5 occasions d’affaires dans le domaine du vélo

Grâce à la création d’infrastructures facilitant l’usage du vélo pour les déplacements quotidiens, la croissance des besoins liés à ce mode de transport n’est pas près de se terminer.

Illustration : Phil Math pour L’actualité

La petite reine charme les cœurs : 54 % des Québécois font de la bicyclette, une augmentation de près de 30 % par rapport au début des années 2000, selon Vélo Québec, un OSBL voué à la promotion de ce sport. « Les cyclistes sont une clientèle très intéressante », affirme le PDG de l’organisme, Jean-François Rheault. Ils dépensent pour l’achat et l’entretien de vélos et d’accessoires — 565 millions en 2020 —, mais aussi dans les régions où ils pédalent. Déjà en 2015, les retombées du cyclotourisme étaient estimées à 697 millions de dollars par la Chaire de tourisme Transat de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG UQAM).

La pandémie n’a pas nui : les ventes de vélos ont explosé et le confinement a stimulé la demande pour les produits d’entraînement intérieur, témoigne Marc-André Lebeau, PDG des boutiques Bicycles Quilicot, dans la région de Montréal. De nouvelles catégories, tel le vélo électrique, poussent également les chiffres à la hausse. « Le soleil brille pour tout le monde dans l’industrie en ce moment, et il y a encore de la place », croit l’entrepreneur.

Les occasions d’affaires

01

Entreposage sur mesure

« Quand toutes tes commandes arrivent en même temps à l’automne, ça demande de la place », dit Marc-André Lebeau. Le besoin d’espace diminue au fil des ventes. Une piste : une solution d’entreposage modulable selon les besoins, un peu comme pour les serveurs en informatique.

02

Garages à bicyclettes

Vélo Québec estime à 7,2 millions le nombre de bicyclettes dans la province. Toutes doivent être entretenues. Pendant la haute saison, « il faut souvent réserver plusieurs semaines à l’avance pour un rendez-vous dans une boutique », souligne Jean-François Rheault. Le créneau des garages pourrait donc être développé. Et compte tenu du nombre croissant de fabricants qui vendent leurs produits en ligne, les cyclistes auront davantage besoin de services mécaniques, notamment pour assembler leur vélo reçu par la poste !

03

Haltes vélos

On compte plus de 10 600 km de voies cyclables au Québec, et les portions les plus achalandées sont parcourues par des centaines de cyclistes chaque jour. Or, de nombreux segments sont des « déserts de services », note Jean-François Rheault. Pourquoi ne pas ouvrir un café, un restaurant ou une auberge à proximité ?  

Aménagez un endroit sécuritaire pour verrouiller les vélos, prêtez des outils pour effectuer de petites réparations et installez un point d’eau. Vous pourriez ajouter un service de transport de bagages pour les cyclotouristes, comme cela se fait déjà dans certaines régions.

04

Financement sur mesure

« Si les gens ont les moyens de conduire des voitures neuves, c’est grâce au financement », estime Jean-François Rheault. Il suggère de s’en inspirer pour offrir des prêts spécialisés, de même que de la location à moyen terme. Pour les modèles électriques, cargo, de route et de montagne, la facture peut dépasser les 3 000 dollars, voire les 10 000 dollars.

Marc-André Lebeau aimerait de son côté pouvoir proposer une garantie prolongée. « À ma connaissance, aucune compagnie d’assurances n’offre ça pour les vélos. » 

05

Mode pour cyclistes

Il y a encore beaucoup d’espace sur le marché pour des vêtements et accessoires adaptés, estime le PDG de Vélo Québec. « Entre autres des vêtements faits par et pour des femmes », une tendance présente dans plusieurs sports.