Le tricot, ce n'est pas seulement pour les grands-mères
Affaires et économieLes nouveaux leaders de la croissance

Le tricot, ce n’est pas seulement pour les grands-mères

Découvrez les vedettes méconnues de l’entrepreneuriat québécois dans notre palmarès qui recense les entreprises dont le chiffre d’affaires a explosé au cours des dernières années. Parmi celles-ci : Tricots Maxime.

FABRICANT DE TISSU POUR RECOUVRIR LES MATELAS
Croissance : 198 %
Chiffre d’affaires : entre 20 et 50 millions
Employés : 219
Siège social : Montréal

C’est terminé, le textile à Montréal ? Tricots Maxime ne semble pas avoir reçu le message. Des années après que ce secteur eut été terrassé par la concurrence asiatique, l’entreprise a ouvert récemment une troisième usine dans l’île. Elle y fabrique, comme son nom l’indique, du tricot.

Non, Tricots Maxime n’emploie pas une armée de grands-mères, mais d’immenses tricoteuses industrielles importées d’Allemagne qui fonctionnent 24 heures sur 24, sept jours sur sept. « On en a plus de 80 », dit fièrement le président, Maxime Thériault, 33 ans. Chacune d’entre elles, haute de trois mètres, fait danser 4 800 aiguilles commandées par ordinateur pour façonner du coutil, soit le tissu qui recouvre les ressorts ou la mousse des matelas.

Certes, ce n’est pas aussi excitant que de tisser la nouvelle gamme automnale de Gap, mais le coutil est la raison pour laquelle Tricots Maxime n’a pas été remplacée par Tricots Asie. L’industrie du matelas, contrairement à celle du vêtement, est encore forte en Amérique du Nord. Les fabricants gardent toutefois peu de stock, préférant fabriquer les matelas à la dernière minute. Pour cela, avoir un fournisseur rapide comme Tricots Maxime est essentiel. « On peut tricoter et livrer du coutil sur mesure en moins d’une semaine », dit Maxime Thériault.

C’est d’ailleurs pour servir plus rapidement ses clients américains que l’entreprise a ouvert une usine en Caroline du Nord il y a trois ans. Une décision qui s’avère encore meilleure aujourd’hui, en raison de l’incertitude commerciale qui plane depuis l’élection de Donald Trump.

En plus des États-Unis, Tricots Maxime dessert le Mexique et vient de s’entendre avec un partenaire pour s’attaquer au marché européen. « On regarde aussi du côté de l’Asie », dit Maxime Thériault. Une entreprise de textile montréalaise qui vendrait en Asie ? Au fond, tant mieux si Tricots Maxime n’a pas reçu le message.