5 occasions d’affaires en alimentation

La manière dont les Québécois s’alimentent évolue rapidement, ce qui provoque l’apparition de nouveaux créneaux dans une industrie autrefois mature.

Illustration : Phil Math pour L’actualité

Les ensembles à cocktails maison lancés par l’entreprise Crowd Bar & Flair en 2020 ont l’air bien simples : une jolie boîte de carton qui renferme tous les ingrédients — sauf l’alcool et la glace — pour créer des boissons dignes d’un barman. Derrière ce produit se cachent toutefois huit mois de travail pour cette entreprise mise sur pied en 2005. « Encore aujourd’hui, on continue d’améliorer les agents de conservation, les fiches recettes, l’emballage… », raconte le cofondateur Pierre Gadouas. Bref, le boulot n’est jamais terminé.

D’un bout à l’autre de la chaîne d’alimentation, flairer les goûts des consommateurs et inventer de nouvelles façons d’y répondre est essentiel. « Il y a énormément de recherche et développement dans ce que vous mettez dans votre bouche », souligne Dimitri Fraeys, vice-président de l’innovation au Conseil de la transformation alimentaire du Québec, qui regroupe les entreprises d’une industrie de 30 milliards de dollars au Québec. Cela peut être vu comme un défi, mais cela signifie aussi qu’il y aura toujours des occasions d’affaires dans le secteur alimentaire.

Les occasions d’affaires

01

Tout en canette

Après les bières de microbrasseries, ce sera au tour du vin de délaisser la bouteille de verre pour adopter la canette d’aluminium, prévoit Pierre Gadouas. L’offre, déjà très présente en Europe, commence à peine à apparaître au Québec. Ce contenant est plus facile à recycler que le verre, et il permet de boire l’équivalent d’un ou deux verres, sans rester pris avec une bouteille entamée.

02

Faire parler les machines

De nombreuses usines de transformation alimentaire se sont tournées vers la robotisation au cours des dernières années afin de répondre à la pénurie de main-d’œuvre. Le potentiel de l’automatisation n’est toutefois pas pleinement exploité, parce que les appareils — qui viennent souvent d’Allemagne ou des États-Unis — ne communiquent pas toujours entre eux, explique Dimitri Fraeys. « Les PME ont besoin de systèmes pour connecter les machines afin d’optimiser l’utilisation des données. Le marché est énorme. »

03

Sans alcool

« Les clients veulent prendre soin d’eux », observe Pierre Gadouas, et pour bien des gens, cela signifie diminuer leur consommation d’alcool. Les bières et vins qui en contiennent peu ou pas sont de plus en plus nombreux, mais l’entrepreneur y voit encore beaucoup de potentiel, notamment du côté des cocktails. « Le défi, c’est le goût ! »

04

Pas de viande

Plantes, algues, insectes : ces sources de protéines devront être explorées si l’on veut parvenir à nourrir une population planétaire sans cesse croissante, estime Dimitri Fraeys. Ce n’est pas demain la veille que les Québécois accepteront de grignoter des grillons en collation, mais l’intégration de farines d’insectes à des aliments transformés vendus en épicerie se fait déjà dans la province. « Ce n’est que le début. »

05

Mieux emballer

Les emballages sont souvent montrés du doigt pour leur empreinte environnementale, mais ils sont essentiels pour diminuer les pertes et le gaspillage dans le secteur alimentaire, rappelle Dimitri Fraeys. Il souligne qu’un nombre croissant de transformateurs cherchent des contenants recyclables et fabriqués à partir de matières recyclées, et qu’il y a là un besoin à combler.

Autre option : utiliser des contenants écologiques pour vendre des produits issus de rejets de l’industrie alimentaire, comme le fait l’entreprise LOOP avec ses jus créés à partir de fruits et légumes imparfaits.

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