8 astuces pour mieux réussir au travail

Des manières de s’adresser aux différentes générations d’employés aux façons de se préparer pour le réseautage, voici huit trucs pour mieux réussir au boulot.

8 astuces pour mieux réussir au travail
Ill. : R. Simard

CHOISIR LA STABILITÉ POUR MIEUX ÉVOLUER

Contrairement à la croyance populaire, demeurer à son poste constitue le moyen le plus rapide d’obtenir une promotion. Monika Hamori, professeure à l’IE Business School de Madrid, a publié ses recherches sur le sujet dans le Harvard Business Review. En comparant les parcours professionnels de 1 001 PDG d’entreprises et de 14 000 cadres supérieurs aux États-Unis et dans 21 pays européens, elle est arrivée à la conclusion que les individus qui connaissent la progression la plus rapide dans la hiérarchie sont ceux qui ont changé le moins souvent d’employeur au cours de leur carrière.

BIEN SE PRÉPARER AUX ÉVALUATIONS ANNUELLES

Les évaluations annuelles peuvent devenir source de tensions quand un employé s’aperçoit que son patron ne partage pas sa vision de son travail – un problème souvent causé par une mauvaise perception des critères définis ou par une présentation inefficace de ses accomplissements. Pour ne pas en arriver là, le salarié doit avant tout comprendre quelle méthode son employeur a retenue pour mesurer la performance de son équipe (échos des collègues et clients, objectifs fixés à l’avance, notation sur une base numérique, etc.). Au cours de sa préparation à l’évaluation, l’employé, s’il veut une augmentation, doit déterminer ce qu’il souhaite obtenir et ce qu’il est prêt à faire comme compromis. Il lui faut ensuite trouver le juste milieu entre la vantardise et l’autoflagellation, car il ne s’agit pas d’une entrevue d’embauche. En tout temps, le calme demeure de mise : même une évaluation négative peut constituer l’occasion d’entreprendre une démarche constructive dans une nouvelle direction.

LIRE PLUS VITE POUR MIEUX COMPRENDRE

Afin de gagner du temps, un employé peut s’entraîner à lire des termes groupés plutôt que seuls. Cet exercice aura pour effet de réduire sa tendance à « sous-vocaliser », c’est-à-dire à prononcer – à haute voix ou dans son for intérieur – les mots qu’il a devant les yeux. Sa lecture en deviendra très vite plus rapide, et sa compréhension pourrait s’améliorer grâce à l’effort accru de concentration. Six mois d’entraînement sont nécessaires pour éliminer totalement la sous-vocalisation, selon Beth Moreno, qui enseigne cette méthode à l’Université du Texas.

APPRENDRE À PARLER AUX DIFFÉRENTES GÉNÉRATIONS

Au sein d’un même environnement de travail, plusieurs générations de personnes se côtoient. Apprendre à s’adresser à chacune en fonction de ses sensibilités propres est essentiel, quitte à perpétuer quelques clichés.

–       Pour les bébé-boumers, le travail reste une valeur très importante. Quand on leur confie un dossier, il est souhaitable de leur dire que, bien que la tâche ne soit pas très plaisante, ils sont les plus compétents et les plus efficaces pour la mener à bien.

–       La génération X n’a cure de la flatterie. Elle est arrivée sur le marché du travail au moment où la question de l’équilibre entre le boulot et la vie privée prenait de l’ampleur. Autant que possible, il faut lui permettre de faire du télétravail, voire de prendre congé lorsque les dossiers ont été réglés.

–       Les « Y » ont besoin de savoir qu’ils peuvent faire une différence, même s’ils se trouvent tout en bas de l’échelle. Ils sont sensibles à la valorisation de leur travail et des bénéfices réalisés par l’entreprise, la clientèle ou la communauté grâce à leur contribution.

SAVOIR PRÉSENTER UN « ARGUMENTAIRE D’ASCENSEUR »

« L’occasion fait le larron », dit le proverbe. Encore faut-il y être préparé. L’argumentaire éclair (elevator pitch) désigne une présentation rapide et bien ficelée pouvant être effectuée en l’espace de quelques secondes, au gré d’une rencontre souvent fortuite, par exemple dans un ascenseur. Mais le principe peut s’appliquer pour vendre n’importe quelle idée. Les maîtres-mots sont brièveté – un maximum de deux minutes – et clarté. La présentation doit pouvoir répondre à trois questions cruciales : en quoi consiste le projet ? Qui cela intéresse-t-il ? Pourquoi est-on la personne clé pour le réaliser ?

RÉSEAUTER EN TOUTE CONFIANCE

Lors d’un événement professionnel, même les plus introvertis peuvent survivre aux séances de réseautage s’ils s’y préparent bien. Les réseaux sociaux tels que LinkedIn permettent d’en savoir plus sur les participants d’une conférence ou d’un colloque avant que ceux-ci aient lieu. Les amorces de conversations sont ainsi facilitées, et les personnes d’intérêt, déjà identifiées. Pour le reste, la clé demeure de poser des questions. Enfin, même si le buffet paraît très appétissant, se retenir de manger ou de boire en réseautant est préférable. On évite ainsi tout accident, et ses mains restent libres d’en serrer d’autres et de distribuer des cartes professionnelles. L’étape la plus importante ? Le suivi. Envoyer au lendemain d’une rencontre un courriel qui revient sur quelques détails de l’échange permet de concrétiser la démarche.

NÉGOCIER DES AVANTAGES

Il n’y a pas assez de sous dans les caisses de l’entreprise pour accorder des augmentations ? Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas améliorer son sort en négociant des à-côtés synonymes de gains de temps et d’argent. Des avantages tels que des journées de congé, l’inscription à des programmes d’études ou de formation, l’adhésion à un centre d’entraînement ou le paiement des factures de téléphone ou d’Internet si on fait du télétravail constituent des options qui tendent à paraître moins coûteuses qu’une hausse salariale aux yeux des employeurs. D’autant que ces dépenses sont souvent liées à un autre budget que celui de la paie.

SURMONTER LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR

Un sentiment commun chez les employés de tous les horizons demeure celui de ne pas mériter les compliments décernés, voire les promotions. Pire : d’anticiper son échec devant les tâches confiées. On attribue alors les réussites à la chance ou à l’aveuglement des autres personnes impliquées. Ce syndrome de l’imposteur a été le sujet de nombreuses recherches, car si tout le monde doute de ses compétences à l’occasion, plus rares sont ceux qui remettent en question leurs capacités de façon systématique, quels que soient leurs accomplissements. Ce comportement, assimilé par certains spécialistes à une forme de perfectionnisme, peut freiner une personne talentueuse, voire carrément mettre en péril sa carrière. Pour arriver à surmonter ce problème, il faut d’abord admettre qu’on en souffre. Après quoi on commence à dresser des listes d’actions bien exécutées, quelle que soit leur importance. Ceux dont le syndrome se traduit par de la procrastination doivent se fixer des délais fermes, qu’ils partageront ensuite avec des collègues afin de s’obliger à les respecter.

 

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