Acheter une propriété avec 5 % de mise de fonds

L’abc de l’effet de levier, ou comment une mise de fonds minimale vous permettra d’augmenter considérablement la valeur de votre actif.

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L’investissement dans le secteur de l’immobilier est populaire parce qu’il permet, avec une mise de fonds relativement minime, de posséder un actif qui vaut beaucoup plus. C’est ce qu’on appelle l’effet de levier. Utilisé avec prudence, celui-ci peut vous aider à augmenter votre valeur nette.

Pour les premiers acheteurs, l’effet de levier se traduit par la possibilité d’acquérir une propriété avec une mise de fonds initiale d’à peine 5 %. Par exemple, vous pourriez acheter un condo ou une maison de 450 000 dollars avec seulement 22 500 dollars de comptant (plus les coûts liés à la transaction).

Toutefois, avant de considérer l’achat d’une propriété avec une mise de fonds de 5 %, vous devez satisfaire à certaines conditions imposées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement:

  • La maison devra constituer votre résidence principale. Autrement dit, vous devrez y vivre. Il n’est pas possible d’acheter ainsi une propriété si c’est pour en faire la location.
  • La mise de fonds doit provenir de vos économies personnelles ou d’un cadeau offert par un membre de votre famille. Il n’est donc pas possible de la financer à l’aide d’une marge de crédit ou d’un prêt de la banque.
  • Vous devrez prouver au prêteur que vous serez en mesure de payer les frais de clôture de la transaction immobilière. En général, prévoyez de 1 % à 1,5 % du prix d’achat pour couvrir ces frais. Pour une propriété de 450 000 dollars, mettez de côté au moins 4 500 dollars, que vous consacrerez aux frais de notaire, aux frais de transfert de propriété, etc.
  • Vous devez avoir un bon dossier de crédit, et occuper le même emploi depuis au moins un an.
  • La somme de ce que vous versez en paiements hypothécaires, en chauffage et électricité, en frais de copropriété (le cas échéant) et en impôts fonciers ne doit pas excéder 32 % de votre revenu brut.

 

Romana King est écrivaine, blogueuse et chef de section pour le magazine MoneySense, en plus d’être courtière immobilière à Toronto.

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Acheter une maison avec seulement 5% de comptant…personnellement, je ne le recommande pas.

Si vous n’avez pas été suffisamment discipliné et motivé pour ramasser un montant plus adéquat (15% de mise initiale minimum!) pour acheter votre « maison de rêve », c’est que vous avez des problèmes quelque part et que vous avez de grandes chances de devoir remettre les clés à la banque de la dite maison à plus ou moins brève échéance.

D’ailleurs, la SCHL devrait être abolie et les banques devraient elles-seules supporter le risque. Vous verriez alors les montants de comptant requis pour acheter sa maison s’élever de façon…substantielle.

Z’avez vu les stats hier?

Le Québec est encore une fois champion des faillites au Canada et les reprise des maisons a augmenté de plus de 40% au Québec.

Bravo au « modèle québécois » que personne au monde n’imite…

En effet les québecois sont des champions! Ils n’ ont pas la même relation avec leurs actifs que les Anglais! Pour eux c’ est un bien de consommation et non pas un cheptel ou un actif qu’ ils doivent chérir toute leur vie car ça prend de nos jours 70-80% de notre vie active sur le marché du travail pour réussir à payer cet actif!

Bonjour,

Il y a quelques petites erreurs dans cet article :

1) une résidence secondaire ou une propriété pour installer un membre de la famille immédiate peut également etre achetée avec 5% de mise de fonds

2) il est tout à fait possible d’acheter en empruntant les fonds, il s’agit du programme multisource offert par la SCHL , la prime est majoré de 0,25% additionnel (donc 3,6 % + 0,25 = 3,85% de prime).

3) et pour finir les ratio maximum sont de 35 % si la cote de crédit est sous 680 et de 39 % si elle est au-dessus de 680

De plus, il n’existe aucun lien direct entre la capacité à effectuer les versements et la mise de fonds que les acheteur ont réussi à amasser. Il peut s’agir, par exemple, de jeunes professionnels commençant leur carrière, qui ont réussi à amasser 15 000 $ pour un achat de 300 000 $. C’est une somme considérable tout de même de nos jours qui n’est pas facile à ‘accumuler. L’important est bien plus de ne pas aller au ratio maximum permis pour l’achat que de donner une plus grosse mise de fonds…

Alexandre Miron
Conseiller en prêts hypothécaires
1 855 263-2135

Vous avez raison car en plus certains acheteurs ont le 10-15 % de comptant dans leurs actifs et c’ est plus payant en terme de rendement d’ emprunter à 2.59% que de sortir des placements plus fructueux!

L’important est bien plus de ne pas aller au ratio maximum permis pour l’achat que de donner une plus grosse mise de fonds…

Une grosse mise de fond ne permet-elle pas d’éviter d’atteindre un ratio trop élevé?

Si le Québec est champion des reprises de maison c’est souvent parce que la propriété achetée était trop chère pour la capacité de l’acheteur. Qui l’a donc si bien conseillé?

Ça fait des années qu’on prédit une baisse du prix des maisons. Quand ça va arriver, les gens qui n’auront payé qu’un faible 5% du prix pourraient décider de laisser la maison à la banque parce que sa valeur est plus faible que le prix de l’hypothèque. Ça s’est passé récemment aux Etats-Unis.

Avec le faible taux de natalité québécois, le vieillissement de la population, et l’abandon des maisons par les ainés pour les foyers pour personnes âgées, il serait étonnant que le prix des maisons ne baisse pas. Les seuls facteurs qui empêcherait cette baisse serait une augmentation du nombre de propriétaires vivant seuls. Cependant, ces propriétaires vivant seuls n’achètent pas habituellement des maisons, mais des condos.

Alors, ne voyez plus l’achat d’une maison comme un investissement, mais comme une dépense.

Le phénomène de la baisse du prix des maisons s’est produit au Canada et au Québec au début des années ’80 et des années ’90. Le Québec fut également touché une autre fois par une crise en ’76 lors de la première élection du PQ.

On a vu les gens par milliers remettre les clés de leur maison à la banque et ces dernières procéder à des ventes de feu.

Pas beau à voir mais une opportunité pour ceux qui auront su épargner et attendre le bon moment.

En immobilier, une grande partie du profit se fait à l’achat. Pas à la vente.

È mon avis , ils vont attendre longtemps et pendant ce temps leur loyer va augmenter et leur placemnets en général modérés font faire des rendements faibles! Ils auront sans doute le temps de payer leur maison ou presque!

Vous parlez de la bulle immobilière de 2008 qui a amené la surenchère des subprimes ! Alors ce n’ est pas du tout ce qui se passe au Canada! La baisse drastique du prix des maisons n’ arrivera pas parce les banques à chartes canadienne sont mieux réglementées par le gouvernement!

Il vaut mieux acheter une propriété maintenant que t’ attendre que le prix baisse dans 25 ans!! C’ est simple!

Si je ne m’abuse, il y a une sorte de cycle d’environ 10 ans dans l’immobilier où les prix des maisons s’ajustent d’eux-mêmes.