Sophie la girafe : le jouet qui vaut de l'or
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Sophie la girafe : le jouet qui vaut de l’or

Découvrez les vedettes méconnues de l’entrepreneuriat québécois dans notre palmarès qui recense les entreprises dont le chiffre d’affaires a explosé au cours des dernières années. Parmi celles-ci : QHouseKids. 

DISTRIBUTEUR DE JOUETS ET D’ACCESSOIRES POUR BÉBÉS
Croissance : 228 %
Chiffre d’affaires : entre 5 et 10 millions
Employés : 12
Siège social : Sainte-Anne-de-Bellevue

Avec ses jolies taches brunes, ses pommettes roses et son corps en caoutchouc, Sophie la girafe attire normalement les bébés, pas les adultes. Gaëlle Everard, 47 ans, a pourtant convoité ce mignon jouet pendant des années. Ou du moins, son contrat de distribution au Canada.

Sophie la girafe est un phénomène qui traverse les époques. Fabriquée depuis bientôt 60 ans en France — où il se vend deux Sophie pour chaque nouveau-né —, elle fait le bonheur des tout-petits partout sur la planète. Pour Gaëlle Everard, ajouter cette marque au catalogue de son entreprise de distribution de jouets et accessoires pour bébés, QHouseKids, représenterait le gros lot. Sauf que l’exclusivité appartenait déjà à une autre entreprise.

Qu’importe ! L’entrepreneure a profité des grands salons de jouets européens auxquels elle assiste religieusement pour tisser des liens avec les représentants de la petite girafe. Et en 2015, lorsqu’elle a appris que le contrat de son concurrent tirait à sa fin, elle a fait jouer ses contacts. « Mais je n’étais pas la seule… »

Pour se démarquer, Gaëlle Everard a sollicité une rencontre d’une heure au siège social du fabricant… qui a finalement duré six heures ! Le courant a visiblement passé, car quelques mois plus tard, le contrat a été signé dans les locaux de QHouseKids, dans l’ouest de l’île de Montréal. Un véritable moment d’allégresse pour l’entrepreneure.

Sur les 2 500 produits que distribue QHouseKids, Sophie la girafe est aujourd’hui le plus populaire, et de loin : elle représente à elle seule 15 % du chiffre d’affaires. On comprend mieux, maintenant, la convoitise de Gaëlle Everard envers un jouet pour bébés.