5 occasions d’affaires dans le domaine du jardinage

Les Québécois ont toujours un goût pour l’horticulture. Leur intérêt prend même de l’ampleur, mais leurs besoins changent et ne sont pas tous comblés. 

Illustration : Phil Math pour L’actualité

Les ventes de Terre Promise, une entreprise spécialisée dans la vente de semences biologiques rares et ancestrales sur le Web, ont dû être suspendues au printemps 2020, quand la pandémie a éclaté. Non pas pour des raisons sanitaires, mais parce que l’entrepreneure ne parvenait plus à répondre à toutes les commandes. « Ça s’est calmé depuis, mais la croissance continue. Environ 20 % cette année », dit Lyne Bellemare, à L’Île-Bizard.

Et ce n’est pas terminé. Selon une étude publiée en avril par AU/LAB, un laboratoire de recherche en agriculture urbaine rattaché à l’Université du Québec à Montréal, les entreprises du secteur s’attendent à une croissance annuelle de 14 % au cours des cinq prochaines années. « Il y a vraiment un intérêt marqué pour tout ce qui est autonomie alimentaire chez les consommateurs », confirme le directeur de l’intervention et des politiques publiques d’AU/LAB, Jean-Philippe Vermette.

Les occasions d’affaires

01

Consultant en carottes

Même les jardiniers d’expérience ont besoin de conseils pour optimiser leurs récoltes, « et ce n’est pas le gars à la pépinière qui sert deux clients en même temps qui peut les aider », dit Jean-Philippe Vermette. Son laboratoire reçoit beaucoup de demandes pour qu’un expert aille sur place observer le jardin et faire ses recommandations. « Ce n’est pas notre mandat. Mais il y a des gens qui seraient prêts à payer 100 dollars l’heure pour un service de consultation comme ça. »

02

Fait au Québec

Les techniques de culture manuelles, sans équipement mécanique, sont en vogue, observe Lyne Bellemare. Elle donne l’exemple de la grelinette, une fourche à cinq dents utilisée pour ameublir la terre, qui a été popularisée par Jean-Martin Fortier, l’auteur du livre Le jardinier-maraîcher. L’entrepreneure pense que des outils de jardinage de qualité fabriqués au Québec plairaient aux nombreux jardiniers qui privilégient la consommation locale.

03

Motel agricole

L’accès à la terre est un véritable défi, surtout pour les cultivateurs dont les ambitions dépassent la taille de leur cour arrière. Une terre agricole est bien trop grande — et chère — pour leurs projets, tandis que les petits lopins sont inexistants. Pour ces microentrepreneurs, le modèle coopératif du « motel agricole » est très intéressant, selon Jean-Philippe Vermette. Il s’agit d’une terre subdivisée en lots, où les infrastructures sont partagées entre tous les membres. Pour le reste, chacun gère sa propre affaire. Lyne Bellemare exploite elle-même son entreprise dans un tel motel. « C’est ça l’avenir », croit-elle.

04

Jardinage 101

La nouvelle vague de jardiniers québécois n’a pas la main verte. « Ils ont besoin de beaucoup de formation », constate Lyne Bellemare. Elle-même donne une trentaine de cours par année, uniquement sur les semences. « Et je refuse plusieurs invitations ! » Il existe déjà quelques formations de base, en ligne ou en personne, sur le jardinage, mais l’entrepreneure estime que l’offre ne répond pas à la demande.

05

Jardin intérieur

Si vous pensez que le jardinage au Québec, c’est seulement en été, détrompez-vous. Une foule d’entreprises offrent de l’équipement pour cultiver des pousses de légumes, des champignons ou des fines herbes dans sa maison, 365 jours par année. « Il y a de nouveaux kits de culture intérieure chaque année, et les consommateurs ont un grand appétit pour ça », dit Jean-Philippe Vermette. Pourquoi ne pas en créer un ou lancer un commerce spécialisé dans ce type d’équipement ?

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