5 occasions d’affaires avec les choses faites soi-même

Transformez votre passe-temps créatif en revenu. Votre talent est peut-être très recherché par des consommateurs avertis.

Illustration : Phil Math pour L’actualité

A priori, on pourrait croire que Michael Schwartz n’a pas été chanceux : il a ouvert Les Affûtés, un local pour donner des ateliers de groupe en couture, ébénisterie, céramique, savonnerie et autres, quelques mois avant la pandémie…

Sauf que bien des gens ont profité du confinement pour découvrir le plaisir de concevoir des objets. « La sérénité lorsqu’on fabrique quelque chose avec ses mains est incroyable, dit l’entrepreneur. On ne pense à rien ! » Ces temps-ci, plus de 2 000 personnes par mois suivent l’un des cours offerts aux Affûtés à Montréal, et Michael Schwartz songe à démarrer une succursale à Québec.

L’intérêt pour le fait soi-même, que les anglophones appellent do-it-yourself, « ne fait que monter depuis 10 ans », confirme Monique Chartrand, directrice générale de Communautique. En 2011, cet organisme voué à la démocratisation de la technologie a fondé le premier atelier collaboratif du Québec, un lieu où le public peut accéder à des équipements de pointe pour construire des objets et des prototypes. Aujourd’hui, il en existe une cinquantaine.

Les occasions d’affaires

01

Se faire voir

Michael Schwartz encourage les artisans à explorer la vente directe sur Instagram. Ils sont encore nombreux à ne pas avoir de présence en ligne, note-t-il, alors que bois, couture, vannerie et bijoux « se mettent bien en scène sur les réseaux sociaux », dit-il. « Je connais des céramistes qui vendent toute leur production en une heure sur Instagram ! » Une entreprise spécialisée dans la gestion des réseaux sociaux pour ces créateurs pourrait aussi être une bonne idée.

02

Matériaux verts

Que ce soit pour la fabrication de savon, l’impression 3D ou le tricot, les passionnés de fait soi-même ont besoin de matériaux. Monique Chartrand remarque une forte demande pour des options écologiques, notamment dans le secteur du textile, où plusieurs cherchent des teintures non toxiques. Le défi est de parvenir à être rentable en vendant de petits volumes.

03

Libre accès

Ce conseil de Monique Chartrand vous surprendra peut-être : explorez tout ce qui est sans propriété intellectuelle. Les entreprises qui créent des communautés en ligne autour de logiciels libres ou de plans accessibles gratuitement — pensez à des patrons de couture — sont populaires auprès des créateurs. Celles qui offrent des services complémentaires aussi. Le bassin est loin d’être épuisé. Le meilleur exemple de succès est GitHub, un service utilisé pour héberger du code informatique libre, créé en 2008. Dix ans plus tard, il a été racheté par Microsoft pour 7,5 milliards de dollars américains.

04

Remise à niveau

Un outil, ça a une histoire, et de nombreux créateurs préfèrent acheter de l’équipement usagé plutôt que neuf. Ces personnes seraient probablement attirées par une entreprise leur proposant des instruments d’occasion en garantissant leur bon fonctionnement, estime Michael Schwartz. « Tout ce qui est machinerie pour le bois est très recherché en ce moment. Il y a des gens qui sont prêts à payer cher pour du remis à neuf. »

05

Livré chez vous

Ceux qui aimeraient faire du savon ou de la couture une ou deux fois par année peuvent difficilement justifier l’achat de tout l’équipement nécessaire. Mais s’ils pouvaient le louer ? « Il y a beaucoup, beaucoup de place pour tout ce qui est location d’équipement », affirme Michael Schwartz. Surtout si cela vient avec un service de livraison.