Ami-ennemi à la fois


Les rivalités dans le milieu des affaires peuvent être épiques. Il y a des entreprises qui se détestent, pour de vrai. Certaines entreprises sont impitoyables avec tous leurs adversaires, d’autres sont plus équivoques et préfèrent garder de bons liens avec leurs concurrents, au cas où… Ou par civilité, tout simplement.

Prenez Samsung. Elle vient tout juste d’annoncer qu’elle mettrait en marché sous peu une tablette numérique exactement du même gabarit que le iPad. Samsung est aussi l’un des plus grands rivaux d’Apple en téléphonie cellulaire, puisqu’elle fabrique de beaux et de bons appareils propulsés par le système d’exploitation Android de Google. Samsung est-elle pour autant un ennemi juré d’Apple ? Plutôt un bon fournisseur, parce que l’entreprise californienne compterait acheter pour 7,8 milliards de dollars de composantes électroniques chez sa rivale coréenne.

Les relations entre Google et Apple sont plus tendues, mais Google reste un grand fournisseur d’Apple.

Pendant des années on a fait de Microsoft et d’Apple les pires ennemis. Mais c’est Microsoft qui a assuré la survie d’Apple en des moments plus difficiles en maintenant la suite bureautique Office pour les Mac.

Bell et Telus s’arrachent les clients, mais ils partagent le même réseau dont ils se sont séparés les coûts. Bell et Rogers ont fait alliance pour les Jeux d’olympique de Vancouver et de Londres alors que c’est Rogers qui assure les services d’itinérance de Vidéotron à l’extérieur du Québec.

Transcontinental a beau être l’éditeur de Coup de Pouce et de Elle Québec et de Elle Canada, elle assure l’impression des deux Châtelaine et de  Flare.

Je retiens une chose. En affaires, il y a des concurrents avec lesquels on est engagé dans un dur combat pour gagner des parts de marché. Il faut avoir un bon plan de match et être impitoyable dans son exécution.

Il y a aussi des entreprises avec lesquelles il est dans notre intérêt de s’entendre pour obtenir des contrats qu’on ne pourrait peut-être pas obtenir seul, pour avoir accès à une technologie dont on a besoin ou pour diminuer ses coûts. Il arrive que le concurrent du matin devienne la solution de l’après-midi.

Voilà pourquoi je ne comprends pas les comportements de certaines entreprises qui sont constamment en guerre ouverte ou en procès contre leurs concurrents. C’est une perte de temps, d’énergie et une formidable distraction. Je préfère les relations civilisées qui laissent toutes les portes ouvertes, dans l’intérêt des deux parties.

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Et que dire de nos chicanes de coqs entre le bos de Quebecor et le boss de Radio-Canada qui lui est défendu avec l’argent de nos impots!

Charest est en train de semer la zizanie entre Québecor et Bell dans ce contrôle de son éléphant blanc

« Voilà pourquoi je ne comprends pas les comportements de certaines entreprises qui sont constamment en guerre ouverte ou en procès contre leurs concurrents. C’est une perte de temps, d’énergie et une formidable distraction. Je préfère les relations civilisées qui laissent toutes les portes ouvertes, dans l’intérêt des deux parties. »

C’est très vrai.

Allez voir en Europe le pays où sont en compétition 50 compagnies d’assurance santé.

Elles sont tellement en compétition par la publicité que les hausses des primes dues à cette publicité deviennent inabordables et que le pays en perd le contrôle des coûts de santé. Ce sont les citoyens qui payent ces frais.

Mais, serait-ce mieux pour nous consommateurs-citoyens si ils étaient TROP amis, si vous voyez ce que je veut dire…

Cartels’ monopoles, anyone?