Austérité forever

Comment assurer le réinvestissement de 1,7 milliard de dollars promis aux universités ? Par la croissance économique, a dit la semaine dernière Pauline Marois.

Sur le fond, elle a raison. Le Québec doit créer de la richesse pour financer les dépenses publiques, éliminer son déficit et réduire le poids de sa dette. Le niveau de taxation le plus élevé du continent n’y parvient pas.

Il y a trois façons d’équilibrer les finances publiques : plus de taxes, plus de compressions ou plus de croissance économique.

L’inconnue, ce sera toujours la croissance économique. Elle seule peut contrer  l’augmentation du niveau de taxation et réduire le rythme et la taille des compressions. Je comprends d’autant plus mal l’acharnement presque sadique qu’ont certains mouvements contre toutes mesures et tous projets qui permettraient à l’économie de prendre du mieux.

La Première ministre compte donc sur la croissance économique pour financer les universités et nous rapprocher de la gratuité scolaire. Je ne partage pas son optimisme. La conjoncture n’est pas rose et pourrait annoncer de durs moments qui ne feraient qu’ajouter un degré de difficulté supplémentaire au casse-tête des finances publiques.

Quelles sont donc les nouvelles sur le front économique ? La croissance est anémique, le prix des matières premières s’affaisse, les coupures budgétaires à Washington devraient heurter nos exportations, les ventes au détail ont subi un recul spectaculaire en décembre, le dollar canadien perd des plumes et le coût des emprunts gouvernementaux augmente.

Tout cela n’est que conjoncturel, diront certains. Des mauvais trimestres, des mauvais mois et des mauvaises semaines, il y en aura toujours. Sauf que ces nuages me semblent plus denses et plus menaçants. L’immobilier, grand moteur de notre économie ces dernières années, amorce un repli. La SCHL prévoit moins de mises en chantier cette année que l’an dernier. Le prix des maisons recule pour un cinquième mois consécutif au pays, un quatrième de suite à Montréal. Rien de dramatique, mais la tendance est nettement inversée.

La chute du prix des matières premières freine de nouveaux investissements et bonne chance pour le pétrole québécois et les futurs paiements de péréquation si le prix du baril poursuit sa chute.

Compter sur la croissance économique pour équilibrer le budget et étendre le financement de l’État m’apparaît comme une formule commode, mais fort peu réaliste.

Nous n’avons encore rien vu, car la pression sur les dépenses sera de plus en plus grande au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population. Les économistes Pierre Fortin et Luc Godbout ont déjà étudié l’impact colossal de ce phénomène sur les dépenses publiques. Dans une étude publiée il y a quelques semaines, les chercheurs de l’Institut C.D. Howe estiment que les soins de santé, l’éducation et d’autres programmes basés sur l’âge passeront de 15,3 % du PIB aujourd’hui à 25,4 % au cours des cinq prochaines décennies.

Pour répondre aux demandes de plus en plus grandes, le Québec aurait besoin d’augmenter sa ponction fiscale de plus de la moitié, affirment les chercheurs de C.D. Howe.

On peut parier que le fardeau fiscal continuera de s’alourdir et que les compressions seront inévitables et feront partie du paysage budgétaire pour les décennies à venir.

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Avant de penser à l’austérité, je pense que les gouvernements ont sauté une étape plus importante encore : celle de réévaluer la mission de l’état au 21ième siècle.

Compresser les dépenses de l’état sans revoir son rôle ne rapportera que très peu d’économies à long-terme. Certes, il est possible de « couper dans le gras » mais nous parlons quand même de fonction publique, de gouvernements supposés être déjà relativement efficaces. Une cure minceur n’a que peu d’effets à long terme.

Ce qu’il faut questionner au départ est de savoir s’il est encore normal, dans le contexte actuel que le gouvernement soit responsable de fournir tel ou tel service. Un régime d’assurance médicament par exemple. Est-ce que l’État doit encore être impliqué dans la vente de vin et spiritueux, de billets de loterie? Doit-il être un créancier de prêts étudiants, un régulateur de concours, un financeur de festivals, un fournisseur services de garde d’enfant, de services de conseillers en épargne, etc.
Dans un dernier temps, l’état doit réévaluer les privilèges accordés à certaines classes/groupes d’individus. Par exemple, est-ce que les cotisations syndicales doivent continuer d’être déductibles d’impôt? Est-ce que les systèmes de gestion de l’offre en agriculture servent l’ensemble du Québec ou seulement certains producteurs? Les subventions aux entreprises doivent être diminuées et contrôlées car les résultats sont encore à démontrer.

L’État prend simplement trop de place et doit revoir sa mission. L’austérité et les gains d’efficacité viendront par la suite. L’austérité en prétendant pouvoir conserver le beurre et l’argent du beurre n’est ni responsable, ni réaliste. Des choix s’imposent.

Ce qui peut être problématique, ce n’est pas l’augmentation du fardeau fiscal. C’est la stagnation relative du revenu per capita. Le ralentissement observé au Québec se vérifie également dans plusieurs autres pays et notamment en Europe.

À titre d’exemple, bien que le président Hollande de la France, s’était engagé à atteindre l’équilibre fiscal d’ici 2017 ; on vient juste d’annoncer que les cibles sont désormais reportées, puisque les perspectives modestes de croissance de 0,8% pour 2013 étaient encore trop optimistes, elles sont actuellement aux alentours de 0%. L’Allemagne n’est pas en meilleure situation et plusieurs autres pays voient leur PIB se contracter.

La réalité est que les déficits publics sont pratiquement inévitables avec les modèles de développement économiques qui ont court actuellement. C’est pourquoi l’équilibre budgétaire relève du leurre, de l’astuce comptable ou de la pensée magique. Il faut donc adopter une gestion dynamique des déficits publics.

D’autre part, compte-tenu que nous avons des cycles économiques qui sont identifiés, de l’ordre de 5 ans environ, le rôle des états est de fonctionner à contre-courant des cycles de manière à agir de façon préventive. Il faut injecter de l’argent avant que ne se produise la fin d’un cycle, au lieu d’agir massivement seulement lorsque la crise se produit.

En d’autres termes, il vaut mieux choisir une médecine douce, qu’une médecine invasive dans laquelle le remède est quelquefois pire que le mal. Des mesures ciblées et constantes, basées sur l’analyse, évitent des déficits trop élevés périodiquement qui viennent plomber les acquis obtenus dans les périodes les plus fastes du cycle.

Ce n’est pas un équilibre budgétaire à tout prix qui doit être ciblé. C’est l’équilibre des flux économiques qui devrait être recherché. Une dette publique constante et raisonnable est acceptable lorsque cet endettement soutient la prospérité à long terme, tout en accroissant le bien commun.

De même, ce n’est pas l’augmentation de la charge fiscale qui est à craindre ; c’est essentiellement la taille de l’assiette fiscale qui ne devrait jamais être réduite, elle devrait préférentiellement croître harmonieusement avec celle naturelle des PIB. Il faut privilégier la création de richesse qui soit liée aux créations d’emplois et générer autant que faire se peut des jobs de qualité.

À titre d’exemple encore, on relève une baisse des mises-en-chantier domiciliaires, on devrait compenser cette baisse par la mise en chantier de logements sociaux. Les personnes qui dépensent moins pour se loger, améliorent leur sort, elles pourront dépenser un peu plus dans toutes sortes de biens, produits et toutes sortes de services y compris dans leur santé et leur éducation, contribuant à réduire d’autres charges qui sont imposées par le contrat social de l’État.

La baisse du dollar vs le billert vert devrait plutôt aider nos exportateurs. Je ne vois pas en quoi c’est mauvais pour le Québec…

«Je comprends d’autant plus mal l’acharnement presque sadique qu’ont certains mouvements contre toutes mesures et tous projets qui permettraient à l’économie de prendre du mieux.»

Vous savez très bien pourquoi ces mouvements s’opposent à divers projets, monsieur Duhamel. La vérité, c’est que vous ne partagez pas du tout leur inquiétude quant à la dégradation de l’environnement, qu’il s’agisse de l’esthétique d’un paysage, de l’empoisonnement de nappes phréatiques ou de l’effet de serre planétaire.

Quand je vous vois aussi pessimiste, vous l’apôtre du capitalisme libéral, je me dis que l’avenir est vraiment inquiétant. Si les problèmes dont vous admettez l’existence nous annoncent des lendemains noirs, dans quel enfer ceux que vous niez vont-ils nous précipiter ?

@ seb (# 3):

Mais il y a mieux en Amérique:

http://fr.exchange-rates.org/currentRates/A/USD

La gourde haïtienne, le colon costaricain, le peso colombien et tutti quanti…sont TOUS relativement bas en comparaison du dollar américain, « favorisant » ainsi leurs exportations!

Pas beau ça? Hein? C’est ça que vous préonisez? Une monnaie faiblarde?

Vous écrivez n’importe quoi!

Ou vous êtes totalement nul en économie, ou vous faites preuve de maivaise foi.

En France, pays ou le gouvernement est partout(comme au Québec), ils ont augmentés les taxes et impôts et ne parviennent même pas à leur objectif de 3% de déficit par rapport au P.I.B.

Le Québec, province surtaxée et surimposée, n`a pas d`autre choix que de réduire la grosseur du gouvernement. Et pour montrer l`exemple, ça doit venir d`en haut. Pas besoin d`autant de députés et de ministres. La seule issue pour tous les pays de l`occident, c`est beaucoup plus de responsabilités individuels. Et ça inclus la santé et l`éducation.

Il semblerait que les entreprises au Canada sont assis sur des dizaines de milliards de dollars qu’ils engrangent plutôt que de réinvestir en recherche et développement, en productivité, en mise à niveau, en infrastructure, etc.

Ça doit pas aider non plus à une éventuelle croissance économique.

Mais probablement que ça doit aider à créer de la richesse … individuelle et … personnelle…

Tant que le Québec va conserver son gros gouvernement étouffant ça ira de pire en pire.

En fait ça va déjà très mal, ça ne parait encore pas trop parce que nous (le gouvernement ET les ménages) vivons à crédit, ensemble nous sommes une des société les plus endettée au monde, pire que l’Italie, la Grèce et l’Espagne. C’est intenable et le ressac est déjà commencé. Attachez vos tuques avec de la broche ça risque de brasser, et cette fois les casseroles ne serviront à rien!!!

Et si on commençait par faire payer les Français pour leur éducation au Québec?

Ils sont maintenant 10,000! C’est trois cegeps qu’on finance!
Les Français paient 2,2k par année. Or une année coute entre 12k et 29k (ca dépend comment on calcule)
Dans l’hypothèse la plus basse, c’est 100 millions qu’ils nous coutent.
Ca fait des années que ce dossier pourrit. Le gouvernement ne fait rien

Grüss Gott Herr Duhamel!

He leído votre article « Austérité forever» . Mais Я не понимаю ya ne ponimayu pourquoi vous coiffez votre billet d’un titre mi-français mi-anglais. Snobisme? Désir d’avoir l’air dans le vent?

Cependant, la langue française est tellement riche, on peut tout exprimer avec elle, nichtwar? Wenn je parle auf Deutsch, j’utilise des mots allemands; cuando hablo en español, j’utilise des palabras espagnoles; anche in italiano, parole italiane. Je parle six langues, mais une seule à la fois, et je respecte chacune d’elles quand je la parle. Babel, très peu pour moi.

До свидания ! Do svidaniya.
Ou comme disent les Chinois : l’allongé Byeee …

Non, salut! Ou aurevoir!

@ Jack 2 (# 9) :
Le gouvernement du Québec a signé des ententes de coopération et des accords bilatéraux avec une quarantaine de pays dans le monde. Cela permet à quelques milliers d’étudiants chaque année de suivre leurs cours ici. Les pays bénéficiaires sont dispensés ainsi de devoir s’acquitter des droits supplémentaires. De la même façon, les universités ont des programmes spécifiques qui leurs permettent d’échanger des étudiants avec des universités étrangères et vice-versa. Dans ce cas les étudiants n’acquittent pas de droits.

Pratiquement, ce sont plus de 22000 étudiants de toutes nationalités qui étudient au Québec. Il est vrai qu’il y a un contingent plus important d’étudiants français (environ 47%) qui versera cette année près de 29 millions de dollars de droits et frais et non 2,2 comme vous l’écrivez ; il convient de préciser que le Québec bénéficie d’un accord de réciprocité (depuis 1978) qui permet aux québécois d’étudier dans les universités françaises presque gratuitement et de bénéficier aussi du système de santé, une gracieuseté que n’offre pas le Québec aux français qui doivent souscrire à des régimes d’assurances privées. De plus ces étudiants ne sont pas bénéficiaires des prêts et bourses (ce qui ne coûte pas loin de 120 millions), ni de crédits d’impôts, ce qui réduit d’autant ce qui est à la charge de l’état québécois. Certains reçoivent des bourses de leur pays d’origine.

S’il est vrai que depuis dix ans, le nombre de français étudiants à grimpé de 10% l’an. Ce sont bon an mal an, au moins 1000 étudiants québécois qui choisissent la France pour y étudier (actuellement il y en a 1400). Pour les thèses de doctorat, le nombre des doctorants québécois qui étudie en France est presque égal à celui des français qui soutiennent leur thèse au Québec.

Il est difficile de calculer précisément le montant des subventions accordées par l’État pour chaque étudiant étranger, car ces subventions ne sont pas accordées par un seul ministère et d’ailleurs le gouvernement du Canada fait aussi sa part ; les montants varient suivant les disciplines et les universités. Une chose est certaine : ce sont McGill suivie de Concordia qui reçoivent plus ou moins 60% des subventions. Ce ne sont pas ces établissements qui comptent la plus grande cohorte française.

Toutefois, dans un souci d’objectivité, je préciserai que les médias du groupe Québécor évaluaient le manque à gagner sur les étudiants français de l’ordre de 36 millions de dollars en 2008. En revanche on ne nous donne pas le détail de ce savant calcul, si ce n’est que les français selon eux devraient au moins payer 6000 $. En 2011, La Presse consacrait un article sur le même phénomène pour évaluer que le manque à gagner serait plutôt de 75 millions, mais eux se basent sur un déboursé qui devrait être de l’ordre de 16500 $. Selon l’économiste Claude Montmarquette, le manque à gagner serait plutôt de 84 millions aux dernières nouvelles. Qui compte bien ?

Comme il faut voir les choses dans leur relativité, vous devrez noter aussi que le coût réel des études varie suivant les disciplines. Ainsi vous ne trouverez presqu’aucun étudiants français en médecine, médecine vétérinaire et dentisterie (les formations qui coûtent le plus cher), lorsqu’à McGill, près de 48% des médecins qui s’y trouvent formés vont quitter le Québec. Ainsi la province dépense des sommes considérables pour former des médecins en pure perte qui iront exercer ailleurs.

En contrepartie, ce sont de 30 à 40 % des étudiants Français qui vont rester ici ; qui de par le fait même deviendront pour la plupart, d’excellents contributeurs dans la société québécoise. Cette proportion est assez comparable à celle des étudiants des autres nationalités dont un grand nombre reste aussi. L’ouverture des universités québécoises sur le monde doit être considérée comme un investissement pour l’avenir et non comme une dépense inconsidérée qu’il faudrait épargner aux payeurs de taxes.

– J’espère que mes propos vous permettront d’apprécier un peu plus clairement dans son ensemble cette situation.

M. Saint-Arnaud – Pourquoi l’Opéra de Montréal fit-elle la publicité de l’opéra Die Fledermaus, chanté en allemand, en utilisant la traduction française du titre (La Chauve-souris):

http://www.operademontreal.com/fr/programmation/saison-2012-2013/la-chauve-souris

Partout dans le monde, quand on voit une traduction du titre d’un opéra on comprend que l’oeuvre sera chanté dans la langue locale. Par exemple, ici à Toronto, The Marriage of Figaro présenté par Opera Atelier fut chanté en anglais, alors que Le Nozze di Figaro fut chanté en italien dans la production de la Canadian Opera Company.

Est-ce que la loi interdit l’usage d’une langue autre que le français dans les publicités ? Est-ce parce que l’Opéra de Montréal craint que quelques zélés se plaignent auprès de l’OLF ? Snobisme ? Désir d’avoir l’air conformiste ?

Jack2,

Sur ces 10000 étudiants français, il y en a 1000 qui vont rester et contribuer à la richesse collective du Québec. Or un étudiant universitaire va générer en moyenne 600000$ de plus qu’un non universitaire durant sa vie. Vous pouvez faire le calcul…

Dans le fond, vous êtes comme un camionneur qui pense augmenter ses profits en rationnant ses kilomètres… cela ne marchera pas, vous allez juste perdre de l’argent.

@Serge Drouginsky

Les 10,000 étudiants français paient 2,2k chacun, soit 22 millions.

Les études universitaires coutent entre 12k et 29k (selon les études…). Même en prenant le plus petit montant (12k), il y a un manque à gagner de 100 millions par année! En prenant le plus haut, on grimpe à 270 millions!

Est-ce qu’on a le moyen de donner 100 millions par année à des étudiants français alors que les nôtres sont dans la rue pour 70 piasses par année?

Quant à la réciprocité faites-moi rire. Il n’y a que 1400 Québécois qui étudient en France et ils n’ont même pas droit aux Grandes Écoles, les seules universités françaises de niveau international.

Un autre scandale, mais dont personne ne parle est celui des faux-immigrants, des étudiants déguisés en immigrants.

L’immigrant débarque ici, sélectionné par le Gouvernement sur la base de ses diplomes

Au lieu de travailler, il choisit de retourner aux études. Non seulement il va étudier au tarif québécois (gratos au CEGEP, 2,2k à l’université) mais en plus il a le droit au régime de prêts et bourses. Non seulement, il ne travaille pas et ne paie pas d’impots comme convenu, mais il vit sur le régime de prêts et bourses, en plus des études subventionnées!!1

Y’a pas un seul média qui a parlé de ce méga-scandale

@ seb (# 11):

« Je n’ai pas vraiment de temps à perdre avec vous. » (sic)

CORRECTION: Vous n’avez aucun argument logique à nous présenter!

Voilà…c’est plus véridique maintenant.

@untel

Y’a 582,000 étudiants étrangers aux États-Unis

http://www.thefreelibrary.com/AUAP+announces:+582+984+Foreign+Students+in+American+Universities…-a0179021344

Avec une population 40 fois moindre, le Québec devrait en avoir 14,000.

Or le Québec en reçoit le double, soit 28,000. Et ce dans une langue nationale plus difficile que l’américain.

Harvard n’en reçoit que 4000.

http://www.provost.harvard.edu/institutional_research/FB2008_09_International.pdf

Pourquoi en reçoit-on autant?
Parce que c’est le party pour les 10,000 Français qui ne paient que 2,2k
Parce qu’il y a des ententes avec une cinquantaine de pays qui ont des cotas à 2,2k
http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/Ens_Sup/Affaires_universitaires_collegiales/Ens_et_recherche_universitaires/PaysEtQuotas.pdf

Et parce que Concordia et MCgill tirent très fort.
en bout de ligne, ce sont les contribuables qui paient en partie ou en quasi-totalité l’éducation de 28,000 étudiants étrangers.

Bienvenue chez les naifs d’Amérique

@ Réponse à Jack 2 (# 16) :
En incluant les frais afférents, les étudiants français payent en moyenne 3000$, soit environ 29 millions. En supposant que ces étudiants payeraient en moyenne 14000$. Il y aurait une perception de l’ordre de 140 millions. Ce qui ferait un manque à gagner de l’ordre de 110 millions, puisque ce sont déjà près de 30 millions qui sont perçus. Encore faudrait-il qu’à ce tarif-là, il soit encore le même nombre d’impétrants qui souhaitent venir étudier. En somme comme les universités du Québec sont encore en déficit d’effectifs, vous allez encore les vider.

— Ou allez-vous chercher ces 270 millions ? Si je vous comprends bien, vous voudriez faire payer aux français 27000$ pour deux sessions soit plus d’une fois et demie plus que ce que payent les étudiants étrangers réguliers ?

Qu’entendez-vous par niveau international ? En quoi les universités françaises seraient-elles d’un niveau inférieur ? Parce qu’elles sont gratuites et ouvertes à tous ? En somme plus c’est cher, meilleur c’est !

— Vous faites erreur sur les Grandes-Écoles. Toutes ces écoles recrutent par concours, sur dossiers et sur examen et aussi sur les notes. Peu d’étudiants français s’y qualifient, toutes ne sont pas interdites aux Québécois, hormis quelques-unes, telle Saint-Cyr qui est une école militaire qui ne relève pas de l’Éducation Nationale et qui forme l’élite militaire. J’ai un diplôme d’architecte DPLG, les écoles d’architectures sont membres de la « Conférence des grandes écoles », elles sont ouvertes à tous. Il s’y trouve des étudiants du monde entier incluant des canadiens et des canadiens français. J’ai aussi un diplôme de l’Université de Montréal et je n’ai pas remarqué que la qualité des enseignements y soit meilleure ni moins bonne qu’ailleurs. Ainsi vous parlez sans savoir.

Quant à l’immigration, vous ignorez qu’elle relève des autorités fédérales. Parlez-vous encore des français pour les qualifier de « faux-immigrants » ? Le Québec délivre des certificats de sélection ; c’est Ottawa qui a le dernier mot qui délivre les visas, il n’y a pas de « passe-droit » au niveau des critères d’admissibilité. Vous vous livrez inutilement à un exercice qui consiste à salir une catégorie ciblée de citoyennes et de citoyens ce que je considère déshonorant.

Vous véhiculez des propos que je qualifie de discriminatoires, superfétatoires, qui à la limite pourraient être vus au regard du droit comme diffamatoires. Si toutefois, vous êtes absolument sûr de ce que vous dites. Vous avez le droit de saisir les autorités pour qu’elles procèdent à enquête. Si vous avez connaissance d’infractions, c’est même votre devoir en tant que citoyens de les dénoncer publiquement. Alors procédez !

Serge Drouginsky

Vous convenez que les Français nous coutent un minimum de 100 millions par année! Assez c’est assez. Cette entente à la con a assez duré. Nous avons été les dindons de la farce depuis trop longtemps.

Les Grandes écoles ne sont pas interdites aux Québécois sauf qu’elles ne font pas parties de l’entente alors que toutes les universités québécoises, incluant MCGill (10e meilleure au monde et anglophone pour ajouter à l’insulte) le sont. Bref, on donne tout et on obtient des pinottes. Assez c’est assez.

Quant aux faux immigrants, ben pas plus tard que la semaine dernière à RC j’entendais deux Africaines qui avouaient qu’à leur première année ici elles sont allées au CEGEP avec prêts et bourses!!! INCROYABLE

J’igore l’importance du phénomène parce que je n’ai jamais vu de reportages sur le sujet, mais pour bien connaitre le monde des immigrants je sais qu’il est important. On parle facilement de centaines d’immigrants qui, la première année, voire les trois premières, vont aux études plutot que de travailler.

@ jack2 (# 18):

Et combien de Québécois vont étudier ailleurs qu’au Québec déjà?

@francois 1

Aucune idée. Mais pour la France on sait que c’est 1400.

y’a plein de Québécois qui font leur doc aux States. Combien? Dontno.

y’a aussi plein de Québécois qui font une session à l’étranger. Combien? Dontno.

Le point ici est que le Québec se fait avoir par la France et que le Gouvernement, pour des raisons que j’ignore, refuse de corriger cette entente à la con

1) Le gouvernement devrait exclure de l’entente les universités anglophones
2) Le gouvernement devrait mettre une limite: genre 3 pour 1. En haut de 4,200 Francais, désolé mais c’est terminé. La shop est pleine
3) Le gouvernement devrait exiger l’ouverture aux Grandes écoles

@ François 1 number twenty one

Voulez-vous me préciser combien d’étudiants vont étudier ailleurs qu’au Québec pour 2,2k et moins?

Heu…excluant l’Afrique, l’Inde, la Chine et les pays pauvres.

@ Réponse à Jack 2 (# 20) :
Pratiquement vous avez interprétez mes propos inadéquatement. Je ne conviens pas que les français coûtent 100 millions par années à l’État québécois, pour la bonne et simple raison que je ne connais pas le coût précis de chaque étudiants peu importe leurs origines. Attendu que le coût d’un étudiant varie en fonction de l’établissement, des disciplines étudiées et aussi des années, un étudiant en première année revient beaucoup moins cher qu’un doctorant.

C’est pourquoi dans tous mes commentaires, j’ai toujours fait état de la formule : « un manque à gagner » ; un manque à gagner ne signifie pas une dépense. Hors, je ne sais pas combien l’État québécois dépense exactement pour ces 10 000 français. Je ne conteste aucunement que l’État dépense de l’argent dans ces programmes éducatifs, si ce n’est que je ne sais pas combien et que je considère ces dépenses comme des investissements.

Quant au « montant précis du « manque à gagner », je préfère me fier aux chiffres de Claude Montmarquette qui se situent aux alentours de 84 millions (manque à gagner, pas un coût), puisque le rapport exhaustif rédigé par le CIRANO (Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations) auquel il a participé me semble plus congruent que mes propres arguments. Ainsi, le manque à gagner économiquement, c’est la valeur estimée du retour sur investissement.

J’aimerais vous rappeler que le budget de l’éducation est le second budget en importance au Québec et qu’il compte pour quelques 16 milliards de dollars. De plus, même le CIRANO conclut que l’apport d’étudiants internationaux est indispensable pour le progrès et le bien-être de la société québécoise.

– Quant au cas des deux africains que vous citez, je n’ai aucune connaissance du dossier, c’est pourquoi vous me permettrez de ne pas commenter.

@ jack2 (# 22):

Pourtant, les parents des étudiants québécois qui ont la sagesse d’étudier ailleurs que dans nos universités pour avoir accès à un diplôme supérieur qui signifie quelque chose continuent à payer leurs taxes et leurs impôts au Québec sans pour autant utiliser nos services universitaires non?

Ceci ne compense-t-il pas pour les étudiants étrangers qui viennent ici (surtout à McGill et qui en paient le prix!)?