Pourquoi Jean Charest va-t-il à Davos ?

C’est la conférence internationale des conférences internationales. Une sorte de congrès à thématiques variables, mais qui a le bonheur chaque année d’attirer suffisamment de chefs d’État et de gouvernement et de leaders de multinationales pour laisser croire que c’est là, dans cette petite station de ski suisse, que se décide le sort du monde chaque année.

Ce pèlerinage annuel commence mercredi. De quoi y parlera-t-on ? Du changement de rapport de force économique et politique entre pays développés et pays émergents et particulièrement des relations entre les États-Unis et la Chine ? Comme lors des rencontres précédentes et comme pour les 20 prochaines années sans doute. Mais on parlera évidemment des problèmes d’endettement des États, de la guerre des devises et de la réglementation du système financier.

Est-ce qu’on y apprendra quelque chose de neuf ? Si c’est oui, ce sera sans conséquence et tombera dans l’oubli, car on est ici pour « causer », pas pour agir. En 2007 et 2008, l’économiste américain Nouriel Roubini avait annoncé les pires catastrophes. On s’en est rappelé quand les prophéties s’étaient réalisées.

Est-ce là qu’on prendra une décision susceptible d’affecter le cours des choses ? Non, il y a le G-20 pour ça et, surtout les rencontres bilatérales entre les acteurs principaux. C’est à Washington que le président chinois Hu Jintao a rencontré Barack Obama, pas à Davos. Le président américain a jugé que ce serait peu être de mauvais goût de se présenter dans une station suisse le lendemain du Discours sur l’état de l’Union et alors que le taux de chômage est près de 10 % dans son pays.

Le Québec doit-il y être « pour attirer des investissements étrangers » ? Ceux qui y vont le croient surement. Ils pourraient même argumenter que c’est une aubaine de payer 42 000 dollars par personne pour avoir accès à tant de PDG de multinationales. Quelques questions me viennent néanmoins à l’esprit. Ces PDG ont-ils le goût et la tête à se faire assaillir par tous ceux qui veulent un investissement dans leur pays ? Cela fait-il vraiment une différence si un premier ministre prend un café avec un de ces grands patrons ? Le développement économique passe-t-il toujours par ces fameux investissements étrangers ? A-t-on souvenir d’une entreprise venue investir chez nous expressément grâce aux contacts établis à Davos ?

Le gouvernement québécois a trouvé une trouvaille imparable pour justifier la présence du premier ministre, du ministre Clément Gignac et du président d’investissement Québec, Jacques Daoust. Nous y serons pour empêcher qu’une multinationale représentée à Davos et déjà implantée chez nous ne songe à nous quitter ! Le « syndrome Electrolux » justifiera notre présence à Davos pendant longtemps…

Du reste, rien n’est aussi fragile qu’un PDG de multinationale. Jean-Marc Vittori, dans Les Échos, faisait remarquer « que toutes les étoiles déchues de l’entreprise ont brillé à Davos, de Jean-Marie Messier (Vivendi) à Carly Fiorina (H-P) en passant par Kenneth Lay (Enron), Chuck Prince (Citigroup) ou Dick Fuld (Lehman Brothers). Il faut mieux surveiller ses fréquentations quand on séjourne à Davos !

On dira que les leaders politiques et économiques « échangent » et préparent le terrain pour les prochaines rencontres internationales. D’autres affinent leur réflexion en écoutant les différents conférenciers et certains y sont bêtement pour y être vus. C’est en fait une sorte de « trade show », un congrès professionnel pour présidents. Tel est le génie du World Economic Forum, l’organisateur de l’événement.

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Jean-Marie Messier n’est pas en prison? Il vient d’être condamné, par la Justice française, pour délit d’initié avec son ami Edgar Bronfman, neveu de Charles Bronfman, le même Charles qui voulait déménager les Expos en 1976 si le PQ était élu.

Pourquoi Jean Charest va-t-il à Davos ?

-Parce que ça ne lui coûte rien c’est nous qui payons;

-Parce qu’il est obsédé par «l’économie» mantra à la mode et seul sujet pense-t-il qui peut sauver ses fesses de l’épormyable raclée qu’il mérite;

-Parce qu’il se prends pour un intellectuel de haut vol. Ce qui n’est pas le cas;

-Parce que ça lui permet d’enrichir son réseau de contact, étant à la recherche d’un parachute, doré ou pas, mais préférablement doré;

-Parce que personne ne le connait vraiment dans ces milieux, ce qui lui permet de donner le change;

-Parce que ça lui permet de se cacher un temps, le temps que le Prozac fasse effet;

Pour tout cela, notamment.

Pour attirer les entreprises étrangères et leurs sièges sociaux aux Québec il faudrait des ambassades du Québec dans les 200 pays du monde et au sein des centaine d,organisation mondiales.
Charest à Davos va représenter son pays c’est à dire le Canadians

À Davos, JJ Charest aura le beau jeu de se pavaner devant les grands ( escrocs ) de ce monde en se faisant croire qu’il figure parmi eux alors qu’il n’est qu’un petit roitelet d’une petite province qu’il dirige contre la volonté de 80% de sa population. Si la chose était possible sans indisposer ses hôtes, nous leur demanderions bien de le garder mais ce serait leur faire un cadeau de grec. Malgré ses virés à l’étranger pour se faire oublier, Charest peut compter sur notre détermination de le chasser du pouvoir le pied au cul à son retour avant de le traduire en justice pour haute trahison, escroquerie, parjure, prévarication etc.

Il va aller à Davos pour parlé d’écologie.

Chaque fois qu’il est dans le trouble, Charest utilise cette diversion.

Quand un gars est brûlé….

Jean Charest est allé à Davos bien avant d’être dans la mouise actuelle. Qu’est-ce que ça donne? Probablement pas grand-chose, mais s’il n’y allait pas, il s’en trouverait sans doute beaucoup pour lui reprocher de ne pas en profiter pour mettre le Québec sur la map.