5 occasions d’affaires en aérospatiale

Industrie phare du Québec, l’aérospatiale recèle encore de beaux créneaux à explorer.

Illustration : Phil Math pour L’actualité

Une PME qui a des satellites dans l’espace ? Il y a quelques années encore, un seul lancement coûtait des dizaines de millions de dollars. « Aujourd’hui, ça coûte moins d’un demi-million », dit Stéphane Germain, président de GHGSat, une entreprise québécoise dont la flotte de trois satellites détecte les fuites de gaz naturel partout sur Terre. La demande pour ses services est telle que les revenus devraient être multipliés par trois cette année.

Les occasions d’affaires sont également nombreuses plus près du sol, souligne Suzanne Benoît, PDG d’Aéro Montréal, une organisation qui regroupe les acteurs québécois de l’aérospatiale. « Le Québec est l’un des rares endroits dans le monde où il est possible de concevoir, fabriquer et certifier des avions. » Le secteur a généré des ventes de 15,8 milliards de dollars en 2020 et demeure un des piliers économiques de la province.

Les occasions d’affaires

01

Internet des étoiles

La route vers la Lune sera bientôt occupée : l’Inde, l’Europe, la Russie et les États-Unis, entre autres, veulent tous y envoyer sous peu des missions spatiales. Celles-ci auront besoin d’une foule de produits et services qui n’existent pas en ce moment, dont un fournisseur pour une connexion Internet fiable jusqu’à la Lune, estime Stéphane Germain. « Il y a même une personne qui travaille sur un concept d’Internet pour le système solaire ! » Peut-être vaut-il mieux lui laisser cette idée d’affaires pour le moment…

02

Livré par drone

Suzanne Benoît remarque que plusieurs sociétés étrangères désireuses de mettre au point la prochaine génération de drones autonomes veulent s’installer au Québec afin de profiter de son expertise en aérospatiale. Pourquoi pas une signature québécoise plutôt ? Pensez taxi volant, livraison de colis par drone, lutte contre les feux de forêt. 

03

Opérateur de satellite

Gérer une flotte de satellites est un mal nécessaire pour GHGSat, qui préférerait concentrer son énergie sur le développement et la gestion des capteurs ultraperfectionnés qui s’y trouvent et sur les données qu’ils génèrent. Un peu comme un sondeur préfère se concentrer sur l’élaboration de questionnaires et l’interprétation des données plutôt que sur l’infrastructure informatique. « Si une entreprise était prête à mettre nos capteurs — et ceux d’autres entreprises — sur un satellite qu’elle opère et à nous fournir les données, ce serait très intéressant », dit Stéphane Germain. 

04

Voler vert

La transition énergétique est la prochaine grande transformation du secteur aérien, souligne Suzanne Benoît. Une partie importante de l’industrie mise sur des carburants dits verts, tel l’hydrogène. Mais d’autres parient sur l’électrification, particulièrement pour les avions de moins de 50 passagers. Serait-ce l’occasion de créer un Tesla des airs ? Soyons francs : le risque est énorme… tout comme l’occasion à saisir.

05

Regarder la Terre

Près du quart des quelque 4 800 satellites en orbite sont employés pour observer la Terre sous toutes ses coutures. Certaines données sont accessibles gratuitement sur les sites de la NASA et de l’Agence spatiale européenne, et d’autres peuvent être achetées. Pour qui sait bien les utiliser, elles peuvent alimenter de nouveaux services ou donner un avantage concurrentiel, croit Stéphane Germain. Un exemple : l’entreprise américaine RS Metrics analyse des images satellites pour compter les voitures dans les stationnements des grandes chaînes afin de prédire leur performance financière. Une autre, Lawn Love, se base aussi sur des photos satellites pour observer les terrains et faire des soumissions de paysagement sans se déplacer.

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