Aimer le Québec… riche

L’économiste Martin Coiteux signe pour le Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal une étude sur les écarts de revenus entre les Québecois et les autres Canadiens. Sa conclusion : les écarts de revenus s’accroissent avec les Canadiens des provinces riches et diminuent avec ceux des provinces atlantiques. Voilà de quoi ranimer une vieille polémique.

Comment Martin Coiteux arrive-t-il à ce résultat ?

Première étape, il commence avec une donnée incontestable. En 2010, le produit intérieur brut du Québec a été d’environ 7 400 dollars par habitant inférieur à celui de l’ensemble des autres provinces canadiennes. La plupart des classements nationaux ou internationaux voulant mesurer la richesse s’arrêtent à ce seul indicateur.

Il s’est néanmoins intéressé à connaître la part du PIB, de la production économique, qui a été versée aux ménages. Il a utilisé pour ce faire deux indicateurs.

Le revenu de marché utilisé par Statistique Canada inclut les revenus d’emploi, les revenus de placement et ceux prévus des régimes privés de retraite. Que l’on calcule de 1978 à 2009 ou de 2005 à 2009, on observe que l’Ontario a accru son avance sur le Québec, même si les gains sont moindres au cours des dernières années. On remarque aussi que Terre-Neuve et les Maritimes ont considérablement réduit leur retard sur le Québec. Il a aussi tenu compte de l’ensemble des transferts gouvernementaux versés aux particuliers et de l’impôt payé.

Martin Coiteux se demande ensuite si les différences de coût de la vie peuvent effacer ou diminuer ces écarts de revenu.

Suivant les conseils de Statistique Canada, il n’utilise pas l’indice des prix à la consommation (IPC) qui n’est pas conçu pour mesurer de tels écarts de prix. Il a plutôt travaillé à partir du coût total d’un panier identique de biens et services conçu par les statisticiens fédéraux. Les résultats de ses calculs confirment que le coût de la vie est moins élevé au Québec qu’ailleurs au pays. En 2009, le prix du papier uniforme était de 5 % plus élevé en Ontario et de 9 % en Alberta.

Même en tenant compte du pouvoir d’achat, Martin Coiteux arrive à la conclusion que les ménages québécois gagnent considérablement moins que les Canadiens des autres provinces, à l’exception de ceux des Maritimes et de Terre-Neuve.

Certains diront que ces chiffres ne veulent rien dire si on ne tient pas compte de la distribution des revenus. Martin Coiteux a donc calculé les écarts de revenus entre le Québec et les autres provinces ou régions du Canada selon le quintile de revenu. Les ménages appartenant au premier quintile sont les plus pauvres et ceux appartenant au cinquième quintile sont les plus riches.

Résultat : les Québécois les plus pauvres et les Ontariens les plus pauvres sont virtuellement au même niveau, mais 80 % des Ontariens sont plus riches que les Québécois. Cela vaut aussi pour les habitants des Prairies, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

Pourquoi les Québécois ne font-ils pas mieux dans cette étude comparative ?

C’est que le revenu par habitant dépend de trois facteurs : le taux d’emploi (nombre d’emplois sur la population globale), l’intensité du travail (les heures travaillées par le nombre d’emplois) et la productivité du travail (l’ensemble des revenus, sauf les paiements de transfert, divisé par les heures travaillées).

Comparons donc avec l’Ontario. J’utilise ici, à titre indicatif,  des données qui ne sont pas celles de Martin Coiteux. Le taux d’emploi était en janvier  de 61,3 % en Ontario et de 59,2 % au Québec. Il y a donc proportionnellement plus d’Ontariens qui travaillent et qui ont un revenu d’emploi. En 2005, les Québécois travaillaient 61 heures de moins que les Ontariens, l’équivalent d’une semaine et demi par année. Enfin, la rémunération hebdomadaire moyenne des Québécois était de 783,99 dollars, contre 882,38 pour celle les Ontariens.

 

Pour présumer que les Québécois soient plus riches ou aussi riches que les autres Canadiens ou que nous sommes en grand rattrapage avec les Ontariens, il faut d’abord présumer que le coût de la vie et une plus juste redistribution des revenus font une différence appréciable. Maitin Coiteux montre que ce n’est pas le cas.

Se pourrait-il que les Québécois fassent le choix délibéré et volontaire de travailler moins et qu’ils seraient aussi riches que les autres (sinon plus) si on divisait conséquemment leurs revenus par le même nombre d’heures que les autres ?

Martin Coiteux ne s’engage pas ce débat. Il m’a seulement fait remarquer que même si le nombre d’heures travaillées était semblable (ce qui n’est pas le cas), les salaires ontariens resteraient substantiellement plus élevés.

De mon côté, je ferai juste remarquer qu’en grande majorité, ce ce sont les pauvres qui travaillent moins. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils sont pauvres. Une étude de l’OCDE révèle que un peu plus de 20 % seulement des travailleurs européens pauvres travaillent à plein-temps toute l’année (50 % les non-pauvres) et près de 70 % travaillent six mois ou moins durant l’année.

Je ne partage pas l’hypothèse voulant que la majorité des Québécois qui travaillent à temps partiel le fassent par choix. Selon moi, « égaliser » les  heures travaillées, c’est gommer une partie de la réalité.

Est-ce rendre service au Québec que de tenter de le faire bien paraître à tout prix ?  Je ne le crois pas. Le meilleur moyen de redresser la situation et d’améliorer notre sort, c’est d’être conscient de l’effort à faire.

Je trouve enfin d’une tristesse inouïe qu’on veuille faire de l’adhésion à un certain nombre de politiques économiques le critère absolu d’amour – ou du rejet – du Québec.

 

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Il est ridicule de comparer le PIB du Québec avec celui de l’Alberta ou de Terre-Neuve pour la simple et bonne raison que ces deux dernières provinces carburent au pétrole à 100$ le baril pompé.

Le jour où le Québec va commencer à pomper du pétrole, vous allez voir le PIB monter par magie. Mais les Québécois ne seront pas pour autant beaucoup plus riches puisque le gros du fric va aller dans les poches des pétrolières comme en Alberta et à TN

Old Harry comptient 2 milliards de barils. Si on en pompe disons 100 millions par année, à 100$ le baril, on va donc ajouter 10 milliards au PIB du Québec, soit 125$ per capita. Mais les Québécois ne verront jamais ce 125$.

Une question comme ça: où va le pétrole terre-neuvien? A ce que je sache, le gouvernement canadien a investi plus d’un milliard dans Hibernia. Pourquoi que le Québec n’a droit à ce pétrole, si près de nous et moins cher que le pétrole de la Mer du Nord et de l’Algérie? (à matin on parle d’une différence de 20$ le baril)

Le Québec est riche. Un Québécois moyen est plus riche que la grosse majorité des être humains de la planète.

Une fois que ceci est dit, compris et admis, on peut discuter de solutions pour que le Québec s’enrichisse encore plus.

Ça devient loufoque lorsqu’il sort sa casquette de membre de l’idée fédérale pour nous dire que c’est la péréquation qui nous fait vivre.

Quand on est riche qu’on soit un peu plus riche un peu moins riche il n’y a pas grand différence. Mais dans quelles conditions vivent nos pauvres, dehors, dans des logegements salubre ou insalubre? Avec des soins de santé ou non, des services d’éducation? des ressources pour s’en sortir? Combien de temps dans la rue passe ceux qui se retrouvent en dehors du système? prenons-nous des moyens efficaces pour les sortir de là. Fesons-nous de la prévention? dans quelles conditions vivent nos enfants? Sont-ils sans abris? Violenté? Abusé? Je pense que les inidcateurs de richesse ne sont pas combien d’automobile et combien de télévision la plupart des gens peuvent se payer. Mais plutot quel sont les chance de se retrouver dans des conditions ihumaine? Pour combien de temps? Dans quelle conditions de détresse vit une partie de notre population. Quand je regarde les grandes tours de Dubai et voit l’étendue des bidonville est-ce que je considère que cest une société riche? Ou une société pauvre? Ici on est un pays riche, sur papier, on a des actifs et des ressources dans notre sous-sol si on les laissent exploiter par des étrangers qui donnent des salires a ceux qui y travaillent et qu’ils partent avec les profits ailleurs, ça n’enrichit pas ma société. Mes pauvres vont demeurer pauvres et quand il n’Y aura plus de ressources les travailleurs iront les rejoindre.
NON on ne peut pas obliger les entreprises minières a transformer les ressources mais on peut interdire de les exporter brutes. Donc ils devront les vendre ici a des entreprises qui vont les tranformer ici. En Colombie Britanique on ne peut sortir de la province des BCfur brut, ils doivent être au moins scier. C’est a nous de fixer les conditions, ou de les exploiter nous même.

tout a fait d,accord avec votre conclusion. Qui aime bien châtie bien quand on aime on aide a améliorer en ayant un regard réaliste et non en dressant un portrait qui ne tient pas compte des faiblesses. Quand on veut un commentaires juste on le demande a un ami et il on s,attend a avoir la vérité, pas juste une partie. Comme un hypocrite qui veut nous couler le ferait.

Si j’ai bien compris le représentant de la CAQ qui s,est entretenue avec Anne-Marie Dussault eux ils veulent un seul modèl les mêmes r`gles partout. Pas de diversité dans l’offre de services.
On peut exiger que les médecins travaillent un minimum d’heures pour le public dans des intallations gourvernementales accessible a tous, clinique et urgence avec et sans rendez-vous par exemple. 20hrs. mettons. Mais donner la possibilité d’avoir des offres différentes comme accepter les cliniques privées et coopératives ou on peut payer pour recevoir des services complémentaires et même je dirais avoir 2 rigimes membres tarifs annuels pour payer les installations, ou tarif fixe a la visite pour utiliser les installations. Mais les actes médicaux qui sont payés par l’assurance sont payé avec la carte, et s’ils veuelent offrir d,autres services qui ne sont pas payés par la régie charger pour.
C’est une façon de rentabiliser les effectifs en libérant les salles d,attentes publiques ou tout le monde doit passer et qui ne répondent pas efficacement aux besoins, pas assez de salles d,opérations, pas assez d’équipement disponible, pas assez de lits. En laissant se développer d’autres formes de services et en exigeant que les médecins et spécialiste travaillent un minimum d’heures dans les services publique on maximise les équipement publics et diminue les listes d,attentes.
Quand on ne vit pas dans une société communiste on devrait avoir accès a des offres différentes de services. Il y a un méchant font de communisme et d,attentes envers un gouvernemaman qui controle tout et restreint les poissibilités. ce que ça fait en bout de linges les politiciens et ceux qui ont des contacts ont utilisent d’autres moyens avec et passent plus vite. Les autres attendez.
Vraiment pas impressionné par l’idée de la CAQ sur les services médicaux. Tout le monde pareil, pas de paiement pour personne. Quand on sait que c’est des belles histoires des pays d’en hauts que ce n,est pas comme ça que^¸ca marche.
Les invasions barbares croyez vous vraiment que c’est de l’imagination d’Arcand qui s,est tout sorti????
Comment ça les taux d’intérêts montent les taux directeurs sont restés inchangés. Ils veuelent vraiment mettre le monde à leur main. On doit avoir des outils de financement exclusif canadiens qui ne sont pas tributaires des marchés internationaux et qui sont r`glementés et assuré par nos gouvernements donc stables.

Pierre Duhamel tente ici de réfuter les conclusions très intéressantes – et très dérangeantes pour une certaine droite – de Jean-François Lisée et de Pierre Fortin selon lesquelles les Québécois s’en tirent finalement pas si mal du point de vue économique…

Celui qui veut un Québec comme pays, vous n’avez jamais pensé que ce pays puisse être gouverné par un gouvernement qui ne représente pas vos allégeances alors il arrivera quoi avec nos systèmes de protection de base cost to cost si ce gouvernement est d,extrême droite???? Pensez plus loin que le bout de votre nez. Si un gouvernement est sur la paille l’autre peut-etre pas, c’est le même genre de sécurité que d,avoir 2 parents payeurs au lieu d’un seul. On peut changer le système d’impot. En Ontario par exeple on paie a une place et celle-ci envoie le cheque a l’autre si cest de payer a 2 places qui vous dérange tant. La sécurité c’est de ne jamais mettre tout ses oeufs dans le même panier. Un peu ici et un peu la. Sil y a un degas d’un coté on a un filet de l’autre. JAMAIS vous ne me convaincrez du contraire et cest tr`s rationnel comme choix.

Pour faire avancer le Québec dans le 3ième millénaire voter pour la construction d’infrastructures de transport efficace pour les personnes et les marchandises. Un projet pilote en PPP, fera ses preuves et désembourbera la toute la région du Grand Montréal. En faisant un lien efficace entre les 2 rives,reliant le centre, ville, l’aééroport, l’Ouest de l’Île, Laval et si les profits sont au rendez-vous on ira jusqu’à Québec, jusqu’à Gatineau-Ottawa(on vendra un lien efficace entre Ottawa, en passant parle centre-ville, l’aéroport et les municipalités de la banlieue ouest et Toronto…Windsor), et les régions du Québec.
http://idees.amt.qc.ca/a/community/logout
Le développement du québec passe par le développement de moyens de transports efficaces.

M. Duhamel

Voici toute une colle sur un sujet que vous avez déjà abordé.

J’attends impatiemment votre réponse:

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/201202/07/01-4493580-pourquoi-les-prix-sont-ils-plus-eleves-au-canada.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS3

««Comment une motoneige fabriquée au Québec peut-elle être vendue 33 pour cent moins cher aux États-Unis?», s’est questionné M. Cran. «Comment une camionnette manufacturée au Canada peut-elle être vendue 5000 à 6000 $ de moins de l’autre côté de la frontière? Pourquoi un livre imprimé aux États-Unis est-il vendu 33 ou 50 pour cent plus cher au Canada?»

Même la commande d’un livre sur un site internet américain à destination du Canada peut faire grimper la facture de façon substantielle, a-t-il souligné. «S’il y a une explication, je ne l’ai pas encore entendue», a ajouté M. Cran
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Note: ce qui ressort de la question c’est que la différence n’est pas due aux taxes, à la main-d’oeuvre, aux syndicats, aux transports, mais simplement à la compétition.

La vente du pétrole brut aux USA gonfle artificiellement la valeur du dollar.
Depuis que le dollar est élevé, les emplois régressent au Québec à un rythme accéléré.L’entreprise manufacturière québécoise pour demeurer fortement compétitive, demande un dollar qui a une valeur de ,90c ou moins quand comparé au dollar américain. Ce qui n’est pas le cas. Alors le Québec écope de cette valeur gonflée par cette seule exportation de pétrole brut non raffiné. Et c’est une tendance lourde qui va aller en s’amplifiant avec le temps alors que le pétrole deviendra de plus en plus cher.
La seule façon de contrer cet effet pervers serait d’avoir un dollar québécois.

@François Ricard, si votre raisonnement était juste on verrait la même chose pour les autres provinces. Hors le Canada a justement eu de meilleure performances économiques grace a son huard élevé. La confiance des investisseurs l’ont pris comme valeur refuge, combiné a un gouvernement conservateur ça rassure les investisseurs.
C’est plutôt la dépendance aux exportation le problème. Il faut faire plus d,affaire a l’intérieur du canada au lieu que l’est face affaire avec les américains et l’ouest avec les américains.
Autant dans la vente de produits, les contrats de construction, de service de fabrication etc.
Changer la base des entreprises pour avoir plus de coopératives (entreprises plus durable) et qui permet une meilleure rétention des profits et réinvestissement ici.
http://bcca.coop/content/cdi

Durant les derniers trois mois, de plus en plus d’hommes d’affaires de l’Ontario pestent contre la valeur élevée du dollar. Alors le Québec n’est pas la seule province à ressentir les effets de cette sur-évaluation.

Coiteux n’est pas un expert neutre: c’est un fédéraliste pur et dur. Il est derrière l’Idée fédérale, un organisme de propagande fédéraliste.

Et s’il s’intéressait a un marché capapble de payer ses produits au lieu d,en diminuer la valeur pour les vendre a rabais.
Si je veux ouvrir un restaurant et que je veux mettre mon plat du jour »pastes et salades » a 20$ au lieu de le mettre a 10$ je dois m’assurer de m’adresser au marché capable de le payer. Je peux toujours changer de marché et le mettre a 10$, mais je me met a la merci du marché parce que je n’aurai pas de marge si les commandes ne sont pas assez nombreuses.
Si je veux faire de l,argent avec mon aluminium je ne le vendrai pas brute, et je ne le transformerai pas pour faire des cannettes. Je vais lui donné une valeure ajouté qui me sera vraiment payant. Il ne faut pas gaspiller nos ressources et notre temps pour faire du cheap.
Au lieu d’utiliser l’aluminium(ressources rcecyclable mais non renouvelable) pour faire des contenant de breuvage, il prendront du carton ciré. Recyclable mais en plus réutilisable en fin de vie comme énergie biomasse.
On doit commencer a construire des bâtiments et villes plus intelligent. Au lieu de ramasser des tonnes de cochoneries, utiliser les biomasses, et cesser de produire des cochoneries. Les surtaxer tellement qu’ils vont finir par comprendre la valeur des ressources et prendre les responsabilités qui vont avec. Un exemple d’utilisation de l’aluminimum que j’ai vu en fin de semaine au salon de l’habitation. Toit rétractable de véranda. 10M pour un 16×10 plus payant qu’une couple de cannettes.

On peut se perdre dans des gros chiffres macroéconomiques et dire que ça ne va pas. Le voisin viendra vous dire, toujours avec les mêmes chiffres macroéconomiques, que ça ne vas pas si mal…!!! Simple petit calcul simpliste et « basic ». Si vous avez des revenus 20% plus haut en Alberta et que votre hypothèque vous coûte 50% plus cher qu’au Québec…qui va être le plus riche à la fin de l’année???
J’aimerais bien connaître la réponse des bonzes de la macroéconomique mais personnellement, je la connais.
Ha! oui, vous allez être plus riche quand vous allez la vendre pour déménager en Floride…mais vous allez avoir surveillé de près les fins de mois durant 25 ans…toute une perspective.

@ doc (# 15):

Ahhhh…ça fait du bien hein de déblatérer contre un prof (des HEC en plus!)?

Bon…et maintenant…si vous nous entreteniez clairement sur ce qui semble clocher dans les affirmations et les raisonnements de Monsieur Coiteux pour faire changement?

Les économistes sont des bibites bizarres qui ont comme caractéristique unique leur incapacité à s’entendre et à poser des diagnostics cohérents sur une situation économique donnée. Ils sont comme les politiciens qui portent des lunettes roses ou des bandeaux de condamnés. Pendant les 45 ans de ma vie active (je suis maintenant un retraité) jamais au grand jamais je n’ai été en mesure de comprendre pourquoi aucun de ces présumés spécialistes de l’économie n’étaient en mesure de s’entendre vraiment sur la valeur réelle du Québec, de ses richesses, de sa productivité et de son coeur au ventre. Les tenants de la gauche, de la droite et du centre finissent toujours par tenir le même langage. Les opinions de ces savants, finissent toujours par s’accorder pour se contredire. Depuis quelques temps la droite a bonne presse: le Québec est au bord de la faillitte, les Québécois sont paresseux, endettés et inconscients des malheurs qui les attendent. Il faut sortir l’État de nos vies. Nos services sociaux coûtent trop chers. Les vieux causeront notre ruine. Les jeunes sont les tristes victimnes des baby boomers. Nos richesses naturelles doivent profiter à la seule entreprise privée. Les gouvernements doivent attaquer le monstre et virer à droite de la droite. Parions, maintenant, que dans quelques semaines, en campagne électorale on nous racontera qu’il faut sauver nos acquis en donnant nos mines aux Chinois, notre santé au privé et notre avenir à de nouveaux élus qui sauront, eux, comprendre les messages incongrus de nos économistes. Dans le fond, n’est-il pas plus logique de penser que Charest, Legault ou Marois, c’est du pareil au même et comme disait ma grand-mère: « mordu par un chien ou par une chienne, quelle différence ça peut faire? »

Pierre April
Newport

Vous dites sentir une tristesse inouïe devant l’exigence de l’adhésion à un critère d’amour, ou de rejet, du Québec dans l’éloboration des politiques économiques.
J’enrage.
Rien ne peut être entrepris ici sans qu’un « modèle québécois », indéfinissable, indolore et insipide ne soit évoqué. On en appelle sans cesse à ses valeurs, qui sont subjectives, pour bloquer l’expérimentation, la prise de risque, ou pire, la comparaison. Votre exercice en est un de comparaison, il sera par conséquent rapidement contesté et relégué aux oubliettes.