposera de possibles solutions pour renforcer les mesures existantes de protection des consommateurs », précise Patricia Valladao, porte-parole de l’organisme. (A.P.)

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Bouclier des temps modernes

À l’heure où les jeunes Américains réclament le resserrement du contrôle des armes à feu aux États-Unis et « plus jamais » de tueries dans les écoles (#NeverAgain), les ventes de sacs à dos à l’épreuve des balles vont bon train au pays. Constitués d’un matériau de type kevlar léger utilisé dans les vestes pare-balles souples, ces sacs coûtent de 200 à 500 dollars américains. Certains fabricants vendent également des panneaux pare-balles à insérer dans n’importe quel sac à dos. Ceux-ci peuvent d’ailleurs être achetés sur le site de certaines écoles américaines pour environ 100 dollars. Les vendeurs de ces sacs et dispositifs anti-balles notent par ailleurs une forte augmentation de la demande chaque fois qu’une fusillade a lieu dans une école américaine. (A.P.)

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600 milliards

En 2015, les multinationales ont artificiellement déplacé 40 % de leurs profits dans des paradis fiscaux, révèle une étude du National Bureau of Economic Research, situé au Massachusetts. Cela représente plus de 600 milliards de dollars américains. Et encore, il s’agit d’une estimation « conservatrice », insistent les chercheurs. (M.-A.S)