5 occasions d’affaires en construction

L’industrie de la construction est désormais prête pour une grande révolution, à la fois technologique et professionnelle. À qui la chance ?

Illustration : Phil Math pour L’actualité

Dire que le milieu de la construction tourne à plein régime est un euphémisme. Avant même que la pandémie ne déclenche une frénésie de rénovations, l’industrie fracassait en 2019 son record datant de 2012 en accumulant 177 millions d’heures travaillées — la mesure utilisée par la Commission de la construction du Québec pour évaluer l’activité dans le domaine.

Ce sommet a été surpassé en 2021, avec 194,5 millions d’heures travaillées. En 2022, « on va dépasser les 200 millions », prédit Guillaume Houle, porte-parole de l’Association de la construction du Québec (ACQ), laquelle défend les intérêts des entrepreneurs en construction. La folie se fait sentir dans tous les secteurs : industriel, commercial et résidentiel. « On est “bookés” des semaines à l’avance », confirme Julien Bourgeois-Dumais, membre de la coopérative de travail Courant alternatif, à Québec, qui fournit des services d’électriciens.

Les occasions d’affaires

01

Diminuer les erreurs

Un chantier doit être réglé au quart de tour. Si un ferblantier s’aperçoit que le plombier a installé un tuyau là où la ventilation doit passer, les travaux prennent du retard et les coûts s’accumulent rapidement. Dans les secteurs industriel et commercial, des logiciels de modélisation avancée permettent aux corps de métier de bien se coordonner. Une entreprise qui offrirait « une solution semblable à moindre coût et adaptée pour le résidentiel, comme les condos, serait intéressante », croit Guillaume Houle.

02

Tous ensemble

Un problème classique pour les petits entrepreneurs est d’embaucher un ouvrier, de le former… puis de le voir partir en pickup pour fonder sa propre entreprise. Le modèle coopératif représente une solution intéressante, juge l’électricien Julien Bourgeois-Dumais. « Tout le monde participe aux décisions. Ça aide beaucoup à la rétention. » Selon lui, une coop procure aussi un avantage concurrentiel : « Les clients ont l’impression qu’on est plus fair-play [que les entreprises traditionnelles]. »

03

Droit de la construction

Les litiges sont fréquents dans ce domaine, que ce soit entre les entrepreneurs et leurs clients, les entrepreneurs et leurs fournisseurs, ou toutes ces parties à la fois ! Il y a de la place sur le marché pour un nouveau cabinet d’avocats spécialisés en construction. Mais l’idéal serait une solution qui permettrait d’éviter la coûteuse voie des tribunaux…

04

Sus à la paperasse

Courant alternatif a beau être une petite coopérative, l’administration y requiert 60 heures de travail par semaine. « Les entrepreneurs passent près de 25 % de leur temps à remplir de la paperasse », confirme Guillaume Houle, de l’ACQ. Selon lui, un logiciel qui remplirait les formulaires gouvernementaux — où il faut souvent saisir les mêmes informations — serait apprécié.

05

Robomarteau

Les exosquelettes, des dispositifs robotisés qu’enfilent les travailleurs pour être assistés dans leurs tâches, comme soulever de lourdes charges à répétition, suscitent beaucoup d’espoir. Leur port augmenterait la productivité et réduirait les risques de blessures. « Ils sont très communs en Europe et aux États-Unis, mais ça reste rare au Québec », dit Guillaume Houle.

Ces équipements sont coûteux : parfois plus de 100 000 dollars pour un appareil. Une entreprise qui se spécialiserait dans la location d’exosquelettes rendrait cette technologie plus accessible à l’industrie. Il y a également de la place pour de nouveaux modèles, certains entrepreneurs estimant que les exosquelettes actuels ne sont pas au point.

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