50 entreprises championnes de la responsabilité

Préservation de l’environnement, transparence, souci de la collectivité… Voici des entreprises qui ont fait la preuve de leur engagement citoyen. 

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Vancity a créé un premier fonds commun «sans énergies fossiles». – Photo : Droits réservés
banques

VANCITY

Des fonds d’investissement libres d’énergies fossiles

En avril 2015, Vancity a créé le premier fonds commun de placement canadien qui exclut les entreprises productrices d’énergies fossiles, accroissant ainsi son offre de produits d’investissement durable liés aux énergies vertes. S’appuyant sur les récents changements de réglementation provinciale qui attribueront un prix au carbone, Vancity prévoit que les fonds sans énergies fossiles seront bientôt moins risqués que les fonds traditionnels.

 

 

energie services publics

PACIFIC RUBIALES

Favoriser la diversité et l’égalité des sexes

Les femmes demeurent sous-représentées au sein des plus grandes entreprises du secteur de l’énergie. Pour rectifier la situation, Pacific Rubiales a créé un comité d’égalité des sexes, constitué de membres de la direction, pour mettre en œuvre son Plan d’action 2013-2017. Par l’intermédiaire d’une série de programmes et d’outils, ce plan vise à promouvoir l’égalité des sexes dans l’entreprise et dans les collectivités où elle est active. L’une des bonnes pratiques adoptées ? La publication annuelle de rapports statistiques sur ses employés, qui comprennent des données sur l’âge, le sexe et le pourcentage de femmes dans des postes de direction.

 

 

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Ce 7UP sera étiqueté EcoGreen : il est vendu dans une bouteille faite de plastique 100 % recyclé. – Photo : Mario Beauregard/La Presse Canadienne
aliments

PEPSICO

Pour une meilleure gestion de l’eau

Alors que la pénurie d’eau demeure un important enjeu planétaire, Pepsi met sur pied des programmes dans ses usines pour mieux gérer la consommation d’eau dans sa chaîne d’approvisionnement. Ses installations colombiennes recyclent ainsi 75 % de l’eau qu’elles utilisent et emploient de l’air ionisé plutôt que de l’eau pour nettoyer les bouteilles de Gatorade. Ces mesures rapportent : Pepsi a amélioré d’environ 20 % l’efficacité de sa gestion de l’eau depuis 2006. Afin d’étendre ces initiatives au-delà de ses propres opérations, l’entreprise américaine a tissé des partenariats avec des ONG pour procurer de l’eau potable aux collectivités qui en ont le plus besoin. En 2014, de concert avec la Banque interaméricaine de développement, Pepsi a ainsi annoncé son objectif de donner accès à de l’eau salubre et à des installations sanitaires à un demi-million de personnes d’ici la fin de l’année.

 

 

industrie

KONINKLIJKE PHILIPS (ANCIENNEMENT PHILIPS ELECTRONICS)

Prendre position sur les minéraux équitables

En tant que l’une des plus importantes sociétés de produits électroniques au monde, Philips a de grands besoins en matières premières, notamment en étain, en tantale, en tungstène et en or, provenant souvent de zones de conflit. Dans le cadre de son engagement à éliminer de sa chaîne d’approvisionnement ces minéraux qui profitent à des groupes impliqués dans des conflits armés, Philips s’est jointe à la Coalition de la citoyenneté dans l’industrie électronique (EICC). L’entreprise espère ainsi influencer positivement les conditions entourant l’extraction dans sa chaîne d’approvisionnement, tout en soutenant le développement économique local. De pair avec l’EICC, Philips a également lancé la plateforme Conflict Minerals Reporting, qui vise à dresser la liste de ses fournisseurs qui transforment des métaux et à les encourager à participer au programme Fonderies sans conflit (CFS).

 

 

materiaux

KINROSS GOLD

Une stratégie pour engager les collectivités locales

Malgré leurs bénéfices économiques substantiels, les activités minières entraînent encore d’impor­tantes conséquences sociales et environnementales. Celles-ci s’expliquent par l’absence, encore fréquente dans ce secteur, de mécanismes réglementaires et de bonnes pratiques d’affaires. Soucieuse que ses opé­ra­tions s’inscrivent dans un cadre d’entreprise responsable, Kinross travaille à introduire des « plans de responsabilité du site ». Ces plans décrivent des stratégies d’investissement communautaire durable, fondées sur un parte­na­riat et un dialogue bilatéral avec chacune des collectivités d’accueil. En tant que signataire du Pacte mondial des Nations unies, Kinross s’est aussi engagée à respecter des principes relatifs aux droits de la personne, au droit du travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption, et ce, aussi bien à l’échelle locale que mondiale.

 

 

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L’Oréal choisit du beurre de karité «solidaire». – Photo : Hazel Thompson, True Image Media
commerce detail

L’ORÉAL

Un approvisionnement responsable en huile de palme et beurre de karité

Pour fabriquer son vaste éventail de produits cosmétiques, L’Oréal a besoin de plus de 250 matières premières. Parmi celles-ci, le beurre de karité et l’huile de palme figurent au cœur des initiatives d’approvisionnement responsable de l’entreprise. En tant que membre de la Table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO) depuis 2006, L’Oréal se procure 100 % de son huile de palme auprès de producteurs certifiés RSPO. L’entreprise a de plus mis sur pied un programme d’approvisionnement pour respecter les principes du commerce équitable au Burkina Faso. Depuis 2012, plus de la moitié du beurre de karité employé par L’Oréal provient de cette filiale « 100 % solidaire ».

 

 

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Intel fait de la R&D «verte» en Arizona. – Photo : George Tenney

technologie

INTEL

Communiquer son impact de façon transparente

Révéler sa consommation d’éner­gie et ses émissions globales chaque année est en voie de devenir la norme pour les plus grandes entreprises de la planète. Intel, toutefois, va plus loin, en rendant publiques les données détaillées concernant l’impact environnemental d’une dizaine de ses installations manufacturières. Afin de promouvoir la transparence, l’information relative à un endroit particulier — soit certaines données touchant à l’utilisation de l’eau, au recyclage des déchets et aux émissions — est fréquemment mise à jour en ligne, aux côtés de vidéos enregistrées sur les lieux par caméra Web et de rapports de vérification environnementale. De plus, pour encourager sa main-d’œuvre à atteindre des objectifs environnementaux, Intel tient compte de données liées au comportement de l’entre­prise sur le plan environnemental dans sa structure de rémunération et de primes aux employés.

 

 

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Le jardin Telus, à Vancouver, sera achevé en 2016. – Photo : Droits réservés

telecommunications

TELUS

La gouvernance au service du développement durable

Telus a récemment créé un poste de chef de la durabilité. Conjointement avec son équipe, le chef s’assure que la durabilité guide chacune des décisions de la société et que celle-ci est soutenue par les meilleures pratiques de gouvernance. Parmi ces règles de conduite, notons un vote annuel de l’assemblée des actionnaires sur la rémunération des dirigeants (say on pay) et l’adhésion à l’accord Catalyst, un pacte signé par les grandes entreprises canadiennes visant à porter à 25 % la proportion de femmes au sein des conseils d’administration d’ici 2017.

 

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Zara a vendu jusqu’ici plus de 3,5 millions de vêtements faits en coton bio à 100 %. – Photo : Droits réservés

textiles

INDUSTRIA DE DISEÑO TEXTIL (ZARA)

Porter une attention particulière aux matières premières

Dans l’industrie du vêtement, la transformation de matières premières en fibres textiles entraîne souvent des contrecoups sociaux et environnementaux majeurs. Inditex travaille à minimiser ces répercussions pour chacune de ses marques, notamment en créant des collections faites à partir de coton certifié biologique (sans pesticides ni agents de blanchiment). L’entreprise a jusqu’ici vendu plus de 3,5 millions de morceaux faits de coton biologique à 100 %. En tant que membre du programme d’assurance Better Cotton, l’entreprise collabore maintenant à des projets de formation en agriculture durable avec des fermiers. Inditex est un détaillant boycottant la fourrure qui s’est engagé à mettre fin à sa production de vêtements et accessoires en laine angora cette année.

 

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L’usine de BMW à Spartanburg, en Caroline du Sud. – Photo : BMW Group
transport

BMW

Projets-pilotes sur les énergies innovantes

Dans le cadre de son programme de développement durable, BMW met à l’épreuve de multiples formes d’énergie de sub­stitution dans ses chaînes de production. Ses installations américaines d’entreposage et de distribution d’hydrogène alimentent ainsi de nombreux éléments de son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud. Le projet-pilote Gas to Energy, de BMW — toujours à l’usine de Spartanburg —, a pour but de capter le méthane émis par un site d’enfouissement situé à proximité, afin de produire de l’hydrogène, qui alimentera l’usine en électricité. Plus tôt cette année, BMW a annoncé un partenariat avec Pacific Gas & Electric pour tester le potentiel de batteries de véhicules électriques comme source d’alimentation du réseau électrique.

(Adaptation française : Josiane Cossette)

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MÉTHODOLOGIE

Les 50 entreprises de ce palmarès ont été sélectionnées pour leur rendement global, calculé selon un ensemble de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance analysés par Sustainalytics, dans 10 secteurs d’activités. Les sociétés choisies sont les meilleures de leur secteur, d’après la plateforme de recherche de Sustainalytics. Elles font montre de solides résultats en matière de préservation de l’environnement, d’effets positifs pour les collectivités locales, de politiques sociales et d’attention portée à leurs chaînes d’approvisionnement. Certaines se distinguent par leur offre de produits et services placée sous le signe du développement durable. Les entreprises doivent également faire preuve d’un degré élevé de transparence et de communication. Elles ont également été passées au crible de la méthode d’analyse des controverses de Sustainalytics, afin de déterminer leur degré de responsabilité dans des incidents majeurs de nature environnementale, sociale ou de gouvernance.

Chaque entreprise citée est cotée en Bourse au Canada ou est une filiale entièrement détenue par une entreprise étrangère disposant d’une présence importante au Canada. Les entreprises doivent par ailleurs atteindre une capitalisation boursière notable, représenter des marques reconnues au pays et faire partie d’au moins une des listes suivantes : Report on Business Top 1000, les 20 plus importantes coopératives et caisses de crédit du Globe and Mail, Best Canadian Brands ou Best Global Brands, d’Interbrand. Étant donné les liens structurels entre les filiales canadiennes et les groupes étrangers auxquels elles appartiennent, le score présenté est celui de la société mère.

La méthodologie repose sur une analyse de données issues des publications des entreprises, des médias, de bases de données professionnelles d’information, de sources publiques, d’ONG et de contacts directs avec les entreprises et leurs parties prenantes. Les analystes utilisent l’approche Best-of-Sector pour comparer entre elles les sociétés d’un secteur en particulier. La recherche de Sustainalytics est utilisée par certains des plus grands investisseurs institutionnels ou privés au monde.

Auteurs de la recherche : Matthew Barg, Sophia Burress, Liam Conway, Roxana Dobre, Yumi Fujita, Kyuwon Taylor Kim, Hyun-woo Lee, Dayna Linley-Jones, Kate Marshall, Gavin McLaughlin, Larysa Metanchuk, Jean-François Obregón, Hardik Sanjay Shah, Alberto Serna Martin, Lucas Schoeppner, Sonja Siewerth, Annie White, Joshua Zakkai.

Les commentaires sont fermés.

Surtout pas! C’est à cause de telles entreprises qu’il y a des problèmes. C’est beauly02 qui le dit et il a toujours raison.

Fuyez!!!