5 occasions d’affaires dans le secteur des animaux de compagnie

Dressage, soins, loisirs, accessoires : le respect des Québécois pour leur animal de compagnie et sa qualité de vie multiplie les besoins dans ce secteur de niche.

Illustration : Phil Math pour L’actualité

Trouver un chien enchaîné à sa niche est de plus en plus rare au Québec. « Aujourd’hui, il dort dans le lit de son propriétaire ! » affirme la vétérinaire Céline Leheurteux, aussi entrepreneure. Sa société, Euthabag, vend de jolies housses mortuaires pour remplacer le sac de plastique dans lequel on dépose généralement un animal euthanasié. Elle est en croissance ininterrompue depuis sa fondation, en 2016.

Selon Statistique Canada, les ménages ont dépensé en moyenne 756 dollars pour leurs animaux de compagnie en 2019, une hausse de 56 % par rapport à 2010. Cette moyenne sous-estime largement le coût réel, puisque le calcul inclut les ménages n’ayant pas d’animal.

« Des gens qui dépensent 5 000, 10 000 dollars par année pour leur chien, j’en connais beaucoup », dit Martin Hogue, copropriétaire de Guides canins, à Saint-Lazare, où plus de 600 chiens sont entraînés chaque semaine. La croissance est tellement forte que l’entrepreneur doublera bientôt la superficie de ses installations, qui comprendront une piscine intérieure pour chiens !

Les occasions d’affaires

01

Télémédecine

La télémédecine pour la santé animale se développe rapidement, mais il n’y a pas encore d’acteur dominant, comme dans le secteur de la santé humaine. C’est un service auquel croit beaucoup Céline Leheurteux, selon qui bien des cas pourraient être réglés à distance.

02

Chiens non interdits

Trouver une destination vacances lorsqu’on souhaite emmener son animal de compagnie n’est pas facile, souligne Martin Hogue. Cette clientèle serait assurément attirée par des campings, des chalets et des hôtels ouverts aux animaux. Si vous exigez des frais supplémentaires, offrez des services en retour, tels une aire réservée à la plage, un parc à chiens de qualité, des sacs de ramassage et des abreuvoirs adaptés.

03

Garderies pour pitous

Le retour au bureau sera difficile pour les animaux qui se sont habitués à la présence de leur maître, prédit Céline Leheurteux. « Surtout pour les chiens, qui sont des êtres sociaux. » La vétérinaire estime que des garderies de jour pour chiens pourraient faciliter la transition.

La demande pour ce type de service est déjà forte, observe Martin Hogue. Lui-même aurait envisagé d’ouvrir une halte-garderie si son entreprise avait été située plus près des grands axes routiers empruntés pour aller travailler en ville.

04

animaux.com

Plus de 20 ans après l’éclatement de la bulle techno, où l’un des échecs retentissants fut celui de la boutique en ligne de produits pour animaux pets.com, le commerce électronique tarde à s’implanter dans ce domaine. Selon la société américaine Packaged Facts, les détaillants physiques accaparaient 75 % des ventes de produits pour animaux au Canada en 2020. Est-ce le temps de tâter l’eau à nouveau ?

05

À louer

Ce n’est pas tout le monde qui peut — ou veut — avoir un animal à temps plein. Mais pour quelques heures ou quelques jours ? « Je connais une fille qui loue ses poules », raconte Céline Leheurteux. Elles peuvent manger les insectes nuisibles sur un terrain et sont parfaites pour divertir les enfants une fin de semaine. Une entreprise américaine offre même la location de petits poulaillers à ceux qui désirent essayer l’expérience des œufs frais le matin.

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