Après le «doom», le boom

Paris est grise et je n’ai pas vu un rayon de soleil depuis mon arrivée. Ce n’est rien cependant avec l’humeur générale qui régnait à Bruxelles et à Francfort. Les Européens se cherchent une sortie de crise et cette quête passe par de sérieuses remises en question.

Certains cherchent un moyen de répliquer « aux marchés » et de leur faire payer leurs tentatives de déstabilisation des pays plus vulnérables et, par le fait même, de l’euro. D’autres pressent leurs voisin de mettre de l’ordre dans leurs comptes et d’entreprendre les réformes nécessaires. Tous constatent qu’une union monétaire est difficilement gérable sans une large entente économique, fiscale et peut-être même politique entre États. L’Europe reste inachevée et, comme disent les anglo-saxons, a work in progress. (C’est fou ce que quelques jours à Paris vous conditionnent à parler anglais !)

C’est tout à fait l’état de l’industrie du Web. Aujourd’hui commence à Paris ce qui est devenue la deuxième plus importante conférence de cette industrie, Le Web Paris 10 (ne sursautez pas, tout est en anglais sur le site). Des dirigeants de Facebook, Twitter, Foursquare, Google et des dizaines d’autres conférenciers y prononceront des discours.

Diane Bourque, qui a conçu mon site, a hâte d’entendre Matt Mullenweg, le fondateur et le patron de WorldPress, l’outil le plus performant et le plus utilisé pour faire des blogues. Les blogues de L’actualité sont réalisés avec à WorldPress.
Je participais mardi soir à une rencontre de yulbizParis, une excroissance parisienne de ce mouvement très informel qui réunit chaque mois à Montréal depuis quelques années les spécialistes du web et des médias sociaux. La camaraderie était au rendez-vous, on échangeait les cartes d’affaires et on discutait des projets des uns et des autres. Les besoins des entreprises sont considérables et on semble s’arracher ceux et celles qui peuvent apporter éclairages et solutions.

Le web est devenu un immense moteur économique. Il est en train d’accaparer tout ce qui est socio-culturel comme les journaux, les magazines, les livres, la musique et les jeux. Il fait aussi d’énorme gains dans tout ce qui est transactionnel, de l’achat de biens de consommation aux opérations bancaires.

Au lieu de se doter de parcs d’ordinateurs pour stocker leurs données, les entreprises (et même les particuliers) impartissent de plus en plus cette fonction par l’entremise du cloud computing, « l’informatique dans les nuages », comme traduit littéralement Wikipédia. Encore un autre champ que vient occuper Internet.

Sans compter les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter qui sont en train de réinventer encore une fois comment on communique, on partage et on vend. Certain analystes évaluent à 50 milliards de dollars la valeur de Facebook, qui, soit dit en passant, approche – s’il ne les a pas déjà – les 600 millions « d’amis ». Zut, Mark Zuckerberg ne sera pas à Paris.

Êtes-vous sur Facebook, sur Twitter ou un autre média social ?

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Et le net devient un super moteur politique, et de protestation. Fascinant – et inquiétant – de lire les articles sur les attaques et contre-attaques suite aux wikileaks (MasterCard, PayPal).

J’ai un compte Facebook mais je ne m’en sert que pour garder le contact avec ma famille, voir les photos. Mais je connais un nombre phénoménal et toujours grandissant de gens qui gagnent leur vie grâce au commerce sur internet.

@ Loraine King

« J’ai un compte Facebook mais je ne m’en sert que pour garder le contact avec ma famille, voir les photos. »

Si vous ne voulez pas que quelqu’un d’autre voit vos photos ne les mettez pas sur FB.
Trop facile à pirater et le logiciel pour pirater FB courrier chaud et autres est gratuit sur le web.