Achèteriez-vous des titres de sociétés minières ?

Richard Desjardins dans son film, François Legault hier à Tout le monde en parle, Jacques Parizeau ce matin dans Le Devoir : ils veulent tous que le gouvernement du Québec, par l’entremise de ses sociétés d’État, prenne des participations importantes dans les projets miniers.

C’est seulement ainsi que les Québécois pourraient profiter de l’exploitation de leurs ressources, au-delà de ce que peuvent rapporter les droit miniers et les retombées fiscales directes et indirectes.Remarquez que le Québec a fait du chemin à cet égard et qu’il devrait récolter de 2010 à 2014, 1,76 milliard de dollars en droits miniers et 2,4 milliards de dollars en retombées fiscales, même en tenant compte de l’aide fiscale à l’exploration.

Monsieur Parizeau clame que le Québec offre trop à l’industrie en infrastructures (routes, électricité, ports) et qu’il faut compenser ces investissements par une participation au capital des entreprises qui en bénéficient. Il y a pourtant bien des raisons derrière la générosité gouvernementale. Il faut attirer les investisseurs malgré l’élognement géographique, les coûts de production et de transport plus élevés et un régime minier maintenant plus exigeant que celui des autres provinces.

L’enjeu demeure toujours le même : voulons-nous de ces investissements ? Croyons-nous qu’ils sont bénéfiques à l’essor économique du Québec, en particulier de certaines régions ? Si vos réponses sont oui, il faut être compétitif. Or, les coûts de transport d’une tonne de fer entre le Québec et la Chine sont deux fois et demi plus élevé qu’entre l’Australie et la Chine, pour ne prendre que cet exemple.

Revenons à cette grande idée de la participation de l’État québécois. Hugo Fontaine, dans La Presse d’aujourd’hui, nous indique d’abord que les sociétés d’État détiennent déjà 500 millions de dollars dans l’industrie minière. En voulons plus ? Est-ce prudent d’en avoir plus ?

C’est surtout la Chine qui s’est imposée comme le grand acheteur de minerais et de ressources naturelles. Qui dit qu’une bulle immobilière n’éclatera pas en Chine  (les signaux sont préoccupants) ou que l’écroulement de l’Europe ne modèrera pas son immense appétit pour les ressources ? Lequel cas, on pourrait se retrouver en situation de surproduction dans l’industrie minière avec des conséquences désastreuses pour l’industrie. Jusqu’à maintenant, le risque du gouvernement québécois, outre les pertes de revenus, n’est pas énorme. Tenons-nous vraiment à l’accroître ?

Par ailleurs, si la demande s’installe pour un bon bout de temps et que les investissements continuent de croître au rythme des dernières années, on va se retrouver avec des participations considérables dans un seul secteur. Encore une fois, est-ce prudent ? Est-ce à l’État à assumer de tels risques ? Est-ce une façon intelligente de faire fructifier les épargnes des Québécois, alors que les marchés sont déjà extraordinairement risqués ?

En terminant, voici un extrait du livre « Dans la jungle du placement » de Stephen Jarislowsky. Comme bien d’autres investisseurs, M. Jarislowsky se méfie comme de la peste du secteur minier, qu’il juge trop risqué. Voici ce qu’il en dit :

Il est également très difficile de faire des prévisions pour les industries minière et métallurgique. Ce sont des secteurs très cycliques qui, à long terme, affichent une croissance inférieure à celle de l’économie dans son ensemble. Dans le creux de la vague, on va jusqu’à fermer les mines, car leurs coûts d’exploitation pèsent lourd, tandis qu’en période de prospérité leurs bénéfices augmentent de façon exponentielle. N’achetez ce type d’actions que si vous jouez sur les fluctuations et après vous être assuré que les compagnies en cause ont une structure de coûts qui leur permettra de survivre. Veuillez à vendre vos titres à temps pour ne pas être obligé de les conserver pendant toute la période précédant la prochaine remontée (parfois cinq ans).

On nous suggère le contraire, essayant de nous faire passer ça pour un grand principe économique.

 

 

Les commentaires sont fermés.

À la suite de cette lecture, je me demande toujours pourquoi la chaîne de distribution et la variété de produits reliés aux ressources naturelles est toujours aussi mince. Dans une société innovante et créative, on est en mesure de faire autre chose que d’extraire des ressources brutes. Il y a fort à parier qu’un nombre phénoménal d’emplois sont envoyés ailleurs, sur le dos de nos deniers publics. N’oublions pas non plus que l’État défraie les coûts de décontamination (redevance qui devrait être légitimement imposée).

Si nous transformons les produits avant de les exporter, nous avons plus de chance de contrôler la valeur marchande de ces produits. Sans valeur ajoutée, le Canada est clairement ce que nous appelions jadis une colonie comptoir.

Il est plus que nécessaire que nous nous questionnons sur l’output de cette industrie. Voulons-nous l’exporter de manière brute (modèle ridicule et archaïque) ou voulons-nous utiliser l’innovation pour ajouter une plus value à ces ressources. La volatilité des marchés pour les ressources brute n’est plus à prouver, demandez-le à un abitibien. Cependant, le marché pour les produits transformés est nettement plus stable (même s’il est basé sur les ressources brutes).

http://www.mablanchette.com/

Votre argumentation se tient.

Toutefois, on courre également le risque qu’après avoir construit routes et port, que la bulle éclate, et que les projets de mines soient remises aux calendes grecques.

Selon votre argumentation, ne devrait-on pas refuser d’investir dans de tels projets?

Ces ressources sont non renouvelables.
La distance n’est pas une contrainte.
Lorsqu’il y a demande pour un mineraie, il y a rapport de force et c’est ainsi. Que la source a exploitée soit en Afrique, Australie, perdu dans les Andes ou au Québec .
Les chinois et les Indiens sont prêt à y investir

Pour un développement durable, l’exploitation de nos richesses naturelles devraient être indissociables à une transformation en produits à valeur ajoutée ici au Québec
Point à la ligne
Voilà le bon taux de redevance

Bien que je sois un des plus critiques de cette industrie,je boursicotte sur des titres miniers depuis au moins 40 ans et croyez moi c’est un secteur ou tu peux faire rapidement du 10 pour 1.
Toutefois comme en tout autre secteur de l’économie il faut savoir vendre au bon moment ne pas tomber en amour avec ton titre.Ceux qui ont des actions d’Osisko achetées à 2$ ou moins ou d’autres titres comme Agnico Eagle ont fait de l’argent et sur une courte période.Buy low sell high comme disait Pierre Péladeau.

Vous parlez de risque minime pour l’état québécois. Pourtant, si on dépense des centaines de millions pour construire une route qui ne va nulle-part simplement pour attirer une entreprise et que le marché baisse, on se retrouve quand même perdant. On a dépensé pour une route qui ne sert pas. Je préfère prendre une participation dans les entreprises, c’est moins risqué.

Combien ça coute de transporter une tonne de fer, mais surtout combien ça rapporte? En bout de ligne.
Combien à coute de transporter une tonne de fibre optique? Mais surtout combien ça rapporte?
Faudrait vraiment être des idiots pour ne pas transformer nous même nos mineraie.
La différence entre le pétrol brut et le pétrol raffiné se pose, celle entre le litre de lait et le fromage? Ça ne prend pas une licence en génie industriel pour comprendre ça. La différence entre un pont habité qui est un développement immobilier(commercial, résidentiel et institutionnel),un lien de transport collectif TGV-MONORAIL, une gare, un héliport, des marinas ET une voies de passage d’une rive à l’autre à payage ($$$ pour financer les autres infrastructures routières et développer un réseau de TGV-MONORAIL partout au Québec pour faire cheminer a beaucoup de frais et beaucoup plus rapidement les personnes ET les marchandises).
Avez-vous remarqué combien il y a de camions sur les routes, et quels en sont les effets destructeurs. On reconstruit sans cesse des route qui ne dure pas. Voilà une belle utilisation a faire avec nos métaux.

M. Legault semble avoir oublié les désastreux investissements du Québec dans la forêt (Abitibi-Consolidated, Domtar, Gaspésia) et dans l’amiante (Société de l’Amiante). Dans ce dernier cas, le rêve du parti de M. Legault de transformer le Québec en l’équivalent de l’OPEP pour ce qui avait trait à l’amiante aura coûté à la Caisse au moins 208 millions $ .
On peut débattre de façon stérile de l’avenir des pays émergents et de leur impact sur le prix des matières premières. La vérité, c’est que les prix des matières premières sont très volatiles.
Rappelons quelques réalités boursières. La valeur des titres d’entreprises de ressources naturelles nord-américaines a baissé de 43% en 2008, a monté de 37% en 2009 et de 23% en 2010 mais a sombré de 28% en six mois en 2011 . Au Québec, l’action de Junex (exploration pétrolière et gazière dans les Appalaches) a atteint 6,75 $ au sommet de son engouement (peut-être au moment précis où M. Legault y aurait investi) pour ne valoir plus que 0,80 $ aujourd’hui (baisse de 88%). Celle de Gastem (droits d’exploration et de stockage sur 1,1 million d’acres dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, la péninsule gaspésienne et les Îles de la Madeleine) a touché un sommet de près de 4 $ avant de retomber à 0,08 $ (baisse de 98 %). Celle de Corridor Ressources (qui a acquis en 1996 les droits d’exploration du gisement Old Harry) a atteint 7,74 $ en mars 2010, mais ne vaut plus que 2,08 $ (baisse de 73%). D’ailleurs, l’expérience de la Caisse (via SOQUIP) dans Sceptre Resources Limited illustre les risques de tels placements : la valeur du placement dans cette entreprise dont la Caisse et SOQUIP avaient acheté 20% des actions avait fondu de 82% en 10 ans.
Selon le ministère des Ressources naturelles du Québec, seul un projet d’exploration sur 2 000 franchit toutes les étapes qui mèneront à la mise en production d’une mine. En fait, M. Legault veut investir notre caisse de retraite dans une industrie où l’échec est la norme et où les prix fluctuent sans cesse.
MM. Sirois et Legault devraient adhérer à la définition de placement de Benjamin Graham : « Un investissement, c’est un placement qui, après analyse détaillée, offre la sécurité du capital et un rendement adéquat. Tous les placements qui ne répondent pas à ces critères sont spéculatifs ».

Effectivement, très risqué le secteur minier.

D’ailleurs Rio Tinto en plein crise, a remboursé en deux ans un emprunt de 38 milliards tout en déclarant près 20 milliards de bénéfices et en maintenant des dividendes…

Il n’y a pas a dire, c’est dure le secteur minier….

M. Duhamel a raison. La notion de risque et rendement est à considérer. Pour ma part, le secteur minier doit être divisé en 2 catégories pour séparer ce qui est cyclique (ex. fer) de ce qui est moins cyclique et stratégique (ex. terres rares). Je crois qu’il faut investir comme actionnaire majoritaire dans nos ressources stratégiques et moins cyclique tel les terres rares. Nous avons aussi besoin d’une stratégie d’investissement qui diffère par secteur minier. On pourrait viser, par exemple, une participation de 40% dans le fer, 55% dans le diamant, 75% dans les terres rares, etc. Le portefeuille cible serait stratégique et permettrait d’optimiser son rendement tout en gérant son risque (court et moyen terme). Dans le Plan Nord, tout le monde va finir par trouver le projet payant, incluant les firmes d’ingénierie, firmes d’avocats, entrepreneurs, syndicats, amérindiens, etc. Les contribuables québécois vont finir avec la facture entre les mains sans percevoir des retombées concrètes. Si les marchés boursiers et miniers s’effondrent, on risque fort de céder comme héritage une dette et peu de rendement.

Le plan Nord est certes ambitieux, mais le futur du Québec devrait davantage être priorisé sur un ‘Plan Vert’, un programme d’investissement axé sur les énergies propres et les cleantech. Le choix d’investir dans l’énergie est stratégique considérant notre expertise et le potentiel économique et environnemental de ce créneau. De plus, le secteur de l’énergie est moins cyclique que le secteur minier.

Je suis d’avis que si l’on transforme nos richesses en ne favorisant pas la 2e et 3e transformation, et que si l’on ne regarde pas le Plan Nord à travers le filtre de l’analyse du cycle de vie (récupération / recyclage / réutilisation de nos ressources), on manque de vision. On ne peut prétendre que le développement économique du Québec axé sur l’épuisement de ressources naturelles non renouvellables est un projet axé sur la prospérité durable.

@Adrien Pouliot:
On comprend de votre intervention que le gouvernement ne devrait pas participer au capital actions de minières.

Que pensez-vous alors de la construction de routes et de ports destinés à ouvrir le territoire aux minières?

Est-ce que cela devrait être assumer par le gouvernement ou par les minières?

Ne nous conduisons pas comme si nous étions dans une République de bananes.
L’appât du gain facile dans le domaine minier est très attrayant pour les individus, les sociétés et les États.
Prenons le temps de PLANIFIER nos interventions, en nous disant que nos richesses minières sont là depuis des millénaires et qu’elles vont nous attendre sans dépérir ou disparaître, tout à coup !
Ces richesses nous appartiennent ! Cependant, il ne faut surtout pas que dans la précipitation, nous nous laissions spolier, ou, encore pire, que nous participions à une braderie de nos minerais non renouvelables.
Dans ce domaine volatile et fort spéculatif, imitons les nations comparables à la nôtre, comme la Norvège ou la Suède, afin de garder le plein CONTRÔLE sur le processus, et y établir des règles strictes de fonctionnement, fondées sur de grands principes conducteurs et incontournables :
PRUDENCE // RESPECT // EXPERTISE // DIVERSIFICATION // TRANSFORMATION // PÉRENNITÉ //
ENRICHISSEMENT COLLECTIF !
PRUDENCE : comme le secteur minier est à haut risque, et que nous investirons à partir des milliards de
la Caisse de dépôt, notre bas de laine à tous, il nous faudra éviter de répéter la perte de 40G$ vécue récemment.
RESPECT : même si ce n’est pas coutume chez les minières, nous les accompagnerons pour qu’elles agissent dans le plus grand respect des communautés locales et de l’environnement, afin d’éviter de nous laisser avec des espaces dévastés et invivables par la suite.
EXPERTISE : profiter de notre implication pour acquérir une expertise précieuse pour nos générations actuelles et futures.
DIVERSIFICATION : ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier. Investir en fonction d’une stratégie diversifiée plus faible dans les minéraux communs, comme 40% dans le fer, et majoritaire, jusqu’à 80% dans les terres rares, par exemple.
TRANSFORMATION : obligatoirement accompagner l’exploitation de nos ressources minières d’une industrie de transformation en parallèle. Cesser d’exporter nos métaux bruts vers l’extérieur, où on créer des milliers d’emplois à notre détriment, même dans des pays développés comme l’Allemagne.
PÉRENNITÉ : tant qu’à investir dans les infrastructures vers le grand Nord, faire en sorte qu’elles puissent servir aux communautés locales ainsi qu’à l’industrie touristique dans l’avenir (chasse, pêche, évasion et exploration).
ENRICHISSEMENT COLLECTIF : il faut absolument que toute la Société québécoise profite de ces nouvelles richesses et non pas exclusivement les minières. Que les redevances et les profits soient partagés équitablement. Que l’État répartisse ces revenus entre le Fonds des générations, le remboursement de la Dette, le réinvestissement dans l’exploration, l’exploitation, la transformation et la Caisse de Dépôt.
S’il en reste, accorder une ristourne aux citoyens ou une baisse d’impôt, après avoir atteint le déficit zéro!

Luc Lemoine

Si on est prêt à construire des routes pour se rendre aux mines, ouvrir le nord, construire des voies de chemin de fer, ouvrir des ports en eau profondes au frais des contribuable j’imagine que ce ne sont pas des décisions prises à la légère.

Il faudrait savoir si on fait tout ça pour rien ou si ça en vaut la peine. Il y a des analyses de risques qui se font. Le canada est connu pour ses compagnies minières.

L’australie investi dans les minières, la norvège aussi. Faut pas oublier qu’une minière qui a trouvé est moins risqué qu’une minière qui n’a pas encore trouvé.

Un moment donné, faut arrêter de niaiser, on y va ou on y va pas, faut pas faire entre les deux.

@ Benton (# 9):

Et vous savez pourquoi ELLE A EU TANT DE SUCCÈS?

Parce que Rio Tinto est une entreprise PRIVÉE!

Si le gouvernement administrait le Sahara, on manquerait de sable en moins de 5 ans…

Ahem, ça va être révolutionnaire ce que je propose là mais… si Desjardins, Parizeau et compagnie veulent tant que ça être propriétaires des trous (et de ce qu’il y a dedans jusqu’à ce que ce soit vendu au client), pourquoi ne mettent-ils pas leur propre argent pour acheter des actions tous seuls comme des grands?

En tant qu’investisseur, j’évite même d’acheter tout ce qui cherche de près ou de loin à répliquer le TSX, trop fortement dépendant de la balloune des ressources chinoises à mon goût.

La raison pour laquelle le gouvernement est prêt à payer des routes pis des ports vers nulle part dans le fin fond de St-Profond-des-Creux pour les minières est la même que celle pour laquelle on donne notre électricité aux alumineries du Lac-St-Jean pis qu’on donnait le fer et le bois à quelques cents la tonne dans les années cinquante: si on le construit pas, les compagnies viennent pas. Entre creuser en Afrique comme ils veulent et creuser avec trois syndicats et cinq groupes de pression pour leur crier des bêtises du haut du bord du trou, si on fait pas ça, qui est-ce qui va les creuser les trous?

Si un jour quelqu’un déclare qu’il a inventé une batterie pas chère, légère et puissante et que dans 5 ans les voitures roulerons sans essence que se passera-t’il?

Je pense que tous les pays qui ont du pétrole en réserve vont driller au max pour le vendre pendant qu’il a encore de la valeur…

Ça sera pareil pour le recyclage des métaux, un jour on minera dans nos dépotoirs.

Un tien vaut mieux que deux tu l’auras, on a des mines à exploiter, procédons correctement.

En voulons plus ? Est-ce prudent d’en avoir plus ? Zavez trop d’argent dans vos poches?

Ça prône le développement continu d’un côté de la bouche, et de l’autre ça trouve que ça ferait trop d’argent dans les poches de l’État.

Pis c’est encore le même monde qui trouvent que la dette publique est trop lourde, mais qui sont prêts à ce que le Gouvernement dépense des centaines de millions de dollars pour faire des chemins des aéroports, des ports en eau profonde etc pour le bonheur de compagnies dont certaines sont capables d’acheter le Québec en entier et de le revendre à crédit..

Aux avis et aux conseils alambiqués de monsieur Duhamel, je préfère nettement, que dis-je, cent fois ceux de Monsieur…

@François 1

Pour citer Desjardin, le Sahara était une forêt voilà 3000 ans, avant que la « Sahara Lumber » se l’approprie!

Pour le reste, vous reconnaissez que les gouvernements n’étouffe les entreprises privées et qu’ils peuvent prospérer même en temps de crise…

@ Benton (# 19):

Les entreprises privées BIEN GÉRÉES peuvent prospérer même en temps de crise malgré LA PRÉSENCE des gouvernements!!!

Pas économiste pour cinq cents, je me permets tout de même une observation :Si le minerais australien était si alléchant, pourquoi les chinois se mêleraient ils les pinceaux à vouloir extraire du fer dans cette enfer de mouches sapinées et boréalées du Québec ? Si nous ne leur demandons pas une participation par des actions, ça équivaudrait à leur fournir de l’électricité à un coût (je cherche un mot mais…) disons dérisoire. Et ce, c’est sans compter les coûts pour les infrastructures et port-maritimes de tout acabit. À ceux qui ont peur d’avoir peur qu’ils se détournent de nos richesses pour aller voir ailleurs, sachez que les experts qui ont fait des recherches sérieuses, affirment tous que notre minerais est d’une qualité très supérieure aux autres pays offrant leur sous-sol sans demander de redevances ou autres compensations. Des emplois… voilà le mot d’ordre. D’accord, mais encore !?

Serge Giguère

Oui, les Québecois devraient investir dans des actions accréditives d’entreprises minières qui vont développer le Nord. On sait que traditionnellement, la population québecoise n’est pas prête à prendre des risques dans des domaines qu’elle ignore. L’ex-RÉA (régime épargne-actions) pourrait revenir pour encourager ce type d’investissement. Mais je suis opposé à des investissements risqués par la Caisse de Dépôt du Québec (CDPQ)qui devrait continuer à investir dans des placements moins risqués et à revenu fixe. La CDPQ a déjà fait des erreurs en 2006 à 2008 avec des pertes énormes de l’ordre de 40 milliards avec les papiers commerciaux. Cette Caisse n’est même pas capable de rembourser des revenus de retraite indexés aux nombreux enseignants qui ont cotisés de 1982 à 1999.
Si le Québec avait une population de 100 millions et le Canada 400 millions, on pourrait songer à créer des entreprises minières qui alimenteraient des entreprises métallurgiques et mécaniques avec un capital local de 15 à 51%.

Laissons aux compétences de la Caisse de dépôt la l’opportunité d’investir ou non dans ce secteur à haut risque.
Fernand Lavigne

aCHETER DES TITRES MINIERS MAIS OBTENIR DES TITRES PRIVILÉGIÉS EN ÉCHANGE D’INVESTISSEMENTS EN INFRASTRUCTURES. OUI!
JE CROIS QUE LE QUÉBEC DOIT RESTER MAÎTRE DE SES RESSOURCES.
EN ÉCHANGE DE PARTICIPATION FINANCIÈRE QUE CE SOIT PAR LES INFRASTRUCTURES SOIT PAR DES PRÊTS
ON DOIT ONTENIR DES TITRES PRIVILÉGIÉS QUI SERAIENT COMPOTABILISÉS DANS UNE SOCIÉTÉ DE PLACEMENT COOPPÉRATIFS… DISONS DES ACTIONS COOPÉRATIVES OU PARTICIPATIVES PRIVILÉGIÉES.

Je suis partiellement d’accord avec vous, mais il y deux choses à ne pas mélanger qui sont importantes dans cette question:

1- Est-ce que cette exploitation est rentable dans le contexte de concurrence actuel?

Si l’exploitation d’une ressource non renouvelable et polluante a besoin d’être subventionnée, on a peut être un problème. Peut-être qu’il vaudrait mieux attendre un contexte plus favorable pour sortir cette carte de notre manche, non? La rareté des minerais et le développement du Québec feront peut être que le saccage en vaudra la chandelle plus tard.

2- Quelle est la forme d’arrangement qui convient lorsque qu’une entreprise privée exploite un bien public?

a)redevances équitable sur les extractions, b)redevances équitables sur les profits, c)participation à l’actionnariat,
d)retombées indirectes (impôts des travailleurs et stimulation économique).

Je suis aussi d’avis, que nous n’avons pas à partager de risques avec les minières. Cependant, je crois que les redevances doivent être établies sur les extractions. Ainsi on se garde de perdre notre chemise, mais surtout on évite de brader nos ressources en cas de fluctuations du marché et de ne les extraire seulement que si ça en vaut vraiment la peine.

Si ce n’est pas le cas, attendons avant de faire des ventes de feu ou de prendre des risques déraisonnables, nos enfants nous en seront très reconnaissants!

Bonjour. Une participation égale aux coûts des infrastructures, pourquoi pas, mais les minières vont rétorquer que les chemins (dans plusieurs cas) servent à d’autres secteurs d’activités tel que la foresterie. Certains ont prétendu que les minières ne payaient aucune taxe. Pourrions nous avoir des faits sur la table. Ne pourrions pas aussi faire une demande à l’épargne REER avec les mêmes avantages fiscales que le Fond de solidarité de la FTQ. Je crois qu’une participation uniforme de 33% devrait être appliquée qui inclurait la participation pour infrastructures me paraît acceptable.

En passant de la presse écrite aux médias électroniques, serait-il possible de continuer à corriger les épreuves?
Il y a des coquilles dans l’article de monsieur Duhamel, ainsi que dans d’autres contenus de L’actualité en ligne. Ce n’est pas digne du magazine et c’est peu respectueux pour les lecteurs et lectrices.
Très bon sujet par ailleurs! Merci 🙂

Bonjour,

Je partage largement votre opinion sur le caractère risqué des investissements dans l’industrie minière.

MM Parizeau et Landry semble avoir oublié l’expérience des investissements de nos société d’État Sidbec-Dosco et la Société nationale de l’amiante qui voulant s’insérer dans la prodcution lucrative de fer et d’amiante pour favoriser al transformation accrue de ces minéraux au Québec y ont englouti des fortunes.

Il y a encore mons de dix ans l’industrie minière québécoise était en plein marasme et même les meilleurs économiste désepéraient de l’avenir des régions minières.

La logique voudrait que nous possédons au moins 51% de nos ressources. Afin d’être là pour s’assurer que les règles de bases, que ce soit en environnement en sécurité ou autre sont respectées.
Mais la confiance que j’ai dans nos administrateurs et élus me dicte de ne pas embarquer dans ce bateau.

Là ou le modèle de gestions Norvégiens excelle, dans le même environnement nous allons engloutir des fortunes et finir par tout payer alors que la compagnie va s’en sortir avec tous les profits.

cette analyse invite à la prudence dans l’acquisition d’actions dans cette industrie. Ce qui m’importe pour l,instant dans cette aventure minière qui redémarre au Québec à une vitesse vertigineuse c’est la rajeunissement d la loi des mines qui passera par le projet de loi 14. En effet, le gouvernement doit instaurer un cadre juridique pour s’assurer que le développement minier se fasse dans le respect de nos lois et de nos territoires habités. Pour le moment, le projet de loi 14 est toujours en commission parlementaire
pendant que les minières ayant des CLAIMS s’en donnent à coeur joie au détriment de nos lois environnementales et de nos écosystèmes.
Il faut tout même mentionné que le gouvernement a fait un pas dans la bonne direction en augmentant le pourcentage de redevances exigées aux corporations.
Dans avenir très proche, les ministères concernés devront analyser avec minutie les possibilités de deuxième et 3e transformation des ressources minières pour assurer un plus grand
nombre d’emploi au Québec et spécifiquement dans les régions exploitées, il s’agit d’un enjeu majeur et incontournable.

C’est le seul moyen de ne pas se faire avoir. Les richesses naturelles québécoises font partie de notre patrimoine collectif. Donc, poser la question c’est évidemment y répondre. Avant même que les entreprises mettent les pieds dans nos plate-bandes, nous devons nous assurer d’avoir notre mot à dire. Si c’est payant pour les étrangers, ça devrait l’être pour nous autres aussi.
Malheureusement, vous verrez, on ne nous laissera pas le temps de nous impliquer. Les dés sont pipés depuis fort longtemps. Quant on est né pour un petit pain!

Pierre April
Newport

La comparaison me paraît boiteuse.

En tant qu’investisseur individuel, il est clair pour moi aussi que le caractère cyclique du secteur minier le rend peu attrayant.

Mais l’État n’est pas un individu, et il est incorrect de jauger ses actions à l’aune des finances personnelles.

Posons la question autrement: comment exercer un contrôle suffisant pour éviter de se faire flouer?

Les idées sont les bienvenues!

JBB