5 mythes sur les ressources naturelles du Québec

Après une semaine de campagne électorale, deux thèmes semblent s’imposer. Il faut mettre un terme à la corruption et développer les ressources naturelles pour équilibrer les finances publiques, financer des nouveaux programmes ou tout simplement financer notre dette publique. Défenseurs et pourfendeurs du Plan Nord voient dans ces ressources la poule aux oeufs d’or qui règlera tous nos problèmes.

Une fois cette considération générale énoncée, les divergences entre partis sont nombreuses et substantielles. Voici quelques idées reçues et mythes entourant l’exploitation de nos ressources.

Mythe 1 :  L’or pousse dans les arbres, nous n’avons qu’à le cueillir

Le sous-sol québécois recèle des gisements de fer, de nickel, d’or, de diamants, de terres rares et d’autres minerais. Cela « nous » appartient parce que les ressources naturelles appartiennent aux provinces. Malheureusement, il n’y a pas d’écriteau ou de néon qui indiquent où se trouvent exactement les gisements et ces derniers ne sont pas accompagnés d’une notice d’explication attestant de leur rentabilité commerciale ! Le Québec peut être riche en théorie, mais il faut investir des milliards de dollars pour trouver les gisements exploitables et rentables.

Les sociétés minières dépensent en fait 500 millions de dollars par année pour prospecter le territoire québécois. Un projet d’exploitation sur 2000 franchira toutes les étapes qui mèneront à la mise en production d’une mine. Il n’y a guère d’investissement plus spéculatif que l’exploration minière. Il a fallu 13 ans de labeur et d’investissements à André Gaumond et à son équipe de Mines Virginia Gold pour trouver une première mine d’or à la baie James. Certains disent que les minières volent nos ressources. Je dis, moi, qu’elles les trouvent et permettent ainsi l’enrichissement de la société.

Mythe 2 : Nous donnons notre richesse

Le régime minier du Québec, c’est-à-dire ce que les sociétés minières doivent payer en redevances et en impôts, est le plus costaud au Canada. Une minière du côté québécois de la baie James paiera des redevances 60 % plus élevées qu’une autre société active sur le côté ontarien du même territoire. Les impôts sur les profits des sociétés sont aussi plus élevés qu’en Ontario. Le gouvernement québécois a aussi éliminé le congé de redevances pour les nouvelles minières du Nord du Québec et a réduit considérablement les déductions fiscales de ces sociétés.

Cela devrait permettre au Québec de récolter 4 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années, comparativement à 287 millions de dollars au cours des 10 années précédentes.

Faudrait-il hausser les droits miniers ? Le PQ dit oui haut et fort et préconise un régime établi sur la base de la valeur du minerai extrait plutôt que les profits, le tout accompagné d’une surprime de 30 % sur les profits dits excédents.

Si toutes les provinces canadiennes ont opté pour des redevances établies en fonction des profits, c’est qu’elles ont moins de conséquences fâcheuses si les prix des métaux se mettent à baisser. Le plan Marois se traduirait par une ponction automatique dès qu’une mine est en activité, indépendamment de sa rentabilité. Les redevances font partie des charges d’exploitation des mines. Si les prix métaux continuent de baisser, les mines du Québec pourraient être les dernières à être mises en exploitation et les premières à fermer. Eh non, le Québec n’est pas seul au monde et on trouve du fer à plusieurs autres endroits.

Mythe 3 : Il faut tirer le maximum des minières pour nous enrichir

Plusieurs Québécois ont une conception soviétique de l’économie. La richesse privée est une abomination. Il faudrait que l’État soit propriétaire de tout ou, à tout le moins, qu’il tire le maximum de revenus des profits des entreprises. Pour eux, les impôts personnels et d’entreprises ne seront jamais assez élevés. La rhétorique sur la taxation maximale des « richesses qui nous appartiennent » fait partie de cette conception.

Pour ma part, je crois que la recherche du profit est un extraordinaire agent de développement économique et qu’il serait désastreux de multiplier les entraves à l’investissement et à l’enrichissement.

Oui, les sociétés minières et pétrolières doivent payer des redevances et des impôts. Mais, contrairement à ce que plusieurs croient, ce ne sont pas les ponctions fiscales directes qui permettent le développement de la société et la redistribution.

Quand une société d’exploration minière investit, elle emploie des géologues et des ingénieurs. Elle achète des instruments de forage à des sociétés manufacturières qui emploient des milliers de personnes ici même au Québec. Une fois en activité, la mine embauchera des travailleurs à deux fois le salaire québécois moyen. Elle va octroyer des contrats de construction pour ses installations et les infrastructures qui permettront l’accès et le fonctionnement de la mine. Il y en a pour 1 milliard de dollars seulement avec la mine Osisko à Malartic. Arcelor a investi 2 milliards de dollars au Québec en 2011 et y emploie 2500 personnes. Voilà ce qui contribue d’abord à l’enrichissement du Québec et des Québécois.

Il faut un plan pour stimuler les investissements, pas pour les rendre plus difficiles.

Mythe 4 : Il faut transformer le minerai au Québec

Dans le meilleur des monde, il faudrait que toutes nos ressources soient transformées au Québec. En faire une condition nécessaire avant l’acceptation d’un projet serait par contre une grande bêtise, et ce, pour deux raisons.

La première, c’est que nous rendons encore une fois plus difficile l’investissement au Québec. Pourquoi une entreprise y dépenserait des centaines de millions de dollars supplémentaires si elle peut en faire l’économie ailleurs ?

Nos bien-pensants oublient une fois de plus de tenir compte du marché. Règle générale, la transformation se fait d’abord près des marchés. Si le Québec tient à tout prix à ouvrir une aciérie, il risque d’y engouffrer une fortune pour rien. Déjà, les scieries américaines ne tournent pas au maximum de leur capacité. L’industrie australienne de l’acier – l’Australie est un méga-giga-hyper producteur de fer – tourne autour de 50 % de sa capacité.

Mythe 5 : Les mines sont une poule aux oeufs d’or, indépendamment de la conjoncture mondiale

Et bien non ! Samedi dernier, La Presse faisait état du net fléchissement du prix des métaux depuis le début de 2011. Le boom minier s’est développé en fonction d’un développement économique spectaculaire et d’un immense phénomène d »urbanisation dans les pays émergents. Les marchés mondiaux doutent que cette progression puisse continuer dans l’environnement économique actuel. Pour Gaétan Morin, le premier vice-président aux investissements du Fonds de solidarité de la FTQ, cité dans l’article, le supercycle minier est chose du passé.

Les sociétés minières passent un mauvais moment en bourse et leur valeur a chuté considérablement. Deux présidents de sociétés aurifères canadiennes ont perdu leur poste ces dernières semaines.

Les partis politiques devraient être prudents avant d’engager de nouvelles dépenses établies sur la base de futures retombées minières.

 

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J’aimerais vous féliciter pour cet article qui, je crois, nous donne des perspectives plus réaliste de la situation minière au Québec.

Par ailleurs, serait-ce possible d’indiquer les sources sur lesquelles vous vous appuyez pour défendre votre argumentaire svp.

Merci,

Bonne continuité

Bravo bravo bravo! Quel magnifique article. J’espère que les Aussant, Khadir ou Lisée de ce monde vont le lire!

La seule chose qui me dérange dans ce qu’affirme Pierre est la comptabilité de ces entreprises-là qui peuvent exporter les profits dans d’autres pays et donc diminuer le paiement d’impôt au Québec. Il est plutôt facile pour les grandes entreprises de faire virer les chiffres de leur côté en prenant des charges de la maison-mère ici et en réduisant les prix de transfert des produits à être transformés ailleurs. C’est pouquoi une redevance pour chaque tonne de minerai permettrait d’au moins garantir un certain retour nonobstant les profits espérés souvent moindre que prévus!!!

Il faudrait nous expliquer pourquoi des entreprises d’État étrangères (Chine) viennent exploiter nos ressources naturelles sur notre territoire…

Voici un texte que j’ai écris il y a quelques mois.

Voici quelques raisons de base de ne pas nationaliser l’exploitation des ressources et pourquoi un gvt doit mettre en place des incitatifs pour favoriser les investissements:

1- Le prix des ressources est dicté par l’offre et la demande. Nous sommes dans un cycle de forte demande de ressources mais nous ne connaissons pas la durée restante de ce cycle. L’économie est en changement et cette demande qui est principalement tirée par la Chine pourrait réduire à moyen terme. Bref, la constance de la rentabilité n’est pas garantie.

2- Les investissements de départ sont excessivement élevés et les 1ier $ de revenus sont souvent plusieurs années après les investissements. Bref, la rentabilité réelle est potentiellement loin ou faible.

3-Malgré des prospections avec des méthodes mieux évoluées, il est encore possible que les concentrations soient moins importantes qu’estimées donc des revenus plus faibles.

4-Le risque est très grand comme expliqué dans les trois premiers points VS le rendement. C’est pourquoi les investisseurs privés exigeront des rendements supérieurs. Il est donc difficile d’exiger de forte redevance à ces entreprises.

5-Ce n’est pas le jeu d’un gouvernement de spéculer.

6-Les investisseurs privés qui ont les capitaux ont le choix d’investir leurs cash où ils le veulent et c’est leur prérogative, c’est leur argent. Le malheur, c’est que peu ou pas d’entreprises au Québec a les moyens des investissements requis.

7-Ce qu’il faut négocier avec ces investisseurs, ce sont leurs conditions sorties pour qu’ils ne laissent pas de passifs éventuels sur le dos de l’état. Il faut la négocier le respect de normes environnementales et de respects du territoire.

8-En échange, il faut les intéresser parce qu’ils sont porteurs de nouveaux emplois bien rémunérés, de nouveaux impôts de ces nouveaux emplois et des leurs profits. Ô, j’entends les récalcitrants dire qu’ils ne paient pas assez mais encore une fois, ils peuvent aller investir ailleurs et ils en paieront des impôts s’ils font des profits.

9-Le point 8 peut vouloir dire construire des routes, accorder des crédits d’impôts et accepter des redevances plus faibles.

10-Si l’on exige des redevances trop élevées, la pérennité de ces investissements serait compromise et ces entreprises se retireront et les emplois seront perdus.

11-Les entreprises privées ont intérêts de leur pérennité contrairement à des gestionnaires non intéressés.

Voici des explications qui ne sont pas exhaustives mais que je crois suffisantes pour arrêter de penser à la nationalisation et suffisantes pour arrêter de blâmer les gvt qui favorisent ces investissements.

La redevance a la tonne, comme une taxe sur le chiffre d’affaire, n’est pas néfaste en soit si elle n’est pas trop élevée et si l’impôt sur les profits a l’autre bout est compétitif. C,est comme une taxe de vente,une taxe a faible taux qui ratisse large. Augmenter le cout brut de 1%-2% 5% ce n’est pas la fin du monde, une entreprise qui ne devient plus rentable a cause d’une taxe de 5% n’était déja pas très solide au départ. Bien sur si on taxe 30% des sur-profits et on a l’impot sur les corporations le plus élevé en amérique, alors la les compagnies vont fuir.

Wow, quelle belle défense du PLQ… Que c’est beau de voir l’immense 4 milliards de dollars faits avec les redevances. Vous auriez pu dire 14 milliards pour grossir le chiffre, ce qui est le chiffre que le Québec va se faire en 25 ans. Mais, pourquoi ne pas avoir dit dans cet article le montant de 80 milliards. Ce qui est l’investissement que Québec prévoit. Je trouve que lorsqu’on voit ce chiffre, c’est là qu’on se dit que ce n’est rien le 4 milliards en 10 ans… Le gouvernement Charest a décidé d’arrêter les travaux qu’Hydro Québec avait déjà débutés sur l’île d’Anticostie. Pour ne pas payer quelque chose comme 100 millions (ce qui est beaucoup plus petit que payer un aréna à Québec dont on n’est même pas sûr d’avoir une équipe de Hockey…) Résultat, notre société d’État, donc, nous, avons perdu 4000 milliards en pétrole. Mais bon, on peut aussi seulement regarder les chiffres montrés comme ce cher blogueur et continuer d’avoir ce beau Québec

@ seb (# 6):

Pour les mêmes raisons pour lesquelles Couche-Tard « exploite » des dépanneurs chez les « étrangers » partout dans le monde, ou Power Corporation « exploite » des investissements chez les « étrangers » partout dans le monde, ou le Cirque du Soleil…, etc.

Y’ en a des tonnes comme ça.

Dans le monde normal auquel vous semblez « étranger », une société en santé financière tente de grossir et éventuellement de s’intermationaliser si cela est possible car elle devient moins dépendante d’un seul pays.

Merci pour votre lecture éclairée de la réalité minière ! Ceci contraste avec nombre de journalistes et de politiciens qui montrent un profond déficit pédagogique des notions de base en économie minérale. Pourtant ces gens dirigent nos gouvernements ou influencent l’opinion publique par leurs écrits.

Je suis en accord avec vos conclusions. Les bons projets doivent être structurés. Ce qui n’est pas encore le cas pour les ressources naturelles. D’ailleurs certaines provinces estiment que nous devrions adopter une politique nationale en matière énergétique. La chose devrait s’appliquer pour d’autres domaines, notamment pour l’exploitations des ressources naturelles.

Mais nous sommes au Canada et chaque province dispose de prérogatives qu’elles peuvent défendre bec et ongle. Rien n’indique que cette manière de procéder puisse permettre de mener la Canada à son plein potentiel avant longtemps.

Toutefois, je reste convaincu que l’exploitation des ressources naturelles doit reposer sur un vaste projet industriel. Cela ne signifie pas qu’il faut automatiquement transformer toute la matière extraite. Cela signifie qu’il faut faire de la deuxième, troisième et même quatrième transformation. Si le minerai de fer n’est pas transformé sur place. Une partie du produit transformé devrait nous revenir pour alimenter notre propre développement. C’est loin d’être tout à fait le cas.

Dans le cadre d’une politique nationale intégrée et même dans le cas d’une intégration nord américaine. On pourrait sans problème mettre à profit les aciéries nord américaines ce qui leur permettrait d’ailleurs de travailler à pleine capacité. Cela nécessite d’avoir des schémas économiques plus ouverts qui prennent en compte la collaboration et la coopération comme cela se fait déjà dans le milieu des sciences.

Le développement économique le plus susceptible d’apporter une prospérité relativement rapide et à long terme reste encore fondé sur le dynamisme des petites et moyennes entreprises. C’est plutôt sur ce genre de plans qu’il faudrait travailler fort.

@François 1 (#11)

Ce que vous ne comprenez clairement pas, c’est que Couche-tard, Power Corp. ou le Cirque du Soleil sont des entreprises privées. Une compagnie comme WISCO est détenue par le gouvernement chinois. C’est comme si Hydro-Québec construisait et exploitait le barrage des trois gorges. Je ne vois pas pourquoi les québécois devraient permettre à un autre gouvernement de faire des profits par l’exploitation de leur ressources naturelles.

287 millions de redevances pour tout les produits miniers du Québec même pas 0,05% du budget du gouvernement.

À elle seule hydro Québec est d’environ 2,5 milliards et il faut compter qu’elle en donne autant en électricité aux étrangers avec les alumineries

Même avec de présumées nouvelles redevances à 400 millions TOUS les Québécois vont payer cher pour le plan nord et non pas en récolter du fric.

Pour le plan nord, les deux gouvernements devront investir 47 milliards et on a fait signer un contrat à Hydro Québec entre 4 et 4,5 cennes le kilowatt pour vendre son électricité dans le plan nord. Au même moment, on fait développer la Romaine à Hydro à environ 7 milliards pour fournir le nord ce qui coûtera 10,5 cennes le kilowatt à Hydro.

Yes, on va en faire du fric!

De toute façon il est impossible de savoir combien cela va rapporter puisque plusieurs de ces compagnies sont 100% sous contrôle étrangers.

Alors M. Duhamel, puisque les Québécois, dont vous, investissent des milliards, combien, comme connaisseur en économie, cela nous rapportera étant donné que vous n’aurez jamais accès aux livres?

Pour ceux qui voudraient avoir quelques informations il y en a dans la presse les affaires.

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201205/04/01-4522083-le-plan-nord-devient-un-bar-ouvert-denonce-jacques-parizeau.php

1. Les redevances. Elles ne seront pas de 287 millions de dollars, mais de 4 milliards. Les 287 millions dont vous parlez ont été récoltés les 10 années précédentes à partir du régime minier adopté sous M. Parizeau.
2. Hydro-Québec a versé des dividendes d’un peu moins de 2 milliards en 2011.
3. Hydro-Québec investira 47 milliards pour faire des barrages. Pas LES gouvernements, surtout que le fédéral n’a rien à voir avec Hydro-Québec.
4. L’électricité produite à La Romaine coûtera 6,5 cents le KWh et, à ce coût, devrait contribuer aux bénéfices d’Hydro-Québec.
4. « Impossible de savoir ce que cela rapportera parce que les compagnies sont 100 % sous contrôle étranger.» Elles ne sont pas 100 % sous contrôle étranger. Sous les 23 sociétés minières actives au Québec en 2011, 17 étaient contrôlées directement ou indirectement par des sociétés canadiennes, dont 8 québécoises. Surtout, le fait qu’elles appartiennent à des intérêts étrangers ou québécois ne changent rien quant à la divulgation des retombées au Québec. Le développement des activités va créer des emplois (c’est quantifiable) et des revenus fiscaux supplémentaires (redevances, taxes et impôts) pour le Québec.
5. Pas accès aux livres ? Vous avez accès à tous les rapports annuels des sociétés inscrites en bourse, qu’importe leur nationalité. Et vous ne savez rien des sociétés non cotées, y compris les québécoises.
6. M. Parizeau ? Celui a abaissé les redevances minières pour les sociétés actives au Nord et celui qui favorisait le nucléaire plutôt que le projet de la baie James ?

Si tu es le pierre Duhamel que je connais c est exactement les commentaires que j attendais d un gars qui milite pour le Pm Harper. Et il est à noter que notre pm Harper fais tout pour les grosses corporations et les milliardaires pétrolières et autres qui volé polu et sans lave les mains.

Et le mythe des mégaparcs éoliens en milieux habités qui doivent rapporter de l’argent alors qu’ils permettent aux Américains de payer l’électricité à rabais, vous en faites quoi? Subventionnée et plus qu’aléatoire, imposée sans référendumà une population impactée par ses méfaits sur la santé et le déchirement social, en plus des pertes de valeurs immobilières.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/consommation/201208/01/01-4561476-hydro-quebec-hausses-de-tarifs-salees-dici-2018.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_affaires_3004_section_POS3
Vous sortez-vous la tête de vos mines, de temps à autres?

Quel soulagement que de découvrir les propos d’un journaliste qui prend la peine de s’intéresser aux faits, aux faits, et aux faits les plus récents sur le secteur minier d’aujourd’hui et d’ici… et non d’hier et d’ailleurs. Merci, continuez svp, et même si cela vous attire des « critiques ». Vous pourriez peut-être aussi parler du fait que nous consommons au Canada davantage de ressources minérales que nous en produisons. À moins de vouloir dépendre entièrement des autres pays producteurs, nous n’avons pas d’autres choix que d’exploiter nos ressources. ET si nous choisissions de cesser toute exploitation et d’importer les ressources minérales dont nous avons besoin au quotidien, alors il nous faudrait accepter de faire affaire avec des pays exportateurs qui ont des pratiques bien plus dévastatrices pour l’environnement que les nôtres. Enfin, il faut aussi savoir que l’industrie minière canadienne est considérée
l’étranger commme exemplaire en matière de santé et sécurité au travail, entre autres. Bref, il y a encore beaucoup à dire sur le secteur minier, et j’espère qu’un jour, les gens s,intéresseront un peu au sujet.

Comment est il possible de demander des redevances sur redevances, lorsque la marge d exploitation nette n est meme pas de 10% pour les minieres. Les gens devraient plutot s attarder sur les milliards de PIB supplementaire que l exploitation des mines va procurer. Par exemple, une miniere qui va chercher pour 1 milliards en fer, est oublige de depenser au moins 500,000,000 en salaires. Evidenment, il est impossible d ouvrir des comptes en banque pour les employes miniers que ce soit en Suisse ou au Bahamas, alors impossible de faire de l evasion fiscal dans ce cas. Et sur les 500,000,000 en salaires verses, presque 250,000,000 revient au gouvernement grace aux releve 1 et aux T4.

Pour moi, c est ca les vrais redevances.

J ai des dixainnes d autres exemples comme ca.

En Alberta les redevances sur le pétrole et le gaz naturel fluctuent selon le prix de vente du
produit et son coût moyen d’extraction.Le % de re-
devance pour les sables bitumineux n’est pas le même à prix égal que pour le pétrole conventionnel
.Si le prix de la ressource descend sous un certain seuil les redevances sont suspendues.
Un tel régime est applicable à tout les produits
extrait du sol.

Si compagnies minières sont prêtes à investir 500 millions de dollars pas années, c’est parce qu’elle savent qu’au final, ce va leur rapporter des milliards. Biensûr que les investissements dans le secteur minier sont hautement spéculatif et beaucoup de projet n’aboutiront finalement pas, mais ce n’est pas vrai que sur un territoire comme le Québec, il n’y a aura pas quelques gisements exploitables pour rentabilisé ces investissements. Biensûr que ce sont les compagnies minières qui trouvent ces gisements, mais c’est tout simplement parce qu’on leur laisse le champs libre. Si les ressources naturelles étaient nationalisées, c’est nous qui trouverions ces gisements et c’est nous qui récolterions l’ensemble des profits générés par cette industrie. Le secteur minier subit des fluctuation certes, mais le monde aura toujours besoin de fer, d’or, de nickel… faudrait quand même pas à aller jusqu’à dire que ce n’est pas rentable. Si la conjoncture économique rend la rentabilité un peu plus difficile à un moment donné, on qu’à attendre que ça devient rentable. C’est ressources ne disparaîtront pas et les générations futurs pourront en bénéficier. Je n’en veux pas aux compagnies minières de venir exploiter nos ressources, j’en veux à nos dirigeons politiques de ne pas prendre le contrôle de nos ressources naturelles. Tant mieux si Arcelor Mittal à investi pour 2 milliards au Québec en 2011, mais c’est investissement aurait lieu aussi si les ressources naturelles étaient nationalisées. Ce sont les milliards qu’on perd.

Sans doute la recherche du profit est un moteur de développement économique. Mais les compagnies minières ne créent pas de richesses comme tel, dans le sens que les gisements de fer, d’or, de nickel, et autres sont déjà présents dans le sous-sol. Elles ne font que les exploiter. Si c’était l’État qui investissait les mêmes montant d’argent et qui exploitait les ressources minières. La richesse crée serait exactement la même. Autre exemple, prenons l’énergie éolienne. Si par exemple au Québec, il y avait un potentiel de – chiffre tout à fait fictif – 1000 MW, la quantité d’électricité produite, et donc de richesse, serait exactement la même qu’elle soit produite par le privé ou le public. Lorsqu’il n’y a pas de différence sur la quantité de richesse produite – qu’elle soit produite par le privé ou le public – je choisis le public car il y a une meilleure redistribution de cette richesse. Il n’y a rien de soviétique là-dedans. Je suis également pour la nationalisation des ressources naturelles par principe. Les ressources naturelles qui se trouvent sur un territoire appartiennent à son peuple. Pourquoi un gisement d’or appartiendrait à une entreprise simplement parce qu’elle a les poches assez profondes pour l’exploiter. Les ressources naturelles sont la base de l’économie. Pour avoir un système économique qui se tient et qui se respect, il faudrait que tous les pays nationalisent leurs ressources naturelles. Ensuite, comme certains sont plus choyer que d’autres, il devrait y avoir une redistribution des pays les mieux nantis vers les pays les moins nantis. Un impôts à l’échelle internationale. Voilà mon idéal.

En réponse à certains point que Pierre Duhamel a soulevé dans sa réponse du 8 à 18h02:
– …va créer des emplois (vrai) et des revenus fiscaux supplémentaires (partiellement vrai – pas au niveau ou on devrait s’attendre pcq les compagnies étrangères vont bouger leurs profits dans d’autres pays).
– …accès aux livres des sociétés privées (partiellement vrai – on ne peut voir que les résultats globaux alors que nous ne pouvons voir la répartition géographique des résultats spécifiquement pour le Québec qui ne nous permet pas d’évaluer combien de profits ont été transférés dans d’autres pays)

Le problème réside dans l’administration du régime de redevance actuelle se basant le le «profit minier». Il s’agit d’une identité comptable absente des normes internationales qui permettent aux compagnies minières de déclarer leurs profits dans la juridiction la plus avantageuse fiscalement. Économiquement, il est logique que les minières paient en fonction de leur production et non en fonction de leur profit qui est déjà taxé. Les entreprise devront internalisés le coût de la redevance et ajouté ce coût au coût de production. Il est tout à fait logique que ceux-ci paient en fonction de leur production car toute chose a un prix. Comme l’affirmait Jacques Fortin: « Le gouvernement agit aussi à l’égard des sociétés minières comme fournisseur de matières
premières. C’est en leur accordant l’accès à la ressource dont il est fiduciaire que l’État joue son rôle de fournisseur. Dans ce rôle, celui-ci devrait se comporter comme tout autre fournisseur de matières premières en vendant son produit à son client à un prix fondé sur les justes valeurs marchandes.»

Le plus grand mythe de tous n’est pas abordée dans cet article. Cette richesse n’appartient pas au Québec, ces richesses se trouvent sur ​​une terre autochtone

Vous ne parlez pas du rique que nous les québécois faisons, ni celui des régions. Nous investissions dans les infrastructures pour soutenir cette industrie incertaine. De plus vous n’abordez nullement les impacts environnementaux.

Vous avez raison de ne pas en parler car ce ne sont pas des mythes ?